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Plus souple et personnalisé, le nouveau programme de résidence de trois ans en médecine de famille de l’UdeM offrira une transition plus graduelle vers la pratique.
À compter de 2028, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal proposera dans deux milieux pilotes un parcours de résidence de trois ans. Il ne s’agit pas ici du simple ajout d’une année au cursus actuel: la formation a été revue dans son ensemble pour donner plus de latitude, favoriser l’autonomie et mieux préparer l’entrée dans la profession.
Le projet s’inscrit dans une réflexion amorcée au tournant des années 2020 par le Collège des médecins de famille du Canada, puis reprise au Québec par les quatre facultés de médecine. À l’UdeM, le programme est le fruit de travaux de coconstruction avec des médecins, des résidentes et résidents, des externes, des patients partenaires et des professionnels de la santé.
Le Dr Guillaume Voghel, responsable du comité des résidentes et résidents de troisième année en médecine familiale et professeur adjoint de clinique, et la Dre Tania Riendeau, conseillère en innovation et rayonnement et coconceptrice du programme, tous deux au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, expliquent pourquoi ce nouveau programme a été conçu et ce qu’il changera concrètement pour la relève.
Résidence en médecine de famille: une année supplémentaire pour mieux asseoir la pratique
Les Drs Emmett Rabot, Laurent Mottron et Elie Haddad reçoivent des Prix de recherche 2026 de la FMSQ pour leurs travaux sur l’autisme et une maladie génétique rare du système immunitaire.
Trois professeurs de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal reçoivent des Prix de recherche 2026 de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), remis à l’occasion de Numiah, l’évènement de développement professionnel continu de l’organisme. Cette distinction souligne l’excellence de travaux publiés dans une revue scientifique évaluée par les pairs et leur contribution au rayonnement de la recherche médicale québécoise.
Trois professeurs de la Faculté de médecine récompensés par la FMSQ
Le Dr Jean-François Tanguay est récompensé pour une carrière de plus de 30 ans consacrée aux soins, à la recherche, à la formation et au développement de la cardiologie d’intervention au Canada.
Le Dr Jean-François Tanguay, professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal et cardiologue à Santé Québec – Institut de cardiologie de Montréal (Santé Québec – ICM), reçoit le Prix d’excellence 2026 (Outstanding Achievement Award) de l’Association canadienne de cardiologie d’intervention (ACCI). Cette distinction récompense l’excellence en pratique clinique, en enseignement, en recherche ou en leadership dans le domaine de la cardiologie d’intervention.
Au cours des trois dernières décennies, le Dr Tanguay a contribué à faire évoluer la cardiologie d’intervention au Canada notamment par ses travaux sur la guérison vasculaire, la resténose et les endoprothèses coronariennes. Ses recherches ont contribué à la mise au point des premières endoprothèses pharmacologiques entièrement résorbables. Il a également réalisé à Santé Québec – ICM la première implantation coronarienne d’une endoprothèse biorésorbable en Amérique du Nord.
Jean-François Tanguay reçoit le Prix d’excellence 2026 de l’ACCI
Shady Rahayel et Sami Obaid obtiennent chacun 100 000$ de Brain Canada pour mener des travaux sur le cerveau et les maladies neurologiques.
Deux professeurs en début de carrière de la Faculté de médecine de l’UdeM figurent parmi les 26 scientifiques sélectionnés cette année par Brain Canada dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau. Shady Rahayel et Sami Obaid recevront chacun 100 000 $ pour mener des projets sur les maladies neurodégénératives et les connexions cérébrales.
Lancé en 2019, le programme soutient des projets exploratoires en recherche sur le cerveau et la santé mentale. Il est soutenu notamment par la Fondation Azrieli et Brain Canada, par l’entremise du Fonds canadien de recherche sur le cerveau.
Repérer les signes précoces de maladies neurodégénératives
Professeur sous octroi adjoint au Département de médecine de l’UdeM et chercheur à Santé Québec Nord-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, Shady Rahayel travaille sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé.
Cette affection, qui peut amener les personnes à bouger quand elles rêvent ou à reproduire des gestes associés à leurs rêves, est considérée comme l’un des signes précurseurs les plus importants de certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy.
Shady Rahayel étudiera plus particulièrement le rôle du fer dans le cerveau au cours de cette phase précoce des atteintes neurodégénératives. Son équipe utilisera une technique d’imagerie par résonance magnétique qui peut fournir des indices sur la présence de fer dans les tissus cérébraux.
Cartographier les fonctions de la matière blanche
Sami Obaid, professeur adjoint de clinique au Département de chirurgie et neurochirurgien à Santé Québec – CHUM, s’intéresse à la matière blanche du cerveau, formée en grande partie de faisceaux de fibres nerveuses qui relient différentes régions cérébrales.
Le chercheur utilisera la stéréoélectroencéphalographie, employée chez certaines personnes atteintes d’épilepsie résistante aux médicaments. Des électrodes implantées temporairement dans le cerveau permettent alors de localiser l’origine des crises, mais aussi de stimuler certaines voies de la matière blanche et d’en observer les effets.
En combinant ces données avec des techniques d’imagerie avancée, Sami Obaid souhaite créer un atlas fonctionnel détaillé de ces connexions. Cette cartographie pourrait notamment aider les neurochirurgiens à mieux repérer et préserver certaines voies essentielles lors d’interventions.
Deux professeurs de la Faculté parmi les futurs leaders de Brain Canada
L’étudiant en médecine Zakaria Youcef Bouguerra reçoit le prix S’investir pour l’avenir pour avoir contribué à faire une place au français en santé mondiale et en action humanitaire.
Étudiant de deuxième année au doctorat en médecine à l’Université de Montréal, Zakaria Youcef Bouguerra figure parmi les quatre lauréats des Prix de la langue française de Montréal 2026. Il reçoit le prix S’investir pour l’avenir, qui souligne son leadership dans la mise sur pied de la première section francophone des Amis de Médecins sans frontières Canada et sa contribution au rayonnement du français dans le domaine de l’action humanitaire.
Président des Amis de Médecins sans frontières de l’UdeM, Zakaria Youcef Bouguerra a notamment contribué à l’organisation du symposium «La médecine humanitaire autour du globe», tenu en mai dernier au campus MIL. L’évènement a réuni plus d’une centaine d’étudiantes et étudiants en médecine de l’UdeM, de l’Université McGill et de l’Université Laval qui ont exploré différentes réalités de la médecine humanitaire, comme la médecine d’urgence en zone de conflit, la chirurgie dans un contexte de ressources limitées et l’intervention lors d’un code orange (grand nombre de personnes sinistrées ou blessées).
Zakaria Youcef Bouguerra remporte un Prix de la langue française de Montréal
La doctorante en biologie moléculaire Emma Darbinian remporte un Prix de la meilleure thèse 2026 des Études supérieures et postdoctorales.
Les Études supérieures et postdoctorales (ESP) de l’Université de Montréal ont dévoilé les noms des lauréats 2026 de leurs prix de la meilleure thèse, remis notamment à Emma Darbinian.
Le Prix souligne l’excellence de travaux doctoraux réalisés à l’UdeM. Décerné depuis 20 ans, il est assorti d’une bourse de 2000 $.
«Derrière chaque thèse, il y a plusieurs années de travail, de réflexion et de persévérance. Ce prix souligne bien sûr l’excellence des travaux, mais aussi la contribution remarquable de jeunes chercheuses et chercheurs à l’avancement des connaissances», a déclaré Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.
Des pistes contre l’inflammation intestinale
Doctorante en biologie moléculaire, Emma Darbinian reçoit un prix dans le secteur des sciences de la santé pour sa thèse «Interactions hôte-microbiote à la barrière intestinale dans les déficits du complexe NADPH oxydase 2: identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans le contexte de l’inflammation intestinale».
Ses travaux portent sur la maladie granulomateuse chronique, une maladie héréditaire qui perturbe certaines fonctions du système immunitaire et qui peut entraîner des complications inflammatoires importantes.
Environ la moitié des personnes qui en sont atteintes développent notamment une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. La thèse d’Emma Darbinian cherche à mieux comprendre le rôle joué par le microbiote, la barrière intestinale et la réponse immunitaire dans ces complications.
Ses travaux montrent que les mécanismes en cause peuvent varier selon le profil génétique. Ils examinent aussi le potentiel du bêta-hydroxybutyrate, un corps cétonique, pour réduire l’inflammation. Dans les modèles étudiés, cette approche a atténué l’inflammation intestinale et modifié certaines réponses immunitaires, ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.
Pour connaître les autres récipiendaires
Emma Darbinian récompensée par les ESP pour sa thèse
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