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Lauréate d’un Prix d’excellence en enseignement 2026 et d’un prix pour un partenariat extramuros pour la formation en recherche, Ingrid Verduyckt a créé un modèle qui aide à transformer des projets de recherche en initiatives pour les milieux.
Comment former des chercheuses et chercheurs capables de produire des connaissances, mais aussi de les faire vivre hors des murs de l’université? C’est le défi auquel répond Ingrid Verduyckt, professeure agrégée à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et lauréate du Prix d’excellence des ESP pour la reconnaissance de partenariats extramuros pour la formation en recherche.
Son approche repose sur un écosystème partenarial conçu pour maintenir des collaborations durables entre le milieu universitaire et les organisations externes. Elle vise à maintenir les liens lorsque le financement prend fin.
Le modèle comprend trois rouages. Le premier est le laboratoire universitaire, où sont produites les connaissances. Le second représente les partenaires: cliniques, organismes communautaires, organisations culturelles, entreprises et associations. Le troisième est constitué de trois structures hybrides assurant un lien stable entre la recherche et la société: la Communauté de pratique en orthophonie de la voix, Vocavie et Parlons Voix.
Ingrid Verduyckt forme la relève au croisement de la recherche et du terrain
Deux activités cérébrales presque identiques. Deux signaux sanguins radicalement différents. Cette découverte d’une équipe de l’UdeM pourrait améliorer l’interprétation de l’imagerie cérébrale.
Lorsque notre cerveau est stimulé, le flux sanguin augmente. Depuis 30 ans, cette relation est au cœur de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’une des principales techniques utilisées pour visualiser l’activité cérébrale chez l’être humain.
L’IRMf ne mesure pas directement l’activité des neurones, elle détecte plutôt les variations d’oxygénation du sang qui coïncident avec cette activité.
Dans une étude publiée dans Science, une équipe dirigée par Ravi Rungta, chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale et professeur agrégé au Département de neurosciences de la Faculté de médecine et au Département de stomatologie la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal, révèle que cette relation n’est pas aussi évidente qu’on le croyait.
Le cerveau ne ment pas, mais il rend complexe la lecture des images obtenues. Ravi Rungta est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les interactions neurovasculaires. Avec son doctorant Antoine Malescot, premier auteur de l’étude, il a comparé chez la souris l’activité cérébrale déclenchée par le toucher avec celle déclenchée par la douleur.
Quand le cerveau s’active, le sang ne suit pas toujours
Le 23 août, la Faculté de médecine de l’UdeM a réuni ses finissantes et finissants au Palais des congrès de Montréal pour la traditionnelle collation des grades. Sourires et applaudissements ont ponctué la cérémonie, alors que près de 1800 diplômées et diplômés des trois secteurs de la Faculté célébraient l’aboutissement de leur parcours, sous le regard fier de leurs proches et de leurs professeures et professeurs.
À cette occasion, deux figures marquantes de la santé ont reçu un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal : le cardiologue Valentín Fuster Carulla et le pédiatre généticien Arnold Munnich.
Un doctorat honoris causa a également été décerné à Nadia Comăneci, figure légendaire de la gymnastique artistique et icône des Jeux olympiques de Montréal de 1976. De passage à Montréal pour les célébrations du 50e anniversaire des Jeux, elle a reçu cette distinction lors d’une cérémonie au CEPSUM. Par cette distinction, l’Université souligne un parcours exceptionnel qui incarne le dépassement de soi et le potentiel du corps humain. Ce parcours trouve un écho particulier à la Faculté de médecine, où l’enseignement et la recherche contribuent à mieux comprendre, à préserver et à optimiser la santé et les capacités humaines tout au long de la vie.
Des discours inspirants
Tout juste avant la remise des diplômes, le doyen Patrick Cossette a rappelé aux finissantes et finissants que les grandes carrières se construisent d’abord dans les gestes posés au quotidien.
«Une carrière se construit patiemment, un geste à la fois : annoncer un diagnostic avec humanité; accompagner une famille dans un moment difficile; développer une nouvelle approche thérapeutique; découvrir un nouveau mécanisme biologique; former la relève; travailler en interdisciplinarité. Et toujours, en s’appuyant sur les données probantes. Pris isolément, ces gestes peuvent sembler modestes. Mis bout à bout, ils finissent par transformer des vies. Et parfois, ils changent le cours d’une discipline entière.»
Les représentantes et représentants des cohortes en médecine, en sciences de la santé et en sciences fondamentales ont ensuite livré des messages empreints d’espoir, d’engagement et de confiance en l’avenir. En voici quelques extraits :
«Un rappeur américain engagé très connu a déclaré un jour: Je ne dis pas que je vais changer le monde, mais je garantis que j’allumerai l’étincelle dans l’esprit de quelqu’un qui le changera. Et c’est peut-être là notre responsabilité la plus importante : soigner, découvrir, transmettre et, à notre tour, allumer cette étincelle chez les autres. Comme l’ont fait nos professeurs! Peu importe la voie que nous choisirons, chacun de nous fera une différence – et c’est ensemble que nous façonnerons le monde de demain.»
Ryaan Ashfaqullah, maîtrise professionnelle en audiologie, et Thomas Nicodemo Arrieta, baccalauréat en neurosciences
«Nous héritons de défis bien réels ‒ un système sous pression, une pénurie de personnel, des inégalités d’accès qui persistent. Mais nous arrivons aussi avec des convictions fortes, une aisance avec la technologie qui nous permet de repenser l’accès aux soins, et la certitude que le patient est, avant tout, un partenaire à part entière de sa propre guérison.»
Nada Barakat et Claude-Alie Wagnac, médecine, 1er cycle
Reconnaître l’excellence
Au cours de la cérémonie, Mme Sylvie Nadeau, de l’École de réadaptation, a reçu l’insigne de professeure émérite. Physiothérapeute de formation, elle a contribué à l’avancement de la biomécanique clinique et de la réadaptation par ses recherches sur la locomotion, la mobilité et les technologies appliquées à la réadaptation.
Et quelque 80 prix de reconnaissance ont été accordés aux finissantes et finissants des trois secteurs de la Faculté.
1786 diplômes décernés en 2026
La collation des grades en images
Sciences de la santé et fondamentales
Photos de la cérémonie sciences de la santé et fondamentales
Études médicales postdoctorales (D.E.S.) et doctorat de 1ᵉʳ cycle en médecine (M.D.)
Photos de la cérémonie médecine D.E.S. et M.D.
Collation des grades 2026 : la Faculté de médecine célèbre sa relève
Dès la rentrée, les étudiants de première année en médecine et des programmes de sciences de la santé auront accès à une trousse d’accueil pour les aider à construire leur identité professionnelle.
Former une communauté professionnelle et scientifique socialement responsable pour bâtir un avenir en santé est au coeur de la mission de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.
En cohérence avec cette mission, la Faculté a conçu trois modules d’autoformation en ligne portant sur la responsabilité sociale en santé, l’intégrité et la création d’un cadre pédagogique sécuritaire et authentique dans les échanges sensibles. Cet ensemble de formations permettra aux étudiantes et étudiants d’acquérir des connaissances et de développer des compétences essentielles qui les accompagneront tout au long de leur formation et dans leur future pratique professionnelle.
Le développement du module sur la responsabilité sociale a reçu un appui financier du Vice-rectorat aux affaires étudiantes et aux études dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de soutien à la réussite 2024-2025. Trois formations pré-départ complémentaires viendront bientôt s’ajouter à ce module afin de mieux outiller les futurs professionnels et professionnelles de la santé à leurs stages en milieu communautaire, auprès des personnes autochtones ou à l’international.
«Les compétences abordées contribuent au développement de l’identité professionnelle des étudiantes et étudiants tout en les sensibilisant à la mission et aux valeurs fondamentales de la Faculté, afin qu’ils puissent y rattacher leurs propres intérêts et valeurs», explique Julie Gosselin, ancienne vice-doyenne aux sciences de la santé et aux partenariats communautaires, à l’origine du projet. «Ces capsules de formation contribuent également à renforcer le sentiment d’appartenance à la Faculté et à valoriser l’engagement citoyen, deux éléments étroitement liés à la persévérance, à la réussite et au mieux-être étudiant.»
Une capsule présentant les services et les ressources du Bureau d’aide Point de repère sera également intégrée à la trousse d’accueil.
Une trousse appelée à évoluer
La trousse continuera d’évoluer au cours des prochaines années. À cet effet, le développement d’un nouveau module est déjà amorcé, en partenariat avec l’École de santé publique et d’autres facultés, en littératie numérique.
Du côté du secteur des sciences fondamentales de la Faculté, une journée de réflexion est prévue en novembre prochain afin de définir une vision commune de la responsabilité sociale propre à ces disciplines. L’objectif est de s’assurer que les étudiantes et étudiants de ces programmes disposent, eux aussi, d’outils adaptés à leur réalité.
Amorcer très tôt une réflexion sur son identité professionnelle
KORSA : mieux composer avec le stress et l’anxiété
Le programme KORSA vous accompagne à nouveau cet automne. Destiné aux étudiantes et étudiants qui vivent du stress ou de l’anxiété dans leurs études, il vise à les aider à poursuivre leur parcours universitaire tout en maintenant un meilleur équilibre de vie. L’accompagnement est assuré gratuitement par des pairs aidants formés à l’approche d’acceptation et d’engagement, une approche cognitivo-comportementale qui favorise le développement de la flexibilité mentale.
La démarche comprend cinq rencontres individuelles de 60 minutes sur Zoom, à raison d’une rencontre par semaine pendant cinq semaines.
Offert à toute la communauté étudiante de la Faculté de médecine
Les Olympiades FacMed sont de retour!
Envie de bouger et de vous amuser entre collègues et camarades? Participez à la 3e édition des Olympiades FacMed! Formez votre équipe et venez prendre part à cet après-midi sportif organisé par le Bureau d’aide Point de repère.
Un membre du personnel s’ajoute à votre équipe? Vous obtenez 15 points bonis!
Plusieurs prix de présence à gagner : billets pour le festival Osheaga, entrée au spa, montre Fitbit, cartes-cadeaux et plus encore!
Quand : vendredi 2 octobre, de 12 h à 16 h
Où : terrain Vincent-d’Indy, 2100, boul. Édouard-Montpetit
Suivez-nous et courez la chance de gagner
Vous suivez le Bureau d’aide Point de repère sur les réseaux sociaux? Voilà une raison de plus de le faire. En septembre, un tirage permettra à nos abonnés de gagner des tasses à café réutilisables et des cafés gratuits chez Café Dépôt.
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Activités de la rentrée du Bureau d’aide Point de repère
Une équipe de recherche a démontré que l’amincissement du cortex causé par la maladie suit un schéma précis, lié à certains gènes et neurotransmetteurs et à l’architecture des connexions cérébrales.
La démence à corps de Lewy est l’une des formes les plus fréquentes de démence chez les personnes âgées après la maladie d’Alzheimer. Elle tire son nom d’amas anormaux, découverts par le neurologue Friedrich Lewy, d’une protéine appelée alpha-synucléine qui s’accumule à l’intérieur des neurones et les endommage. Elle se manifeste par des hallucinations visuelles, des fluctuations cognitives, des mouvements agités et souvent violents pendant les rêves et des symptômes moteurs analogues à ceux de la maladie de Parkinson.
Or, contrairement à ce qui a longtemps été présumé, la perte de tissu cérébral qu’entraîne cette démence ne serait pas aléatoire: elle toucherait préférentiellement certaines régions du cerveau qui partagent des caractéristiques biologiques précises.
C’est ce que démontre une étude publiée dans le Journal of Biomedical Science par une équipe internationale qu’a dirigée Shady Rahayel, professeur sous octroi adjoint au Département de médecine de l’UdeM et chercheur au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, en collaboration avec des équipes des universités McGill, de Newcastle, de Cambridge et de Toronto ainsi que le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement.
Démence à corps de Lewy: pourquoi certaines régions du cerveau sont-elles plus atrophiées?
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