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Valentín Fuster Carulla, Michael Houghton et Arnold Munnich comptent parmi les personnalités qui seront honorées à l’occasion des cérémonies de collations des grades de la Faculté de médecine.
Valentín Fuster Carulla
Cardiologue de renommée internationale, Valentín Fuster Carulla s’est imposé comme une figure incontournable de la recherche et de la prévention relativement aux maladies cardiovasculaires. Ses travaux fondamentaux sur l’athérosclérose, la thrombose et la prévention des maladies cardiaques ont ouvert la voie à de nouvelles stratégies de diagnostic, de traitement et d’éducation à la santé. Directeur du Centro Nacional de Investigaciones Cardiovasculares Carlos III à Madrid et président du Mount Sinai Fuster Heart Hospital à New York, il est l’auteur de plus de 1000 publications et a mené de nombreuses études internationales. On lui doit plusieurs programmes éducatifs, notamment une collaboration avec Sesame Street, destinés à inculquer de saines habitudes de vie aux jeunes. Le célèbre cardiologue espagnol a d’ailleurs inspiré un personnage des Muppets, le Dr Valentin Ruster.
Son doctorat honorifique lui sera remis à la collation des grades de la Faculté de médecine le 23 août.
Michael Houghton
Scientifique de renommée internationale, le Dr Michael Houghton est reconnu pour ses travaux majeurs sur l’hépatite C. Il a été colauréat du prix Nobel de médecine en 2020 pour avoir découvert le virus de l’hépatite C, qui cause une inflammation du foie pouvant entraîner des maladies mortelles. Il a ainsi ouvert la voie à des tests de dépistage qui ont presque éliminé les infections liées aux transfusions sanguines. Ses recherches ont aussi permis la mise au point d’antiviraux capables de guérir plus de 95 % des personnes infectées. Aujourd’hui directeur de l’Institut de virologie appliquée Li Ka Shing à l’Université de l’Alberta, il poursuit le développement d’un vaccin en essais cliniques.
Son doctorat honorifique lui sera remis à la Collation des doctorats de 3e cycle, qui se tiendra le 19 août.
Arnold Munnich
Pédiatre, généticien et cofondateur de l’Institut Imagine à Paris, le Dr Arnold Munnich s’est imposé comme une référence internationale dans la compréhension des maladies génétiques pédiatriques. Ses travaux ont permis d’identifier les bases moléculaires de nombreuses maladies rares, transformant leur diagnostic et leur prise en charge clinique. Il a aussi contribué à sensibiliser la société à l’importance de la recherche en santé pédiatrique et à l’innovation médicale.
Son doctorat honorifique lui sera remis à la collation des grades de la Faculté de médecine le 23 août.
Pour connaître les autres personnalités honorées par l’UdeM
L’Université de Montréal décernera des doctorats honorifiques à des figures marquantes
Une technologie non invasive mise au point par des équipes de l’INRS et de l’Université de Montréal et testée sur des souris pourrait transformer le dépistage précoce des micromélanomes.
Détecter un mélanome avant même qu’il devienne visible représente un défi majeur en dermatologie. Une équipe de recherche dirigée par le professeur Jinyang Liang, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), avec le concours de chercheurs et chercheuses de l’Université de Montréal, propose une solution prometteuse: un système de haute technologie, appelé SMEAR‑ULM, capable de déceler des cancers cutanés à un stade très précoce en mesurant de minuscules variations de température à la surface de la peau. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue Nature Sensors.
Ce projet s’appuie sur une collaboration entre plusieurs équipes, dont celles du professeur Fiorenzo Vetrone, de l’INRS, et de Sylvain Meloche, professeur titulaire au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine, et Davide Brambilla, de la Faculté de pharmacie, rendue possible grâce à des subventions du Fonds Nouvelles frontières en recherche et de la Société canadienne du cancer.
Un «tatouage intelligent» pour détecter le cancer de la peau à un stade invisible
Les noms des lauréates et lauréats des Prix du recteur 2026 seront dévoilés le 26 mai à l’occasion d’une cérémonie soulignant l’engagement et l’excellence au sein de la communauté universitaire.
L’Université de Montréal dévoile les finalistes de l’édition 2026 des Prix du recteur, qui soulignent chaque année l’engagement, l’innovation, le leadership et l’apport exceptionnel de membres de sa communauté. Ces prix, remis annuellement, mettent en lumière la contribution remarquable d’équipes et de personnes qui, par leur dévouement et leur esprit d’innovation, participent activement au dynamisme et au rayonnement de l’UdeM
Les lauréates et lauréats seront annoncés au cours d’une cérémonie présentée le 26 mai.
Assistez à la cérémonie des Prix du recteur retransmise en direct sur le Web et découvrez les noms de ceux et celles dont le travail est salué cette année.
Voici les 9 finalistes de la Faculté de médecine des Prix du recteur 2026 :
Catégorie Leadership
- Nicolas Stifani, coordonnateur principalau Centre de recherche en innovation biomédicale de la Faculté de médecine
Catégorie Innovation
- Danielle Levac, professeure agrégée à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine
- Sophie Gauthier-Clerc, adjointe à la vice-doyenne à la recherche et au développement de la Faculté de médecine
- Tomy Arial, technicien en génie mécanique au Département de physique de la Faculté des arts et des sciences et au Département de neurosciences de la Faculté de médecine
Catégorie Engagement communautaire
- Chia Tien Jessi Lee, adjointe au directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine
- Meriem Messaoudene, attachée de recherche au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine
Catégorie Diversité
- Comité EDI du Centre de recherche du CHUM (affilié à la Faculté de médecine)
- Theara Yim, chargé de cours à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine
Catégorie Diversité
- Équipe UdeM du projet Jardins des Premiers Peuples, composée de la Faculté de médecine, de la Faculté de l’apprentissage continu, de l’Unité du développement durable, de la Faculté des arts et des sciences, de l’Institut de recherche en biologie végétale, des Services à la vie étudiante, du CPE de l’Université de Montréal et du Centre étudiant des Premiers Peuples
Pour connaître tous les finalistes
Prix du recteur 2026: 9 finalistes de la Faculté
Comment les récits médiatiques relatent-ils les suicides, les hospitalisations ou les crises de personnes ayant consulté l’IA? C’est ce qu’a voulu cartographier une équipe de recherche de l’UdeM.
Depuis le lancement des grands modèles de langage de l’intelligence artificielle (IA), à l’automne 2022, des récits circulent dans les médias: des utilisateurs, souvent jeunes, auraient connu des épisodes psychotiques, auraient eu des idéations suicidaires ou se seraient enlevé la vie après des échanges intenses avec des robots conversationnels d’intelligence artificielle générative.
Ces reportages ont constitué une piste de recherche qu’a explorée Alexandre Hudon, médecin psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM.
Plutôt que d’étudier les évènements eux-mêmes – ce que l’état actuel des données ne permet pas –, le Dr Hudon et ses collègues ont choisi d’analyser ce que les journalistes en ont rapporté dans un projet de recherche dont les résultats ont été publiés en mars dans la revue JMIR Mental Health. Ces travaux constituent à ce jour la plus vaste cartographie de la couverture médiatique de ce phénomène: 71 articles de presse représentant 36 cas distincts répertoriés entre novembre 2022 et décembre 2025.
«C’est la porte d’entrée que les médias nous ont ouverte, explique le Dr Hudon. Nous voyions passer des reportages sur des décès d’enfants et d’adolescents, des crises graves et ça nous a mis sur la piste.»
Agents conversationnels et santé mentale: quand les médias tirent la sonnette d’alarme
Une équipe de recherche fait le pari qu’une stimulation auditive pourrait amplifier certaines ondes cérébrales chez des patients sous anesthésie afin de stabiliser ou d’approfondir cet état.
Dans le cerveau, certaines ondes électriques sont associées à des états bien précis. Les ondes delta – aussi appelées ondes lentes – sont particulièrement présentes dans les phases de sommeil profond, mais aussi dans des états d’inconscience comme le coma ou l’anesthésie générale. On considère qu’elles constituent ainsi une «signature» de ces états où la conscience est altérée.
Il y a plus de 10 ans, la recherche a montré qu’il était possible d’amplifier ces ondes lentes grâce à une stimulation auditive très précise, une technique d’abord étudiée dans un contexte de sommeil.
Une équipe de recherche a eu l’idée d’appliquer cette technique en contexte médical.
Derrière ce pari se trouve Catherine Duclos, professeure sous octroi adjoint au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et au Département de neurosciences de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre d’études avancées en médecine du sommeil et au Centre intégré de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal.
Une question de synchronisation
Ce nouveau protocole de recherche vise à évaluer si une stimulation auditive en boucle fermée peut renforcer la dynamique des ondes delta lors d’une anesthésie et ainsi contribuer à stabiliser cet état sans nécessairement augmenter la dose d’anesthésiques.
Concrètement, il s’agit d’envoyer de courts sons semblables à de légers «clics» à des moments précis du cycle des ondes cérébrales, elles-mêmes surveillées en temps réel par électroencéphalographie.
Et si de simples sons pouvaient accroître l’effet de l’anesthésie?
L’éminent chercheur en autisme Laurent Mottron réunit dans un même cadre théorique les atypies de la perception auditive, de la cognition, de la socialisation et du langage.
Laurent Mottron, professeur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et psychiatre à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal, voue sa carrière à la compréhension du fonctionnement cognitif des personnes autistes.
Loin d’une vision centrée sur le déficit, ses travaux proposent plutôt de voir l’autisme comme une manière différente de traiter les informations sensorielles et sociales, notamment par la mise en lumière d’un apprentissage non social du langage.
Dans une étude récente menée en collaboration avec Luodi Yu, de l’Université de Guangzhou en Chine, le chercheur vient renforcer cette perspective: chez certains enfants autistes, le cerveau semble particulièrement apte à détecter de très fines variations sonores tout en éprouvant davantage de difficultés à traiter les séquences temporelles inhérentes au langage oral.
L’audition sous la loupe
Chez de nombreux jeunes enfants autistes, les premiers signes annonciateurs du trouble sont souvent liés à la perception sonore, indique Laurent Mottron.
«Les parents remarquent parfois que l’enfant ne se retourne pas lorsqu’on l’appelle, au point de croire d’abord à une surdité. Pourtant, les tests auditifs ne révèlent en général rien d’anormal: l’ouïe est intacte, voire fine pour ce qui est des bruits non sociaux. L’enfant entend ainsi très bien, mais semble perdre de l’intérêt pour les stimulus sonores associés à l’univers social et en particulier à la voix humaine», souligne-t-il.
Autisme et audition: des pistes pour éclairer un fonctionnement cérébral différent
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