Faculté de médecine

Revue de presse

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C’est avec tristesse que nous avons appris le décès, le 20 septembre dernier à l’âge de 67 ans, de M. Marc Isler, professeur titulaire de clinique au Département de chirurgie de la Faculté de médecine.

M. Marc Isler a fait ses études médicales à l’Université de Montréal de 1981 à 1986. Il a ensuite complété sa résidence en chirurgie orthopédique au sein du réseau hospitalier universitaire de l’Université de Montréal (Programme d’orthopédie Édouard Samson). Il effectue une année supplémentaire au sein de l’Université de Montréal, à l’Hôpital Sainte Justine, pendant laquelle il est exposé à la chirurgie orthopédique pédiatrique. Il démontre alors une préoccupation particulière pour les problèmes oncologiques, et les malformations complexes, tel le Spina Bifida et les autres pathologies neuromusculaires. Dès lors, il s’implique en enseignement, entre autres comme représentant académique sur le comité directeur du programme.

Soucieux de faire plus et mieux encore, il poursuit une période de sur-spécialisation en oncologie musculosquelettique à la prestigieuse Université de Harvard, avec l’équipe renommée des docteurs Henry Mankin, Dempsey Springfield, et Mark Gebhardt. Cette exposition de haut volume lui a permis d’acquérir une expérience particulière dans les pathologies oncologiques adultes, mais en particulier, les maladies de l’âge pédiatrique. Il est ainsi devenu expert dans la reconstruction avec les allogreffes massives et a acquis une expérience particulière en maladies neuromusculaires tel que le Spina Bifida lors de sa dernière année de surspécialisation dans le domaine de l’orthopédie pédiatrique, au Childrens’ Hospital de Harvard.

Lors de son recrutement, en 1995, en tant que médecin orthopédiste spécialité en oncologie à l’Hôpital Sainte-Justine et son recrutement à titre de professeur adjoint de clinique à la Faculté de médecine, en 1996, il s’est impliqué dans la prise en charge multidisciplinaire en oncologie musculosquelettique, amenant des nouvelles technologies et pratiques médicales. Outre l’enseignement et la recherche dans ce domaine, il s’implique dans le fonctionnement du programme des maladies neuromusculaires, du programme des amputés (Hôpital Marie-Enfant) et dans le fonctionnement hospitalier.

En 1997, devant un besoin ressenti dans le milieu adulte, mais en continuant son implication en pédiatrie, il rejoint le Dr Robert Turcotte à l’Hôpital Maisonneuve Rosemont pour consolider l’équipe d’oncologie musculo-squelettique. C’est par suite du départ de Dr Turcotte qu’il engage Dr Sophie Mottard avec qui il consolidera l’équipe multidisciplinaire en sarcome. En collaboration avec les 4 autres orthopédistes oncologues au Québec, il participera à la création du Réseau Sarcome Québec en 2018 dont Maisonneuve-Rosemont deviendra tête de réseau.

À Maisonneuve-Rosemont, il siège au comité des dons d’organes et de tissus. Il s’implique également à l’Université de Montréal, au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et à l’Association canadienne d’orthopédie.
Sur le plan de la recherche, divers projets d’études scientifiques ont mené à des publications dans des revues avec comité de pairs depuis sa résidence. En collaboration avec le département d’hématologie il développera une expertise en hémophilie, plus spécifiquement, l’optimisation des patients hémophiles en chirurgie orthopédique. Il aura contribué à la formation de la majorité des orthopédistes actuellement en pratique au Québec via son expertise en orthopédie-oncologique. Au-delà de la pratique clinique, il a transmis à ses apprenants, son professionnalisme et l’importance de l’engagement dans son milieu de pratique.

Sophie Mottard s’exprime, au nom de tous ses collègues médecins, oncologues et orthopédistes, en ces termes :

Marc Isler était la sagesse sans la prétention; l’érudition sans l’obsession; le dévouement sans l’apitoiement; la force sans l’hostilité; l’intelligence sans l’arrogance; la rigueur scientifique sans la rigidité d’esprit; l’empathie sans le pathos, l’humour sans la grossièreté, le talent naturel sans le faire-semblant

On se souviendra de Marc Isler comme d’un homme calme et bienveillant, un médecin qui avait profondément à coeur le bien-être de chacun de ses patients et un chirurgien hors pair. Il aura eu un impact significatif sur la communauté orthopédique au Québec.

Josette Noël, Secrétaire de faculté et
Fred Saad, Directeur du Département de chirurgie
Faculté de médecine

Hommage posthume à Monsieur Marc Isler (1959- 2026)

Et si les maladies cardiovasculaires laissaient des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif?

Les maladies cardiovasculaires laisseraient-elles des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif? C’est l’une des questions qui occupe Claudine Gauthier, nouvelle professeure sous octroi titulaire au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et titulaire de la Chaire Michal et Renata Hornstein en imagerie cardiovasculaire.

Spécialiste de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), elle étudie comment le vieillissement et les maladies cardiovasculaires transforment la santé vasculaire et la santé métabolique du cerveau.

L’ambition est claire: repérer tôt les personnes dont le cerveau est plus vulnérable au vieillissement et déterminer comment agir avant que les dommages deviennent irréversibles.

 

Claudine Gauthier: ce que le cœur révèle sur la santé du cerveau

Je suis très heureux de vous retrouver en ce début d’année. À vous qui faites vos premiers pas parmi nous, bienvenue à la Faculté. Et à tous ceux et celles qui poursuivent leur parcours chez nous, une excellente rentrée!  

Cet automne, pour la première fois, nous avons accueilli une cohorte d’étudiantes et d’étudiants en médecine dans les Laurentides. Avec l’ouverture de notre nouveau campus délocalisé, à Saint-Jérôme, nous poursuivons ainsi notre engagement à former la relève là où les besoins sont les plus pressants. 

Il y a plus de 20 ans, l’Université de Montréal faisait figure de pionnière en misant sur la formation médicale délocalisée en Mauricie. Depuis, l’expérience nous a montré que le lieu où l’on apprend la médecine peut influencer celui où l’on choisira de pratiquer. En formant la relève sur place, nous souhaitons attirer et retenir davantage de médecins et de professionnelles et professionnels de la santé dans cette région qui fait face à une pénurie, et ainsi contribuer à améliorer l’accès aux soins. 

Nous lancerons également, à l’automne 2027, notre nouveau parcours axé sur la médecine familiale en région. Les étudiantes et étudiants qui le choisiront pourront y effectuer l’ensemble de leur formation, de la formation préclinique à la résidence. 

Par ailleurs, le mois d’août a été marqué par nos collations des grades, où nous avons célébré plus de 1 700 diplômées et diplômés. Nous avons également accueilli les Drs Valentín Fuster et Arnold Munnich, à qui l’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa. Leurs conférences, que vous pouvez écouter en rattrapage, ont été l’occasion de découvrir deux parcours scientifiques remarquables. 

Et parce que la santé se vit autant qu’elle s’étudie, nous avons chaussé nos espadrilles! Une centaine de membres de notre communauté ont accompagné le Dr Fuster pour une marche ou une course de cinq kilomètres sur le campus de la montagne, rappelant l’importance de l’activité physique et de la prévention. 

Cet élan se poursuivra en septembre avec les Championnats du monde Route UCI, dont l’Université de Montréal est partenaire. Du 20 au 27 septembre, les meilleurs cyclistes de la planète seront de passage à Montréal, et plusieurs épreuves emprunteront les routes de notre campus de la montagne. À cette occasion, nous mettrons en lumière les recherches de notre Faculté sur la performance et les sciences du sport, tandis que nos départements et écoles prendront part aux activités organisées en marge de l’événement. 

Voilà autant d’occasions de nous retrouver et de commencer l’année du bon pied! 

 

Patrick Cossette, doyen

Une rentrée (hyper)active à la Faculté!

Pour souligner le lancement de sa 12e saison, l’équipe de la série documentaire De garde 24/7 a présenté le deuxième épisode en primeur devant des étudiantes et étudiants de la Faculté.

Intitulé Apprendre, l’épisode met en scène des résidentes, résidents et médecins de la Faculté et explore la richesse des apprentissages qui naissent des échanges entre soignantes et soignants, personnes en formation et patients. Car si la médecine s’apprend d’abord dans les livres, elle se nourrit aussi du contact des autres, de l’écoute et du partage des expériences.

«L’épisode met des images sur notre travail, parfois difficile à décrire dans toutes ses subtilités médicales et émotionnelles. J’ai commencé à suivre l’émission bien avant mes études en médecine et je suis reconnaissante d’avoir eu accès à un contenu aussi humain sur le réseau de la santé dans lequel j’allais, sans le savoir, être appelée à travailler plus tard», témoigne la Dre Vanessa Bisson-Gervais, résidente au moment du tournage, aujourd’hui médecin d’urgence et chargée d’enseignement de clinique à la Faculté.

La projection, qui s’est tenue le 15 septembre au pavillon du centre-ville, à Montréal et en simultané dans les campus de la Mauricie et des Laurentides, a été suivie d’une période de questions avec des médecins à l’écran et la réalisatrice Myriam Berthelet. Une occasion pour la relève de découvrir les coulisses de la pratique médicale et d’échanger avec celles et ceux qui la façonnent.

Voici des extraits de la table ronde

À voir sur Télé-Québec le 17 septembre!

De garde 24/7 : apprendre, ensemble

Longtemps banalisée, la douleur de l’accouchement reste encore trop souvent mal soulagée. L’anesthésiologiste Anne Lavoie plaide pour une meilleure prise en charge, du travail à la césarienne. 

Accoucher, ça fait mal. Et si notre tolérance à cette souffrance était devenue trop élevée? Dans tout autre contexte chirurgical – une appendicectomie, par exemple –, jamais on n’accepterait qu’un patient souffre pendant l’opération. 

Pour la Dre Anne Lavoie, professeure adjointe de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de la Faculté de médecine et responsable de l’anesthésiologie obstétricale à Santé Québec ‒ CHUM, la banalisation de la douleur des femmes continue d’influencer les soins. Et ses conséquences peuvent se faire sentir jusque dans la salle d’opération : jusqu’à une femme sur trois qui subit une césarienne en travail peut éprouver de la douleur pendant l’intervention. 

Dans cette vidéo, la Dre Lavoie revient sur les raisons historiques et culturelles qui ont contribué à normaliser la douleur obstétricale et explique comment la médecine peut faire mieux aujourd’hui, avec cette conviction : «Soulager la douleur, ce n’est pas un luxe! Une société en santé, c’est une société qui prend soin de ses femmes.»  

 

*Le 15 octobre 2026, la Dre Anne Lavoie donnera aux résidentes et résidents en anesthésiologie deux séances consacrées à la douleur de l’accouchement et à l’analgésie inadéquate en obstétrique. 

Douleur obstétricale : un angle mort de la médecine moderne

La Faculté de médecine annonce la nomination de trois nouvelles dirigeantes : la Dre Margaret Henri au Bureau de la responsabilité sociale, la Dre Marie-Pierre Codsi au Bureau du patient partenaire et Myriam Grefford au Bureau d’aide Point de repère. 

Ces trois nominations au sein du vice-décanat aux affaires pédagogiques et aux partenariats, qui prennent effet le 1er septembre 2026, s’inscrivent dans des missions essentielles à la formation, au mieux-être et à l’engagement de la communauté facultaire. 

 

Dre Margaret Henri : direction du Bureau de la responsabilité sociale 

La Dre Margaret Henri, professeure agrégée de clinique au Département de chirurgie, prend la direction du Bureau de la responsabilité sociale. Elle y poursuivra le développement des initiatives qui font progresser la responsabilité sociale au sein de la Faculté. 

Chirurgienne générale à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, elle conjugue depuis plus de vingt ans pratique clinique, enseignement et engagement institutionnel. Directrice du programme des études médicales de premier cycle de 2019 à 2025, elle a joué un rôle central dans son renouveau, notamment en contribuant à la création du cours obligatoire «Identité professionnelle du médecin», qui comprend un parcours en leadership et un stage de service communautaire.  

Ambassadrice en équité, diversité et inclusion depuis 2021, elle a contribué à l’adoption de deux politiques facultaires majeures, dont celle de lutte à la discrimination. Membre du Bureau de la responsabilité sociale depuis 2021, elle en est devenue coordonnatrice adjointe au directeur en novembre 2025. Elle participe notamment à la cartographie des initiatives de responsabilité sociale dans le continuum de formation médicale. L’expertise, la connaissance de la Faculté et le leadership de la Dre Henri seront de précieux atouts pour poursuivre le développement du Bureau.  

La direction de la Faculté remercie chaleureusement le Dr Ahmed Maherzi, à qui elle succède, pour sa contribution remarquable qui a permis de faire progresser la responsabilité sociale et de jeter des bases solides pour l’avenir. Le Dr Maherzi poursuivra son engagement au sein de la Faculté en tant que conseiller spécial du doyen, volet affaires internationales, où la Faculté pourra compter sur son expertise, notamment dans ses relations avec ses partenaires en Afrique et en Europe.  

 

Dre Marie-Pierre Codsi : codirection du Bureau du patient partenaire 

La Dre Marie-Pierre Codsi, professeure adjointe de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, est nommée codirectrice du Bureau du patient partenaire. Elle exercera ses nouvelles fonctions aux côtés d’Annie Descoteaux, patiente partenaire et également codirectrice du Bureau. 

Médecin de famille au GMF-U Notre-Dame depuis 2017, la Dre Codsi est titulaire d’une maîtrise de recherche en pédagogie des sciences de la santé. Elle consacre une part importante de ses activités à l’enseignement, à la recherche et au développement du partenariat avec les patients. 

De 2017 à 2024, elle a été responsable du développement académique du Bureau du patient partenaire. Elle y a notamment favorisé l’intégration des savoirs expérientiels des patients dans la formation médicale. Elle a aussi participé à la création d’un stage interdisciplinaire réflexif sur la relation de soin et à des activités pédagogiques réunissant patients et étudiants. Depuis 2024, elle copréside la Formation interfacultaire PARTENAIRES, qui rejoint plus de 5200 étudiantes et étudiants chaque année. Ses travaux de recherche portent notamment sur la transformation des relations de soin et de l’identité professionnelle par le partenariat avec les patients. 

L’expertise en matière de partenariat de la Dre Codsi, sa fine connaissance des programmes de formation, son engagement et son leadership contribueront assurément à poursuivre l’excellent travail accompli par le Bureau à ce jour. Elle succède à la Dre Nathalie Caire Fon qui, en plus de ses fonctions de vice-doyenne aux affaires pédagogiques et aux partenariats, assumait la codirection par intérim du Bureau depuis l’an dernier. 

 

Myriam Grefford : direction du Bureau d’aide Point de repère 

Myriam Grefford est nommée directrice du Bureau d’aide Point de repère, dont la mission est de soutenir les personnes étudiantes de la Faculté de médecine dans leur parcours universitaire, leur réussite et leur mieux-être. 

Conseillère d’orientation de formation, elle cumule près de quinze années d’expérience à l’Université de Montréal dans le soutien à la réussite étudiante et la gestion de services. À la Faculté de pharmacie, où elle a œuvré pendant six ans, elle a créé et coordonné le Bureau d’aide aux étudiantes et étudiants, où elle a participé au développement de services de soutien psychosocial et de bien-être. 

Depuis janvier 2023, elle a occupé un poste de direction au Service d’appui à la formation interdisciplinaire et à la réussite étudiante (SAFIRE) de la Faculté des arts et des sciences. Elle y a dirigé une équipe multidisciplinaire et a piloté une transformation de l’offre de services et des espaces destinés aux personnes étudiantes. Titulaire d’une maîtrise en éducation, profil carriérologie, elle a également complété un microprogramme de deuxième cycle en psychopédagogie du bien-être en contexte éducatif.  

Son expérience en accompagnement étudiant et en gestion sera précieuse pour poursuivre le développement du Bureau. La direction de la Faculté remercie chaleureusement Marc Rouleau, directeur sortant, pour son engagement et sa contribution au soutien de notre communauté étudiante au cours des dernières années.  

«Je suis très fier de voir trois personnes au parcours riche et inspirant comme Margaret Henri, Marie-Pierre Codsi et Myriam Grefford accepter de nouvelles fonctions clés à la Faculté. Je suis également très heureux que la Faculté puisse continuer à bénéficier de l’expertise d’Ahmed Maherzi. Je les remercie de leur engagement et je suis convaincu que toutes et tous laisseront une empreinte unique dans leurs nouvelles fonctions», conclut le doyen de la Faculté, le Dr Patrick Cossette. 

Responsabilité sociale, partenariat patient et soutien étudiant : trois nominations