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Une étude internationale montre que la fatigue mentale altère les capacités d’endurance à vélo.
Après une journée passée à répondre à des courriels, à résoudre des conflits, à prendre des décisions et à lire des documents, une sortie à vélo peut sembler plus pénible. Pourtant, les jambes ne sont pas nécessairement plus faibles.
C’est précisément ce paradoxe qui intéresse Benjamin Pageaux, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM, et ses collègues de Nantes Université. Dans une étude publiée dans le Peer Community Journal, l’équipe a cherché à comprendre ce qui se passe lorsqu’une personne réalise un exercice d’endurance alors qu’elle est mentalement fatiguée.
Le résultat est révélateur: après une tâche cognitive exigeante, les participants ont pédalé moins longtemps et ont perçu l’exercice comme plus difficile, alors que l’activation de leurs muscles des jambes n’était pas différente.
Autrement dit, le cerveau peut contribuer à faire paraître l’effort plus ardu sans que les muscles soient moins capables de travailler.
Quand le cerveau est fatigué, l’endurance déraille
Le Pasteur Network et la Faculté de médecine de l’Université de Montréal annoncent l’adhésion de cette dernière à ce réseau international à titre de membre associé. Cette alliance ouvre la voie à de nouvelles collaborations à travers le monde en recherche et en formation, au bénéfice des communautés scientifiques des deux organisations.
Approuvée par l’Assemblée générale du Pasteur Network (PN) réunie le 26 juin 2026 à Bruxelles, cette adhésion, favorisera la mise en commun d’expertises complémentaires dans plusieurs domaines de recherche, des sciences fondamentales à la santé des populations.
Avec ses 15 départements et 3 écoles, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal forme plus de 2500 étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs et compte quelque 5000 membres du corps professoral, dont 2500 cliniciennes-enseignantes et cliniciens-enseignants.
La Faculté devient ainsi le deuxième membre – après l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) – du réseau en Amérique du Nord, contribuant à renforcer sa présence sur le continent.
Des expertises complémentaires pour relever les grands défis de santé
Plusieurs forces de recherche de la Faculté font écho aux priorités scientifiques du Pasteur Network et offrent des perspectives de collaboration :
- Comprendre les mécanismes fondamentaux du vivant : structure des virus, biologie des ARN, génomique microbienne et bactériophages, fonctionnement du cerveau et maladies neurodégénératives. Ces travaux font progresser les connaissances pour mieux prévenir, détecter et traiter les maladies.
- Se préparer aux pandémies : des travaux associant notamment bactériologie, microscopie et intelligence artificielle permettent d’analyser des phénotypes bactériens complexes et de repérer de nouveaux antimicrobiens. Des équipes en virologie et en immunologie jouent également un rôle clé dans la compréhension des maladies infectieuses et la réponse aux menaces sanitaires, comme l’a démontré leur contribution durant la pandémie de COVID-19.
- Santé mère-enfant : des équipes de recherche clinique de la Faculté pilotent un réseau canadien d’essais cliniques destiné aux femmes enceintes et aux enfants, qui s’appuie notamment sur des biobanques, des mécanismes de gouvernance des données et des dispositifs de surveillance.
- Intelligence artificielle et santé numérique : des travaux en santé de précision s’appuient sur des outils de prédiction, de diagnostic et d’aide à la décision clinique qui croisent des données hospitalières, des données omiques et des données d’imagerie.
- Une seule santé : cette approche interfacultaire vise à décloisonner les expertises pour mieux surveiller, prévenir et agir face aux grands enjeux de santé.
De nouvelles possibilités de maillage et de formation

L’adhésion au Pasteur Network permettra à la communauté de recherche de la Faculté et à sa relève scientifique de participer à des activités de formation, d’échange et de collaboration. Les chercheurs et chercheuses, les membres du personnel scientifique ainsi que les étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs seront notamment admissibles aux cours et formations du Pasteur Network, au programme SPARK de soutien aux scientifiques en début de carrière, aux groupes de travail scientifiques et à la plateforme collaborative PNLink. Ils pourront également profiter de nouvelles occasions de réseautage, de mobilité étudiante et de développement de projets avec les autres membres du PN.
En retour, l’adhésion permettra aux membres du Pasteur Network de bénéficier d’expertises, d’infrastructures et d’activités mises en place par la Faculté et son réseau de centres et instituts de recherche, notamment de plateformes de recherche innovantes, de programmes de soutien aux cliniciens-chercheurs et cliniciennes-chercheuses, d’écoles d’été ainsi que d’ateliers en bio-informatique, en multiomique, en intelligence artificielle et en immunologie, de même que sur des technologies innovantes.
La Réunion annuelle du Pasteur Network (PNAM 2026), qui se tiendra au début de novembre à Laval, au Canada, et sera accueillie par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), offrira une première occasion de concrétiser ce partenariat. Elle réunira les membres du PN et permettra à la Faculté de tisser de nouveaux liens et de faire émerger des projets communs.
La Faculté de médecine de l’UdeM devient la première faculté au monde à se joindre au Pasteur Network
Les mécanismes d’une forme rare et grave d’encéphalopathie génétique se précisent grâce aux travaux d’une équipe du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine.
Une équipe du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, un établissement de Santé Québec, vient de franchir une étape importante dans la compréhension d’une forme rare et grave d’encéphalopathie génétique associée à une mutation du gène DHDDS.
En concevant le premier modèle murin reproduisant fidèlement une des formes de la maladie humaine, le chercheur Alexey Pshezhetsky, professeur titulaire au Département de pédiatrie de l’Université de Montréal, et la Dre Elsa Rossignol, professeure titulaire au Département de neurosciences, mettent à la disposition de la communauté scientifique un outil sans précédent pour explorer les mécanismes biologiques de cette maladie neurodéveloppementale et accélérer la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques.
Un modèle inédit dévoile les mécanismes d’une rare encéphalopathie d’origine génétique
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès, le 20 septembre dernier à l’âge de 67 ans, de M. Marc Isler, professeur titulaire de clinique au Département de chirurgie de la Faculté de médecine.
M. Marc Isler a fait ses études médicales à l’Université de Montréal de 1981 à 1986. Il a ensuite complété sa résidence en chirurgie orthopédique au sein du réseau hospitalier universitaire de l’Université de Montréal (Programme d’orthopédie Édouard Samson). Il effectue une année supplémentaire au sein de l’Université de Montréal, à l’Hôpital Sainte Justine, pendant laquelle il est exposé à la chirurgie orthopédique pédiatrique. Il démontre alors une préoccupation particulière pour les problèmes oncologiques, et les malformations complexes, tel le Spina Bifida et les autres pathologies neuromusculaires. Dès lors, il s’implique en enseignement, entre autres comme représentant académique sur le comité directeur du programme.
Soucieux de faire plus et mieux encore, il poursuit une période de sur-spécialisation en oncologie musculosquelettique à la prestigieuse Université de Harvard, avec l’équipe renommée des docteurs Henry Mankin, Dempsey Springfield, et Mark Gebhardt. Cette exposition de haut volume lui a permis d’acquérir une expérience particulière dans les pathologies oncologiques adultes, mais en particulier, les maladies de l’âge pédiatrique. Il est ainsi devenu expert dans la reconstruction avec les allogreffes massives et a acquis une expérience particulière en maladies neuromusculaires tel que le Spina Bifida lors de sa dernière année de surspécialisation dans le domaine de l’orthopédie pédiatrique, au Childrens’ Hospital de Harvard.
Lors de son recrutement, en 1995, en tant que médecin orthopédiste spécialité en oncologie à l’Hôpital Sainte-Justine et son recrutement à titre de professeur adjoint de clinique à la Faculté de médecine, en 1996, il s’est impliqué dans la prise en charge multidisciplinaire en oncologie musculosquelettique, amenant des nouvelles technologies et pratiques médicales. Outre l’enseignement et la recherche dans ce domaine, il s’implique dans le fonctionnement du programme des maladies neuromusculaires, du programme des amputés (Hôpital Marie-Enfant) et dans le fonctionnement hospitalier.
En 1997, devant un besoin ressenti dans le milieu adulte, mais en continuant son implication en pédiatrie, il rejoint le Dr Robert Turcotte à l’Hôpital Maisonneuve Rosemont pour consolider l’équipe d’oncologie musculo-squelettique. C’est par suite du départ de Dr Turcotte qu’il engage Dr Sophie Mottard avec qui il consolidera l’équipe multidisciplinaire en sarcome. En collaboration avec les 4 autres orthopédistes oncologues au Québec, il participera à la création du Réseau Sarcome Québec en 2018 dont Maisonneuve-Rosemont deviendra tête de réseau.
À Maisonneuve-Rosemont, il siège au comité des dons d’organes et de tissus. Il s’implique également à l’Université de Montréal, au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et à l’Association canadienne d’orthopédie.
Sur le plan de la recherche, divers projets d’études scientifiques ont mené à des publications dans des revues avec comité de pairs depuis sa résidence. En collaboration avec le département d’hématologie il développera une expertise en hémophilie, plus spécifiquement, l’optimisation des patients hémophiles en chirurgie orthopédique. Il aura contribué à la formation de la majorité des orthopédistes actuellement en pratique au Québec via son expertise en orthopédie-oncologique. Au-delà de la pratique clinique, il a transmis à ses apprenants, son professionnalisme et l’importance de l’engagement dans son milieu de pratique.
Sophie Mottard s’exprime, au nom de tous ses collègues médecins, oncologues et orthopédistes, en ces termes :
Marc Isler était la sagesse sans la prétention; l’érudition sans l’obsession; le dévouement sans l’apitoiement; la force sans l’hostilité; l’intelligence sans l’arrogance; la rigueur scientifique sans la rigidité d’esprit; l’empathie sans le pathos, l’humour sans la grossièreté, le talent naturel sans le faire-semblant
On se souviendra de Marc Isler comme d’un homme calme et bienveillant, un médecin qui avait profondément à coeur le bien-être de chacun de ses patients et un chirurgien hors pair. Il aura eu un impact significatif sur la communauté orthopédique au Québec.
Josette Noël, Secrétaire de faculté et
Fred Saad, Directeur du Département de chirurgie
Faculté de médecine
Hommage posthume à Monsieur Marc Isler (1959- 2026)
Et si les maladies cardiovasculaires laissaient des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif?
Les maladies cardiovasculaires laisseraient-elles des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif? C’est l’une des questions qui occupe Claudine Gauthier, nouvelle professeure sous octroi titulaire au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et titulaire de la Chaire Michal et Renata Hornstein en imagerie cardiovasculaire.
Spécialiste de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), elle étudie comment le vieillissement et les maladies cardiovasculaires transforment la santé vasculaire et la santé métabolique du cerveau.
L’ambition est claire: repérer tôt les personnes dont le cerveau est plus vulnérable au vieillissement et déterminer comment agir avant que les dommages deviennent irréversibles.
Claudine Gauthier: ce que le cœur révèle sur la santé du cerveau
Je suis très heureux de vous retrouver en ce début d’année. À vous qui faites vos premiers pas parmi nous, bienvenue à la Faculté. Et à tous ceux et celles qui poursuivent leur parcours chez nous, une excellente rentrée!
Cet automne, pour la première fois, nous avons accueilli une cohorte d’étudiantes et d’étudiants en médecine dans les Laurentides. Avec l’ouverture de notre nouveau campus délocalisé, à Saint-Jérôme, nous poursuivons ainsi notre engagement à former la relève là où les besoins sont les plus pressants.
Il y a plus de 20 ans, l’Université de Montréal faisait figure de pionnière en misant sur la formation médicale délocalisée en Mauricie. Depuis, l’expérience nous a montré que le lieu où l’on apprend la médecine peut influencer celui où l’on choisira de pratiquer. En formant la relève sur place, nous souhaitons attirer et retenir davantage de médecins et de professionnelles et professionnels de la santé dans cette région qui fait face à une pénurie, et ainsi contribuer à améliorer l’accès aux soins.
Nous lancerons également, à l’automne 2027, notre nouveau parcours axé sur la médecine familiale en région. Les étudiantes et étudiants qui le choisiront pourront y effectuer l’ensemble de leur formation, de la formation préclinique à la résidence.
Par ailleurs, le mois d’août a été marqué par nos collations des grades, où nous avons célébré plus de 1 700 diplômées et diplômés. Nous avons également accueilli les Drs Valentín Fuster et Arnold Munnich, à qui l’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa. Leurs conférences, que vous pouvez écouter en rattrapage, ont été l’occasion de découvrir deux parcours scientifiques remarquables.
Et parce que la santé se vit autant qu’elle s’étudie, nous avons chaussé nos espadrilles! Une centaine de membres de notre communauté ont accompagné le Dr Fuster pour une marche ou une course de cinq kilomètres sur le campus de la montagne, rappelant l’importance de l’activité physique et de la prévention.
Cet élan se poursuivra en septembre avec les Championnats du monde Route UCI, dont l’Université de Montréal est partenaire. Du 20 au 27 septembre, les meilleurs cyclistes de la planète seront de passage à Montréal, et plusieurs épreuves emprunteront les routes de notre campus de la montagne. À cette occasion, nous mettrons en lumière les recherches de notre Faculté sur la performance et les sciences du sport, tandis que nos départements et écoles prendront part aux activités organisées en marge de l’événement.
Voilà autant d’occasions de nous retrouver et de commencer l’année du bon pied!
Patrick Cossette, doyen
Une rentrée (hyper)active à la Faculté!
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