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Kim Lavoie est élue membre de la Société royale du Canada, tandis que Guillaume Dumas entre au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science.

La Société royale du Canada (SRC) accueille cette année deux membres de la Faculté de médecine. Kim Lavoie est élue membre, alors que Guillaume Dumas fait son entrée au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la SRC.

Une nouvelle membre de la SRC

Professeure associée au Département de médecine, Kim Lavoie est élue à l’Académie des sciences sociales. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine comportementale (niveau 1) et chercheuse à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, elle étudie l’influence de facteurs psychologiques et comportementaux sur le développement et la progression des maladies chroniques. Ses recherches visent aussi à améliorer la conception et l’évaluation des interventions comportementales.

Un universitaire admis au Collège de la SRC

Guillaume Dumas, professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie, mène pour sa part des recherches à la croisée des neurosciences multicérébrales, de la psychiatrie de précision et de l’intelligence artificielle sociale. Ses travaux sur l’hyperscanning et la «psychiatrie interpersonnalisée» contribuent à renouveler l’étude de la cognition sociale et trouvent des applications en santé mentale ainsi que dans le champ des interactions entre les humains et les machines.

Une conférence pour découvrir la SRC de l’intérieur

Que signifie l’appartenance à la Société royale du Canada? Quels parcours conduisent au Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science ou aux académies de la SRC?

La conférence en ligne «La SRC vue de l’intérieur: témoignages et regards croisés de membres du Collège et des académies» réunira plusieurs membres qui discuteront du rôle de la SRC dans l’écosystème de la recherche et des retombées que peut avoir cette marque de reconnaissance dans une carrière.

Animée par Francis Gingras, vice-recteur adjoint à la recherche de l’UdeM, l’activité réunira Julie Hlavacek-Larrondo et Isabelle Archambault, membres du Collège, ainsi que Jean Grondin, président sortant de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines, Michel Janosz, membre de l’Académie des sciences sociales, et Anne-Marie Mes-Masson, membre de l’Académie des sciences.

La conférence aura lieu en ligne le mardi 13 octobre de 12 h à 13 h.

 

Kim Lavoie et Guillaume Dumas élus à la Société royale du Canada

Voir vite, décider vite. Derrière les réflexes impressionnants des cyclistes d’élite se cachent des capacités perceptivomotrices que la science tente encore de comprendre.

Quand un cycliste professionnel roule à plus de 40 km/h au milieu d’un peloton compact, il dispose de quelques fractions de seconde pour éviter une chute dramatique, bloquer une offensive ou choisir la meilleure trajectoire pour prendre les devants.

Comment le cerveau parvient-il à prendre de telles décisions à une vitesse vertigineuse tout en maintenant un contrôle moteur d’une grande précision? Et quel est le rôle de la vision dans cette gymnastique?

Si les sciences du sport s’intéressent à l’endurance, à la physiologie de l’exercice ou à l’aérodynamisme, les mécanismes perceptivocognitifs et moteurs qui permettent aux cyclistes d’élite d’anticiper leurs actions et de réagir demeurent relativement peu étudiés.

Mais Thomas Romeas, professeur associé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM et scientifique de la performance à l’Institut national du sport du Québec, spécialisé en neurosciences de la vision et psychologie du sport, donne un tour de roue sur la question.

 

Dans l’œil du peloton: le rôle de la vision dans le sport

Après les fibres et les protéines, les cyclistes de haut niveau s’intéressent de plus en plus à leur microbiote. Comment pourrait-il améliorer leurs performances?

Bactéries, virus, phages, champignons… Notre microbiote regroupe des milliards de microorganismes. «Le corps humain contient des billions de cellules bactériennes qui sécrètent des composés qui interagissent à leur tour avec notre corps», résume Adrian Serohijos, professeur agrégé au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine de l’UdeM.

Dès la naissance, notre microbiote intestinal se constitue dans le tube digestif en fonction de l’environnement et de l’alimentation. «Le microbiote est fondamental: il a été démontré que l’humain ne peut pas vivre sans ses bactéries», indique le Dr Prévost Jantchou, professeur titulaire de clinique au Département de pédiatrie de la Faculté de médecine de l’UdeM.

Le microbiote métabolise les aliments et produit des substrats qui servent au corps, lesquels agissent comme sources d’énergie et aident à renforcer la barrière intestinale, et joue un rôle dans la régulation du système immunitaire. «Lorsque nous mangeons, une partie des aliments doit être décomposée en molécules individuelles. Les bactéries participent largement à cette décomposition, ce qui permet ensuite aux nutriments d’être réabsorbés par l’organisme», explique Adrian Serohijos. Certaines bactéries, par exemple, s’attaquent aux fibres pour les transformer en acides gras à chaîne courte. «Nous ne sommes pas capables de faire fermenter ces fibres. C’est le travail des bactéries, qui en échange produisent des acides gras à chaîne courte qui sont essentiels pour notre santé», souligne Manuela Santos, professeure sous octroi titulaire au Département de médecine de l’UdeM.

 

Le microbiote, une clé pour de meilleures performances

La nutrition sportive est en plein essor et plusieurs mythes, dont ceux entourant les glucides, commencent à tomber. C’est le cheval de bataille de la nutritionniste du sport Ève Crépeau.

En septembre, les meilleurs cyclistes de la planète parcourront à vive allure les routes du campus principal de l’Université de Montréal à l’occasion des Championnats du monde de cyclisme sur route de l’Union cycliste internationale. En une seule épreuve, ils avaleront plus de glucides qu’un individu lambda peut en consommer en une journée entière.

Cette idée peut sembler étonnante, surtout à une époque où les régimes restrictifs et la peur des glucides occupent encore une place importante dans le discours populaire. Pourtant, chez les athlètes d’élite, la tendance est plutôt à l’inverse: on apprend à mieux nourrir le corps pour lui permettre de repousser ses limites. Et les plus récentes avancées en nutrition sportive montrent que plusieurs idées reçues sur l’alimentation des sportifs méritent d’être révisées.

Tour d’horizon d’une discipline en pleine effervescence avec Ève Crépeau, nutritionniste du sport et professeure adjointe de clinique au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’UdeM.

 

Capitaine Glucides à la rescousse

Des cyclistes de haut niveau comparent trois doses de sirop d’érable avec l’eau afin de mesurer l’oxydation des glucides et son effet possible dans un contre-la-montre.

Le sirop d’érable pourrait-il devenir un allié de performance pour les cyclistes de haut niveau? La question se pose alors que les valeurs en matière de glucides pendant l’effort, longtemps établies autour de 60 grammes à l’heure, ont presque doublé chez certains athlètes d’élite au cours des dernières années.

À l’approche des Championnats du monde de cyclisme sur route de l’Union cycliste internationale (UCI), qui se tiendront à Montréal du 20 au 27 septembre, Jonathan Tremblay, professeur titulaire à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM, dirige un projet de recherche qui contribuera à préciser cette question. Ses séances expérimentales se déroulent au Centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal, un établissement de Santé Québec.

 

Sirop d’érable et performance cycliste: quelle dose donne les meilleurs résultats?

Le cœur d’un cycliste d’élite peut éjecter jusqu’à 45 litres de sang par minute, presque le double de celui d’un amateur bien entraîné, selon le professeur Daniel Curnier.

À quel point les quelque 1000 cyclistes d’élite qui prendront part aux Championnats du Monde Route UCI 2026, du 20 au 27 septembre à Montréal, sont-ils différents, sur le plan physique, d’un amateur bien entraîné ou d’une personne qui les regarde à la télévision dans son salon?

La réponse tient d’abord à la quantité d’oxygène que le corps parvient à consommer à l’effort. «Un athlète d’élite peut y arriver jusqu’à quatre fois plus qu’une personne sédentaire, un écart qui se creuse essentiellement à l’effort par rapport au repos», indique Daniel Curnier, professeur titulaire à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM et spécialiste de la physiologie de l’entraînement.

Cet écart se mesure dans la consommation maximale d’oxygène, le fameux VO2 max. Au repos, cette valeur varie peu d’une personne à l’autre. C’est à l’effort maximal que l’écart s’accentue.

Des cœurs et des poumons hors normes: ce qui distingue le cycliste d’élite