Une équipe du CRCHUM montre que les astrocytes de l’amygdale jouent un rôle clé dans l’anxiété, avec une activité plus précise que celle des neurones pour détecter et moduler les menaces.
Dans une étude récente publiée dans Neuron, Ciaran Murphy-Royal, professeur sous octroi agrégé au Département de neurosciences et chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), et son équipe montrent que l’activité des astrocytes dans le centre de la peur cérébrale, l’amygdale basolatérale, n’est pas qu’un simple reflet des neurones. Ils explorent les implications des astrocytes dans l’évaluation des menaces et de l’anxiété, et remettent en cause l’idée que les astrocytes ne sont pas de simples cellules de soutien.
Ce projet, initialement consacré à l’apprentissage de la peur, a pris une nouvelle direction lorsque l’équipe a observé une augmentation marquée de l’activité calcique des astrocytes de l’amygdale basolatérale lors de l’approche humaine chez les souris. Intriguée par ce signal, distinct de la communication neuronale classique, elle a choisi d’explorer son lien avec l’anxiété.



