Expert des rythmes circadiens, Nicolas Cermakian prend la tête du Département de pharmacologie et physiologie. Son but: transmettre sa passion pour ces petites horloges qui régulent notre physiologie.
«Tout ce qui se passe dans notre corps varie selon l’heure du jour et de la nuit. Un dérèglement des rythmes circadiens peut entraîner des troubles du sommeil, mais aussi accroître le risque de cancer, de maladies métaboliques, cardiovasculaires et psychiatriques.»
À écouter le chronobiologiste Nicolas Cermakian, on comprend à quel point notre état de santé est tributaire d’un cycle de 24 heures. Et il n’y a pas que le cerveau qui mesure le temps: chaque organe, chaque cellule ‒ cœur, muscles, foie, système immunitaire ‒ possède sa propre horloge. Il suffit que l’une d’elles se dérègle pour que la santé vacille. Travailler de nuit, enchaîner les nuits blanches, s’exposer à la lumière des écrans tard le soir, manger en dehors des heures habituelles: autant de comportements à contretemps qui peuvent brouiller les gènes de nos horloges biologiques et favoriser l’apparition de maladies ou de troubles de santé mentale.
Titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en biochimie de l’UdeM, il renoue ainsi avec son alma mater à titre de directeur du Département de pharmacologie et physiologie et de chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale (CI2B). Ce retour s’accompagne de sa nomination comme titulaire de la Chaire Merck Canada en pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.



