Faculté de médecine
Revue de presse
Récents
29 projets de membres de la Faculté de médecine décrochent un financement des Instituts de recherche en santé du Canada à l’issue de leur concours Projet du printemps 2026.
Ces octrois totalisent plus de 26,6 M$, et 15 subventions franchissent le cap du million. Ils soutiennent des projets prometteurs dans des domaines clés de la santé et témoignent de la vitalité de la recherche à la Faculté ainsi que de l’excellence des travaux menés dans ses centres et instituts affiliés.
Voici les professeurs et professeures de la Faculté qui bénéficieront du soutien des IRSC :
- Thierry Alquier, professeur titulaire au Département de médecine et chercheur au Centre de recherche de Santé Québec – Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM), obtient un financement de 1 005 976 $ sur 5 ans pour son projet Microglial lipid droplets as regulators of metabolic homeostasis ;
- Le Dr Chukwuemeka George Anene-Nzelu, professeur sous octroi adjoint au Département de médecine et chercheur au Centre de recherche de Santé Québec – Institut de cardiologie de Montréal, reçoit 1 017 450 $ sur 5 ans pour son projet Unravelling the role of a novel gene SVIL in hypertrophic cardiomyopathy ;
- Le Dr Yiorgos Alexandros Cavayas, professeur agrégé de clinique au Département de médecine et chercheur à Santé Québec Nord-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, reçoit :
- 1 334 924 $ sur 3 ans pour son projet Rapid prehospital Extracorporeal cardiopulmonary resuscitation, A Novel Intervention for the Management of out-of-hospital cardiac Arrest: pilot randomized-controlled Trial Evaluation (REANIMATE-1) ;
- 328 959 $ sur 3 ans pour son projet Ondansetron to prevent Self-inflicted lung Injury by Respiratory drive Inhibition in patients with Acute Respiratory Distress Syndrome: A Pilot Randomized-Controlled Trial.
- Le Dr Jean-Sébastien Delisle, professeur titulaire au Département de médecine et chercheur au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Santé Québec Est-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire (CRHMR), obtient 1 032 750 $ sur 5 ans pour son projet Targeting leukemia fusion antigens ; from peptidomics to T-cell therapy ;
- Adriana Di Polo, professeure titulaire aux départements de neurosciences et chercheuse au CRCHUM, reçoit 1 185 750 $ sur 5 ans pour son projet Mechanisms driving neuronal regeneration in glaucoma: novel strategies to promote vision restoration ;
- Le Dr Olivier Drouin, professeur agrégé de clinique au Département de pédiatrie et chercheur au Centre de recherche Azrieli de Santé Québec – Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CRACHUSJ), obtient 424 576 $ sur 4 ans pour son projet Impact of Nirsevimab on Asthma Development and Healthcare Utilization in Children: A POPCORN Network Study ;
- Chantal Dumoulin, professeure titulaire à l’École de réadaptation et chercheuse au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal de Santé Québec Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, reçoit 436 050 $ sur 3 ans pour son projet Translation, Adaptation, and Usability Testing of a French-Language Mobile Application (Oups !) for Pelvic Floor Muscle Training in Older Women ;
- Le Dr Guillaume Émériaud, professeur titulaire au Département de pédiatrie et chercheur au CRACHUSJ, obtient 393 976 $ sur 2 ans pour son projet Non-invasive ventilation with NAVA in infants with severe bronchiolitis. A multicenter pilot open label pragmatic randomized controlled trial ;
- Mathieu Ferron, professeur-chercheur titulaire au Département de médecine et chercheur à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), reçoit 1 377 000 $ sur 5 ans pour son projet The role of vitamin K-dependent carboxylation in beta cell function ;
- Nicole Francis, professeure-chercheuse agrégée au Département de biochimie et médecine moléculaire et chercheuse à l’IRCM, obtient 956 250 $ sur 5 ans pour son projet Mechanism of Transcription repression by the Polycomb complex cPRC1 ;
- Casimiro Gerarduzzi, professeur sous octroi agrégé au Département de médecine et chercheur au CRHMR, obtient 998 326 $ sur 5 ans pour son projet Novel mechanism of neutrophil mediated kidney fibrosis via ECM1 ;
- Andrea Green, professeure agrégée au Département de neurosciences et chercheuse à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale de la Faculté de médecine (CI2B), reçoit 1 185 750 $ sur 5 ans pour son projet Neural mechanisms of spatial self-motion estimation for motor control in the cerebellum ;
- Hua Gu, professeur-chercheur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie et chercheur à l’IRCM, obtient 1 147 500 $ sur 5 ans pour son projet Molecular mechanisms controlling Tfh cell biology ;
- Robert-Paul Juster, professeur sous octroi agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal de Santé Québec Est-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, reçoit 1 277 550 $ sur 5 ans pour son projet Stigma Under the Skin: Chronic Stress, Resilience, & Biological Aging in 2S/LGBTQIA+ Adults ;
- Sarah Kimmins, professeure titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire et chercheuse au CRCHUM, obtient 715 275 $ sur 2 ans pour son projet Validation and commercialization of a male fertility diagnostic: HisTurn a precision health approach to diagnosing and treating infertility;
- Roger Lippé, professeur titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire et chercheur au CRACHUSJ, obtient 1 522 350 $ sur 5 ans pour son projet Molecular analysis of Herpes simplex virus type I egress ;
- Marina Martinez, professeure sous octroi titulaire au Département de neurosciences, chercheuse au CI2B et à Santé Québec Nord-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, obtient 956 250 $ sur 5 ans pour son projet Targeting somatosensory cortex plasticity to restore locomotor function after spinal cord injury ;
- David Ogez, professeur sous octroi adjoint au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et chercheur au CRHMR, reçoit 508 725 $ sur 4 ans pour son projet Telehealth hypnosis-integrated CBT versus standard CBT for chronic non-inflammatory musculoskeletal pain: A randomized controlled trial examining clinical outcomes and hypnotic suggestibility ;
- Gabrielle Pagé, professeure sous octroi agrégée au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et chercheuse au CRCHUM, obtient 646 426 $ sur 5 ans pour son projet Autonomiser les patientes et les patients dans la gestion de la douleur lombaire chronique : Essai randomisé contrôlé pragmatique d’efficacité-implantation d’un programme d’autogestion en ligne coconstruit ;
- Le Dr Jean-Charles Pasquier, professeur titulaire sous contrat académique au Département d’obstétrique-gynécologie et chercheur au CRCHUM, reçoit 420 751 $ sur 2 ans pour son projet Étude préliminaire d’un essai randomisé contrôlé testant l’utilisation de probiotiques vaginaux sur la persistance à l’accouchement du streptocoque du groupe B détectés à 35 – 37 semaines d’aménorrhée (approche clinique et fondamentale) ;
- Sophie Petropoulos, professeure sous octroi agrégée au Département de médecine et chercheuse au CRCHUM, obtient 872 100 $ sur 5 ans pour son projet The Regulatory Role of Small ncRNAs in Pluripotency and Mammalian Embryogenesis ;
- La Dre Elsa Rossignol, professeure titulaire aux départements de neurosciences, chercheuse au CRACHUSJ, obtient 1 250 776 $ sur 5 ans pour son projet Towards novel therapies for CACNA1A-associated epileptic encephalopathies ;
- Dr Guy Sauvageau, professeur titulaire au Département de médecine et chercheur à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal, reçoit :
- 1 147 500 $ sur 5 ans pour son projet Epitope Subtraction to Enable General Plus Subtype-Specific Antibody-Drug Conjugate Targeting in Aggressive AML ;
- 1 143 676 $ sur 5 ans pour son projet UM171-mediated Epigenetic Rejuvenation of Aged Human Hematopoietic Stem Cells.
- Naglaa M. Shoukry, professeure titulaire au Département de médecine et chercheuse au CRCHUM, reçoit 1 235 476 $ sur 5 ans pour son projet Dissecting Protective Immunity against HCV ;
- Ravi Rungta, professeur agrégé au Département de neurosciences et chercheur au CI2B, obtient 1 239 300 $ sur 5 ans pour son projet Cerebral blood flow regulation during pain ;
- Jane Yardley, professeure agrégée à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique et chercheuse à l’IRCM, reçoit 745 875 $ sur 4 ans pour son projet A randomized controlled trial of Functional mobiLity and resistance EXercise for postmenopausal females with type 1 diabetes: The FLEX-T1D trial.
Mentionnons aussi que Laurence Roy, professeure agrégée à l’École de réadaptation et chercheuse à Santé Québec – Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, obtient un financement de 100 000 $ sur 1 an pour son projet Health equity for women with disabilities experiencing intimate partner violence : A policy analysis and comparative institutional ethnography, dans le cadre l’annonce de priorité du concours — Recherche en santé sexe/genre : promouvoir l’intersectionnalité.
La Faculté obtient près de 27 M$ de la part des IRSC
Grâce à un don de la Fondation Trottier et à l’engagement de Gareth Lim, la Faculté de médecine offre à des jeunes de la communauté mohawk de Kahnawake une immersion dans le monde de la recherche.
Gareth Lim en est convaincu: il suffit parfois d’une rencontre avec la science pour provoquer un déclic et changer une trajectoire. «On me demande souvent ce qui m’a donné la piqûre de la recherche. Pour moi, tout a commencé par une branche de céleri. Je regardais, fasciné, de l’eau colorée remonter le long de la tige jusqu’aux feuilles. Cette expérience toute simple a éveillé chez moi une curiosité qui ne m’a jamais quitté», raconte-t-il.
Trente-cinq ans plus tard, le professeur du Département de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au CRCHUM, le Centre de recherche du CHUM, un établissement de Santé Québec, souhaite provoquer ce même déclic chez d’autres jeunes en leur ouvrant les portes du monde de la recherche.
C’est dans cet esprit qu’est né le programme ASPIRE. Rendu possible grâce à un don de la Fondation Trottier, avec l’appui du CRCHUM et de la Faculté de médecine de l’UdeM, il permet à des élèves du secondaire et du collégial de Kahnawake d’effectuer un stage rémunéré dans les laboratoires du CRCHUM pendant l’été.
Programme ASPIRE: une étincelle pour faire naître des vocations
Jusqu’où le mercure à l’intérieur d’un logement peut-il monter avant que des risques pour la santé surviennent? Une équipe de recherche se déplace directement à domicile pour le savoir.
Ces dernières années, les épisodes de chaleur extrême se sont multipliés. Un phénomène qui peut engendrer une augmentation des hospitalisations et de la mortalité. Pour prévenir ces risques, les instances de santé publique recommandent alors de limiter les efforts physiques trop intenses, de boire beaucoup d’eau, de fréquenter des lieux climatisés et de fermer les rideaux le jour.
Mais à partir de quand la température à l’intérieur d’un logement devient-elle réellement problématique pour la santé?
Traditionnellement, les effets de la chaleur sur le corps humain sont étudiés en laboratoire, dans une chambre climatique permettant de contrôler la température. Mais voilà qu’un projet de recherche lancé cet été mesure les conséquences de la chaleur en conditions réelles, soit directement dans les logements des participants.
L’objectif principal est d’établir un seuil critique de température intérieure. Autrement dit, de déterminer à partir de quel moment la chaleur entraîne une hausse dangereuse de certains indicateurs, qu’ils soient physiologiques (comme la fréquence cardiaque) ou perceptuels (tel le sentiment d’inconfort).
«Ce point de bascule thermique fait actuellement débat. Certains experts avancent 26 °C, d’autres 28 °C. L’étude vise à fournir des données concrètes pour trancher et, à terme, guider des normes ou des règlementations, notamment pour les milieux vulnérables comme les logements sociaux, les CHSLD ou même les écoles», explique Daniel Gagnon, chercheur derrière l’étude et professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine. Daniel Gagnon travaille de pair avec Luc Souilla, chercheur postdoctoral.
Un laboratoire sur la chaleur dans le salon
Le 5 juin, l’Université de Montréal a accueilli le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté à l’occasion du tournoi national 2026 de l’Association canadienne de soccer de rue.
Pour sa deuxième édition, le tournoi national de l’Association canadienne de soccer de rue (ACSR) s’est tenu à Montréal et a rassemblé des joueurs, intervenants communautaires, partenaires, leaders du milieu et membres de la communauté de partout au pays.
Le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté le 5 juin au campus MIL de l’Université de Montréal à l’initiative d’Ahmed Jérôme Romain, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’UdeM, a lancé l’évènement: il s’agissait d’une journée d’échanges consacrée aux questions liées à l’itinérance et à l’exclusion sociale. À titre de membre du conseil d’administration de l’ACSR, il s’occupe du développement de la recherche pour montrer ce que les avancées réalisées permettent de faire au bénéfice des participants.
Le chroniqueur sportif et animateur à RDS Meeker Guerrier a animé les discussions auxquelles ont pris part plusieurs acteurs concernés par ces questions, dont le commissaire à l’itinérance de la Ville de Montréal, Julien David-Pelletier, et le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher.
L’UdeM accueille le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité de l’ACSR
Une équipe de recherche a examiné les réponses neuronales au traitement des récompenses et des punitions chez certaines personnes atteintes de schizophrénie ayant eu des comportements violents.
Stéphane Potvin, professeur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, s’intéresse depuis un bon nombre d’années aux signatures cérébrales des comportements violents dans la schizophrénie.
L’objectif n’est pas de réduire la violence à ce qui se passe dans le cerveau, mais de comprendre certains mécanismes biologiques qui pourraient éventuellement mener à de nouveaux outils thérapeutiques.
Lorsqu’il en parle, il apporte d’entrée de jeu une nuance importante: la grande majorité des personnes qui vivent avec un trouble psychotique ne commettent pas de gestes violents. En réalité, elles sont même plus souvent victimes qu’auteures d’actes violents.
Les gens atteints de schizophrénie ou d’un trouble schizoaffectif qui ont un historique de violence physique grave – ayant causé des blessures physiques importantes, parfois avec des objets susceptibles d’entraîner une hospitalisation – constituent ainsi une sous-population particulière. Une frange qui présente fréquemment d’autres facteurs de risque, comme des antécédents de comportements antisociaux dès l’enfance ou des problèmes de toxicomanie.
Pour le professeur, il est essentiel d’éviter tout amalgame entre psychose et violence. «La vaste majorité des gestes violents commis dans la société ne sont pas le fait de personnes qui ont un trouble psychotique», rappelle celui qui est également chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche Eli Lilly sur la schizophrénie.
Schizophrénie et violence: ce que pourrait révéler le cerveau
Ces deux professeurs de la Faculté voient leurs contributions remarquables reconnues par l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du Canada.
La gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, a dévoilé le 26 juin les plus récentes nominations à l’Ordre du Canada. Parmi les récipiendaires figurent les professeurs Michel Bouvier et Caroline Quach-Thanh. Créé en 1967, l’Ordre du Canada est l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du pays. Il reconnaît des réalisations exceptionnelles, un engagement remarquable envers la communauté ou une contribution marquante au Canada.
Michel Bouvier, officier de l’Ordre du Canada
Michel Bouvier, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et chercheur principal à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, a été reçu officier de l’Ordre du Canada. Chercheur et bâtisseur reconnu, il a rapproché recherche fondamentale, science translationnelle et industrie biopharmaceutique grâce à des innovations méthodologiques majeures en signalisation cellulaire. Il a ainsi révolutionné l’étude des récepteurs couplés aux protéines G. Auteur prolifique et mentor d’envergure internationale, il a formé des centaines de scientifiques et contribué à des technologies brevetées qui ont stimulé l’innovation thérapeutique.
Caroline Quach-Thanh, membre de l’Ordre du Canada
Figure de proue de la santé au Canada, la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach-Thanh a été nommée membre de l’Ordre du Canada. Professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie à la Faculté de médecine, clinicienne à Santé Québec – CHU Sainte-Justine et présentement directrice nationale de santé publique, elle a mené des travaux qui ont renforcé la prévention et le contrôle des infections en milieu hospitalier et dans la collectivité. Communicatrice hors pair, elle a également mis son expertise au service de la population pour expliquer, notamment, les questions liées à la pandémie de COVID-19.
Pour connaître les autres récipiendaires de l’UdeM
Michel Bouvier et Caroline Quach-Thanh sont décorées de l’Ordre du Canada
Thématiques