Maladie de Parkinson: un avenir encourageant

Derrière les tremblements du parkinson, il y a un ensemble de mécanismes cellulaires. Louis-Éric Trudeau fait la lumière sur la vulnérabilité des neurones et l’espoir de traitements plus précoces.

La maladie de Parkinson est souvent associée à ses symptômes les plus visibles: tremblements, rigidité musculaire, lenteur des mouvements. Derrière ces manifestations se cachent des mécanismes biologiques complexes, encore loin d’avoir livré tous leurs secrets.

Au cœur de cette maladie se trouve un neurotransmetteur essentiel, la dopamine. Ce messager chimique joue un rôle clé dans le contrôle des mouvements. Lorsqu’il vient à manquer, les circuits moteurs du cerveau fonctionnent moins efficacement.

«La dopamine agit un peu comme de l’huile dans un moteur. Même si toutes les pièces sont présentes, sans lubrification, le système ne fonctionne pas bien. Ainsi, les mouvements deviennent difficiles à amorcer, moins fluides, saccadés», explique Louis-Éric Trudeau, professeur titulaire au Département de neurosciences et au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur spécialiste de la maladie de Parkinson.

Cette carence est causée par la dégénérescence progressive de neurones spécialisés, appelés neurones dopaminergiques. Mais un mystère persiste: pourquoi ces neurones-là et pas d’autres?