Hausse de cas de myélite flasque aiguë

12 novembre 2018

Une hausse des cas de myélite flasque aiguë – une maladie virale qui cause la paralysie et qui touche surtout les enfants – est observée actuellement aux États-Unis et au Canada. Le Québec n’est pas épargné. Les symptômes peuvent au départ être confondus avec ceux de la grippe et d’autres virus. La Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue du CHU Sainte-Justine, nous aide à y voir plus clair.

Nombre de cas signalés en hausse

Depuis le début de l’année, 38 cas de « myélite flasque aiguë » (MFA) ont été rapportés à l’Agence de la santé publique du Canada, dont 22 ont été confirmés. Les autres font toujours l’objet d’une analyse. L’Agence a indiqué par voie de communiqué à la fin du mois dernier qu’il s’agissait d’une hausse de cas signalés par rapport aux années précédentes, mais pas encore une augmentation des cas confirmés. Au Québec, l’Hôpital de Montréal pour enfants a déjà traité cinq cas cette année – dont le cinquième est toujours analysé –, et le CHU Sainte-Justine, deux. Aux États-Unis, 155 cas ont été rapportés depuis janvier, dont 62 ont été confirmés. Chez nos voisins du Sud, les cas sont en hausse depuis 2014. Les médecins ne s’expliquent pas à quoi est attribuable cette hausse.

Apparition « brutale »

On appelle myélite flasque aiguë l’apparition brutale d’une faiblesse musculaire d’un ou de plusieurs membres résultant d’une inflammation de la moelle épinière, responsable de la transmission des messages en provenance et en direction du cerveau, explique l’Agence de la santé publique du Canada. Cette faiblesse musculaire peut être causée par une maladie auto-immune ou par une exposition à des toxines environnementales. Elle peut aussi être attribuable à une infection par divers virus, entre autres des entérovirus (dont le D68 et le 71) et le virus du Nil occidental. Et parfois, l’origine de la maladie demeure inconnue. « Les enfants d’âge préscolaire sont particulièrement touchés », explique la Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue du CHU Sainte-Justine. D’ailleurs, le D68 est responsable d’au moins l’un des cas traités à l’hôpital de Montréal pour enfants.

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