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Pour souligner le lancement de sa 12e saison, l’équipe de la série documentaire De garde 24/7 a présenté le deuxième épisode en primeur devant des étudiantes et étudiants de la Faculté.
Intitulé Apprendre, l’épisode met en scène des résidentes, résidents et médecins de la Faculté et explore la richesse des apprentissages qui naissent des échanges entre soignantes et soignants, personnes en formation et patients. Car si la médecine s’apprend d’abord dans les livres, elle se nourrit aussi du contact des autres, de l’écoute et du partage des expériences.
«L’épisode met des images sur notre travail, parfois difficile à décrire dans toutes ses subtilités médicales et émotionnelles. J’ai commencé à suivre l’émission bien avant mes études en médecine et je suis reconnaissante d’avoir eu accès à un contenu aussi humain sur le réseau de la santé dans lequel j’allais, sans le savoir, être appelée à travailler plus tard», témoigne la Dre Vanessa Bisson-Gervais, résidente au moment du tournage, aujourd’hui médecin d’urgence et chargée d’enseignement de clinique à la Faculté.
La projection, qui s’est tenue le 15 septembre au pavillon du centre-ville, à Montréal et en simultané dans les campus de la Mauricie et des Laurentides, a été suivie d’une période de questions avec des médecins à l’écran et la réalisatrice Myriam Berthelet. Une occasion pour la relève de découvrir les coulisses de la pratique médicale et d’échanger avec celles et ceux qui la façonnent.
Voici des extraits de la table ronde






À voir sur Télé-Québec le 17 septembre!
De garde 24/7 : apprendre, ensemble
Longtemps banalisée, la douleur de l’accouchement reste encore trop souvent mal soulagée. L’anesthésiologiste Anne Lavoie plaide pour une meilleure prise en charge, du travail à la césarienne.
Accoucher, ça fait mal. Et si notre tolérance à cette souffrance était devenue trop élevée? Dans tout autre contexte chirurgical – une appendicectomie, par exemple –, jamais on n’accepterait qu’un patient souffre pendant l’opération.
Pour la Dre Anne Lavoie, professeure adjointe de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de la Faculté de médecine et responsable de l’anesthésiologie obstétricale à Santé Québec ‒ CHUM, la banalisation de la douleur des femmes continue d’influencer les soins. Et ses conséquences peuvent se faire sentir jusque dans la salle d’opération : jusqu’à une femme sur trois qui subit une césarienne en travail peut éprouver de la douleur pendant l’intervention.
Dans cette vidéo, la Dre Lavoie revient sur les raisons historiques et culturelles qui ont contribué à normaliser la douleur obstétricale et explique comment la médecine peut faire mieux aujourd’hui, avec cette conviction : «Soulager la douleur, ce n’est pas un luxe! Une société en santé, c’est une société qui prend soin de ses femmes.»
*Le 15 octobre 2026, la Dre Anne Lavoie donnera aux résidentes et résidents en anesthésiologie deux séances consacrées à la douleur de l’accouchement et à l’analgésie inadéquate en obstétrique.
Douleur obstétricale : un angle mort de la médecine moderne
La Faculté de médecine annonce la nomination de trois nouvelles dirigeantes : la Dre Margaret Henri au Bureau de la responsabilité sociale, la Dre Marie-Pierre Codsi au Bureau du patient partenaire et Myriam Grefford au Bureau d’aide Point de repère.
Ces trois nominations au sein du vice-décanat aux affaires pédagogiques et aux partenariats, qui prennent effet le 1er septembre 2026, s’inscrivent dans des missions essentielles à la formation, au mieux-être et à l’engagement de la communauté facultaire.
Dre Margaret Henri : direction du Bureau de la responsabilité sociale
La Dre Margaret Henri, professeure agrégée de clinique au Département de chirurgie, prend la direction du Bureau de la responsabilité sociale. Elle y poursuivra le développement des initiatives qui font progresser la responsabilité sociale au sein de la Faculté.
Chirurgienne générale à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, elle conjugue depuis plus de vingt ans pratique clinique, enseignement et engagement institutionnel. Directrice du programme des études médicales de premier cycle de 2019 à 2025, elle a joué un rôle central dans son renouveau, notamment en contribuant à la création du cours obligatoire «Identité professionnelle du médecin», qui comprend un parcours en leadership et un stage de service communautaire.
Ambassadrice en équité, diversité et inclusion depuis 2021, elle a contribué à l’adoption de deux politiques facultaires majeures, dont celle de lutte à la discrimination. Membre du Bureau de la responsabilité sociale depuis 2021, elle en est devenue coordonnatrice adjointe au directeur en novembre 2025. Elle participe notamment à la cartographie des initiatives de responsabilité sociale dans le continuum de formation médicale. L’expertise, la connaissance de la Faculté et le leadership de la Dre Henri seront de précieux atouts pour poursuivre le développement du Bureau.
La direction de la Faculté remercie chaleureusement le Dr Ahmed Maherzi, à qui elle succède, pour sa contribution remarquable qui a permis de faire progresser la responsabilité sociale et de jeter des bases solides pour l’avenir. Le Dr Maherzi poursuivra son engagement au sein de la Faculté en tant que conseiller spécial du doyen, volet affaires internationales, où la Faculté pourra compter sur son expertise, notamment dans ses relations avec ses partenaires en Afrique et en Europe.
Dre Marie-Pierre Codsi : codirection du Bureau du patient partenaire
La Dre Marie-Pierre Codsi, professeure adjointe de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, est nommée codirectrice du Bureau du patient partenaire. Elle exercera ses nouvelles fonctions aux côtés d’Annie Descoteaux, patiente partenaire et également codirectrice du Bureau.
Médecin de famille au GMF-U Notre-Dame depuis 2017, la Dre Codsi est titulaire d’une maîtrise de recherche en pédagogie des sciences de la santé. Elle consacre une part importante de ses activités à l’enseignement, à la recherche et au développement du partenariat avec les patients.
De 2017 à 2024, elle a été responsable du développement académique du Bureau du patient partenaire. Elle y a notamment favorisé l’intégration des savoirs expérientiels des patients dans la formation médicale. Elle a aussi participé à la création d’un stage interdisciplinaire réflexif sur la relation de soin et à des activités pédagogiques réunissant patients et étudiants. Depuis 2024, elle copréside la Formation interfacultaire PARTENAIRES, qui rejoint plus de 5200 étudiantes et étudiants chaque année. Ses travaux de recherche portent notamment sur la transformation des relations de soin et de l’identité professionnelle par le partenariat avec les patients.
L’expertise en matière de partenariat de la Dre Codsi, sa fine connaissance des programmes de formation, son engagement et son leadership contribueront assurément à poursuivre l’excellent travail accompli par le Bureau à ce jour. Elle succède à la Dre Nathalie Caire Fon qui, en plus de ses fonctions de vice-doyenne aux affaires pédagogiques et aux partenariats, assumait la codirection par intérim du Bureau depuis l’an dernier.
Myriam Grefford : direction du Bureau d’aide Point de repère
Myriam Grefford est nommée directrice du Bureau d’aide Point de repère, dont la mission est de soutenir les personnes étudiantes de la Faculté de médecine dans leur parcours universitaire, leur réussite et leur mieux-être.
Conseillère d’orientation de formation, elle cumule près de quinze années d’expérience à l’Université de Montréal dans le soutien à la réussite étudiante et la gestion de services. À la Faculté de pharmacie, où elle a œuvré pendant six ans, elle a créé et coordonné le Bureau d’aide aux étudiantes et étudiants, où elle a participé au développement de services de soutien psychosocial et de bien-être.
Depuis janvier 2023, elle a occupé un poste de direction au Service d’appui à la formation interdisciplinaire et à la réussite étudiante (SAFIRE) de la Faculté des arts et des sciences. Elle y a dirigé une équipe multidisciplinaire et a piloté une transformation de l’offre de services et des espaces destinés aux personnes étudiantes. Titulaire d’une maîtrise en éducation, profil carriérologie, elle a également complété un microprogramme de deuxième cycle en psychopédagogie du bien-être en contexte éducatif.
Son expérience en accompagnement étudiant et en gestion sera précieuse pour poursuivre le développement du Bureau. La direction de la Faculté remercie chaleureusement Marc Rouleau, directeur sortant, pour son engagement et sa contribution au soutien de notre communauté étudiante au cours des dernières années.
«Je suis très fier de voir trois personnes au parcours riche et inspirant comme Margaret Henri, Marie-Pierre Codsi et Myriam Grefford accepter de nouvelles fonctions clés à la Faculté. Je suis également très heureux que la Faculté puisse continuer à bénéficier de l’expertise d’Ahmed Maherzi. Je les remercie de leur engagement et je suis convaincu que toutes et tous laisseront une empreinte unique dans leurs nouvelles fonctions», conclut le doyen de la Faculté, le Dr Patrick Cossette.
Responsabilité sociale, partenariat patient et soutien étudiant : trois nominations
Le professeur honoraire Réjean Couture reçoit une prestigieuse distinction internationale pour ses contributions à l’étude du système kallikréine-kinine et des récepteurs de la bradykinine.
Réjean Couture, professeur honoraire au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, s’est vu décerner la E.K. Frey – E. Werle Commemorative Gold Medal, à l’occasion du Bradykinin Symposium 2026, tenu les 3 et 4 septembre à Berlin.
Remise par la E.K. Frey – E. Werle Foundation, une fondation scientifique allemande établie à Munich, cette distinction récompense des scientifiques qui ont contribué de façon exceptionnelle à mieux comprendre le système kallikréine-kinine, notamment son rôle dans la régulation de l’inflammation, de la douleur et de la pression artérielle.
Le récepteur B1 comme fil conducteur
Dès ses études doctorales, réalisées sous la direction du pharmacologue Domenico Regoli, pionnier de la recherche sur les kinines, Réjean Couture s’intéresse au système kallikréine-kinine. Le récepteur B1 de la bradykinine devient l’un des principaux fils conducteurs de sa carrière.
Ses travaux ont mis en lumière le rôle des récepteurs B1 et B2 dans de nombreux processus physiologiques et pathologiques, notamment le diabète, l’obésité, l’hypertension, la douleur neuropathique et les rétinopathies. Ils ont aussi ouvert la voie à l’exploration de nouvelles pistes thérapeutiques ciblant ces récepteurs dans différentes maladies associées à l’inflammation.
Faire rayonner la recherche sur les kinines
Au-delà de ses découvertes, Réjean Couture a contribué au rayonnement international de ce domaine en participant à l’organisation de nombreux congrès et à la formation de plusieurs générations de scientifiques.
Plus récemment, il a dirigé l’ouvrage Bradykinin: From Vasodilation to Neuroinflammation, publié à l’occasion du 75e anniversaire de la découverte de la bradykinine et consacré au rôle de ce peptide dans la santé et la maladie.
Réjean Couture reçoit la E.K. Frey ‒ E. Werle Commemorative Gold Medal
Une équipe de recherche approfondit les liens entre l’altitude, la fatigue et la cognition tout en mettant au point des outils utilisables dans les conditions réelles d’entraînement.
En ski de bosses, quelques fractions de seconde peuvent changer l’issue d’une descente. Une mauvaise lecture du parcours, une attention défaillante ou une décision prise un peu trop tard peuvent transformer un bel enchaînement en erreur, voire en catastrophe.
C’est notamment ce qui préoccupait les entraîneurs de Ski Acro Québec, l’organisation provinciale chargée des programmes de ski acrobatique du Québec. Dans leurs camps d’entraînement en altitude, notamment à Tignes, dans les Alpes françaises, ils constataient une fatigue importante chez leurs athlètes âgés de 16 à 21 ans.
Pour mieux comprendre ce phénomène, ils ont fait appel à Giorgio Varesco, chercheur postdoctoral au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Université de Montréal aux côtés de Guido Simonelli, professeur au Département de médecine de l’UdeM.
En collaboration avec ses collègues de l’Institut national du sport du Québec – François Bieuzen et Nicolas Bourrel –, le chercheur s’est penché sur le trio sommeil, fatigue et performance. Le projet, amorcé en 2025, vise entre autres choses à élaborer des façons simples de mesurer la fatigue cognitive directement en montagne.
Sport en montagne: quand l’altitude fatigue aussi le cerveau
Une seule nuit de sommeil prolongé suffit à réduire la fatigue et à améliorer la performance cognitive de jeunes hockeyeurs, selon une étude de l’UdeM menée auprès des joueurs des Remparts de Québec.
Et si la clé pour récupérer d’un entraînement perçu comme difficile tenait en une seule nuit de sommeil un peu plus longue que d’habitude?
C’est ce que tend à démontrer une étude menée auprès des joueurs des Remparts de Québec par le professeur Guido Simonelli et son équipe de recherche au Département de médecine de l’Université de Montréal: un tel allongement suffit à réduire la fatigue ressentie et à améliorer les résultats obtenus dans l’exécution d’une tâche cognitive exigeante.
Une seule nuit de sommeil prolongé réduit la fatigue des hockeyeurs
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