Informations – Doctorat de 1er cycle en médecine

Mise à jour | 8 octobre 2020 – 14 h 30

Exposition des externes à des patients avec diagnostic confirmé de COVID-19, message aux étudiants et responsables de stage

Des directives ont été acheminées au président de la Conférence des doyens des facultés de médecine par la Docteure Lucie Opatrny, sous-ministre adjointe au ministre de la Santé. Les recommandations viennent modifier celles qui avaient été énoncées précédemment.

Il est important que les soins aux patients avec diagnostic prouvé de COVID-19 soient apportés par les personnes les plus expérimentées, et que le nombre de personnes entrant dans la chambre de ces patients soit limité. Toutefois, avec la seconde vague de patients COVID qui se dessine, il est possible qu’il y ait moins de patients non atteints par la COVID-19 parmi les personnes hospitalisées.

Nous savons aussi que les jeunes adultes, qui constituent la majorité des apprenants, sont peu à risque de complications sévères à la suite d’une infection à la COVID-19. Il est donc acceptable que des apprenants, à un certain moment de leur formation, soient exposés à des patients avec suspicion ou avec diagnostic confirmé de COVID-19. Les recommandations qui suivent ont été discutées et approuvées par la direction de la santé publique :

  • L’établissement doit avoir suffisamment d’équipements de protection individuelle (EPI) appropriés. Si nécessaire, l’apprenant doit avoir un « fit test » pour un masque N95. Si l’externe n’a pas été en mesure d’obtenir le test, il ne peut entrer dans les chambres de patients pour lesquels un tel masque est nécessaire ;
  • L’apprenant doit avoir acquis les connaissances et l’expérience suffisantes pour avoir une certaine autonomie. Ainsi, il est important d’éviter d’exposer un apprenant en début de formation à ces patients ;
  • L’apprenant doit avoir eu la formation nécessaire pour utiliser les EPI et avoir été sensibilisé aux mesures de protection universelle à maintenir en dehors de la prestation directe de soins ;
  • Le bureau de santé de l’établissement de santé doit assurer le suivi de la santé de l’apprenant en cas d’infection à la COVID-19 ;
  • La mobilité de l’apprenant entre les régions et entre les installations de soins est restreinte autant que possible que ce soit en regard des stages, des cours ou d’emplois concomitant aux études.

En tout temps, le jugement critique du superviseur est nécessaire.

Nous considérons qu’il serait adéquat, lorsque jugé nécessaire par le superviseur, et avec l’encadrement pédagogique adéquat, que les externes soient exposés à des patients avec diagnostic positif de COVID-19. Nous sommes bien conscients que ces patients sont moins propices à l’apprentissage de l’anamnèse, de l’examen physique et du diagnostic différentiel, mais qu’il sera probablement inévitable aux cours des prochaines semaines d’éviter tout contact avec nos étudiants.

Nous sommes confiants que vous ferez preuve d’un bon jugement afin d’aider les externes à atteindre leurs objectifs d’apprentissage.Nous vous remercions du maintien de l’enseignement malgré la situation difficile apportée par la COVID-19. Nous avons la responsabilité de permettre aux externes de terminer tous leurs stages à temps, afin qu’ils soient fins prêts à débuter leur résidence dès le 1er juillet après leur graduation.

Avec mes salutations respectueuses,

La vice-doyenne aux études médicales de premier cycle,
Geneviève Grégoire, MD, FRCPC