L’étude SARABI vise à mieux prédire les risques liés à la prééclampsie afin d’améliorer les décisions cliniques et de recentrer les soins sur la santé cardiovasculaire des femmes.
La prééclampsie demeure aujourd’hui l’une des principales complications de la grossesse, avec des conséquences immédiates et durables sur la santé des femmes et de leurs enfants. Malgré les avancées en obstétrique, cette maladie continue de causer une morbidité et une mortalité maternelles importantes, en particulier au cours de la période aigüe, qui va de la fin de la grossesse aux premières semaines du postpartum.
L’étude SARABI – portée par la Dre Isabelle Malhamé, professeure agrégée de clinique au Département d’obstétrique-gynécologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, et une vaste équipe interdisciplinaire – se concentre précisément sur ce moment critique: l’équipe travaille à mettre au point un outil d’analyse du risque fondé sur l’imagerie cardiaque et des biomarqueurs. L’objectif: permettre une médecine de précision relative à la prééclampsie et améliorer la prise de décision en santé cardiovasculaire.
Au-delà de sa portée scientifique, l’étude SARABI est aussi – comme l’explique sa chercheuse principale – une étude qui replace la santé des femmes enceintes au cœur des questions cliniques en matière de prééclampsie. Elle propose un changement de paradigme: plutôt que de permettre des avancées seulement en fonction du moment idéal pour accoucher, elle invite à envisager la trajectoire de santé cardiovasculaire de la femme sur un continuum, pendant et après la grossesse, en reconnaissant des marqueurs de risque spécifiques et les déterminants structurels qui les aggravent.



