Stress et détresse en milieu de soins: réfléchir ensemble pour mieux agir

Face à la pression, aux réformes et à la complexité croissante des soins, la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose de réfléchir à la détresse morale et de transformer l’épreuve en possibilité d’agir.

Pression accrue sur le réseau, réformes qui se succèdent, et situations cliniques de plus en plus complexes: la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose un temps d’arrêt pour réfléchir à la détresse morale vécue dans les milieux de soins et dégager des pistes d’action.

Organisée par le Bureau de l’éthique clinique de l’Université de Montréal (BEC), cette rencontre réunira étudiantes et étudiants, professionnelles et professionnels de la santé ainsi que chercheuses et chercheurs. L’objectif: réfléchir collectivement aux enjeux éthiques qui traversent la pratique clinique.

La Dre Nathalie Gaucher, professeure agrégée de clinique au Département de pédiatrie de la faculté de médecine de l’UdeM, urgentiste pédiatre au CHU Sainte-Justine et membre du BEC, fait partie de l’équipe organisatrice. Elle rappelle que l’éthique clinique s’ancre d’abord dans la réalité du terrain.

Selon elle, cette approche prend appui sur des situations bien concrètes: décisions en fin de vie, tensions familiales ou arbitrages lorsque les ressources sont limitées. Elle offre aux équipes des outils de délibération et un espace pour réfléchir avant que les situations ne dégénèrent en crise. Depuis près de dix ans, les Journées d’éthique clinique permettent ainsi d’aborder ces situations complexes dans un cadre sécuritaire et constructif. Elle souligne que l’événement constitue aussi une occasion précieuse de rencontres et d’échanges entre des personnes qui se côtoient rarement dans leur pratique.