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Le laboratoire du professeur Louis-Éric Trudeau reçoit 1,7 M$ de la Fondation Krembil pour mieux comprendre les neurones dopaminergiques et leur altération dans la maladie de Parkinson.

Le laboratoire de Louis-Éric Trudeau devient le premier au Québec à bénéficier d’un don majeur de la Fondation Krembil. Cet appui de 1,7 M$ permettra au professeur titulaire au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur de l’Institut Courtois d’innovation biomédicale de mieux comprendre le fonctionnement des neurones qui produisent la dopamine et comment ils sont perturbés dans la maladie de Parkinson.

La dopamine en ligne de mire

La Fondation Krembil, engagée dans la recherche sur la neurodégénérescence et les maladies auto-immunes et arthritiques, a investi plus de 170 M$ en santé au cours des 20 dernières années, principalement au Canada.
«Les travaux de Louis-Éric Trudeau se distinguent par leur rigueur et leur potentiel de faire émerger de nouvelles pistes de recherche, souligne Kate Williams, directrice scientifique de la Fondation. C’est pourquoi nous appuyons ses recherches, qui pourraient transformer la compréhension de la maladie et ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.»

 

Un don majeur pour faire avancer la recherche sur la maladie de Parkinson

La Faculté annonce la nomination de Raynald Bergeron à titre de directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique, à compter du 1er juin 2026.

Raynald Bergeron | Photo : UdeMNouvelles

Détenteur d’un Ph. D. en sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal, M. Bergeron est professeur à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique (EKSAP) depuis 2006 et membre de son comité de direction depuis 2023. En parallèle, il est chercheur affilié au Centre de recherche du CHUM depuis 2009.

Sa riche expérience et ses nombreux accomplissements en enseignement, en recherche, en engagement communautaire et en développement philanthropique font de lui un candidat tout désigné pour assumer cette fonction. Nul doute que, sous son leadership, les activités académiques, de recherche et de formation de l’EKSAP continueront de faire référence.

La direction de la Faculté de médecine tient à exprimer sa vive reconnaissance à Julie Lavoie, directrice sortante, pour son engagement soutenu et sa contribution significative au développement de l’EKSAP. Directrice depuis 2018, elle a joué un rôle déterminant dans son évolution et son positionnement au sein de la Faculté et de l’Université.

Raynald Bergeron nommé directeur de l’EKSAP

Reconnu par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le programme de greffe de cellules souches hématopoïétiques et thérapie cellulaire de l’UdeM forme une relève spécialisée.

 

Yasmina Serroukh: «Une immersion totale qui a fait de moi une greffeuse»

D’origine belge, la Dre Yasmina Serroukh a effectué un stage de perfectionnement en greffe de cellules souches hématopoïétiques et thérapie cellulaire à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR). Une expérience déterminante qui a orienté sa carrière.

«Je n’avais pas prévu venir à Montréal. Tout a commencé en 2014, avec le concours Ma thèse en 180 secondes. Finaliste belge, j’ai été invitée dans la métropole pour la finale internationale. L’Université de Montréal, hôte du concours, nous offrait alors la possibilité de rencontrer des experts dans notre domaine. Comme le mien était l’hématologie et l’immunologie, on m’a mise en contact avec Denis-Claude Roy et Jean-Sébastien Delisle, hématologues à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

«Cette rencontre informelle a été déterminante. Une idée a commencé à germer: et si je revenais faire un stage de perfectionnement ici?

 

Omar Eduardo Fernandez Vargas: «Ici, on fait des choses qui se font rarement ailleurs»

Hématologue originaire du Mexique, le Dr Omar Eduardo Fernandez Vargas fait un stage de perfectionnement en greffe de cellules souches hématopoïétiques et thérapie cellulaire à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), où il acquiert une expertise clinique et en recherche.

«Quand je cherchais où me former en greffe de cellules souches et thérapie cellulaire, notamment avec les cellules CAR-T, j’ai regardé un peu partout dans le monde: en France, en Espagne, au Canada. Et très vite, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont s’est imposé.

«Ici, on pratique tous les types de greffes, y compris la greffe de sang de cordon chez l’adulte. À ma connaissance, cette pratique est limitée à l’échelle internationale et inexistante au Mexique. Pour moi, c’était une occasion unique d’apprentissage.

 

Greffe et thérapie cellulaire: paroles de moniteurs cliniques

Grâce à la greffe de cellules souches, des patients retrouvent un système immunitaire… et une seconde vie. Le ministre fédéral Dominic LeBlanc et Mai Duong, fondatrice de Swab The World*, témoignent.

 

Dominic LeBlanc: «L’équipe de greffe m’a accompagné dans la période la plus difficile de ma vie»

Dominic LeBlanc est en grande forme. De passage à Montréal, le ministre fédéral a tenu à nous rencontrer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pour témoigner de son parcours et saluer l’équipe qui l’a soigné.

«Je me considère comme extrêmement chanceux. Quand je repense à ce que j’ai traversé, je sais que l’issue aurait pu être complètement différente.

«En avril 2019, on m’a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien, un type de cancer du sang très rare. Deux ans auparavant, j’avais surmonté une leucémie lymphoïde chronique. À l’Hôpital régional Dr-Georges-L.-Dumont, principal centre hospitalier francophone du Nouveau-Brunswick, les médecins ont dû adapter les traitements au fur et à mesure. Heureusement, la chimiothérapie a fonctionné. C’était la condition pour envisager la greffe.

«Mon hémato-oncologue de Moncton m’a dirigé vers l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dans l’est de Montréal, où pratiquait la Dre Sylvie Lachance, une sommité en greffe au Québec. Elle a accepté de me prendre en charge. Je suis arrivé à la fin août.

 

Mai Duong: «Après un cancer, on perd une certaine innocence»

Douze ans après une leucémie et une greffe, Mai Duong peut se considérer comme guérie. Elle œuvre désormais à diversifier les registres de donneurs de cellules souches.

«Aujourd’hui, je parle d’une vie extraordinaire. Mais je n’aurais jamais utilisé ce mot à l’époque. Quand j’ai reçu mon diagnostic de leucémie myéloïde aigüe, j’étais enceinte de mon deuxième enfant. Mon monde s’est écroulé. J’ai dû mettre un terme à ma grossesse et commencer un traitement de chimiothérapie intensif.

«Dix mois plus tard, j’ai fait une rechute. Il me fallait une greffe de cellules souches à tout prix. Mais en raison de mes origines vietnamiennes, mes chances de trouver un donneur compatible étaient très faibles: les registres manquent cruellement de donneurs non blancs. Le temps était compté. C’est un sentiment d’impuissance total. On réalise que quelque chose d’aussi fondamental que la vie peut dépendre d’un inconnu.
 

Allogreffe: paroles de patients

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a acquis une expertise de pointe pour soigner les cancers du sang. Et bientôt, la thérapie cellulaire permettra de traiter toute une panoplie de maladies auto-immunes.

«Faire une allogreffe, c’est comme planter une graine qui donnerait un arbre entier, avec son tronc, ses branches, ses feuilles, ses fleurs et ses fruits.» C’est avec une image arboricole que l’hématologue Imran Ahmad entreprend de nous expliquer les rudiments de l’allogreffe de cellules souches.

L’intervention n’a pourtant rien de champêtre: elle s’effectue dans les salles hautement spécialisées de l’Institut universitaire d’hématologie-oncologie et de thérapie cellulaire, attenant à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), où il nous reçoit.

«On prélève des cellules souches chez un donneur sain par aphérèse – une technique qui centrifuge le sang afin d’en extraire les cellules souches –, puis on les administre au receveur par un cathéter, comme dans le cas d’une transfusion. Elles migrent ensuite vers la moelle osseuse et reconstruisent progressivement un nouveau système sanguin et immunitaire», résume le professeur agrégé de clinique du Département de médecine de l’Université de Montréal et directeur médical du programme et de l’unité de recherche clinique de greffe et thérapie cellulaire à l’HMR.

La procédure, simple en apparence, permet de traiter des maladies infiniment complexes: cancers du sang et du système lymphatique (leucémies, lymphomes), syndromes myélodysplasiques, néoplasies myéloprolifératives et certaines maladies génétiques ou immunitaires, comme l’anémie falciforme. «Même si elles sont immatures, les cellules souches ont la capacité de se régénérer et de produire toutes les cellules du sang ‒ globules rouges, plaquettes, globules blancs. En somme, on efface un système immunitaire malade pour en rebâtir un nouveau», précise le Dr Ahmad.

 

Allogreffe de cellules souches: sauver une vie en remplaçant un système immunitaire

Dans des environnements en constante mutation, la prise de décision requiert un raisonnement nuancé. Le microprogramme en éthique clinique forme des professionnels capables d’intervenir avec acuité.

L’Université de Montréal offre un microprogramme en éthique clinique. Le Dr Antoine Payot, professeur au Département de pédiatrie et responsable du programme, et la Dre Nathalie Gaucher, professeure agrégée de clinique au même département et membre du Bureau de l’éthique clinique de la Faculté de médecine de l’UdeM, nous présentent cette formation de deuxième cycle unique dans la Francophonie qui s’adresse à des profils variés ‒ en santé, sciences humaines, droit, administration de la santé ‒, à l’image des milieux de soins.

 

Microprogramme en éthique clinique: naviguer dans la complexité des soins