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Serge Rossignol reçoit le prix Jacques-St-Pierre 2026 de l’APRUM pour une carrière marquée par des avancées majeures en réadaptation neurologique.
L’Association des professeures et professeurs retraités de l’Université de Montréal (APRUM) a décerné son prix Jacques-St-Pierre 2026 à Serge Rossignol, professeur émérite du Département de neurosciences de la Faculté de médecine. Cette distinction souligne une carrière exceptionnelle, une contribution remarquable à la recherche effectuée à l’Université de Montréal et un engagement soutenu envers l’Association.
Figure marquante des neurosciences au Canada, Serge Rossignol a consacré plus de quatre décennies à l’étude des mécanismes de la locomotion contrôlés par la moelle épinière. Ses travaux ont notamment permis de mieux comprendre comment des personnes ayant subi une lésion traumatique de la moelle épinière peuvent récupérer certaines fonctions motrices, ouvrant la voie à des avancées importantes en réadaptation neurologique.
Diplômé en médecine de l’UdeM en 1967, il s’est orienté vers la recherche fondamentale avant de poursuivre une formation postdoctorale à Göteborg, en Suède. De retour à l’Université de Montréal en 1975, il y a mené une carrière de 42 ans consacrée à la recherche et à la formation de la relève scientifique.
Serge Rossignol reçoit le prix Jacques-St-Pierre 2026 de l’APRUM
Le doctorant de l’UdeM Mehdi Benlarbi reçoit le prestigieux prix Uta von Schwedler pour ses travaux sur le VIH, qui ouvrent la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.
Candidat au doctorat dans le laboratoire d’Andrés Finzi, professeur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, Mehdi Benlarbi est le lauréat 2026 du prestigieux prix Uta von Schwedler. Créé en 2012 à la mémoire de cette virologue décédée en 2011, le prix est décerné chaque année à un étudiant ou une étudiante dont les travaux doctoraux en rétrovirologie se démarquent de ceux de ses pairs.
«Normalement, ce sont des études très fondamentales qui sont récompensées, le recevoir pour l’ensemble de mes travaux était donc une très belle surprise, commente Mehdi Benlarbi. J’aimerais d’ailleurs souligner le soutien de mon directeur de recherche, Andrés Finzi, qui m’a transmis cette fougue scientifique et sans qui je n’aurais jamais obtenu ce prix.»
Originaire de Gatineau, Mehdi Benlarbi a fait un baccalauréat en biochimie à l’Université d’Ottawa, puis une maîtrise en microbiologie et immunologie avec un passage accéléré au doctorat à l’Université de Montréal. Il entre dans le laboratoire d’Andrés Finzi en 2020 comme stagiaire afin de travailler sur le SRAS-CoV-2.
Mehdi Benlarbi remporte le prix Uta von Schwedler
Alcool, cannabis, autres drogues: les conducteurs ruraux gravement blessés sur la route ont davantage consommé de substances que les accidentés de la ville, selon une étude pancanadienne.
Chez les conducteurs impliqués dans des accidents graves en milieu rural, on note des taux plus élevés d’alcool au volant, de cannabis détectable et la consommation simultanée de plusieurs substances que chez les conducteurs urbains, selon une étude pancanadienne dont les résultats ont été publiés dans la revue Traffic Injury Prevention.
L’étude, dirigée par Floyd Besserer, de l’Université de la Colombie-Britannique, et une équipe dont faisait partie le Dr Raoul Daoust, professeur titulaire au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’UdeM, porte sur les données toxicologiques de 13 792 conducteurs légèrement ou gravement blessés soignés dans 17 services des urgences au pays de 2018 à 2024.
Parmi eux, 2078 (15,1 %) étaient des ruraux.
Les analyses toxicologiques ont été réalisées dans un laboratoire central, ce qui garantit l’uniformité des résultats d’un hôpital à l’autre.
Conduite avec facultés affaiblies: les conducteurs ruraux plus à risque
Une équipe de l’UdeM révèle que cet antidiabétique cible une sous-unité de l’enzyme responsable de la production de la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
Des scientifiques de l’Université de Montréal ont découvert comment fonctionne réellement la metformine, un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2 et susceptible de réduire le risque de cancer, voire d’aider les humains et d’autres mammifères à vivre plus longtemps.
Les travaux de l’équipe de recherche ont montré que la metformine cible directement l’ATP5I, une petite sous-unité de l’enzyme qui produit l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
L’étude, dont les résultats ont été publiés fin avril, révèle le rôle crucial joué par l’ATP5I et ouvre ainsi la voie à de nouvelles recherches scientifiques, selon l’équipe.
«Comme c’est souvent le cas en recherche, cette découverte soulève plus de questions qu’elle apporte de réponses, a déclaré Gerardo Ferbeyre, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et chercheur principal au Centre de recherche du CHUM. Nous avons ouvert la boîte de Pandore et nous allons avoir fort à faire pour découvrir où cela nous mène.»
Comprendre le mécanisme d’action de la metformine
Dès cet été, un nouveau programme orienté sur la médecine de famille en région sera offert aux personnes qui souhaitent entreprendre des études médicales à la Faculté de médecine de l’UdeM.
Alors que plusieurs régions du Québec font face à une pénurie de médecins de famille, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal est à mettre sur pied un nouveau programme axé sur la pratique de la médecine familiale en dehors des grands centres, en collaboration avec des groupes de médecine de famille universitaires (GMF-U) de son réseau. Les personnes intéressées et admissibles pourront poser leur candidature dès cet été à ce programme qui sera offert à la rentrée 2027.
Ce nouveau programme s’inspire de modèles récemment implantés dans les facultés de médecine des universités Queen’s et Dalhousie. L’Université de Montréal deviendra ainsi la première université québécoise, et la troisième au pays, à offrir un tel parcours. Ce programme se distingue par une exigence particulière: dès leur demande d’admission, les candidates et candidats devront s’engager à effectuer leur résidence en médecine familiale dans un GMF-U en région affilié à l’UdeM.
«Au Québec, attirer et retenir des médecins de famille sont des enjeux prioritaires, particulièrement dans certaines régions de notre réseau, comme les Hautes-Laurentides, la Haute-Mauricie et l’Abitibi-Témiscamingue. Ce programme incarne notre mission de responsabilité sociale en renforçant l’attractivité de la médecine familiale dans les zones éloignées du Québec. Ses retombées se feront sentir dès les prochaines années, puisqu’il sera offert à compter de la rentrée 2027», souligne le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette.
Un nouveau programme axé sur la médecine familiale en région sera offert à l’UdeM
Le Département de psychiatrie et d’addictologie bénéficie de deux nouveaux fonds philanthropiques destinés à soutenir la relève, l’innovation et la mise en œuvre de projets porteurs en santé mentale.
Deux nouveaux fonds philanthropiques ont été constitués au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal. Annoncés à l’assemblée générale du département, le 21 mai, ces fonds ont vu le jour grâce à la générosité de la Dre Hélène Boisjoly, professeure émérite et ancienne doyenne de la Faculté de médecine, du Dr Hugues Cormier, professeur honoraire, et du Dr Pierre Lalonde, professeur émérite.
Leur contribution permettra d’appuyer des initiatives qui favorisent l’avancement des connaissances, l’amélioration des soins et l’élaboration d’approches novatrices en phase avec les défis actuels en santé mentale.
«Les besoins en santé mentale sont en croissance, les trajectoires des patients sont de plus en plus complexes et les équipes font face à une pression importante. Dans ce contexte, la philanthropie joue un rôle clé pour explorer de nouvelles avenues et soutenir des projets porteurs au bénéfice des patients», a souligné le doyen de la Faculté de médecine, Patrick Cossette.
Deux nouveaux fonds philanthropiques pour soutenir l’innovation en psychiatrie
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