50 ans après la première greffe cardiaque, les avancées sont ralenties par la pénurie d’organes

Il y a 50 ans, une première greffe cardiaque réussie faisait poindre l’espoir chez les patients condamnés. Les immenses avancées réalisées en matière de transplantation se voient aujourd’hui ralenties par la pénurie croissante d’organes. Coeurs mécaniques, organes créés en laboratoire ou par impression 3D ? De quoi sera fait l’avenir ?

Le 3 décembre 1967, Louis Washkansky, 54 ans, recevait le coeur de Denise Wallis, 22 ans, fauchée la veille sur une route d’Afrique du Sud. Le Dr Christiaan Barnard devenait le premier chirurgien à sauver un patient grâce à un coeur prélevé sur un autre être humain.

Pas plus de 60 secondes après avoir été prélevé, le petit organe reprenait ses pulsions dans le thorax du receveur, faisant mentir une récente série de transplantations marquées par l’échec. Washkansky succomba 18 jours plus tard à une infection, mais un pas gigantesque dans l’histoire de la médecine venait d’être franchi.

Après la mise au point de la ciclosporine il y a 30 ans, un immunosuppresseur, le nombre de greffés, morts prématurément en raison du phénomène de rejet, se mit à chuter de façon vertigineuse. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de personnes doivent leur survie à une greffe cardiaque et des coeurs sont transplantés sur des patients de plus en plus âgés. En revanche, le vieillissement de la population, de plus en plus affectée par des maladies chroniques, a fait s’étirer le nombre des malades en attente d’une greffe cardiaque.

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