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Vous cherchez un stage en recherche clinique ou avez un projet ou un stage ponctuel à proposer: REMED fait le pont pour créer des jumelages parfaits entre les deux parties.

L’accès aux projets de recherche repose encore très souvent sur le bouche-à-oreille et les réseaux de contacts. Résultat: les étudiantes et étudiants les mieux branchés trouvent facilement des occasions de s’engager, tandis que d’autres – surtout en première année ou nouvellement arrivés – peinent à repérer une porte d’entrée, ce qui crée des écarts importants.

Pour corriger la situation, des étudiantes et étudiants en médecine de l’Université de Montréal ont conçu REMED. Hébergée par l’Association des étudiantes et étudiants en médecine de l’UdeM (AÉÉMUM), la plateforme met en contact la relève médicale et les équipes de recherche: les chercheuses et chercheurs peuvent y afficher des offres de participation à des projets, et les étudiantes et étudiants, y répondre directement.

 

REMED: une plateforme pour jumeler la relève médicale à la recherche

Une découverte majeure dévoile l’architecture de la télomérase, une enzyme étroitement liée au vieillissement et au cancer.

Comprendre comment les cellules protègent leurs chromosomes est une question centrale en biologie. Au cœur de ce mécanisme se trouve une enzyme essentielle: la télomérase. Une équipe de recherche internationale s’est intéressée à sa structure tridimensionnelle chez une levure (Saccharomyces cerevisiae), un organisme modèle largement utilisé en génétique.

Grâce à une technologie de pointe, les scientifiques ont pu observer en détail l’architecture de cette enzyme complexe et découvrir des éléments inattendus qui pourraient élucider son fonctionnement, y compris chez l’humain.

Publiée dans la revue Science, cette recherche a été menée notamment par Pascal Chartrand, chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale et professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de l’Université de Montréal, en collaboration avec l’Université de Sherbrooke et le Laboratoire de biologie moléculaire du Conseil de recherche médicale (MRC Laboratory of Molecular Biology) au Royaume-Uni.

 

Percer les secrets de la télomérase grâce à la levure

Une compétition portée par trois étudiants en médecine rassemble la relève en médecine et en génie pour concevoir, en une journée, des solutions concrètes aux défis de la santé.

Et si l’innovation en santé naissait à la croisée des disciplines? C’est le pari du Défi MEDIQ, une compétition interdisciplinaire qui réunit des étudiantes et étudiants en médecine et en génie de l’Université de Montréal, de Polytechnique Montréal et d’autres universités québécoises autour d’un objectif commun: résoudre des problèmes complexes du milieu de la santé.

Fondé par Léo Croufer, Pierre-Alexandre Aubé et Félix Marcil-Gendreau, trois étudiants en médecine à l’UdeM et formés en génie, le projet repose sur une conviction simple: les meilleures solutions émergent souvent du dialogue entre expertises complémentaires.

 

Défi MEDIQ: la relève en médecine et en génie unit ses forces face aux défis de la santé

Une équipe du CRCHUM montre que les astrocytes de l’amygdale jouent un rôle clé dans l’anxiété, avec une activité plus précise que celle des neurones pour détecter et moduler les menaces.

Dans une étude récente publiée dans Neuron, Ciaran Murphy-Royal, professeur sous octroi agrégé au Département de neurosciences et chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), et son équipe montrent que l’activité des astrocytes dans le centre de la peur cérébrale, l’amygdale basolatérale, n’est pas qu’un simple reflet des neurones. Ils explorent les implications des astrocytes dans l’évaluation des menaces et de l’anxiété, et remettent en cause l’idée que les astrocytes ne sont pas de simples cellules de soutien.

Ce projet, initialement consacré à l’apprentissage de la peur, a pris une nouvelle direction lorsque l’équipe a observé une augmentation marquée de l’activité calcique des astrocytes de l’amygdale basolatérale lors de l’approche humaine chez les souris. Intriguée par ce signal, distinct de la communication neuronale classique, elle a choisi d’explorer son lien avec l’anxiété.

 

Dans le cerveau, les astrocytes sont des chefs d’orchestre de la peur

La neuroscientifique Alicia Dubinski, diplômée de l’UdeM, obtient la prestigieuse bourse Schmidt Science Fellows pour entreprendre un stage postdoctoral interdisciplinaire à l’étranger.

L’Université de Montréal compte une nouvelle diplômée parmi les jeunes scientifiques qui se distinguent sur la scène internationale. La neuroscientifique Alicia Dubinski, qui vient de soutenir son doctorat en neurosciences au Centre de recherche du CHUM dans le laboratoire de la professeure titulaire au Département de neurosciences Christine Vande Velde, a été nommée Schmidt Science Fellow, l’une des bourses postdoctorales les plus prestigieuses au monde.

Ce programme international, soutenu par Schmidt Sciences en partenariat avec le Rhodes Trust, appuie chaque année un nombre restreint de jeunes chercheuses et chercheurs jugés capables de transformer leur domaine. Il vise à favoriser des parcours interdisciplinaires audacieux en offrant aux lauréates et lauréats la possibilité d’explorer un nouveau champ de recherche après leur doctorat.

«J’ai été profondément honorée d’apprendre la nouvelle, souligne la lauréate. Cette reconnaissance représente énormément pour moi, non seulement comme une étape importante sur le plan personnel, mais aussi comme le reflet du mentorat, de la collaboration et du soutien qui ont façonné mon doctorat. Je ne serais pas là sans cette communauté.»

 

Une diplômée de la Faculté nommée Schmidt Science Fellow

Une équipe de recherche de la Faculté s’est intéressée aux effets des bureaux actifs sur les comportements alimentaires.

Les bureaux actifs – avec pédalier ou vélo stationnaire – permettent de briser la sédentarité tout en restant productif dans une tâche cognitive. Dans les dernières années, ce type de bureau est devenu de plus en plus populaire, notamment dans les écoles et les universités.

Pourtant, nous en connaissons peu sur la manière de les utiliser (sur la fréquence et la vitesse appropriées, par exemple), alors que ces modalités pourraient influencer les bienfaits et les risques liés à leur utilisation.

Et c’est ce que souhaitaient décortiquer Marie-Eve Mathieu, professeure titulaire à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM, et François Dupont, alors au doctorat en sciences de l’activité physique.

Dans une première étude publiée en 2024, ils ont démontré qu’une activité de faible intensité ne nuit pas à la concentration et à l’apprentissage, voire les améliore légèrement. Leur dernière étude s’est plutôt penchée sur l’effet des intensités de l’activité physique lors d’une tâche d’apprentissage sur les comportements alimentaires qui suivent.

Autrement dit, est-ce que l’intensité de l’effort influence ce que les personnes étudiantes choisissent de manger et de boire ensuite?

 

Pédaler en étudiant… et boire plus sucré