Comment le système immunitaire cible-t-il les mutations produisant des anticorps?

Les travaux d’une équipe de recherche de l’IRCM ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre et potentiellement traiter certains cancers du sang.

Une équipe de scientifiques de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par Javier Di Noia, directeur de l’Unité de recherche en biologie moléculaire des cellules B et professeur titulaire au Département de médecine de l’UdeM, vient de percer un mystère fondamental de l’immunologie: comment les cellules du système immunitaire parviennent-elles à concentrer une enzyme mutagène puissante sur des régions très précises de l’ADN tout en évitant à une grande partie du reste du génome des dommages potentiellement graves?

Publiés dans la revue Nature, ces travaux révèlent le rôle crucial de deux protéines, MLLT1 et MLLT3, qui agissent comme de véritables «gardiennes» de l’activité de l’enzyme AID (activation-induced deaminase). Cette découverte pourrait contribuer à mieux comprendre l’apparition de certains lymphomes et leucémies et peut-être ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.