Changer la trajectoire du cancer pédiatrique

Daniel Sinnett a consacré sa carrière à vouloir sauver la vie d’enfants et d’adolescents atteints de cancer tout en cherchant à prévenir les effets à long terme des traitements chez les survivants.

Au milieu des années 1980, lorsque Daniel Sinnett, professeur titulaire au Département de pédiatrie, amorce sa carrière comme jeune biochimiste à la maîtrise à l’Université de Montréal, le séquençage du génome humain n’est encore qu’un rêve. Étudiant diplômé en formation au CHU Sainte-Justine – hôpital pour enfants affilié à l’UdeM –, il commence à étudier des maladies génétiques pédiatriques telles que la maladie de Lesch-Nyhan, l’incontinentia pigmenti et la maladie de Duchenne (une forme de la dystrophie musculaire).

Dans le cas de cette dernière, l’équipe dont il faisait partie entre dans l’histoire en devenant la première au monde à détecter la maladie avant la naissance chez des jumeaux.

«Je m’intéressais à la génétique humaine et, à l’époque, le seul laboratoire à Montréal qui travaillait dans ce domaine se trouvait à Sainte-Justine, sous la direction du professeur Damian Labuda. Je me suis donc retrouvé dans la recherche sur les maladies infantiles un peu par hasard», raconte Daniel Sinnett, aujourd’hui professeur de pédiatrie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. «J’ai poursuivi dans cette voie pendant mon doctorat à l’UdeM, puis durant mes études postdoctorales à la Harvard Medical School, à l’hôpital pour enfants de Boston», ajoute-t-il.