Dans l’œil du peloton: le rôle de la vision dans le sport

La vision demeure une porte d’entrée privilégiée pour comprendre comment les athlètes anticipent et guident leurs actions. La vision demeure une porte d’entrée privilégiée pour comprendre comment les athlètes anticipent et guident leurs actions. Photo : Getty

Voir vite, décider vite. Derrière les réflexes impressionnants des cyclistes d’élite se cachent des capacités perceptivomotrices que la science tente encore de comprendre.

Quand un cycliste professionnel roule à plus de 40 km/h au milieu d’un peloton compact, il dispose de quelques fractions de seconde pour éviter une chute dramatique, bloquer une offensive ou choisir la meilleure trajectoire pour prendre les devants.

Comment le cerveau parvient-il à prendre de telles décisions à une vitesse vertigineuse tout en maintenant un contrôle moteur d’une grande précision? Et quel est le rôle de la vision dans cette gymnastique?

Si les sciences du sport s’intéressent à l’endurance, à la physiologie de l’exercice ou à l’aérodynamisme, les mécanismes perceptivocognitifs et moteurs qui permettent aux cyclistes d’élite d’anticiper leurs actions et de réagir demeurent relativement peu étudiés.

Mais Thomas Romeas, professeur associé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM et scientifique de la performance à l’Institut national du sport du Québec, spécialisé en neurosciences de la vision et psychologie du sport, donne un tour de roue sur la question.