Neurodiversité et stage clinique: mieux comprendre et accompagner

Pour les étudiants neurodivergents, le stage clinique peut s’avérer particulièrement exigeant. Une nouvelle formation offre au corps professoral des pistes concrètes pour mieux les soutenir.

Les milieux de formation clinique comptent de plus en plus d’étudiantes et étudiants neurodivergents. À l’Université de Montréal, les personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) constituent environ deux pour cent de la population étudiante en sciences de la santé ‒ une proportion sous-estimée, alors que plusieurs choisissent de ne pas divulguer leur diagnostic par crainte de stigmatisation ou pour éviter les biais inconscients.

Sur le terrain, les traits autistiques peuvent être interprétés comme un manque d’adaptation, de flexibilité ou d’organisation, et ainsi nuire au soutien et à la rétroaction en contexte de supervision.

Et si ce trouble était plutôt une différence? Et si l’on misait sur des stratégies pour soutenir ces apprenants sans perdre de vue les atouts qu’ils représentent pour les milieux cliniques? Ce regard sur la neurodiversité, qui met l’accent sur les forces et les façons de penser multiples, est au cœur de la formation documentaire Neurodiversité et stage clinique: mieux comprendre et accompagner. À travers une reconstitution narrative en milieu hospitalier et l’éclairage de spécialistes, cette formation en neuf épisodes propose de nouveaux outils pour une supervision plus inclusive des stagiaires neuroatypiques. Et toute l’équipe y gagne!

Marc Rouleau, directeur du bureau d’aide Point de repère de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, et la Dre Tania Riendeau, directrice sortante des programmes de résidence de médecine de famille et professeure adjointe de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’UdeM, nous racontent la genèse de ce projet, ses objectifs et ses retombées attendues sur la réussite et le mieux-être étudiants.