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Le professeur honoraire Réjean Couture reçoit une prestigieuse distinction internationale pour ses contributions à l’étude du système kallikréine-kinine et des récepteurs de la bradykinine.

Réjean Couture, professeur honoraire au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, s’est vu décerner la E.K. Frey – E. Werle Commemorative Gold Medal, à l’occasion du Bradykinin Symposium 2026, tenu les 3 et 4 septembre à Berlin.

Remise par la E.K. Frey – E. Werle Foundation, une fondation scientifique allemande établie à Munich, cette distinction récompense des scientifiques qui ont contribué de façon exceptionnelle à mieux comprendre le système kallikréine-kinine, notamment son rôle dans la régulation de l’inflammation, de la douleur et de la pression artérielle.

Le récepteur B1 comme fil conducteur

Dès ses études doctorales, réalisées sous la direction du pharmacologue Domenico Regoli, pionnier de la recherche sur les kinines, Réjean Couture s’intéresse au système kallikréine-kinine. Le récepteur B1 de la bradykinine devient l’un des principaux fils conducteurs de sa carrière.

Ses travaux ont mis en lumière le rôle des récepteurs B1 et B2 dans de nombreux processus physiologiques et pathologiques, notamment le diabète, l’obésité, l’hypertension, la douleur neuropathique et les rétinopathies. Ils ont aussi ouvert la voie à l’exploration de nouvelles pistes thérapeutiques ciblant ces récepteurs dans différentes maladies associées à l’inflammation.

Faire rayonner la recherche sur les kinines

Au-delà de ses découvertes, Réjean Couture a contribué au rayonnement international de ce domaine en participant à l’organisation de nombreux congrès et à la formation de plusieurs générations de scientifiques.

Plus récemment, il a dirigé l’ouvrage Bradykinin: From Vasodilation to Neuroinflammation, publié à l’occasion du 75e anniversaire de la découverte de la bradykinine et consacré au rôle de ce peptide dans la santé et la maladie.

Réjean Couture reçoit la E.K. Frey ‒ E. Werle Commemorative Gold Medal

Une équipe de recherche approfondit les liens entre l’altitude, la fatigue et la cognition tout en mettant au point des outils utilisables dans les conditions réelles d’entraînement.

En ski de bosses, quelques fractions de seconde peuvent changer l’issue d’une descente. Une mauvaise lecture du parcours, une attention défaillante ou une décision prise un peu trop tard peuvent transformer un bel enchaînement en erreur, voire en catastrophe.

C’est notamment ce qui préoccupait les entraîneurs de Ski Acro Québec, l’organisation provinciale chargée des programmes de ski acrobatique du Québec. Dans leurs camps d’entraînement en altitude, notamment à Tignes, dans les Alpes françaises, ils constataient une fatigue importante chez leurs athlètes âgés de 16 à 21 ans.

Pour mieux comprendre ce phénomène, ils ont fait appel à Giorgio Varesco, chercheur postdoctoral au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Université de Montréal aux côtés de Guido Simonelli, professeur au Département de médecine de l’UdeM.

En collaboration avec ses collègues de l’Institut national du sport du Québec – François Bieuzen et Nicolas Bourrel –, le chercheur s’est penché sur le trio sommeil, fatigue et performance. Le projet, amorcé en 2025, vise entre autres choses à élaborer des façons simples de mesurer la fatigue cognitive directement en montagne.

 

 

Sport en montagne: quand l’altitude fatigue aussi le cerveau

Une seule nuit de sommeil prolongé suffit à réduire la fatigue et à améliorer la performance cognitive de jeunes hockeyeurs, selon une étude de l’UdeM menée auprès des joueurs des Remparts de Québec.

Et si la clé pour récupérer d’un entraînement perçu comme difficile tenait en une seule nuit de sommeil un peu plus longue que d’habitude?

C’est ce que tend à démontrer une étude menée auprès des joueurs des Remparts de Québec par le professeur Guido Simonelli et son équipe de recherche au Département de médecine de l’Université de Montréal: un tel allongement suffit à réduire la fatigue ressentie et à améliorer les résultats obtenus dans l’exécution d’une tâche cognitive exigeante.

 

Une seule nuit de sommeil prolongé réduit la fatigue des hockeyeurs

Pourquoi certains jeunes adorent-ils l’activité physique alors que d’autres l’abhorrent? Comment remettre les plus sédentaires en mouvement? Ces questions piquent la curiosité de François Dupont.

Dans une autre vie, François Dupont construisait des écoles avec des briques et du mortier. Aujourd’hui, il cherche à les transformer à l’aide de données probantes. Son but: créer des milieux de vie qui donnent aux jeunes l’envie de bouger.

Titulaire d’un diplôme d’études collégiales en génie civil, il a travaillé pendant une dizaine d’années dans l’entreprise de construction familiale. En parallèle, il a fait un baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé à l’Université de Montréal. «La construction et l’activité physique ont toujours fait partie de ma vie», dit celui qui a fini par conjuguer ces deux univers en retournant à l’UdeM pour y entreprendre une maîtrise, puis un doctorat en sciences de l’activité physique.

Peu à peu, ce domaine d’études a pris le dessus. «J’ai réalisé que je préférais enseigner aux jeunes et faire de la recherche pour essayer de changer le monde», indique-t-il avec candeur. Cette envie d’agir, tout comme son parcours atypique, façonne aujourd’hui son regard de chercheur et de nouveau professeur adjoint à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal (EKSAP).

 

Le professeur qui veut donner aux jeunes l’envie de bouger

Kim Lavoie est élue membre de la Société royale du Canada, tandis que Guillaume Dumas entre au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science.

La Société royale du Canada (SRC) accueille cette année deux membres de la Faculté de médecine. Kim Lavoie est élue membre, alors que Guillaume Dumas fait son entrée au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la SRC.

Une nouvelle membre de la SRC

Professeure associée au Département de médecine, Kim Lavoie est élue à l’Académie des sciences sociales. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine comportementale (niveau 1) et chercheuse à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, elle étudie l’influence de facteurs psychologiques et comportementaux sur le développement et la progression des maladies chroniques. Ses recherches visent aussi à améliorer la conception et l’évaluation des interventions comportementales.

Un universitaire admis au Collège de la SRC

Guillaume Dumas, professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie, mène pour sa part des recherches à la croisée des neurosciences multicérébrales, de la psychiatrie de précision et de l’intelligence artificielle sociale. Ses travaux sur l’hyperscanning et la «psychiatrie interpersonnalisée» contribuent à renouveler l’étude de la cognition sociale et trouvent des applications en santé mentale ainsi que dans le champ des interactions entre les humains et les machines.

Une conférence pour découvrir la SRC de l’intérieur

Que signifie l’appartenance à la Société royale du Canada? Quels parcours conduisent au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science ou aux académies de la SRC?

La conférence en ligne «La SRC vue de l’intérieur: témoignages et regards croisés de membres du Collège et des académies» réunira plusieurs membres qui discuteront du rôle de la SRC dans l’écosystème de la recherche et des retombées que peut avoir cette marque de reconnaissance dans une carrière.

Animée par Francis Gingras, vice-recteur adjoint à la recherche de l’UdeM, l’activité réunira Julie Hlavacek-Larrondo et Isabelle Archambault, membres du Collège, ainsi que Jean Grondin, président sortant de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines, Michel Janosz, membre de l’Académie des sciences sociales, et Anne-Marie Mes-Masson, membre de l’Académie des sciences.

La conférence aura lieu en ligne le mardi 13 octobre de 12 h à 13 h.

 

Kim Lavoie et Guillaume Dumas élus à la Société royale du Canada

Voir vite, décider vite. Derrière les réflexes impressionnants des cyclistes d’élite se cachent des capacités perceptivomotrices que la science tente encore de comprendre.

Quand un cycliste professionnel roule à plus de 40 km/h au milieu d’un peloton compact, il dispose de quelques fractions de seconde pour éviter une chute dramatique, bloquer une offensive ou choisir la meilleure trajectoire pour prendre les devants.

Comment le cerveau parvient-il à prendre de telles décisions à une vitesse vertigineuse tout en maintenant un contrôle moteur d’une grande précision? Et quel est le rôle de la vision dans cette gymnastique?

Si les sciences du sport s’intéressent à l’endurance, à la physiologie de l’exercice ou à l’aérodynamisme, les mécanismes perceptivocognitifs et moteurs qui permettent aux cyclistes d’élite d’anticiper leurs actions et de réagir demeurent relativement peu étudiés.

Mais Thomas Romeas, professeur associé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM et scientifique de la performance à l’Institut national du sport du Québec, spécialisé en neurosciences de la vision et psychologie du sport, donne un tour de roue sur la question.

 

Dans l’œil du peloton: le rôle de la vision dans le sport