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Organisée par le regroupement étudiant Lueur D’espoir en Communauté (LEC), cette exposition photo-témoignage a invité la communauté à réfléchir à l’humanisation des soins et aux enjeux touchant les populations vulnérables.

Le 6 février 2026, le regroupement étudiant Lueur D’espoir en Communauté (LEC) de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal a présenté Regards humains, une exposition photo-témoignage tenue au Hall d’honneur Roger-Gaudry. 

Le projet visait à mettre en lumière des parcours et des réalités souvent peu visibles, tout en soulignant la résilience des personnes derrière ces histoires. Dans une perspective d’humanisation et de sensibilisation, l’exposition proposait une série de portraits photographiques accompagnés de courts récits personnels, permettant aux visiteurs de découvrir différentes expériences liées à la santé, aux parcours de vie et à l’accès aux ressources. 

Les quatre co-présidentes du comité, Marwa Bouksim, Sofia Hadjarab, Aya-Maria Bouyarden, Yousr Jalal ont ouvert la soirée en présentant la démarche du projet et l’importance de créer des espaces de dialogue multidisciplinaire autour des réalités sociales. Une reconnaissance du territoire a été partagée par Chantal Chartrand, innue de la communauté Uashat mak Mani-utenam, rappelant l’importance de situer ces réflexions dans un contexte historique et social plus large. 

« Cette exposition est un acte de reconnaissance, une manière de dire nos histoires comptent. Elle a sa place ici, dans cet espace universitaire, dans notre mémoire collective, et dans notre avenir commun. Pour tous ces cadeaux, pour toutes ces rencontres et pour toutes ces voix partagées, miigwetch. »

 

La Dre Marie-Ève Goyer, médecin œuvrant en médecine urbaine, en dépendance et en itinérance, a ensuite proposé une réflexion sur les réalités vécues par les personnes en situation de vulnérabilité et sur l’importance d’adopter une approche humaine et inclusive en soins de santé. 

« Ce qui soigne, c'est bien au-delà de la prescription de médicaments. Ce qui guérit, c'est beaucoup plus grand, souvent, que ce qu'on a appris sur les bancs d'école. C'est ce que vous faites ici : être ensemble, réaliser qu'on est tous des humains, qu'on veut tous être heureux, qu'on partage des points en commun, et tabler sur cette connexion-là. »

 

La soirée s’est poursuivie avec l’ouverture officielle de l’exposition, suivie d’un moment de réseautage et d’échanges entre étudiants et étudiantes, professionnels de la santé et membres de la communauté. 

L’événement s’est conclu par un mot du comité organisateur ainsi que par une intervention de Cédric et Vincent du CPHLSL (Club des personnes handicapées du Lac-Saint-Louis), qui ont rappelé l’importance de ce type d’initiatives pour mettre de l’avant la personne derrière les parcours et favoriser une approche plus humaine dans les interactions et dans la société : « Croyez dur, croyez faire, la preuve vivante. » 

Au total, l’événement a réuni la communauté étudiante et des membres du milieu de la santé, notamment en médecine, travail social, ergothérapie et soins infirmiers, dans un espace de rencontre et de discussion autour de l’humanisation des soins. 

Regards humains : une exposition photo-témoignage pour donner voix aux réalités souvent invisibilisées

Selon deux études, les couples de la diversité sexuelle et de genre récupéreraient plus efficacement d’une situation de stress et se soutiendraient mieux que les couples hétérosexuels cisgenres.

La façon dont les couples réagissent au stress peut être aussi importante que le stress lui-même.

Deux nouvelles études canadiennes démontrent que les couples de la diversité sexuelle et de genre (DSG) – comprenant des personnes homosexuelles, gaies, bisexuelles, transgenres et non binaires – récupèrent plus efficacement du stress aigu et affichent des comportements de soutien plus engagés et mieux coordonnés que les couples hétérosexuels cisgenres.

Selon leurs auteurs, rattachés à l’Université de Montréal, ces études, publiées séparément dans Biopsychosocial Science and Medicine et Psychoneuroendocrinology, offrent l’un des examens les plus détaillés à ce jour du stress comme processus biologique à deux volets.

Le stress aigu active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, qui libère le cortisol, hormone du stress dite «de la lutte ou de la fuite», pour mobiliser l’énergie. Bien que cette réponse soit adaptative, une récupération prolongée ou mal régulée est associée à des conséquences néfastes sur la santé physique et la santé mentale.

Dans ces études, les couples ont été placés dans une pièce pendant deux heures; l’un des partenaires devait répondre à une série de questions standardisées destinées à déclencher la sécrétion du cortisol, tandis que l’autre jouait un rôle de soutien.

Sept prélèvements salivaires répétés ont ensuite été effectués auprès de chaque participant, ce qui a permis aux équipes de recherche de suivre simultanément les variations de cortisol des deux partenaires. La physiologie du stress peut ainsi être étudiée à l’échelle du couple plutôt qu’à celle de l’individu.

 

Récupérer du stress plus vite et avec plus de soutien

Une étude examine plus finement les relations entre la douleur chronique et le stress.

Le lien entre le stress et la douleur est bien connu: «La recherche indique que les personnes qui ont de plus hauts niveaux de stress vont généralement rapporter plus de douleurs», dit Gabrielle Pagé, professeure sous octroi agrégée au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de l’Université de Montréal. Mais ce lien est plus complexe qu’il y paraît. Ainsi, une situation stressante peut avoir l’effet inverse: un soldat blessé, par exemple, qui marcherait plusieurs kilomètres pour se mettre à l’abri avant de ressentir la douleur.

Sur le terrain, des programmes de gestion du stress sont déjà utilisés pour aider les personnes vivant avec une douleur chronique. «Mais ce qui manquait, selon nous, c’était de mieux comprendre de quelle façon la douleur peut elle-même devenir une source de stress, alimentant le cycle de la douleur», ajoute-t-elle. Avec son étudiante alors à la maîtrise en psychologie Karen Ghoussoub et plusieurs autres collaborateurs (dont Pierre Rainville, professeur au Département de stomatologie et spécialiste de la neuropsychologie de la douleur, Sonia Lupien, professeure au Département de psychologie de l’UdeM, et Mael Gagnon-Mailhot, à l’époque au doctorat), elle a voulu appliquer le modèle CINÉ à la perception de la douleur.

Contrôle faible, imprévisibilité, nouveauté, égo menacé: le modèle CINÉ, élaboré par Sonia Lupien, décortique les ingrédients déclencheurs de la réponse physiologique du stress. Ces facteurs provoquent une cascade de réactions dans le corps, dont la production de cortisol.

L’équipe s’est demandé si les mêmes caractéristiques des situations qui déclenchent une réponse de stress s’appliquaient à la douleur. Si c’est le cas, cette étude observationnelle pourrait donner des pistes pour concevoir des programmes personnalisés de gestion de la douleur. Les premiers résultats de ce projet financé par les Instituts de recherche en santé du Canada viennent d’être publiés dans la revue European Journal of Pain.

 

Douleur et stress: une relation complexe

Une équipe a découvert un mécanisme clé de la vitamine K expliquant son action sur le remodelage osseux chez la souris. Les prochaines recherches vérifieront si cela est transposable à l’humain.

Bien connue pour son action essentielle dans la coagulation sanguine, la vitamine K pourrait aussi jouer un rôle beaucoup plus précis et important qu’on le croyait jusqu’ici dans la santé des os. Des chercheurs de l’Institut de recherches cliniques de Montréal et de l’Université de Montréal viennent en effet de mettre au jour un mécanisme biologique fondamental qui explique, pour la première fois, comment la vitamine K contribue à la régulation du remodelage osseux, un équilibre délicat entre formation et dégradation de l’os, qui est aussi indispensable à sa solidité.

Menés dans le laboratoire du DMathieu Ferron, professeur-chercheur au Département de médecine de l’UdeM, ces travaux désignent une protéine clé, GAS6, comme chaînon manquant entre la vitamine K et l’activité des cellules responsables de la résorption osseuse. Grâce à la vitamine K, la protéine GAS6 subit une modification cruciale appelée «gamma‑carboxylation», qui lui permet d’envoyer des signaux efficaces aux cellules voisines.

 

Quel est le rôle de la vitamine K dans la solidité des os?

Le 30 avril, la Faculté de médecine a tenu stoute première édition de Recherche en tête-à-tête, un événement de réseautage qui réunit des membres du corps professoral et des étudiantes et étudiants intéressés par les cycles supérieurs. 

Organisée en collaboration avec le Service de l’admission et du recrutement (SAR), cette activité de réseautage vise à susciter des échanges directs entre la relève et celles et ceux qui façonnent la recherche de demain, en sciences fondamentales et de la santé. 

Le concept : une série de rendez-vous courts et rotatifs, en individuel ou en petits groupes, qui favorisent des présentations vivantes de projets de recherche dans une ambiance conviviale. 

Le but : créer des occasions pouvant orienter le parcours des participantes et participants aux cycles supérieurs.  

Au total, 16 chercheuses et chercheurs issus de divers domaines ont échangé de vive voix avec la relève : 

  • Adnane Sellam :  Microbiologie, infectiologie et immunologie 
  • Alexa Pichet Binette : Pharmacologie et physiologie  
  • Karine Marcotte : Orthophonie et audiologie  
  • Adrian Fuente : Orthophonie et audiologie 
  • Chantal Bémeur : Nutrition  
  • DahliaKairy : Réadaptation  
  • Dorothy Barthelem : Réadaptation  
  • Gilles Hickson : Pathologie et biologie cellulaire  
  • Hélène Girouard : Pharmacologie et physiologie  
  • Louis-Éric Trudeau : Pharmacologie et physiologie  
  • Matthieu Vanni : Neurosciences  
  • Mickaël Begon : Kinésiologie et des sciences de l’activité physique  
  • Nicolas Cermakian : Pharmacologie et physiologie  
  • Jean-Benoît Lalanne : Biochimie et médecine moléculaire 
  • Rémi Rabasa-Lhoret : Nutrition  
  • Lila Naouelle Salhi : Microbiologie, infectiologie et immunologie  
  • Sophie Lerouge : Radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire 

Les échanges ont permis aux étudiantes et étudiants de découvrir différentes trajectoires académiques et de recherche, et d’explorer des possibilités de formation et d’encadrement. 

Cette première édition de Recherche en tête-à-tête contribue à rapprocher la communauté étudiante et le corps professoral, et à stimuler l’engagement en recherche à la Faculté de médecine. 

Découvrez l'événement en images

Recherche en tête à tête : réseautage et perspectives pour la relève

Une équipe de recherche a étudié l’adoption d’une diète faible en FODMAP, par le biais d’une plateforme Web, sur la qualité de vie de personnes vivant avec le syndrome de l’intestin irritable.

Le syndrome de l’intestin irritable est l’affection gastro-intestinale la plus répandue dans le monde, touchant environ neuf pour cent de la population, surtout des femmes. Caractérisé par des douleurs abdominales, mais pouvant s’accompagner aussi de problèmes de santé mentale, ce trouble altère considérablement la qualité de vie.

Il n’existe pas de traitement unique ou de solution universelle pour en venir à bout. Ici, l’approche nutritionnelle est centrale, mais elle doit être adaptée à chaque individu.

«Les déclencheurs alimentaires varient énormément d’une personne à l’autre. Ce qui est problématique chez l’une peut être parfaitement toléré chez une autre. Sans accompagnement professionnel, certaines personnes en viennent à éliminer de nombreux aliments, parfois inutilement, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles», précise Chantal Bémeur, nutritionniste, vice-doyenne, professeure titulaire au Département de nutrition de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche du CHUM.

 

Atténuer le syndrome de l’intestin irritable grâce à une plateforme numérique