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Des étudiantes en médecine de l’UdeM nous parlent avec enthousiasme des stages qu’elles effectuent dans des hôpitaux des Laurentides.
En attendant l’arrivée, à l’automne prochain, de la première cohorte en médecine au nouveau campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides, nous avons demandé à des externes déjà en stage dans les hôpitaux de la région de nous raconter leur expérience. Visiblement, elles apprécient!
Rendez-vous sur UdeMnouvelles pour lire les témoignages de :
- Rebecca Del Pinto, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
- Juliette Pietramala, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
- Mathilde Gil, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
- Cynthia Bele-Binda, externe junior à l’Hôpital de Mont-Laurier
- Nouha Elmkinssi, externe à l’Hôpital de Saint-Eustache
LIRE : L’emplacement du futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides est dévoilé
Les Laurentides: un milieu formateur, ancré dans la communauté, qui donne envie d’y rester
La Dre Jessica Perreault Bishop ne connaissait rien de Saint-Jérôme avant d’y faire sa résidence. La voici maintenant directrice du nouveau campus des Laurentides de l’UdeM pour la formation médicale.
Il y a déjà un moment que la Dre Jessica Perreault Bishop, directrice de l’enseignement médical au Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides et chargée d’enseignement clinique à l’Université de Montréal, souhaitait augmenter l’offre de stages d’externat dans sa région. Le futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides, qui accueillera sa première cohorte étudiante en médecine dès l’automne prochain – puis en pharmacie en 2027 –, lui en donne désormais les moyens.
Entrevue avec une clinicienne engagée et profondément attachée à son milieu.
De la résidence à la direction: formée en région, former la relève
Le campus des Laurentides de l’UdeM verra le jour dans la troisième phase du Complexe médical des Laurentides. La Dre Jessica Perreault Bishop en assurera la direction pour la formation en médecine.
L’Université de Montréal a dévoilé l’emplacement de son futur campus des Laurentides, un projet rendu possible grâce à l’étroite collaboration des équipes de l’UdeM et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Les travaux en vue d’accueillir les programmes de médecine et de pharmacie ont débuté au 325, rue du Docteur-Charles-Léonard, à Saint-Jérôme. Situé à proximité de deux installations du CISSS des Laurentides, l’Hôpital de Saint-Jérôme et le groupe de médecine de famille universitaire (GMF-U) Dre Andrée-Gagnon, le campus verra le jour dans la troisième phase du Complexe médical des Laurentides. Il accueillera sa première cohorte étudiante en médecine dès l’automne prochain.
D’une superficie d’environ 930 m2, les locaux comprendront des salles de cours où pourront prendre place jusqu’à 50 personnes dans chacune d’elles, cinq salles réservées à l’apprentissage par problèmes en médecine, une salle d’étude, un pôle administratif, une salle de repos et, éventuellement, un laboratoire d’encadrement pour le programme de pharmacie.
Ce campus sera le deuxième campus délocalisé de la Faculté de médecine. Il y a 21 ans, l’UdeM faisait figure de pionnière en devenant la première université à inaugurer un campus de ce type en Mauricie. Depuis, le modèle a essaimé: les quatre facultés de médecine québécoises disposent désormais de campus délocalisés à travers la province, contribuant à former des médecins partout au Québec et à mieux répondre aux besoins des populations situées en dehors des grands centres. Forte de son succès et de l’expérience acquise en Mauricie, l’UdeM amorce aujourd’hui une nouvelle étape de son développement avec la création du campus des Laurentides et l’ajout de la formation en pharmacie, une première au Canada.
«Ce nouveau lieu de formation délocalisée à Saint-Jérôme, inspiré du campus de la Mauricie, incarne pleinement notre mission de responsabilité sociale: attirer et retenir la relève dans une région durement touchée par la pénurie de médecins. Avec l’ajout de ce nouveau campus, près de 20 % des étudiantes et étudiants en médecine seront formés dans les campus décentralisés au Québec. On n’a jamais autant formé en région!» se réjouit le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette.
L’emplacement du futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides est dévoilé
Déjà février! Je suis très heureux de vous retrouver en 2026, après un automne particulièrement chargé. Le retour à la stabilité nous permet de reprendre nos activités et de nous recentrer sur nos priorités.
La dernière année n’a pas été de tout repos, c’est le moins qu’on puisse dire : suspension de l’enseignement médical, projet de loi inquiétant, représentations auprès des instances ministérielles afin que notre mission d’enseignement et de recherche demeure pleinement reconnue. Les discussions entre les fédérations médicales et le gouvernement se poursuivent, et nous continuons à suivre de près la situation.
Maintenant, place à nos grands chantiers. Parmi eux, la mise à jour de notre planification stratégique 2026–2031. Les travaux avancent bien et nous serons en mesure de partager les grandes orientations de cette réflexion collective d’ici l’été. Je vous invite d’ailleurs à y prendre part, notamment par l’entremise de votre direction de département ou d’école. Votre voix compte!

Sur le plan international, la Faculté demeure très active. À la mi-janvier, nous avons participé aux Rencontres UdeM à Paris, une opération de séduction auprès d’universités françaises visant à faire rayonner nos programmes de cycles supérieurs. Plusieurs membres de notre équipe y ont présenté nos programmes de maîtrise et de doctorat, tout en mettant en valeur la richesse de nos partenariats et les nombreuses occasions de mobilité et de recherche offertes aux étudiantes et étudiants.
Dans la même veine, j’ai été invité fin novembre à prendre part aux 19e Assises nationales hospitalo-universitaires, à Nantes, dans le cadre d’une table ronde sur le thème La Francophonie, levier de souveraineté ? J’y ai rappelé que la souveraineté ne se limite pas aux frontières: elle concerne aussi les connaissances scientifiques, les données, les algorithmes et le financement de la recherche. Dans un contexte marqué par la désinformation et les tensions géopolitiques, je suis convaincu que notre meilleur rempart réside dans la souveraineté de nos valeurs et le renforcement des collaborations entre les institutions universitaires.
Enfin, l’actualité facultaire est particulièrement riche ce mois-ci : implantation du campus des Laurentides, avec la nomination de la Dre Jessica Perreault-Bishop à sa direction ; portrait de Nicolas Cermakian, nouveau directeur du Département de pharmacologie et physiologie ; balado sur la neurodivergence en contexte de stage clinique ; sans oublier nos événements, projets étudiants, distinctions et financement. Autant de réalisations qui témoignent de la vitalité de notre communauté!
Bonne session d’hiver,
Patrick Cossette, doyen
Notre Faculté en mouvement, ici et ailleurs
La découverte de fragments de protéines anormales dans les cancers pédiatriques pourrait permettre de créer des traitements ciblés sans effets secondaires.
Cibler directement les cellules cancéreuses et les détruire sans endommager les cellules saines: telle est la promesse des nouvelles immunothérapies ultraprécises. Un défi majeur, alors que les traitements habituels de chimiothérapie s’accompagnent encore trop souvent d’importants effets secondaires à long terme surtout chez les enfants.
Au cœur de cette promesse thérapeutique se trouve l’immunopeptidomique, une approche permettant de mettre au jour les petits fragments de protéines présentés au système immunitaire à la surface des cellules.
Au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, les équipes d’Isabelle Sirois, responsable de la Plateforme de protéomique et d’immunopeptidomique, et de la Dre Sonia Cellot, professeure agrégée au Département de pédiatrie de la Faculté de médecine de l’UdeM et hémato-oncologue pédiatrique au CHU Sainte-Justine, ont réalisé une avancée déterminante.
Cancer chez l’enfant: vers des thérapies qui épargnent les cellules saines
Pour sa 6e édition, l’événement Femmes en sciences de la Faculté de médecine, tenu à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, a réuni un panel de quatre professeures au leadership affirmé ‒ Chantal Bémeur, Frédérique Le Roux, Patricia Conrod et Katherine Frohlich ‒ autour de la thématique «Femmes, science et recherche : passer d’un diagnostic récurrent à l’action».
Nos panélistes ont partagé leur trajectoire de recherche, les défis rencontrés et les actions concrètes à poser, tant au sein des institutions que des organismes subventionnaires, pour faire progresser l’équité en science. En voici un aperçu.

Chantal Bémeur
Vice-doyenne aux sciences de la santé et professeure titulaire au Département de nutrition de la Faculté de médecine, et chercheuse au Centre de recherche du CHUM
Qui est-elle ?
Titulaire d’un doctorat en nutrition de l’UdeM, Chantal Bémeur codirige le laboratoire HépatoNeuro du CRCHUM. Ses recherches, à la fois fondamentales et cliniques, portent sur des pathologies affectant le cerveau et le foie. À titre de vice-doyenne aux sciences de la santé, elle pilote le développement stratégique de ce secteur à la Faculté de médecine, en veillant à la qualité de la formation, au soutien de l’encadrement aux trois cycles, à la modernisation des programmes et à leur arrimage avec les exigences d’agrément.
Elle a dit :
«Je viens d’un milieu où peu de gens ont fréquenté l’université. Ma première mentore a été ma mère, qui m’a transmis la conviction que les études étaient possibles. J’ai toujours voulu devenir professeure. Après un deuxième postdoctorat, j’ai obtenu un poste au Département de nutrition et j’ai monté mon laboratoire au Centre de recherche du CHUM. Le passage de professeure adjointe à agrégée a été une étape stressante, sur le plan professionnel comme personnel. Puis on m’a proposé de diriger le programme de baccalauréat en nutrition. Encouragée par une mentore, j’ai déposé ma demande de titularisation. Entre-temps, je suis devenue vice-doyenne des sciences de la santé. Les formations en leadership et les réseaux de femmes m’ont aidée à prendre confiance. Mon message est simple : oser, s’entraider, demander conseil, et avancer ensemble, femmes et hommes, avec solidarité et confiance.»

Frédérique Le Roux
Professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine, titulaire de la Chaire d’excellence de recherche du Canada (CERC) Eco-Evo-Patho des microbes dans la nature, et chercheuse à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale.
Qui est-elle ?
Spécialiste en génomique microbienne et en microbiologie environnementale, Frédérique Le Roux s’intéresse aux relations entre microbes, notamment aux mécanismes du parasitisme. Dans le cadre de sa Chaire d’excellence de recherche du Canada, elle explore l’origine, la propagation et l’évolution des gènes de résistance aux antimicrobiens au sein de populations bactériennes naturelles. S’appuyant sur une collection unique de 1200 bactériophages et de 600 hôtes bactériens, isolés et séquencés au fil de ses travaux, elle développe une approche intégrée alliant observation sur le terrain et analyses génétiques en laboratoire.
Elle a dit :
«J’ai grandi au sein d’une famille ouvrière, dans un petit village de Bretagne. Plutôt que d’être une femme, c’est la barrière sociale qui a été le principal frein de ma carrière : ne pas avoir les codes, le langage, l’aisance qui donnent confiance et permettent d’évoluer dans certains milieux. J’ai évolué dans un environnement matriarcal, où les femmes travaillent et élèvent seules leurs enfants. C’est sans doute là que se trouve la clé de ma réussite : la conviction qu’on peut être mère, célibataire et mener une brillante carrière. J’ai intégré ma fille à mon travail, par nécessité : au laboratoire, en conférence, en déplacement. Elle a grandi au cœur de la recherche. Ce que je lui ai transmis : travailler beaucoup, croire en soi, et avancer malgré les obstacles.»

Patricia Conrod
Professeure titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine, directrice scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC, et chercheuse au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine
Qui est-elle ?
Psychologue clinicienne, Patricia Conrod est reconnue sur la scène internationale pour ses travaux novateurs sur les facteurs de risque neurocognitifs et de personnalité associés à la consommation de substances psychoactives et aux troubles de santé mentale. Ses recherches ont notamment mis en lumière les effets des réseaux sociaux et de la consommation de cannabis sur le développement du cerveau des jeunes et leur santé mentale, contribuant à orienter des politiques de prévention et de sécurité au Canada et à l’international. Elle a également cofondé et codirigé la Stratégie en neurosciences et santé mentale de l’Université de Montréal (SENSUM) ainsi que le Centre IMAGINE du CHU Sainte-Justine.
Elle a dit :
«Je suis issue d’une lignée de femmes résilientes et engagées, et j’ai grandi avec l’exemple de carrières menées avec détermination. Mon parcours en neurosciences et en psychiatrie ‒ des milieux encore largement dominés par les hommes ‒ a été jalonné de recommencements, de déplacements et de freins liés aux normes de genre. À travers ces étapes, j’ai appris l’essentiel : nourrir ma passion pour la science, trouver un équilibre avec la vie personnelle, et rester fière et confiante de ma trajectoire. Je crois que l’excellence finit par ouvrir des espaces où on est reconnue, soutenue et capable d’avancer.»

Katherine Frohlich
Professeure titulaire au Département de médecine sociale et préventive de l’ESPUM, directrice scientifique de l’Institut de la santé publique et des populations (ISPP) des IRSC, et chercheuse associée au CreSP.
Qui est-elle ?
Chercheuse interdisciplinaire, Katherine Frohlich œuvre à la croisée de la promotion de la santé, de l’épidémiologie sociale, de la sociologie et de la géographie de la santé. Financés depuis plus de 20 ans par les IRSC et le CRSH, ses travaux visent à comprendre et à réduire les inégalités sociales de santé chez les jeunes en milieu urbain. Elle est également cotitulaire de la MYRIAGONE Chaire McConnell-Université de Montréal en partenariat jeunesse.
Elle a dit :
«Quand je pense au leadership, ce sont d’abord mes mentors qui me viennent en tête. Des femmes et des hommes. Très tôt, ces personnes ont vu en moi un potentiel que je ne percevais pas encore. Elles m’ont soutenue, encouragée, donné un premier élan. Alors que j’hésitais à accepter un poste de direction, l’une d’elles m’a dit : Tu penses que tu n’es pas assez bonne? Qu’il y a quelqu’un de mieux que toi? C’était exactement ce que je croyais. Ce doute, beaucoup de femmes le portent. C’est un mur invisible qu’on se dresse soi-même. Prendre un rôle de leadership, c’est aussi apprendre à reconnaître ce mur et à le traverser, avec l’appui de mentors qui savent voir plus loin.»
Un bassin de talents malgré des obstacles persistants
À l’animation, la vice-doyenne à la recherche et au développement, Ekat Kritikou, a exposé quelques données clés sur la place des femmes en sciences :
«Les femmes sont nombreuses dans les études universitaires, mais leur représentation diminue à mesure que progresse la carrière scientifique. Ce phénomène ne reflète pas un manque de performance, mais la persistance d’obstacles structurels : responsabilités familiales, plafond de verre et accès inégal aux postes décisionnels. À la Faculté de médecine, plus de 65 % des personnes inscrites aux cycles supérieurs sont des femmes. Pourtant, des écarts importants subsistent dans certains secteurs, notamment en matière d’accès aux rôles de leadership.
D’où l’importance d’agir en amont, en soutenant le leadership féminin par des mesures concrètes, comme le programme facultaire pour la promotion du leadership des femmes en sciences, maintenant à sa deuxième année.
Une plus grande présence des femmes dans des postes de leadership favorise l’intégration des perspectives de genre dans les décisions et les politiques qui façonnent la recherche. Elle permet aussi d’offrir à la prochaine génération de filles et de jeunes femmes des modèles et des mentores diversifiés, dans l’ensemble des secteurs.»
Voici les lauréates 2026 du programme de promotion du leadership des femmes en sciences :
- Dre Mirna Azar, professeure adjointe de clinique au Département de médecine, endocrinologue à l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et chercheuse au Centre de recherche du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. Elle mise sur le développement de compétences en leadership pour transformer des idées en projets concrets ‒ comprendre les structures institutionnelles, rallier les gestionnaires et bâtir des réseaux. Son initiative : la création d’un réseau de formation pour les résidentes et résidents de l’UdeM, déployé sur plusieurs sites.
- Rajae Talbi, professeure adjointe au Département de pharmacologie et physiologie et chercheuse à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale. Elle souhaite renforcer un leadership fondé sur la relation humaine, l’intelligence émotionnelle et le mentorat. Son objectif : être à la fois une scientifique rigoureuse, une professeure engagée et une leader inspirante pour la relève.
- Pascale Legault, professeure titulaire et directrice du Département de biochimie et médecine moléculaire et chercheuse à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale . Elle mène des travaux de pointe sur la régulation de l’ARN, notamment dans des maladies comme le cancer et le Parkinson, tout en assumant des responsabilités de direction stratégique.
- Danielle Levac, professeure agrégée à l’École de réadaptation, chercheuse et directrice adjointe scientifique du Technopôle en réadaptation pédiatrique du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine. Elle a mis sur pied une initiative Mastermind réunissant des femmes en recherche au sein de l’École de réadaptation, afin de briser l’isolement, de faire émerger les enjeux communs et de renforcer l’accès le leadership au féminin.
Pour en savoir sur les principes et les actions d’équité, de diversité et d’inclusion (ÉDI) à la Faculté de médecine de l’UdeM, cliquer ici.
Des femmes scientifiques qui ont du panache
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