Une méta-analyse révèle qu’isoler un détenu pour le punir ne réduirait pas la récidive des comportements répréhensibles et pourrait même les renforcer.
En établissement carcéral, enfreindre les règles peut mener à être placé seul dans une cellule pendant parfois 24, 48 ou 72 heures. Bien qu’il soit fréquemment dénoncé, l’isolement disciplinaire – le fameux «trou» – continue d’être utilisé largement dans les prisons provinciales du Québec.
En imposant une sanction, on souhaite modifier les comportements répréhensibles (violence, insubordination, possession d’objets interdits, etc.) afin qu’ils ne se reproduisent plus. Mais cette mesure disciplinaire atteint-elle vraiment ses objectifs?
Voilà qu’une récente méta-analyse remet fortement en question l’efficacité de cette pratique: l’isolement disciplinaire ne réduirait pas la probabilité de commettre des infractions lors de la réintégration dans la population carcérale générale. Il pourrait même l’augmenter.



