Un projet de recherche évalue l’intégration d’ergothérapeutes dans des GMF pour améliorer les services offerts aux personnes qui sont en arrêt de travail en raison d’un trouble mental.
Les troubles anxieux et dépressif peuvent rendre difficiles l’ensemble des activités de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de se lever le matin, faire l’épicerie, préparer les repas ou accomplir les tâches liées à son emploi.
Or, lorsque les obligations professionnelles deviennent trop lourdes ou qu’un arrêt de travail devient nécessaire, les médecins de famille et les infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés (IPS) se retrouvent souvent en première ligne pour accompagner leurs patients. Avec des ressources limitées et des cas de plus en plus complexes, ces professionnels ne disposent toutefois pas toujours des outils pour soutenir adéquatement une personne en arrêt de travail.
C’est dans ce contexte qu’un projet de recherche financé par les Instituts de recherche en santé du Canada explore une avenue différente: intégrer des ergothérapeutes directement dans les groupes de médecine de famille (GMF) pour améliorer l’accès public à des services de réadaptation au travail.
Une double mission
L’initiative est portée par Brigitte Vachon et Quan Nha Hong, professeures à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’UdeM, et leur étudiante de doctorat Justine Labourot. Commencé en 2025, le projet se déroule dans trois GMF situés dans les régions de Montréal, de Québec et des Laurentides. Les milieux sont différents afin d’observer comment l’intégration de l’ergothérapie se déroule dans des contextes variés.



