À la Faculté, l’excellence en recherche et la responsabilité sociale vont de pair

Cette conviction qu’il est possible de mener une recherche de très haut niveau tout en se souciant des populations les plus vulnérables est au cœur de l’identité de notre Faculté.

Françoise Barré-Sinoussi, virologue d’exception et figure majeure de la lutte contre le VIH, m’inspire précisément pour cela : elle incarne ce que la science peut offrir de meilleur. Une recherche fondamentale à la fine pointe qui se traduit en avancées concrètes pour les patients.

Le doyen Patrick Cossette aux côtés de la professeure Françoise Barré-Sinoussi, lors de la remise de son doctorat honoris causa de l’UdeM.

Le 3 mars dernier, la Faculté s’est déplacée en délégation à Paris pour souligner son parcours exceptionnel. J’ai eu l’honneur de lui remettre, aux côtés du recteur Daniel Jutras, un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal, à l’Institut Pasteur, là même où elle a codécouvert le VIH en 1983. Récompensée par le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2008, la professeure Barré-Sinoussi n’a jamais cessé de défendre une science au service de l’humanité et des populations les plus vulnérables.

Cette rencontre m’a ramené à mes débuts en médecine, à une époque où l’épidémie du sida bouleversait nos certitudes ‒ la maladie était alors synonyme de mort certaine. Pour ma génération, l’identification du VIH a transformé notre compréhension des maladies infectieuses et modifié la pratique clinique. Madame Barré-Sinoussi nous a enseigné en quelque sorte que derrière chaque découverte, il y a des vies humaines.

Au cours des dernières semaines, cette volonté de former la relève tout en faisant une science utile, s’est exprimée de multiples façons. En mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous avons mis en lumière des travaux qui contribuent à mieux comprendre et à améliorer la santé des femmes.

La conférence fut l’occasion de dévoiler les récipiendaires de la 5ᵉ édition des prix Carsley-Rouleau et des prix facultaires pour l’engagement social.

Nous avons aussi poursuivi nos réflexions sur la proche aidance, dans le cadre des conférences de la formation PARTENAIRES. Des milliers de personnes engagées soutiennent un proche au quotidien. Il en va de notre responsabilité collective de mieux les reconnaître et de mieux les accompagner.

Enfin, le Mois de la nutrition nous a permis de valoriser des initiatives qui rappellent combien les déterminants de la santé sont liés à l’alimentation.

Ces actions ont pour but d’améliorer concrètement la vie des gens. Je nous souhaite de continuer à faire germer des idées qui donnent tout son sens à notre mission.

 

Bon printemps,

Patrick Cossette, doyen