Faculté de médecine
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Le Pasteur Network et la Faculté de médecine de l’Université de Montréal annoncent l’adhésion de cette dernière à ce réseau international à titre de membre associé. Cette alliance ouvre la voie à de nouvelles collaborations à travers le monde en recherche et en formation, au bénéfice des communautés scientifiques des deux organisations.
Approuvée par l’Assemblée générale du Pasteur Network (PN) réunie le 26 juin 2026 à Bruxelles, cette adhésion, favorisera la mise en commun d’expertises complémentaires dans plusieurs domaines de recherche, des sciences fondamentales à la santé des populations.
Avec ses 15 départements et 3 écoles, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal forme plus de 2500 étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs et compte quelque 5000 membres du corps professoral, dont 2500 cliniciennes-enseignantes et cliniciens-enseignants.
La Faculté devient ainsi le deuxième membre – après l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) – du réseau en Amérique du Nord, contribuant à renforcer sa présence sur le continent.
Des expertises complémentaires pour relever les grands défis de santé
Plusieurs forces de recherche de la Faculté font écho aux priorités scientifiques du Pasteur Network et offrent des perspectives de collaboration :
- Comprendre les mécanismes fondamentaux du vivant : structure des virus, biologie des ARN, génomique microbienne et bactériophages, fonctionnement du cerveau et maladies neurodégénératives. Ces travaux font progresser les connaissances pour mieux prévenir, détecter et traiter les maladies.
- Se préparer aux pandémies : des travaux associant notamment bactériologie, microscopie et intelligence artificielle permettent d’analyser des phénotypes bactériens complexes et de repérer de nouveaux antimicrobiens. Des équipes en virologie et en immunologie jouent également un rôle clé dans la compréhension des maladies infectieuses et la réponse aux menaces sanitaires, comme l’a démontré leur contribution durant la pandémie de COVID-19.
- Santé mère-enfant : des équipes de recherche clinique de la Faculté pilotent un réseau canadien d’essais cliniques destiné aux femmes enceintes et aux enfants, qui s’appuie notamment sur des biobanques, des mécanismes de gouvernance des données et des dispositifs de surveillance.
- Intelligence artificielle et santé numérique : des travaux en santé de précision s’appuient sur des outils de prédiction, de diagnostic et d’aide à la décision clinique qui croisent des données hospitalières, des données omiques et des données d’imagerie.
- Une seule santé : cette approche interfacultaire vise à décloisonner les expertises pour mieux surveiller, prévenir et agir face aux grands enjeux de santé.
De nouvelles possibilités de maillage et de formation

L’adhésion au Pasteur Network permettra à la communauté de recherche de la Faculté et à sa relève scientifique de participer à des activités de formation, d’échange et de collaboration. Les chercheurs et chercheuses, les membres du personnel scientifique ainsi que les étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs seront notamment admissibles aux cours et formations du Pasteur Network, au programme SPARK de soutien aux scientifiques en début de carrière, aux groupes de travail scientifiques et à la plateforme collaborative PNLink. Ils pourront également profiter de nouvelles occasions de réseautage, de mobilité étudiante et de développement de projets avec les autres membres du PN.
En retour, l’adhésion permettra aux membres du Pasteur Network de bénéficier d’expertises, d’infrastructures et d’activités mises en place par la Faculté et son réseau de centres et instituts de recherche, notamment de plateformes de recherche innovantes, de programmes de soutien aux cliniciens-chercheurs et cliniciennes-chercheuses, d’écoles d’été ainsi que d’ateliers en bio-informatique, en multiomique, en intelligence artificielle et en immunologie, de même que sur des technologies innovantes.
La Réunion annuelle du Pasteur Network (PNAM 2026), qui se tiendra au début de novembre à Laval, au Canada, et sera accueillie par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), offrira une première occasion de concrétiser ce partenariat. Elle réunira les membres du PN et permettra à la Faculté de tisser de nouveaux liens et de faire émerger des projets communs.
La Faculté de médecine de l’UdeM devient la première faculté au monde à se joindre au Pasteur Network
Les mécanismes d’une forme rare et grave d’encéphalopathie génétique se précisent grâce aux travaux d’une équipe du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine.
Une équipe du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, un établissement de Santé Québec, vient de franchir une étape importante dans la compréhension d’une forme rare et grave d’encéphalopathie génétique associée à une mutation du gène DHDDS.
En concevant le premier modèle murin reproduisant fidèlement une des formes de la maladie humaine, le chercheur Alexey Pshezhetsky, professeur titulaire au Département de pédiatrie de l’Université de Montréal, et la Dre Elsa Rossignol, professeure titulaire au Département de neurosciences, mettent à la disposition de la communauté scientifique un outil sans précédent pour explorer les mécanismes biologiques de cette maladie neurodéveloppementale et accélérer la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques.
Un modèle inédit dévoile les mécanismes d’une rare encéphalopathie d’origine génétique
Et si les maladies cardiovasculaires laissaient des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif?
Les maladies cardiovasculaires laisseraient-elles des traces dans le cerveau bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif? C’est l’une des questions qui occupe Claudine Gauthier, nouvelle professeure sous octroi titulaire au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et titulaire de la Chaire Michal et Renata Hornstein en imagerie cardiovasculaire.
Spécialiste de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), elle étudie comment le vieillissement et les maladies cardiovasculaires transforment la santé vasculaire et la santé métabolique du cerveau.
L’ambition est claire: repérer tôt les personnes dont le cerveau est plus vulnérable au vieillissement et déterminer comment agir avant que les dommages deviennent irréversibles.
Claudine Gauthier: ce que le cœur révèle sur la santé du cerveau
Je suis très heureux de vous retrouver en ce début d’année. À vous qui faites vos premiers pas parmi nous, bienvenue à la Faculté. Et à tous ceux et celles qui poursuivent leur parcours chez nous, une excellente rentrée!
Cet automne, pour la première fois, nous avons accueilli une cohorte d’étudiantes et d’étudiants en médecine dans les Laurentides. Avec l’ouverture de notre nouveau campus délocalisé, à Saint-Jérôme, nous poursuivons ainsi notre engagement à former la relève là où les besoins sont les plus pressants.
Il y a plus de 20 ans, l’Université de Montréal faisait figure de pionnière en misant sur la formation médicale délocalisée en Mauricie. Depuis, l’expérience nous a montré que le lieu où l’on apprend la médecine peut influencer celui où l’on choisira de pratiquer. En formant la relève sur place, nous souhaitons attirer et retenir davantage de médecins et de professionnelles et professionnels de la santé dans cette région qui fait face à une pénurie, et ainsi contribuer à améliorer l’accès aux soins.
Nous lancerons également, à l’automne 2027, notre nouveau parcours axé sur la médecine familiale en région. Les étudiantes et étudiants qui le choisiront pourront y effectuer l’ensemble de leur formation, de la formation préclinique à la résidence.
Par ailleurs, le mois d’août a été marqué par nos collations des grades, où nous avons célébré plus de 1 700 diplômées et diplômés. Nous avons également accueilli les Drs Valentín Fuster et Arnold Munnich, à qui l’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa. Leurs conférences, que vous pouvez écouter en rattrapage, ont été l’occasion de découvrir deux parcours scientifiques remarquables.
Et parce que la santé se vit autant qu’elle s’étudie, nous avons chaussé nos espadrilles! Une centaine de membres de notre communauté ont accompagné le Dr Fuster pour une marche ou une course de cinq kilomètres sur le campus de la montagne, rappelant l’importance de l’activité physique et de la prévention.
Cet élan se poursuivra en septembre avec les Championnats du monde Route UCI, dont l’Université de Montréal est partenaire. Du 20 au 27 septembre, les meilleurs cyclistes de la planète seront de passage à Montréal, et plusieurs épreuves emprunteront les routes de notre campus de la montagne. À cette occasion, nous mettrons en lumière les recherches de notre Faculté sur la performance et les sciences du sport, tandis que nos départements et écoles prendront part aux activités organisées en marge de l’événement.
Voilà autant d’occasions de nous retrouver et de commencer l’année du bon pied!
Patrick Cossette, doyen
Une rentrée (hyper)active à la Faculté!
Pour souligner le lancement de sa 12e saison, l’équipe de la série documentaire De garde 24/7 a présenté le deuxième épisode en primeur devant des étudiantes et étudiants de la Faculté.
Intitulé Apprendre, l’épisode met en scène des résidentes, résidents et médecins de la Faculté et explore la richesse des apprentissages qui naissent des échanges entre soignantes et soignants, personnes en formation et patients. Car si la médecine s’apprend d’abord dans les livres, elle se nourrit aussi du contact des autres, de l’écoute et du partage des expériences.
«L’épisode met des images sur notre travail, parfois difficile à décrire dans toutes ses subtilités médicales et émotionnelles. J’ai commencé à suivre l’émission bien avant mes études en médecine et je suis reconnaissante d’avoir eu accès à un contenu aussi humain sur le réseau de la santé dans lequel j’allais, sans le savoir, être appelée à travailler plus tard», témoigne la Dre Vanessa Bisson-Gervais, résidente au moment du tournage, aujourd’hui médecin d’urgence et chargée d’enseignement de clinique à la Faculté.
La projection, qui s’est tenue le 15 septembre au pavillon du centre-ville, à Montréal et en simultané dans les campus de la Mauricie et des Laurentides, a été suivie d’une période de questions avec des médecins à l’écran et la réalisatrice Myriam Berthelet. Une occasion pour la relève de découvrir les coulisses de la pratique médicale et d’échanger avec celles et ceux qui la façonnent.
Voici des extraits de la table ronde






À voir sur Télé-Québec le 17 septembre!
De garde 24/7 : apprendre, ensemble
Longtemps banalisée, la douleur de l’accouchement reste encore trop souvent mal soulagée. L’anesthésiologiste Anne Lavoie plaide pour une meilleure prise en charge, du travail à la césarienne.
Accoucher, ça fait mal. Et si notre tolérance à cette souffrance était devenue trop élevée? Dans tout autre contexte chirurgical – une appendicectomie, par exemple –, jamais on n’accepterait qu’un patient souffre pendant l’opération.
Pour la Dre Anne Lavoie, professeure adjointe de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de la Faculté de médecine et responsable de l’anesthésiologie obstétricale à Santé Québec ‒ CHUM, la banalisation de la douleur des femmes continue d’influencer les soins. Et ses conséquences peuvent se faire sentir jusque dans la salle d’opération : jusqu’à une femme sur trois qui subit une césarienne en travail peut éprouver de la douleur pendant l’intervention.
Dans cette vidéo, la Dre Lavoie revient sur les raisons historiques et culturelles qui ont contribué à normaliser la douleur obstétricale et explique comment la médecine peut faire mieux aujourd’hui, avec cette conviction : «Soulager la douleur, ce n’est pas un luxe! Une société en santé, c’est une société qui prend soin de ses femmes.»
*Le 15 octobre 2026, la Dre Anne Lavoie donnera aux résidentes et résidents en anesthésiologie deux séances consacrées à la douleur de l’accouchement et à l’analgésie inadéquate en obstétrique.
Douleur obstétricale : un angle mort de la médecine moderne
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