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Grâce à un don majeur de 10 M$, la Faculté de médecine crée la Chaire BMO – L.-Jacques-Ménard de chirurgie thoracique, perfusion d’organes pour la transplantation et médecine régénératrice.
La Chaire BMO – L.-Jacques-Ménard de chirurgie thoracique, perfusion d’organes pour la transplantation et médecine régénératrice, la mieux dotée de l’histoire de l’Université de Montréal, contribuera à accélérer l’élaboration d’approches novatrices en vue d’améliorer la qualité des organes disponibles pour la greffe et les résultats pour les patients.
Rendue possible grâce à un don de 10 M$ de la Fondation pour la recherche en chirurgie thoracique de Montréal, avec l’appui de BMO Groupe financier, de la famille Ménard et de grands donateurs, la nouvelle chaire permettra de consolider à l’UdeM un pôle d’expertise de calibre international en perfusion d’organes, transplantation et médecine régénérative.
«Chaque fois qu’on crée une chaire de recherche, on ouvre un espace pour la découverte. On offre à nos meilleurs talents le temps et les ressources nécessaires pour repousser les limites du savoir et innover. Lorsqu’on touche au domaine de la santé, la recherche prend une autre dimension. On pense aux vies qu’on va sauver. On parle de familles à qui l’on redonne un père, une mère, un enfant. On fait naître un espoir concret là où régnait la maladie. Le potentiel de cette nouvelle chaire est énorme», a expliqué le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras.
Pour le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette, «cette chaire montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la philanthropie, la recherche et les soins avancent dans une même direction. Elle donnera à nos équipes les moyens d’accélérer l’innovation, de former la relève et, ultimement, d’améliorer la vie des patients».
Un don exceptionnel de 10 M$ fera avancer la transplantation et la médecine régénérative
Grâce à un don de Celltrion Healthcare Canada, un professorat de recherche consacré aux maladies inflammatoires de l’intestin sera créé à la Faculté de médecine.
Les maladies inflammatoires de l’intestin, qui comprennent notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, entraînent souvent des douleurs importantes, de la fatigue, des hospitalisations répétées ainsi que des répercussions majeures sur la qualité de vie des personnes atteintes.
Malgré les avancées thérapeutiques des dernières années, plusieurs mécanismes à l’origine de ces maladies demeurent mal compris. La recherche reste donc essentielle pour mieux comprendre leur développement, améliorer leur prise en charge et faire émerger de nouvelles options thérapeutiques.
C’est dans cette optique que la Faculté de médecine créera le Professorat de recherche Celltrion sur les maladies inflammatoires de l’intestin grâce à un don de cette entreprise biopharmaceutique spécialisée dans les médicaments biologiques et biosimilaires.
Financée sur cinq ans, cette initiative soutiendra des projets de recherche novateurs, la formation de la relève ainsi que le développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. Elle permettra entre autres d’appuyer les travaux en génomique, d’identifier des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques, et d’améliorer les soins offerts aux patients.
«À la Faculté de médecine, nous avons la volonté de faire une réelle différence dans la vie des patients. Et ça passe d’abord par la recherche. C’est grâce à elle que nous pouvons mieux comprendre les maladies, faire émerger de nouvelles solutions et améliorer les soins offerts à la population», souligne le doyen Patrick Cossette.
Un nouveau professorat pour la recherche sur les maladies inflammatoires de l’intestin
Cette distinction honorifique met en lumière des jeunes qui se démarquent par leur engagement dans la communauté et leur capacité à inspirer leur entourage.
Quatre membres de la communauté étudiante de l’Université de Montréal, dont deux de la Faculté de médecine, ont reçu la Médaille de la lieutenante-gouverneure pour la jeunesse, une distinction prestigieuse qui souligne l’engagement bénévole, la détermination et le dépassement de soi d’étudiantes et d’étudiants exerçant une influence positive sur leur milieu.
À travers leurs actions, ces étudiants incarnent pleinement les valeurs d’excellence, d’engagement et de responsabilité sociale qui guident l’Université de Montréal.
C’est au cours d’une cérémonie tenue le 18 avril à Laval que les médailles ont été remises par l’honorable Manon Jeannotte, lieutenante-gouverneure du Québec.
Voici les deux étudiants récipiendaires de la Faculté :
- Othmane Zekraoui, étudiant au doctorat de 1er cycle en médecine, se démarque par une approche à la fois profondément humaine et novatrice des soins. Il a notamment mis sur pied Cœurs en visite, un regroupement d’étudiantes et d’étudiants qui offrent chaque mois une présence réconfortante à des centaines de personnes hospitalisées et de résidents de CHSLD. Son parcours illustre une capacité remarquable à transformer des besoins concrets en projets durables et porteurs de retombées sociales.
- Nada Barakat, finissante au doctorat de 1er cycle en médecine, se distingue par un engagement soutenu auprès de populations vulnérables. Elle a fondé et dirigé plusieurs initiatives structurantes, dont La Madone et Mains chaleureuses, tout en favorisant un meilleur accès aux études en santé pour des jeunes issus de milieux sous-représentés.
Pour connaître les autres lauréates
Deux étudiants de la Faculté reçoivent une médaille de la lieutenante-gouverneure
La Conférence des doyennes et doyens des facultés de médecine du Québec (CDFM) rend public cet énoncé de position afin d’éclairer les décideurs et le public sur les enjeux liés au projet de création d’une nouvelle faculté de médecine au sein du réseau de l’Université du Québec. Tout en réaffirmant son engagement envers l’amélioration de l’accès aux soins, le renforcement de la formation en médecine de famille et une meilleure répartition des médecins sur le territoire, la CDFM met en garde contre les conséquences potentiellement négatives d’un tel projet. Elle souligne notamment l’absence de valeur ajoutée à court et moyen terme, ainsi que les risques de fragmentation et d’affaiblissement d’un réseau de formation déjà performant et en pleine expansion malgré des ressources limitées.
À cet égard, les facultés de médecine existantes poursuivent activement le déploiement de solutions concrètes et éprouvées pour répondre aux besoins de la population, en misant sur l’innovation, la collaboration et l’optimisation des ressources en place.
Position de la CDFM sur le projet de nouvelle faculté de médecine dans le réseau de l’Université du Québec
Depuis le 1er juin 2026, Marie-Claude Bourgeois-Daigneault assume la présidence du programme PREMIER pour un premier mandat de quatre ans.
Professeure adjointe au Département de microbiologie, d’infectiologie et d’immunologie et chercheuse au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), Marie-Claude Bourgeois-Daigneault succède à Andrés Finzi, professeur titulaire au même département, qui occupait cette fonction depuis 2020.
«Je suis honorée de présider le programme PREMIER. Je me joins avec enthousiasme à une équipe solide et poursuivrai le travail remarquable accompli jusqu’ici. Les stages de recherche au premier cycle jouent un rôle clé pour éveiller la passion de la recherche et préparer la prochaine génération de scientifiques et de professionnels de la santé », dit Marie-Claude Bourgeois-Daigneault.
Depuis 1961, le programme PREMIER (anciennement COPSE) ouvre les portes de la recherche aux étudiantes et étudiants de premier cycle de la Faculté de médecine. Plus de 4 800 stagiaires ont découvert une passion pour la science et développé un intérêt durable pour la recherche grâce à ces stages.
Le programme offre une expérience immersive qui permet de se familiariser avec toutes les facettes du métier de chercheuse ou de chercheur :
- un stage d’été rémunéré en laboratoire de 8 à 13 semaines, accompagné d’une bourse pouvant atteindre 6 000 $ ;
- la rédaction d’un rapport scientifique ;
- la présentation des résultats sous forme d’affiche ou de communication orale lors du congrès des stagiaires de premier cycle de la Faculté de médecine.
Un concours plébiscité
L’intérêt pour le programme PREMIER ne se dément pas. En 2026, pas moins de 210 étudiantes et étudiants des trois secteurs de la Faculté – sciences cliniques, fondamentales et de la santé – ont soumis leur candidature, pour vivre une première expérience en recherche. Une preuve que la relève scientifique est bien vivante et que l’appel du laboratoire rivalise encore avec celui des vacances estivales.
Au total, 138 personnes ont été sélectionnées, ce qui constitue un record historique, avec 15 récipiendaires de plus que l’an dernier. Parmi eux, 13 proviennent de l’année préparatoire au doctorat en médecine, 56 du doctorat en médecine et 69 des programmes de baccalauréat en sciences fondamentales et de la santé.
Cet engouement se reflète également dans l’ampleur du soutien offert. Cette année, le programme a financé 81 bourses totalisant près de 435 000 $. Les stagiaires mèneront leurs projets de recherche dans l’ensemble de l’écosystème de recherche associé à la Faculté de médecine, tant sur le campus que dans les centres de recherche affiliés.
Mobiliser la communauté clinique
«Comme président sortant, j’ai pu mesurer toute l’importance du programme PREMIER pour rapprocher la clinique et la recherche, deux moteurs indissociables des avancées en santé. Il est crucial que davantage de cliniciens et de cliniciennes s’y engagent afin de proposer à la relève en recherche clinique une plus grande richesse de stages», estime Andrés Finzi, lui-même ancien boursier PREMIER et chercheur au CRCHUM.
«Une première expérience en recherche peut changer une trajectoire. J’en suis la preuve! Le programme PREMIER a marqué mes premiers pas en recherche. Cette immersion concrète dans une équipe de recherche a façonné mon parcours et montre à quel point il est essentiel d’offrir à notre communauté étudiante des occasions de découvrir la recherche dès le début de sa formation, que ça soit pour devenir chercheur ou clinicien chercheur », conclut-il.
En soutenant le programme PREMIER, chaque donatrice et donateur contribue directement à l’éveil scientifique de centaines d’étudiantes et étudiants et à l’émergence d’une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs qui participeront à l’avancement des connaissances.
Rédaction : Bruno Geoffroy
Marie-Claude Bourgeois-Daigneault est la nouvelle présidente de PREMIER
Plus d’une centaine d’étudiantes et étudiants en médecine des universités de Montréal, McGill et Laval se sont réunis au campus MIL à l’occasion du symposium «La médecine humanitaire autour du globe».
Organisé notamment par Zakaria Youcef Bouguerra, étudiant en médecine à l’Université de Montréal et président des Amis de Médecins sans frontières de l’UdeM, le symposium «La médecine humanitaire autour du globe» a rassemblé plus de 100 étudiantes et étudiantes en médecine des universités de Montréal, McGill et Laval au campus MIL le 3 mai. L’évènement proposait des conférences, des ateliers, un panel de discussion et un concours de présentations orales autour des principaux enjeux de santé mondiale.
«J’ai été soutenu par une grande équipe passionnée, insiste Zakaria Youcef Bouguerra. Nous voulions créer un espace où les étudiants et étudiantes pourraient réfléchir sur les réalités de la médecine humanitaire et les défis d’accès aux soins dans différents contextes du monde.»
Le regroupement étudiant, dont la mission est de sensibiliser la communauté universitaire aux questions liées à la santé mondiale et à l’action humanitaire, a récemment reçu le Prix de l’engagement collectif de l’Université de Montréal, dans la catégorie Entraide, justice et paix, pour le travail accompli au cours de la dernière année.
La relève médicale se mobilise pour la médecine humanitaire
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