Debbie Feldman : l’évolution tranquille

Debbie Feldman

Debbie Feldman dans les locaux de l’École de réadaptation de la Faculté de médecine.

Debbie Feldman, professeure titulaire

Affiliation principale
École de réadaptation

Discipline de recherche
Sciences de la santé : épidémiologie et biostatistique, rhumatologie, physiothérapie

Lieu de travail

  • Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM)
  • Centre de recherche interdisciplinaire (CRIR) du Montréal métropolitain

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À la fois physiothérapeute, épidémiologiste et spécialiste de l’évaluation des services de santé, la Dre Debbie Feldman a un parcours éclectique qui reflète la diversité de ses champs d’intérêt et son goût pour les nouvelles découvertes. « J’aime faire des choses variées, admet-elle, assise dans son bureau de l’École de réadaptation de l’Université de Montréal, où elle est professeure titulaire et, depuis 2011, directrice des programmes aux études supérieures en sciences de la réadaptation. Même si mes sujets de recherche semblent parfois un peu éloignés, j’essaie toujours de les arrimer. »

C’est en physiothérapie que la Dre Feldman a amorcé sa carrière en santé. « J’ai choisi ce domaine parce que j’avais envie de travailler avec les gens et que je voulais passer beaucoup de temps avec mes patients », indique-t-elle. Après avoir complété un baccalauréat à l’Université McGill en 1978, elle œuvre en pédiatrie à l’Hôpital de Montréal pour enfants. « Je ne m’étais jamais intéressée à cette clientèle avant de faire un stage dans le cadre de mes études et j’ai adoré », note la physiothérapeute, qui est elle-même mère de trois enfants. Un scénario qui allait se répéter souvent par la suite.

Après quelques années, elle ressent toutefois le besoin de relever de nouveaux défis et décide de poursuivre sa formation. Sur les conseils d’une ancienne professeure, elle effectue une maîtrise puis un doctorat en épidémiologie et biostatistiques, toujours à McGill. Elle fait ensuite un postdoctorat sur les services de santé à l’Université de Montréal, qui l’embauche comme professeure à la Faculté de médecine au début des années 2000.

Ce qui me motive comme chercheuse, c’est de trouver des moyens d’offrir à la population des soins de qualité et en temps opportun

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Parallèlement à l’enseignement, la Dre Debbie Feldman est chercheuse pour l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM) et pour le Centre de recherche interdisciplinaire (CRIR) du Montréal métropolitain – Hôpital juif en réadaptation, en plus d’agir comme consultante en épidémiologie pour la Direction de la santé publique de Montréal-Centre. Ses recherches se concentrent particulièrement sur les services de santé pour les personnes souffrant de maladies chroniques, dont l’arthrite, la réadaptation, la santé musculosquelettique et même l’insuffisance cardiaque. « Ce qui me motive comme chercheuse, c’est de trouver des moyens d’offrir à la population des soins de qualité et en temps opportun », explique celle qui compte d’ailleurs passer les quatre prochaines années à évaluer l’accès et la qualité des services de réadaptation pour les adultes et les jeunes atteints de maladies chroniques ou d’incapacités.

Mais parmi toutes ces activités, c’est sans contredit la supervision des étudiants aux études supérieures qui apporte le plus de bonheur à la Dre Feldman. « Ils sont la raison pour laquelle je me lève le matin, lance-t-elle en riant. Je suis un peu comme leur maman. Je suis très fière d’eux! » Ces chercheurs en herbe sont aussi une grande source d’inspiration, leurs projets nourrissant les recherches de leur mentor. « Beaucoup d’entre eux travaillent sur des enjeux touchant les personnes âgées et je dois dire que cela va de pair avec mes propres préoccupations, qui évoluent toujours au fil du temps. Maintenant que j’ai des parents âgés, je m’intéresse davantage aux services de santé qui s’adressent à cette clientèle », dit-elle au sujet de son père et de sa mère, qui sont des survivants de l’Holocauste.

La Dre Debbie Feldman a récemment découvert, par l’entremise de ses pupilles, un autre sujet qui la passionne: l’éthique. « Que ce soit l’impact des agents payeurs sur l’accès, la fréquence et la durée des soins en réadaptation ou l’utilisation que font les professionnels de la santé des réseaux sociaux, les enjeux sont énormes, raconte-t-elle. C’est une nouvelle porte qui vient de s’ouvrir devant moi. » Si on en juge par son parcours passé, ce n’est sûrement pas la dernière.

 

Février 2014
Rédaction : Annik Chainey

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