Vers des adhésifs plus verts grâce à des… bactéries?

Une équipe de recherche de l’UdeM propose de remplacer les adhésifs industriels dérivés du pétrole par des colles d’origine bactérienne. Une perspective audacieuse, mais loin d’être loufoque.

La discussion a commencé dans des laboratoires de microélectronique. Des experts cherchaient activement des solutions de remplacement moins polluantes aux adhésifs nécessaires à la fabrication de puces ou de microprocesseurs, tous dérivés du pétrole.

Une idée a alors germé dans un laboratoire de recherche de l’Université de Montréal: et si les adhésifs pouvaient être plus verts parce qu’ils provenaient des bactéries?

C’est la proposition d’Yves Brun, professeur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, et de Cécile Berne, conseillère principale de recherche dans son laboratoire.

Pour penser cette avenue durable, les chercheurs ont collaboré avec des partenaires de Polytechnique Montréal, de l’Université de Sherbrooke, du Centre de collaboration MiQro Innovation à Bromont et de Kemitek, un centre de recherche et de transfert technologique à Thetford Mines.

Et ensemble, ils ont publié un article de perspective pour suggérer des adhésifs provenant de végétaux ou de bactéries comme des options prometteuses qui permettraient de diversifier les chaînes d’approvisionnement et de réduire l’empreinte environnementale du secteur.