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L’étudiant en médecine Zakaria Youcef Bouguerra reçoit le prix S’investir pour l’avenir pour avoir contribué à faire une place au français en santé mondiale et en action humanitaire.

Étudiant de deuxième année au doctorat en médecine à l’Université de Montréal, Zakaria Youcef Bouguerra figure parmi les quatre lauréats des Prix de la langue française de Montréal 2026. Il reçoit le prix S’investir pour l’avenir, qui souligne son leadership dans la mise sur pied de la première section francophone des Amis de Médecins sans frontières Canada et sa contribution au rayonnement du français dans le domaine de l’action humanitaire.

Président des Amis de Médecins sans frontières de l’UdeM, Zakaria Youcef Bouguerra a notamment contribué à l’organisation du symposium «La médecine humanitaire autour du globe», tenu en mai dernier au campus MIL. L’évènement a réuni plus d’une centaine d’étudiantes et étudiants en médecine de l’UdeM, de l’Université McGill et de l’Université Laval qui ont exploré différentes réalités de la médecine humanitaire, comme la médecine d’urgence en zone de conflit, la chirurgie dans un contexte de ressources limitées et l’intervention lors d’un code orange (grand nombre de personnes sinistrées ou blessées).

 

Zakaria Youcef Bouguerra remporte un Prix de la langue française de Montréal

La doctorante en biologie moléculaire Emma Darbinian remporte un Prix de la meilleure thèse 2026 des Études supérieures et postdoctorales.

Les Études supérieures et postdoctorales (ESP) de l’Université de Montréal ont dévoilé les noms des lauréats 2026 de leurs prix de la meilleure thèse, remis notamment à Emma Darbinian.

Le Prix souligne l’excellence de travaux doctoraux réalisés à l’UdeM. Décerné depuis 20 ans, il est assorti d’une bourse de 2000 $.

«Derrière chaque thèse, il y a plusieurs années de travail, de réflexion et de persévérance. Ce prix souligne bien sûr l’excellence des travaux, mais aussi la contribution remarquable de jeunes chercheuses et chercheurs à l’avancement des connaissances», a déclaré Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.

 

Des pistes contre l’inflammation intestinale

Doctorante en biologie moléculaire, Emma Darbinian reçoit un prix dans le secteur des sciences de la santé pour sa thèse «Interactions hôte-microbiote à la barrière intestinale dans les déficits du complexe NADPH oxydase 2: identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans le contexte de l’inflammation intestinale».

Ses travaux portent sur la maladie granulomateuse chronique, une maladie héréditaire qui perturbe certaines fonctions du système immunitaire et qui peut entraîner des complications inflammatoires importantes.

Environ la moitié des personnes qui en sont atteintes développent notamment une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. La thèse d’Emma Darbinian cherche à mieux comprendre le rôle joué par le microbiote, la barrière intestinale et la réponse immunitaire dans ces complications.

Ses travaux montrent que les mécanismes en cause peuvent varier selon le profil génétique. Ils examinent aussi le potentiel du bêta-hydroxybutyrate, un corps cétonique, pour réduire l’inflammation. Dans les modèles étudiés, cette approche a atténué l’inflammation intestinale et modifié certaines réponses immunitaires, ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.

 

 

Pour connaître les autres récipiendaires

Emma Darbinian récompensée par les ESP pour sa thèse

Quatre projets menés avec des organismes communautaires répondront à des besoins liés notamment à la santé, à l’alimentation, à l’éducation et aux savoirs autochtones.

Grâce au volet Collaboration avec les organismes communautaires du programme Soutien aux initiatives avec les collectivités et les entreprises du ministère de l’Enseignement supérieur, l’Université de Montréal appuiera cette année 15 équipes, donc 4 issues de la Faculté de médecine, formées de membres des communautés étudiante, enseignante et de la recherche qui travaillent sur des enjeux aussi variés que l’accès aux soins et aux services, la sécurité alimentaire, la transmission des savoirs autochtones, la réussite éducative et l’accompagnement des jeunes. L’ensemble de ces initiatives répondent à des besoins exprimés par les communautés.

 

Voici les 4 projets de la Faculté qui ont reçu du financement :

FabAccès : Cocréer des aides techniques à faible coût avec les jeunes en situation de polyhandicap et leurs proches aidants

Ce projet vise à cocréer, avec les jeunes et les intervenants du Centre Philou, un modèle reproductible de création d’aides techniques personnalisées et à faible coût pour faciliter le fonctionnement autonome de jeunes vivant avec un polyhandicap, inspiré du modèle ‘maker fab-lab’. Le Club RéadapTechno, déjà ayant impliqué Centre Philou comme milieu partenaire, constitue le mécanisme de déploiement; un atout car les modalités de collaboration sont déjà établies.

Porté par: Danielle Levac, Professeure agrégée, Faculté de médecine

Partenaire: Centre Philou

 

Se sentir humain: Évaluer la perception de l’activité physique auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir

(cofinancé par UdeM citoyenne)

L’association canadienne de soccer de rue offre des séances de sport afin d’aider les personnes en situation d’itinérance ou à risque de pouvoir rester ancré à la société, et ce dans plusieurs villes du Québec. L’objectif du projet est d’évaluer la perception de l’activité physique auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir sur leur santé mentale, leur bien-être psychologique et leur santé physique.

Porté par: Ahmed Jerome ROMAIN, Professeur agrégé, Faculté de médecine
Partenaire: Association canadienne de soccer de rue

 

Améliorer l’accès aux soins pour les personnes en situation ou à risque d’itinérance: co-construction et évaluation d’une clinique-école délocalisée de physiothérapie en partenariat avec la Mission Old Brewery

(cofinancé par UdeM citoyenne)

Ce projet vise à coconstruire, implanter et évaluer une offre de services de physiothérapie adaptée aux personnes en situation d’itinérance. Par la mise en place d’une clinique-école délocalisée, il permettra d’offrir des services accessibles tout en formant une relève engagée et socialement responsable. Son évaluation mènera à l’amélioration et la pérennisation d’un modèle innovant, durable et transférable.

Porté par: Véronique Lowry, Professeure adjointe, Faculté de médecine
Partenaire: Mission Old Brewery (MOB)

 

Programme de mentorat pour les étudiants du secondaire et du CÉGEP intéressés à la médecine, aux sciences de la santé et sciences fondamentales

Ce projet vise à consolider et élargir la portée d’un programme de mentorat accompagnant des élèves du secondaire et du cégep vers les professions de la santé et les sciences fondamentales. Jumelés à des mentors à travers des rencontres individuelles et des activités de groupe, ces jeunes sont guidés jusqu’à leur admission universitaire. Le programme inclut les stages d’un jour, le recrutement par le biais des tournées scolaires et communautaires, ainsi que diverses activités de sensibilisation, offrant ainsi un continuum d’accompagnement.

Porté par: Ahmed Maherzi, Directeur du bureau de la responsabilité sociale, Faculté de médecine
Partenaire: Association médicale des Noirs du Québec (AMNQ)

 

Pour connaître les autres projets retenus

 

 

Quatre projets pour renforcer les collaborations de la Faculté avec les communautés

Les travaux d’une équipe de recherche de l’IRCM ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre et potentiellement traiter certains cancers du sang.

Une équipe de scientifiques de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par Javier Di Noia, directeur de l’Unité de recherche en biologie moléculaire des cellules B et professeur titulaire au Département de médecine de l’UdeM, vient de percer un mystère fondamental de l’immunologie: comment les cellules du système immunitaire parviennent-elles à concentrer une enzyme mutagène puissante sur des régions très précises de l’ADN tout en évitant à une grande partie du reste du génome des dommages potentiellement graves?

Publiés dans la revue Nature, ces travaux révèlent le rôle crucial de deux protéines, MLLT1 et MLLT3, qui agissent comme de véritables «gardiennes» de l’activité de l’enzyme AID (activation-induced deaminase). Cette découverte pourrait contribuer à mieux comprendre l’apparition de certains lymphomes et leucémies et peut-être ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

 

Comment le système immunitaire cible-t-il les mutations produisant des anticorps?

Un modèle informatique donne un nouvel aperçu des mécanismes de récupération d’un cerveau qui a subi une lésion.

Comment une personne peut-elle retrouver un état de conscience après une grave atteinte cérébrale? Pourquoi certains traitements produisent-ils des effets remarquables chez certaines personnes, mais pas chez d’autres?

Une nouvelle étude dirigée par Guillaume Dumas, chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine – un établissement de Santé Québec – et professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, apporte un éclairage inédit sur ces questions grâce à un modèle informatique capable de simuler le fonctionnement de réseaux cérébraux lésés.

Développé en collaboration avec le psychiatre italien Francesco Achilli de l’Université de Ferrare, dont le stage de perfectionnement en neuro-informatique au laboratoire de Guillaume Dumas a inspiré cette étude, ainsi qu’avec le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux de l’Institut Pasteur à Paris, ce modèle reproduit différentes atteintes cérébrales associées aux troubles de la conscience. Il permet d’observer comment les circuits neuronaux réagissent à diverses perturbations de leur activité et d’examiner des mécanismes cérébraux dont l’observation directe chez l’humain demeure autrement impossible.

 

Le mystère des troubles de la conscience

À la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un rapport auquel a contribué Malek Batal recommande de placer le leadership autochtone au cœur des systèmes alimentaires.

Comment mieux soutenir les systèmes alimentaires autochtones tout en respectant les connaissances et l’autonomie des communautés? C’est l’une des questions au cœur d’un nouveau rapport du Conseil des académies canadiennes auquel a contribué Malek Batal à titre de membre du comité qui a élaboré le document. Professeur au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’UdeM, il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités en nutrition et santé.

Intitulé Systèmes de connaissances autochtones et souveraineté alimentaire, le rapport est le fruit du travail d’un comité de huit spécialistes autochtones et non autochtones choisis pour leur expertise, leur expérience et leur leadership.

Le comité avait pour mandat d’examiner comment les politiques et les mécanismes de gouvernance peuvent soutenir les connaissances autochtones dans le respect des priorités des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Son constat: reconnaître les connaissances autochtones ne suffit pas. Il faut lever les obstacles qui empêchent les peuples autochtones de prendre pleinement part aux décisions qui les concernent.

 

Passer de la reconnaissance des savoirs autochtones au partage du pouvoir décisionnel