Bébés prématurés: un test cérébral pour prédire le développement neurocognitif

Une première: un simple capteur sur le front d’un bébé prématuré pour mesurer le métabolisme de son cerveau peut aider les équipes à savoir quels enfants auront besoin d’un suivi particulier.

Une équipe de recherche de Santé Québec – CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal a démontré pour la première fois qu’une technique de surveillance non invasive du cerveau pourrait prédire le développement futur des bébés nés prématurément. Dans ces travaux, parmi les 241 bébés participants nés entre 29 et 36 semaines de grossesse, un sur trois présentait un retard de développement à l’âge de deux ans.

Contrairement aux grands prématurés (moins de 29 semaines), qui font déjà l’objet d’un suivi systématique, cette population – bien que représentant la majorité des naissances prématurées – est moins surveillée.

«Les grands prématurés ont été très étudiés par les scientifiques – et sont suivis systématiquement par un pédiatre – tandis que ceux nés entre 29 et 36 semaines l’ont moins été. La science sait donc moins de choses au sujet des conséquences de leur prématurité sur leur développement. La majorité de ces bébés quittent l’hôpital sans suivi ultérieur comme s’ils étaient nés à terme», explique la Dre Marie-Noëlle Simard, professeure titulaire à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’UdeM et ergothérapeute à Santé Québec – CHU Sainte-Justine.