Jacques Courtois | Amélie Philibert, Université de Montréal

Jacques Courtois : «Faire de l’Université de Montréal l’une des meilleures universités du monde»

Le Prix Étincelles Philanthrope 2025 est un homme discret. Avec plus de 250 millions de $ de dons, Jacques Courtois est pourtant le plus grand donateur de l’Université de Montréal. On vous propose de découvrir l’homme qui se cache derrière cette générosité…

« Ce qui me passionne vraiment, c’est l’Histoire. » En donnant rendez-vous à Jacques Courtois au cœur du Campus Mil, là où se trouve l’institut scientifique qui porte son nom, on ne s’attendait pas vraiment à ce genre de confidence. Si notre Prix Philanthrope 2025 a donné 159 millions de $ pour la recherche sur les nouveaux matériaux, s’il voit la science fondamentale comme un passeport pour le futur, il devient intarissable dès qu’il évoque le passé. « Je peux passer des heures dans des ruines, à imaginer le site tel qu’il était, raconte-t-il en parlant de ses nombreux voyages. Cette année, j’ai lu un livre sur l’empire assyrien, je viens d’en finir un autre sur l’Angleterre du 14e siècle, j’ai étudié les dernières années de l’empire romain, et puis je lis sur l’histoire de l’Inde, celle du Japon… Tout m’intéresse. »

Comment expliquer que celui qui donne tant pour le monde de demain s’intéresse à ce point à celui d’hier ? Rembobinons. Jacques Courtois naît à Montréal dans une famille bilingue. Son père, francophone, est un célèbre avocat, connu pour avoir présidé le Canadien de Montréal dans les années 1970. Sa mère, anglophone, multiplie les engagements, surtout comme bénévole dans les hôpitaux. « Mes deux parents avaient un grand sens de la communauté, raconte-t-il, ils étaient impliqués dans les arts, la santé et toutes sortes de cause. Et moi, je les observais. » Nul doute que ces souvenirs d’enfant ressurgiront lorsque l’adulte réfléchira à lancer sa propre fondation…

 

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