Thérapie cognitivo-comportementale et syndrome de Gilles de la Tourette

26 septembre 2018

Mesurer l’activité cérébrale pour prédire le succès de la thérapie cognitivo-comportementale chez les patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette.

Simon Morand-Beaulieu

Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neuropsychiatrique dont les principales caractéristiques sont la présence de tics moteurs et vocaux. Un des traitements de choix pour cette condition est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Il a été démontré qu’elle était aussi efficace que la médication avec des effets secondaires indésirables bien moins importants. Toutefois, certains patients ne présentent pas de diminution significative des symptômes après la thérapie. Ainsi, une équipe de chercheurs de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM) du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a voulu identifier des marqueurs permettant de prédire le succès de la thérapie. Les résultats de cette étude ont récemment été publiés dans la revue Journal of Psychiatric Research.

« Étant donné que la thérapie requière une implication importante de la part des patients, l’identification de marqueurs prédisant le succès de la thérapie permettrait d’offrir aux patients un traitement adapté à leurs caractéristiques individuelles » déclare Marc Lavoie, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur-chercheur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

Ainsi, l’équipe de chercheurs dirigée par M. Lavoie a enregistré l’activité cérébrale de 26 patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette avant que ceux-ci entreprennent une thérapie. Cette thérapie inclut des exercices de discrimination et de relaxation musculaire ainsi que de la restructuration cognitive et comportementale, entre autres. Les chercheurs ont également évalué la sévérité des symptômes avant et après la thérapie.

Ainsi, l’équipe de chercheurs dirigée par M. Lavoie a enregistré l’activité cérébrale de 26 patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette avant que ceux-ci entreprennent une thérapie. Cette thérapie inclut des exercices de discrimination et de relaxation musculaire ainsi que de la restructuration cognitive et comportementale, entre autres. Les chercheurs ont également évalué la sévérité des symptômes avant et après la thérapie.

« En mesurant l’activité électrique du cerveau, nous avons pu établir si le traitement allait être efficace ou non» déclare Simon Morand-Beaulieu, doctorant au Département de neurosciences de l’Université de Montréal et premier auteur de l’étude. « Notre modèle prend en compte deux facteurs : un lié à la préparation des mouvements et l’autre lié au contrôle des mouvements par le cerveau ».

Lire le communiqué du CIUSSS