Quand le cerveau est fatigué, l’endurance déraille

Une étude internationale montre que la fatigue mentale altère les capacités d’endurance à vélo.

Après une journée passée à répondre à des courriels, à résoudre des conflits, à prendre des décisions et à lire des documents, une sortie à vélo peut sembler plus pénible. Pourtant, les jambes ne sont pas nécessairement plus faibles.

C’est précisément ce paradoxe qui intéresse Benjamin Pageaux, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM, et ses collègues de Nantes Université. Dans une étude publiée dans le Peer Community Journal, l’équipe a cherché à comprendre ce qui se passe lorsqu’une personne réalise un exercice d’endurance alors qu’elle est mentalement fatiguée.

Le résultat est révélateur: après une tâche cognitive exigeante, les participants ont pédalé moins longtemps et ont perçu l’exercice comme plus difficile, alors que l’activation de leurs muscles des jambes n’était pas différente.

Autrement dit, le cerveau peut contribuer à faire paraître l’effort plus ardu sans que les muscles soient moins capables de travailler.