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Deux professeurs de l’UdeM reçoivent 1,65 M$ du programme FONCER du CRSNG pour concevoir des formations en recherche axées sur la collaboration, l’innovation et l’employabilité.

Benjamin Haley, professeur titulaire au Département d’ophtalmologie de la Faculté de médecine, et Jean-François Lapierre, professeur au Département de sciences biologiques de la FAS, obtiennent un financement de 1,65 M$ sur six ans du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER), administré par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Ce programme vise à former une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs en sciences naturelles et en génie, ainsi que dans des domaines interdisciplinaires à la jonction des sciences humaines et de la santé. Il met l’accent sur des formations structurées, des collaborations entre milieux de recherche et des liens étroits avec d’éventuels employeurs au Canada comme à l’étranger.

Former à la génomique de pointe
Benjamin Haley dirigera le projet The Genome Engineering and Functional Genomics Training Program. Spécialiste de la manipulation du génome et des technologies CRISPR, il est titulaire de la Chaire Application en génie génomique de l’Université de Montréal au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

 

Deux chercheurs de l’UdeM obtiennent un financement majeur du CRSNG pour former la relève

Le professeur et chercheur Alain Moreau travaille d’arrache-pied pour apporter un peu d’espoir aux personnes atteintes de cette maladie particulièrement handicapante… et mystérieuse.

Longtemps appelée «syndrome de fatigue chronique», l’encéphalomyélite myalgique est aujourd’hui reconnue comme une maladie complexe et multisystémique, mais elle est encore largement incomprise.

Alain Moreau, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et au Département de stomatologie de l’Université de Montréal, et chercheur au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, y consacre une part importante de ses travaux.

Il s’est donné le mandat de faire la lumière sur les nombreuses zones d’ombre qui persistent autour de cette maladie, notamment du côté des prédispositions génétiques et des mécanismes biologiques en jeu.

 

 

Disperser le brouillard autour de l’encéphalomyélite myalgique

La technique se présente comme une solution novatrice, car elle utilise l’énergie de manière non invasive pour cibler plus précisément des régions profondes du cerveau.

Une nouvelle technique de neurostimulation non invasive qui permet d’atteindre les régions profondes du cerveau a été utilisée pour élucider les mécanismes cérébraux de la douleur, ce qui a laissé voir de prometteuses applications cliniques neurologiques et psychiatriques. Les résultats de cette étude, publiés dans le journal Pain, mettent en lumière le potentiel de cette technologie pour sonder les réseaux neuronaux de la douleur avec, en perspective, la mise au point d’interventions cliniques efficaces.

«Jusqu’à récemment, les techniques de neuromodulation comprenaient des méthodes invasives [stimulation cérébrale profonde] et des approches non invasives qui ne permettaient pas souvent d’atteindre les régions profondes du cerveau. C’est le cas en particulier de la stimulation magnétique transcrânienne et de la stimulation transcrânienne par courant continu», explique Oury Monchi, professeur titulaire au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM).

«La stimulation transcrânienne par ultrasons [TUS] se présente comme une solution novatrice, car elle utilise l’énergie de manière non invasive pour cibler plus précisément des régions profondes du cerveau, notamment celles associées à la douleur», poursuit Ali K. Zadeh, premier auteur de l’étude.

L’équipe de recherche a mené un essai expérimental à double insu et contrôlé par placébo auprès de 25 participants en santé âgés de 18 à 40 ans. L’étude visait à évaluer l’effet de la TUS sur différents tests de sensibilité à la douleur en ciblant précisément deux régions du cerveau: le cortex somatosensoriel primaire gauche (S1) et le noyau ventro-postéro-latéral gauche (VPL) du thalamus.

 

Traitement de la douleur: l’intérêt de la neuromodulation par ultrasons se confirme

Pour la première fois, les vaisseaux sanguins du cerveau d’un souriceau ont été cartographiés, révélant trois phases de développement liées à la croissance des circuits nerveux.

Une équipe de recherche codirigée par Alexandre Dubrac, professeur sous octroi agrégé au Département de pathologie et biologie cellulaire à la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte‑Justine, réalise une avancée majeure en neurosciences du développement avec la publication, dans la revue Cell, du tout premier atlas détaillé du développement postnatal du réseau vasculaire du cerveau.

Ces travaux révèlent que les vaisseaux sanguins du cerveau ne se développent pas simplement en parallèle des neurones. Leur croissance suit une trajectoire dynamique en plusieurs phases et varie selon les régions du cerveau, en étroite relation avec la maturation des circuits neuronaux permettant leur participation active dans la formation du cerveau après la naissance.

«Nous savions que les neurones changeaient beaucoup après la naissance, mais nous connaissions peu de choses sur la façon dont les vaisseaux sanguins s’adaptaient à ces transformations. Cet atlas nous donne enfin une vue d’ensemble de cette dynamique essentielle», explique Mathilde Bizou, postdoctorante et copremière auteure de cette étude réalisée en étroite collaboration avec le laboratoire du Dr Nicolas Renier à l’Institut du cerveau de Paris.

 

Dessiner la carte du développement du cerveau

Les maladies infectieuses posent de grands défis aux équipes de recherche. Un don combiné d’Intact et des familles Brindamour et Gagnon de cinq millions de dollars aidera à les relever.

Causées par des microorganismes pathogènes – virus, bactéries, parasites, champignons –, les maladies infectieuses affectent des milliards de personnes chaque année dans le monde. Leur prévention et la recherche de traitements sont primordiales, car elles réduisent l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé, en plus de comporter des risques de complications et de malformations pour le foetus. Et il n’y a aucun répit en vue alors que les changements climatiques favorisent la montée d’autres maladies infectieuses comme la maladie de Lyme et le virus du Nil occidental.

«On les voit, les effets des changements climatiques et, en tant qu’assureur, on les prend en compte. On veut aider celles et ceux qui seront les plus touchés», affirme Louis Gagnon, chef de la direction d’Intact au Canada.

Concrètement, le don de cinq millions de dollars a permis d’appuyer la création du Centre d’excellence pour les maladies infectieuses. Cette unité unique au Canada rassemble des chercheurs et chercheuses de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal qui travaillent à l’Institut Courtois en innovation biomédicale ou au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, qui contribue à la lutte contre les maladies infectieuses et à la préparation en vue des prochaines pandémies.

 

Stimuler la recherche sur les maladies infectieuses pour protéger les plus vulnérables

Il a 30 ans, deux diplômes de l’UdeM, une conscience aigüe des inégalités des chances et le désir de redonner à la société québécoise. Le résident en psychiatrie poursuit sa quête d’excellence.

Pour Wolf Thyma, l’heure de vérité a sonné. Ces jours-ci, il doit passer l’examen de psychiatrie du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. «C’est l’examen le plus important de ma vie!» s’exclame-t-il, visiblement fébrile. Le résident de quatrième année en psychiatrie est à peine assis que déjà il remonte le fil de sa trajectoire, conscient que chaque minute compte dans son emploi du temps surchargé. S’il réussit cette épreuve, il obtiendra le titre de spécialiste et le permis d’exercer de façon autonome. «J’ai dû faire des choix pour me concentrer sur mes études», reconnaît celui qui jongle depuis toujours avec ses innombrables passions et engagements.

En parallèle, il effectue un stage auprès de patients aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale à l’Hôpital Notre-Dame. Et comme si ce n’était pas assez, ce bûcheur infatigable s’est inscrit au programme de maîtrise en droit et politiques de la santé à l’Université de Sherbrooke.

«J’ai toujours aimé cette intersection du droit et de la médecine. Je m’intéresse particulièrement à l’influence des politiques publiques sur les populations vulnérables, surtout en matière de santé. Cette formation complémentaire me donnera les connaissances et les outils nécessaires pour enseigner et faire de la recherche sur des questions qui touchent directement ces communautés», espère-t-il. Le futur psychiatre songe ainsi à rester dans le milieu universitaire comme professeur et chercheur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

 

Wolf Thyma: réussir envers et pour tous