Entraîner le cerveau: des bienfaits inattendus pour les aînés

Entraîner sa mémoire améliore d’autres fonctions cognitives chez les aînés, à condition de varier les exercices, selon une étude réalisée à l’Université de Montréal.

Les applications et programmes d’entraînement cognitif promettent d’améliorer la mémoire, d’aiguiser l’attention et de prévenir le déclin des facultés mentales. Or, une question reste entière: les bienfaits concernent-ils le seul exercice répété ou se transfèrent-ils à d’autres capacités, comme celles qu’on mobilise pour conduire, gérer son agenda ou suivre une conversation?

C’est à cette question qu’a voulu répondre Caroll-Ann Blanchette, doctorante en sciences biomédicales et chercheuse au Centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal, en mesurant ce qu’on appelle l’effet de transfert.

Sous la direction Louis Bherer, professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal, elle a conduit une étude comparant deux programmes d’entraînement cognitif suivis sur quatre semaines par 84 participants jeunes et moins jeunes. Ses résultats, publiés dans le Journal of Cognitive Enhancement, montrent que ce transfert existe, mais qu’il prend des formes très différentes selon l’âge.