Sécurité des résidents

Politique-cadre de la faculté sur la sécurité des résidents

Préambule

La faculté reconnaît que chacun des résidents a le droit de travailler dans un environnement sécuritaire tout au long de sa formation. La responsabilité d’instaurer une culture et un environnement sécuritaires repose sur l’action concertée de la direction facultaire, des établissements affiliés, des départements cliniques, des autorités régionales de la santé et des résidents eux-mêmes. Cette politique constitue un outil de base qui doit être adapté selon chacun des programmes de formation.

Le concept de sécurité des résidents englobe les aspects physiques, psychologiques et professionnels des personnes.

Responsabilités

Résidents

Se soumettre aux mesures de sécurité adoptées. Transmettre aux autorités de leur programme ou à la direction des établissements toute information relative à des questions de sécurité.

Programmes de formation

Dissiper toute inquiétude ayant trait aux questions de sécurité et être proactif dans la promotion d’un environnement éducatif sécuritaire en collaboration avec les directions des établissements.

Sécurité physique

Contact avec les patients

  • Les résidents appelés à évaluer des patients potentiellement violents doivent pouvoir le faire dans des locaux appropriés, spécialement aménagés, et à proximité de services de sécurité.
  • Les résidents ne devraient pas travailler seuls dans une clinique en dehors des heures ouvrables.
  • Les résidents doivent en tout temps avoir accès au service de sécurité de l’établissement où ils travaillent.
  • Lors d’une première visite à domicile chez un patient, le résident doit être accompagné d’un enseignant. Lors des visites subséquentes chez le même patient, le résident peut se présenter seul uniquement si le domicile est jugé sécuritaire par le résident et les enseignants. Les résidents doivent avoir accès à un moyen de communication pour joindre leur superviseur ou obtenir de l’aide (téléphone cellulaire).
  • Tous les résidents devraient avoir accès à une formation de base en gestion du patient agressif (formation de type Omega). Les résidents appelés plus régulièrement à être en contact avec cette clientèle devraient bénéficier d’une formation plus poussée.
  • Les mesures de sécurité doivent être connues des résidents.

Lieux physiques

  • Les résidents doivent pouvoir travailler dans des locaux adéquats, bien entretenus et sécuritaires. Des locaux spécialement aménagés pour des circonstances particulières doivent être disponibles.
  • Les lieux prévus pour déposer les vêtements et effets personnels doivent être accessibles et pourvus de mécanismes contre les vols.
  • Les chambres de garde doivent être entretenues adéquatement et munies de portes qui se verrouillent, d’un téléphone et d’un éclairage adéquat. Elles doivent être situées dans un endroit sécuritaire et facile d’accès.

Risque biologique

  • Les résidents doivent être formés et se soumettre aux règles universelles de précautions et aux procédures d’isolement, le cas échéant.
  • Les résidents doivent se familiariser avec les services offerts par les autorités des établissements quant à la marche à suivre en cas d’exposition à des liquides contaminés, à des maladies contagieuses à déclaration obligatoire ou en cas de piqûres avec aiguilles souillées.
  • Les résidents sont fortement encouragés à garder leur immunisation à jour selon le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) et sont avisés du fait que les établissements de santé peuvent restreindre leur accès à ceux ne s’étant pas conformés au PIQ. Si des déplacements à l’étranger en zone endémique sont nécessaires pour des stages obligatoires ou optionnels d’un programme, ils doivent être avisés au moment opportun des vaccinations requises et autres mesures préventives à respecter.
  • Les résidents appelés à travailler dans un environnement exposé à la radiation doivent recevoir une formation de base en radioprotection et en observer les diverses mesures, incluant le port d’un dosimètre.
Politique sur la protection des risques biologiques

VACCINATION

L’exposition à certains pathogènes est potentiellement plus élevée en milieu hospitalier. En plus des pratiques de base en prévention des infections, la vaccination est une méthode efficace et sûre pour prévenir certaines maladies infectieuses. Tout étudiant1 de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal doit se conformer au programme de vaccination en vigueur des sciences de la santé. Ce document propose des recommandations en ce qui a trait à la vaccination des résidents de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Les vaccins énumérés dans la section suivante sont gratuits pour tous les étudiants et résidents inscrits au régime public d’assurance médicaments de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). D’autres vaccins pourraient être indiqués dans des contextes particuliers. Consultez le document Protocole d’immunisation du Québec pour plus d’informations sur les contre-indications, les allergies et les effets secondaires associés aux vaccins.

Pour tous les vaccins recommandés, le résident doit fournir une preuve d’immunisation écrite et signée par un médecin ou une infirmière si le vaccin a déjà été administré. En l’absence d’une telle preuve, le vaccin sera considéré comme non administré et il faudra procéder à la vaccination2. Il est de la responsabilité du résident d’obtenir une preuve écrite et signée par un médecin ou une infirmière pour tout nouveau vaccin reçu.

Coqueluche
Les résidents qui n’ont pas reçu à l’adolescence une dose de vaccin comprenant le composant coqueluche acellulaire doivent recevoir UNE DOSE de dcaT (diphtérie-coqueluche acellulaire-tétanos).

  • Il n’y a pas d’intervalle d’administration à respecter chez les résidents qui ont reçu un vaccin comprenant le composant tétanique (ex. : d2T5) et qui ont besoin d’une protection contre la coqueluche.
  • Un vaccin combiné dcaT-Polio peut être utilisé pour amorcer ou compléter la vaccination contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la poliomyélite chez les résidents sans antécédents d’immunisation ou avec immunisation incomplète pour la poliomyélite.
  • Une dose du composant contre la coqueluche doit être donnée à toute personne ne l’ayant pas reçue à l’âge adulte. L’intervalle minimal à respecter est de 10 ans depuis la dose du composant coqueluche reçue à l’adolescence, le cas échéant.

Diphtérie et tétanos
Un résident est considéré comme immunisé contre la diphtérie et le tétanos s’il a reçu :

  • quatre doses du vaccin contenant les composants diphtérique et tétanique, dont une à l’âge de quatre ans ou plus si la première dose a été administrée avant l’âge de quatre ans;
  • OU trois doses de vaccin contenant les composants diphtérique et tétanique si la première dose a été administrée à l’âge de quatre ans ou plus;
  • ET s’il a reçu une dose de rappel au cours des 10 dernières années.

En l’absence d’immunité contre la diphtérie et le tétanos, la vaccination devra être amorcée et complétée de la façon suivante :

  • trois doses de vaccin avec composant diphtérie-tétanos incluant une dose de vaccin avec composant dcaT réparties sur sept mois3.

Une dose de rappel contre la diphtérie-tétanos (d2T5) pourra ensuite être administrée au besoin3 et tous les 10 ans.

Poliomyélite
Un résident est considéré comme immunisé contre la poliomyélite s’il a reçu :

  • trois doses totales du VPTO (vaccin contre la poliomyélite trivalent oral ou Sabin) ou du VPI (vaccin contre la poliomyélite inactivé ou Salk) dont l’une après l’âge de quatre ans;
  • trois doses totales du VPI et du vaccin d2T5-Polio administrées après l’âge de sept ans.

En l’absence d’immunité contre la poliomyélite, la vaccination devra être amorcée et complétée4 de la façon suivante :

  • trois doses de vaccin avec composant polio, incluant une dose de vaccin avec composant dcaT réparties sur sept mois3.

Rougeole
Un résident est considéré comme immunisé contre la rougeole s’il répond à l’un des critères suivants :

  • est né avant 1970;
  • est né après 1970 et a reçu deux doses de vaccin après l’âge d’un an avec un intervalle minimal d’un mois entre les doses;
  • a une attestation médicale qui certifie qu’il a eu la rougeole avant le 1er janvier 19965.
  • a une sérologie démontrant la présence d’anticorps contre la rougeole.

Un résident ne répondant pas à ces critères d’immunité doit recevoir deux doses de vaccin s’il n’a jamais été vacciné et une dose s’il est né entre 1970 et 1979 et qu’il a reçu seulement une dose du vaccin contre la rougeole.

Rubéole
Un résident est considéré comme immunisé contre la rubéole s’il répond à l’un des critères suivants :

  • a reçu une dose de vaccin même en présence d’une sérologie négative;
  • a une sérologie positive pour la rubéole avec un titre d’anticorps de ≥ 10 UI/ml.

En aucun cas les antécédents cliniques de rubéole ne constituent une preuve fiable d’immunité. En l’absence d’immunité contre la rubéole, le résident devra recevoir une dose de vaccin.

Oreillons
Un résident est considéré comme immunisé contre les oreillons s’il répond à l’un des critères suivants :

  • est né avant 1970;
  • a reçu une dose de vaccin;
  • a une sérologie démontrant la présence d’anticorps contre les oreillons.

En l’absence d’immunité contre les oreillons, le résident devra recevoir une dose de vaccin.

Varicelle
Un résident est considéré comme immunisé contre la varicelle s’il répond à l’un des critères suivants :

  • a des antécédents de varicelle à partir de l’âge d’un an ou de zona quel que soit l’âge;
  • a une sérologie démontrant la présence d’anticorps contre la varicelle;
  • a reçu le nombre requis de doses de vaccin selon l’âge :
    • deux doses de vaccin à un mois d’intervalle après l’âge de 13 ans;
    • une dose s’il a reçu le vaccin avant l’âge de 13 ans.

En l’absence d’immunité contre la varicelle, le résident devra recevoir deux doses de vaccin ou une seule dose s’il a reçu seulement une dose après l’âge de 13 ans. En l’absence d’immunité contre la rougeole, la rubéole ou les oreillons, le vaccin RRO-Varicelle pourra être utilisé pour la première dose et possiblement pour la deuxième dose si cela est indiqué.

Hépatite B
Les résidents qui n’ont pas reçu (depuis 1994) une série vaccinale complète contre l’hépatite B devront amorcer et compléter leur vaccination dans les intervalles d’administration prescrits (0, 1 et 6 mois après le début de la vaccination).

Une sérologie postvaccinale devra être effectuée entre un mois et six mois après la fin de la série vaccinale.

  • Un titre d’anti-HBs ≥ 10 UI/L indique une réponse au vaccin et une protection contre le virus de l’hépatite B.
  • Une absence de réponse ou une faible réponse vaccinale (< 10 UI/L) nécessitera une revaccination complète ou partielle avec sérologies postvaccinales6.
  • Un maximum de deux séries vaccinales peuvent être administrées.

Une sérologie postvaccinale NE DOIT PAS être faite chez les résidents qui ont déjà été vaccinés dans le passé (dernière dose il y a plus de six mois) même s’ils n’ont pas eu de sérologie postvaccinale (de un à six mois après le vaccin).

  • Une sérologie postexposition doit alors être effectuée après exposition à des liquides biologiques.

Méningocoque
Les résidents qui manipulent des souches de méningocoque devraient se faire vacciner contre le méningocoque (vaccin conjugué quadrivalent) même s’ils ont déjà reçu un vaccin contre le méningocoque de sérogroupe C. Le vaccin n’est pas indiqué pour ceux qui manipulent seulement des spécimens potentiellement infectés.

Grippe
Les résidents doivent se faire vacciner contre la grippe saisonnière annuellement.

Vaccination indiquée selon l’état de santé (PIQ)
Certains vaccins sont indiqués pour des états de santé particuliers. Le résident doit vérifier si des vaccins sont indiqués pour son ou ses troubles médicaux.

DÉPISTAGE DE L’INFECTION TUBERCULEUSE LATENTE (ITL)
Tout étudiant ou résident devrait subir un dépistage de l’ITL en deux étapes avant de commencer ses stages s’il répond à au moins l’un des critères suivants :

  • est né à l’extérieur du Canada;
  • est né au Canada avant 1976;
  • a reçu le vaccin BCG;
  • a eu une exposition connue à un cas de tuberculose contagieuse;
  • a fait un séjour d’une durée cumulative de trois mois ou plus à l’extérieur des pays suivants : Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, certains pays d’Europe de l’Ouest (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse) et des Antilles (à l’exception d’Haïti et de la République dominicaine).

Un dépistage de l’ITL devrait également être fait après une exposition significative à la maladie, peu importe si elle est survenue au travail ou non. Consultez l’unité de santé des employés  ou la personne responsable de l’établissement fréquenté pour plus d’informations sur le sujet.

Les étudiants et les résidents dont le test de dépistage est positif doivent subir un examen médical pour exclure une tuberculose active et pour évaluer la nécessité d’un traitement de l’ITL.

RISQUES BIOLOGIQUES LIÉS À UN VOYAGE OU À UN STAGE À L’ÉTRANGER
Le résident est responsable :

  • Avant le voyage ou le stage à l’étranger : d’obtenir les vaccins et la prophylaxie médicamenteuse indiqués pour la destination, et ce, dans les délais prescrits.
  • Pendant le voyage ou le stage à l’étranger : de prendre les mesures qui s’imposent pour éviter de contracter des maladies transmissibles.
  • Après le voyage ou le stage à l’étranger : d’être suivi médicalement en cas d’exposition significative à des maladies (ex. : dépistage de l’ITL en cas d’exposition à la tuberculose).

Il est à noter que la plupart des vaccins associés à un voyage ne sont pas couverts par le régime public d’assurance médicaments de la RAMQ. Il en va de même pour la prophylaxie médicamenteuse. Concernant le vaccin contre l’hépatite A, il pourra être administré gratuitement par son établissement si le résident en fait la demande (article 27.02, convention collective, FMRQ).

EXPOSITION À DES LIQUIDES BIOLOGIQUES
Les étudiants et résidents exposés à des liquides biologiques dans le cadre de leur stage doivent suivre la procédure en vigueur dans l’établissement fréquenté en ce qui a trait au suivi postexposition pour évaluer le risque de transmission des virus des hépatites B et C et du VIH et la nécessité d’entreprendre un traitement prophylactique. Les règles relatives à l’éthique et à la confidentialité doivent systématiquement s’appliquer autant à la personne à la source de l’exposition qu’à la personne exposée. Consultez le document Guide pour la prophylaxie postexposition (PPE) à des liquides biologiques dans le contexte du travail pour plus d’informations sur le sujet.

Le Collège des médecins du Québec stipule dans le document Le médecin et les infections transmises par le sang :

« Un médecin infecté et qui pose des actes médicaux propices à la transmission est présumé inapte à l’exercice de sa profession s’il n’a pas soumis sa pratique professionnelle à une évaluation par un comité d’experts ou s’il ne respecte pas les limitations d’exercice qu’il doit observer. »

Tout étudiant ou résident qui accomplit des actes médicaux à risque de transmission et qui reçoit un diagnostic de VIH, d’hépatite B ou d’hépatite C doit donc faire évaluer son dossier par le Service d’évaluation des risques de transmission d’infections hématogènes (SERTIH). Consultez le www.inspq.qc.ca/sertih/ pour plus d’informations sur le sujet.

FEMMES ENCEINTES
La résidente qui désire planifier une grossesse doit :

  • S’assurer d’une immunisation complète telle qu’elle est recommandée dans le présent document.
  • Porter une attention particulière à son statut sérologique contre la rubéole et la varicelle.
    • En l’absence d’immunité contre la rubéole et la varicelle selon les critères décrits plus haut, la vaccination devra être complétée un mois AVANT le début de la grossesse.
    • Dans le cas d’une absence d’immunité contre la rubéole ou la varicelle et d’une exposition potentielle à des liquides biologiques durant la grossesse, la résidente devra consulter rapidement l’unité de santé des employés de son établissement ou son médecin afin de déterminer sa prise en charge.
    • Recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière.
      • Le vaccin injectable peut être administré quel que soit le stade de la grossesse.
      • Le vaccin intranasal est contre-indiqué pendant la grossesse.

Elle devra en outre se conformer avec rigueur, comme tous les résidents, aux pratiques de base en prévention des infections.

  • Lavage des mains.
  • Port d’un équipement de protection individuelle, même en l’absence de mesures d’isolement, s’il y a un contact possible avec des liquides biologiques (incluant le changement de couches en pédiatrie) et lorsque cela est indiqué.
  • Respect des mesures d’isolement et de protection mises en place.
  • Respect des règles de biosécurité en laboratoire (pour les résidentes qui font des stages en laboratoire).

Les sérologies pour le cytomégalovirus et le parvovirus B19 ne font pas partie du bilan sérologique systématique de grossesse.

  • Le respect strict des mesures de prévention des infections diminue le risque d’attraper ces maladies virales.
  • La résidente doit consulter rapidement l’unité de santé des employés de son établissement ou son médecin dans un contexte d’exposition significative à ces infections ou d’apparition de symptômes pouvant être liés à l’une ou l’autre de ces infections.

Les résidentes enceintes exposées à des liquides biologiques doivent se référer à la section « Exposition à des liquides biologiques ».

  • Bien que le vaccin contre l’hépatite B ne soit pas contre-indiqué en cours de grossesse, la vaccination contre l’hépatite B avec vérification du statut sérologique postvaccinal doit avoir été complétée avant la planification de la grossesse.

Se référer à la section « Politique de la faculté sur la protection respiratoire » pour les particularités liées à la grossesse.

Références

  • CDC. « Immunization of Health-Care Personnel Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) », MMWR, vol. 60, no 7, 25 novembre 2011.
  • COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC. « Énoncé de position : Le médecin et les infections transmises par le sang », 2004.
  • Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ). « Guide d’interprétation : entente collective de 2010 à 2015 ».
  • INSPQ. « Service d’évaluation des risques de transmission d’infections hématogènes (SERTIH) », page consultée le 19 avril 2013.
  • MSSS. « Guide pour la prophylaxie postexposition (PPE) à des liquides biologiques dans le contexte du travail », octobre 2011.
  • MSSS. « Immunisation des travailleurs de la santé, des stagiaires et de leurs professeurs : recommandations », novembre 2005.
  • MSSS. « Protocole d’immunisation du Québec, 6e édition, mai 2013, page consultée le 21 juin 2013 ».

Notes

1. Dans ce document, le genre masculin est utilisé comme générique, dans le seul but de ne pas alourdir le texte.
2. Dans le cas où un vaccin serait contre-indiqué en raison d’un trouble médical, l’étudiant ou le résident devra obtenir une note de son médecin qui sera versée à son dossier.
3. Se référer au Protocole dimmunisation du Québec (PIQ).
4. La vaccination systématique des adultes n’est pas indiquée au Canada. Par contre, la vaccination est indiquée pour les travailleurs et stagiaires dans le domaine de la santé qui pourraient être en contact avec des patients susceptibles d’excréter le virus de la poliomyélite.
5. Depuis le 1er janvier 1996, tous les cas de rougeole diagnostiqués doivent être confirmés (sérologie ou recherche virale ou présence de manifestations cliniques spécifiques et d’un lien épidémiologique avec un cas confirmé).
6. Se référer au Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) : vaccin contre l’hépatite B.

Politique en radio protection

Cette section vise à fournir de l’information sur l’exposition à la radiation qu’un résident pourrait subir dans le cadre de son travail et sur la façon de s’en protéger. Pour les résidents qui manipulent des machines productrices de rayons (intervention guidée en physiatrie ou fluoroscopie en salle d’opération) ou qui travaillent dans des départements d’imagerie, des notions plus approfondies de radioprotection leur seront inculquées dans leurs programmes.

1. Les effets de la radiation

La radiation (rayons X, tomodensitométrie ou produit de médecine nucléaire) est potentiellement dangereuse. Elle peut provoquer des changements chimiques dans les cellules, engendrer des mutations génétiques, être cytotoxique et tératogène. L’effet biologique observé dépend de la dose qu’on mesure en millisiverts (mSv). Depuis les explosions nucléaires d’Hiroshima, de Nagasaki et de Tchernobyl, on sait que, à partir d’un seuil de radiations absorbées, il y aura assurément des répercussions physiques. On parle d’un effet déterministe. En deçà de ce seuil, la radiation engendrera un effet biologique observable. On parle d’un effet probabiliste.

  • Aucun effet déterministe n’a été observé sous le seuil de 100 mSv.
  • Cataracte : > 2000 mSv
  • Érythème cutané : > 2000 mSv
  • Chute définitive des poils : > 7000 mSv
  • Risque oncologique : 5 %/1000 mSv

À titre informatif, voici les doses approximatives reçues dans certains contextes.

Examen

Dose

Voyage en avion 0,0024 mSv à l’heure
Radiographie des poumons  AP  (pour le patient) 0,02 mSv
Plaque simple (?) de l’abdomen (pour le patient) 1 mSv
Tomodensitométrie du cerveau (pour le patient) 2 mSv
Scintigraphie osseuse (pour le patient) 4 mSv
Tomodensitométrie de l’abdomen (pour le patient) 10-20 mSv
Gallium-67 (pour le patient) 20 mSv
1 mètre d’un patient Tc-99 0,03 mSv à l’heure
1 mètre d’un patient traité avec iode I-131 0,50 mSv à l’heure

2. Normes de sécurité au travail

Quand ils travaillent en milieu hospitalier, les résidents peuvent être exposés à des doses de radiation lors d’examens d’imagerie (radiographie, radioscopie, étude tomodensitométrique) ou au contact de patients ayant absorbé des éléments radioactifs diagnostiques ou curatifs (traitements avec iode radioactif, détection du ganglion sentinelle ou porteurs d’implants).

Les doses limites établies par la Commission canadienne de sûreté nucléaire et le code de sécurité de Santé Canada pour les travailleurs des départements de radiologie et de médecine nucléaire sont de 50 mSv par an ou de 100 mSv sur une période de cinq ans.

Il est à noter que ces doses n’ont jamais été atteintes par les employés des départements d’imagerie du CHUM qui travaillaient directement avec les rayons X ou des substances radioactives. Pour les employés des autres départements, il va sans dire que la dose reçue est donc inférieure et minime.

3. Mesures de sécurité

Pour minimiser la dose reçue et travailler de manière sécuritaire, les mesures suivantes sont à privilégier :

  • réduire le temps d’exposition;
  • puisque l’intensité du rayonnement diminue avec le carré de la distance de la source, il est recommandé de se placer loin de la source de rayonnement. Pour les appareils portatifs de rayons X au chevet du patient, une distance de trois mètres est jugée adéquate et sécuritaire.

radio protection

  • Il est possible de se protéger des rayons par un écran physique :
    • tablier de plomb (de 7 à 12 kg); une épaisseur de cinq millimètres bloque environ 95 % des rayons;
    • cache-thyroïde;
    • lunettes protectrices;
    • écran mobile, panneau à la table, personne portant un tablier de plomb.
  • Pour les personnes qui manipulent régulièrement des appareils de radiographie, le port d’un dosimètre permettant de quantifier l’exposition aux rayons X est obligatoire. Des retraits préventifs peuvent être effectués si nécessaire.

4. Radiation et grossesse

La radiation peut représenter un risque pour le fœtus tout au long de la grossesse. La tératogénécité sera maximale durant le premier trimestre étant donné l’organogénèse. Par la suite, les risques diminuent aux deuxième et troisième trimestres. Pour ces raisons, la travailleuse enceinte est limitée à une exposition de 4 mSv durant sa grossesse.

En ce qui concerne les effets de la radiation sur le fœtus, on considère qu’après 100 mSv il peut survenir une réduction du quotient intellectuel et il y a un pour cent de risque de leucémie. Avec des doses de 1000 mSv, l’enfant à naître pourrait avoir un retard mental sérieux et une microcéphalie. Il est à noter qu’une dose de 100 mSv n’est pas atteinte par trois tomodensitométries pelviennes.

Exemple de doses reçues par le fœtus d’une patiente lors d’examens radiologiques :

Examen

Dose approximative sur le fœtus

Tomodensitométrie du cerveau < 0,005 mSv
Tomodensitométrie pelvienne 25 mSv

Le risque pour le fœtus d’une résidente enceinte exposée accidentellement à une faible dose de rayons X est donc nul.

5. Radioprotection en médecine nucléaire

a) Le patient source de rayonnement
Lorsqu’un patient subit un test diagnostique ou un traitement en médecine nucléaire, il émettra une faible dose de radiation pendant quelques heures à quelques jours, selon l’isotope injecté. Cette émission est relativement faible et ne représente par un risque majeur pour le personnel traitant et la population. Il est donc possible de donner des soins à ces patients. Les mêmes mesures de sécurité peuvent être utilisées (réduire le temps d’exposition, maximiser la distance avec le patient et recourir à un écran protecteur). Dans un contexte d’urgence (code bleu), le traitement des problèmes médicaux a la priorité absolue sur le risque de contamination.

b) En cas d’un déversement de produits dangereux
En théorie, il ne devrait jamais y avoir de substance radioactive à l’extérieur du département de médecine nucléaire sans la présence d’un membre du personnel de médecine nucléaire. Advenant le déversement d’une substance radioactive sans la présence d’un membre du personnel de la médecine nucléaire, la marche à suivre est la suivante :

  • Composer le 5555 et dire qu’il s’agit d’un produit radioactif (code brun).
  • Prévenir les personnes sur place et tenter de les éloigner du secteur contaminé.
  • Limiter l’accès à la zone contaminée.
  • Attendre l’arrivée de l’officier de radioprotection ou de ses délégués.

Si la contamination a lieu sur une personne, il faut enlever les vêtements contaminés, ce qui élimine environ 90 % de la contamination et rincer la région touchée en frottant légèrement. Il ne faut pas frotter fort ou avec une surface rugueuse comme une brosse, cela ferait pénétrer davantage la substance radioactive dans la peau.

c) Traitement à l’iode radioactif et femme enceinte
Occasionnellement, des patients reçoivent de fortes doses d’iode radioactif pour traiter des cancers thyroïdiens. Immédiatement après leur traitement, ces patients peuvent émettre une radiation atteignant 0,50  mSv/h à un mètre. Dans un souci de radioprotection, ils sont systématiquement hospitalisés dans une chambre conçue à cet effet à l’hôpital Saint-Luc. La porte est munie d’une pancarte indiquant clairement la présence de radiations à l’intérieur.

Les femmes enceintes devraient minimiser tous les contacts prolongés et rapprochés avec ces patients. En cas d’urgence, une exposition de quelques minutes ne présenterait absolument aucun danger pour le fœtus et la mère.

Conclusion

En résumé, la radiation est potentiellement dangereuse et, de par leur travail, les résidents peuvent y être exposés. Avec des mesures de protection simples (réduire le temps d’exposition, se placer à distance suffisante de la source et utiliser des écrans de protection), le risque d’effets nocifs est très faible, voire négligeable. En respectant ces mesures, les résidents peuvent travailler et prodiguer des soins à des patients de manière sécuritaire.

Sources : Agence internationale de l’énergie atomique (http://www.iaea.org/), Commission internationale sur la radioprotection (http://www.icrp.org/), Health Physics Society (http://www.hps.org/) et Commission canadienne de sûreté nucléaire (http://www.nuclearsafety.gc.ca/fra/).

Dr Marc-Antoine Henry, M.D., résident en radiologie diagnostique
Dr Daniel Juneau, M.D., résident en médecine nucléaire
Dre Louise Samson, M.R., FRCP radiologie diagnostique
Dre Lysanne Normandeau, Ph.D. en physique

Politique de protection respiratoire

Certaines maladies contagieuses, comme la tuberculose, la rougeole et la varicelle, se transmettent au personnel soignant par voie aérienne. Cela rend nécessaire le port d’un appareil de protection respiratoire de type N95. Ces masques sont également indiqués dans les cas de maladies respiratoires sévères infectieuses et au cours de certaines procédures de soins produisant des aérosols.

Pour assurer leur efficacité, on doit soumettre ces masques à un test d’ajustement, plus fréquemment appelé fit-test. Ce test est disponible dans la plupart des établissements de santé et est régulé par la norme CSA Z94.4. Un test d’ajustement est nécessaire pour chaque type de masque utilisé. De plus, il doit être répété en cas de changement de la morphologie du visage (ex. : perte ou gain de poids, chirurgie maxillofaciale, etc.).

  • Les étudiants et résidents ne devraient pas entrer en contact avec des patients à risque d’être atteints d’une maladie transmissible par voie aérienne sans avoir préalablement soumis leur masque N95 à un test d’ajustement.
  • Les étudiants et résidents sont responsables de la mise à jour de leur test d’ajustement pour le ou les masques utilisés dans leur milieu de stage.
  • Les femmes enceintes devraient éviter d’entrer en contact avec des patients à risque d’être atteints d’une maladie transmissible par voie aérienne étant donné les changements de morphologie durant la grossesse, qui rendent incertaine la fiabilité des tests d’ajustement.
  • En tout temps, les étudiants et résidents doivent se conformer aux politiques de prévention des infections et de protection respiratoire de l’établissement fréquenté.

Références

  • ASSTSAS. « Protection respiratoire contre les risques biologiques », [En ligne]. [http://www.asstsas.qc.ca/dossiers-thematiques/risques-biologiques-infections/protection-respiratoire.html] (Consulté le 18 mars 2013).
  • CANADIAN STANDARDS ASSOCIATION. « CAN/CSA-Z94.4-11 – Selection, use, and care of respirators », 2011.
  • INSPQ-CINQ. « Prévention de la transmission des maladies respiratoires sévères d’origine infectieuse (MRSI), de l’influenza aviaire A(H5N1) et de la grippe A(H1N1) d’origine porcine dans les milieux de soins », [En ligne], mai 2009. [http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/948_AvisInfluenzaAH5N1GrippeAH1N1.pdf] (Consulté le 18 mars 2013).
  • INSPQ-CINQ. « Mesures de prévention et contrôle de la grippe pandémique H1N1 lors de la vague pandémique pour les établissements de soins aigus, les soins ambulatoires et les soins à domicile », [En ligne], novembre 2009 [http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1018_PrevGrippeEtablissementsAigus.pdf] (Consulté le 18 mars 2013).
  • Les résidents étant appelés à se déplacer dans le cadre de leurs fonctions doivent pouvoir le faire de façon sécuritaire. Ils doivent avoir accès aux services de sécurité de l’établissement pour un raccompagnement à leur véhicule lorsqu’ils le jugent nécessaire.
  • Les résidents ne devraient pas être de garde la veille d’un déplacement significatif en voiture pour commencer un nouveau stage en région. Dans le cas où cela ne serait pas possible, le premier jour du nouveau stage devrait être repoussé.
  • En cas d’intempérie, le résident ne doit pas être forcé de se déplacer en dehors de son lieu d’attache pour commencer un stage en région. Il doit demander à ses superviseurs que des activités de remplacement soient discutées.
  • Les résidentes enceintes doivent être informées des risques inhérents à leur condition en ce qui a trait à leur milieu de travail et demander des mesures d’accommodement au directeur de programme le cas échéant.

Déplacements

Résidente enceinte


Déplacements

  • Les résidents étant appelés à se déplacer dans le cadre de leurs fonctions doivent pouvoir le faire de façon sécuritaire. Ils doivent avoir accès aux services de sécurité de l’établissement pour un raccompagnement à leur véhicule lorsqu’ils le jugent nécessaire.
  • Les résidents ne devraient pas être de garde la veille d’un déplacement significatif en voiture pour débuter un nouveau stage en région. Dans le cas où ceci ne serait pas possible, le premier jour du nouveau stage devrait être retardé.
  • En cas d’intempérie, le résident ne doit pas être forcé à un déplacement en-dehors de son site de base pour débuter un stage en région. Il doit aviser ses superviseurs pour que des activités alternatives soient discutées.

Résidente enceinte

  • Les résidentes enceintes doivent être informées des risques spécifiques à leur condition en ce qui a trait à leur milieu de travail et demander des mesures d’accommodement au directeur de programme, le cas échéant.

Sécurité psychologique

La Faculté de médecine de l’Université de Montréal, de concert avec les associations professionnelles, possède déjà une structure établie visant la prise en charge des facteurs psychologiques comme les situations réelles ou appréhendées d’intimidation et de harcèlement (voir l’annexe).

Les résidents doivent être informés des ressources disponibles en cas de détresse psychologique, problèmes de dépendance à l’alcool ou aux drogues, etc.

Sécurité professionnelle

Protection contre des allégations de mauvaise pratique

  • Il est entendu que les établissements d’enseignement assurent les résidents contre les poursuites en responsabilité médicale.
  • Il est entendu que les résidents doivent compter sur une protection juridique lorsqu’ils agissent au sein de comités universitaires ou hospitaliers pouvant faire l’objet d’une action en justice.
  • Il doit exister dans les programmes des mécanismes de soutien pour les résidents en cas d’incident professionnel majeur.
  • Les programmes doivent promouvoir le fait que les résidents peuvent relater les situations qu’ils jugent dangereuses pour eux, pour le personnel ou pour les patients sans crainte de représailles.
  • Les programmes doivent promouvoir la divulgation par les résidents de manquements à la déontologie, dans un contexte de confidentialité exempt de représailles.
  • Le dossier scolaire du résident est confidentiel.
  • Les informations accessibles au comité d’évaluation ne doivent être divulguées que lorsque des dispositions de remédiation impliquant des acteurs autres que les membres du comité sont à mettre en œuvre. Ces informations ne devraient qu’exceptionnellement être transmises par une personne autre que le directeur de programme.
  • Les évaluations et les plaintes faites par les résidents doivent être traitées de façon à assurer l’anonymat des résidents autant que possible. De façon générale, le directeur de programme devrait agir comme modérateur auprès des divers intervenants.

Assistance à la divulgation

Confidentialité

Énoncé adopté par le comité des études médicales postdoctorales.

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