Des cœurs et des poumons hors normes: ce qui distingue le cycliste d’élite

Le cœur d’un cycliste d’élite peut éjecter jusqu’à 45 litres de sang par minute, presque le double de celui d’un amateur bien entraîné, selon le professeur Daniel Curnier.

À quel point les quelque 1000 cyclistes d’élite qui prendront part aux Championnats du Monde Route UCI 2026, du 20 au 27 septembre à Montréal, sont-ils différents, sur le plan physique, d’un amateur bien entraîné ou d’une personne qui les regarde à la télévision dans son salon?

La réponse tient d’abord à la quantité d’oxygène que le corps parvient à consommer à l’effort. «Un athlète d’élite peut y arriver jusqu’à quatre fois plus qu’une personne sédentaire, un écart qui se creuse essentiellement à l’effort par rapport au repos», indique Daniel Curnier, professeur titulaire à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM et spécialiste de la physiologie de l’entraînement.

Cet écart se mesure dans la consommation maximale d’oxygène, le fameux VO2 max. Au repos, cette valeur varie peu d’une personne à l’autre. C’est à l’effort maximal que l’écart s’accentue.