Une équipe de l’UdeM révèle que cet antidiabétique cible une sous-unité de l’enzyme responsable de la production de la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
Des scientifiques de l’Université de Montréal ont découvert comment fonctionne réellement la metformine, un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2 et susceptible de réduire le risque de cancer, voire d’aider les humains et d’autres mammifères à vivre plus longtemps.
Les travaux de l’équipe de recherche ont montré que la metformine cible directement l’ATP5I, une petite sous-unité de l’enzyme qui produit l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
L’étude, dont les résultats ont été publiés fin avril, révèle le rôle crucial joué par l’ATP5I et ouvre ainsi la voie à de nouvelles recherches scientifiques, selon l’équipe.
«Comme c’est souvent le cas en recherche, cette découverte soulève plus de questions qu’elle apporte de réponses, a déclaré Gerardo Ferbeyre, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et chercheur principal au Centre de recherche du CHUM. Nous avons ouvert la boîte de Pandore et nous allons avoir fort à faire pour découvrir où cela nous mène.»



