Longtemps banalisée, la douleur de l’accouchement reste encore trop souvent mal soulagée. L’anesthésiologiste Anne Lavoie plaide pour une meilleure prise en charge, du travail à la césarienne.
Accoucher, ça fait mal. Et si notre tolérance à cette souffrance était devenue trop élevée? Dans tout autre contexte chirurgical – une appendicectomie, par exemple –, jamais on n’accepterait qu’un patient souffre pendant l’opération.
Pour la Dre Anne Lavoie, professeure adjointe de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de la Faculté de médecine et responsable de l’anesthésiologie obstétricale à Santé Québec ‒ CHUM, la banalisation de la douleur des femmes continue d’influencer les soins. Et ses conséquences peuvent se faire sentir jusque dans la salle d’opération : jusqu’à une femme sur trois qui subit une césarienne en travail peut éprouver de la douleur pendant l’intervention.
Dans cette vidéo, la Dre Lavoie revient sur les raisons historiques et culturelles qui ont contribué à normaliser la douleur obstétricale et explique comment la médecine peut faire mieux aujourd’hui, avec cette conviction : «Soulager la douleur, ce n’est pas un luxe! Une société en santé, c’est une société qui prend soin de ses femmes.»
*Le 15 octobre 2026, la Dre Anne Lavoie donnera aux résidentes et résidents en anesthésiologie deux séances consacrées à la douleur de l’accouchement et à l’analgésie inadéquate en obstétrique.



