Faculté de médecine

Revue de presse

Récents

Depuis plus de 60 ans, le programme PREMIER permet à des étudiantes et étudiants de premier cycle de vivre une première expérience immersive en recherche, contribuant ainsi à former la relève scientifique et médicale de demain. Plus de 4 500 stagiaires y ont trouvé une occasion unique de découvrir le monde de la recherche et d’explorer ses nombreuses possibilités. 

Au cours des prochaines semaines, les membres de notre communauté de diplômées et diplômés, du corps professoral et du personnel sont invités à se mobiliser afin d’assurer la pérennité du programme PREMIER. Ensemble, nous pouvons offrir à davantage d’étudiantes et d’étudiants l’occasion de faire leurs premiers pas en recherche, de développer leur potentiel et de contribuer aux découvertes qui transformeront les soins de demain. 

« Nous recevons plus de 200 candidatures par année, et nous accordons environ 100 bourses. Puisque c’est un programme en pleine croissance, notre objectif à long terme est de soutenir de plus en plus de stagiaires », souligne Marie-Claude Bourgeois-Daigneault, présidente de PREMIER.

 

Découvrez les retombées remarquables du programme.

Programme PREMIER : se mobiliser pour la relève!

On annonçait de la pluie, mais il en fallait plus pour décourager la communauté de la Faculté de médecine. L’enthousiasme des participantes et participants a renversé les prévisions et fait apparaître le soleil pour cette 4e édition des Olympiades FacMed!

Au total, 305 personnes réparties en 43 équipes ont pris part à ce rendez-vous festif et rassembleur, où l’esprit d’équipe et la bonne humeur primaient.

La chance a également souri à plusieurs personnes lors du tirage des prix de présence.

Un événement de cette ampleur ne pourrait avoir lieu sans l’engagement de nombreuses personnes. Un immense merci aux 29 volontaires qui ont prêté main-forte à l’équipe du Bureau d’aide Point de repère et contribué au bon déroulement de la journée.

Merci également à nos commanditaires, Carrés Rebon, Pommes Qualité Québec et Café Dépôt, pour leur précieux soutien.

Félicitations aux équipes gagnantes et merci à tous ceux et celles qui ont fait de cette édition un succès. À l’an prochain!

Olympiades FacMed 2026 : les valeureux participants font revenir le beau temps!

Le Dr André Lacroix reçoit le tout premier prix Étienne-Émile Baulieu de la Société française d’endocrinologie, qui souligne l’ensemble de sa carrière et ses contributions majeures à la recherche.

Le Dr André Lacroix, professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal, est le premier lauréat du prix Étienne-Émile Baulieu, un nouveau prix d’honneur de carrière décerné par la Société française d’endocrinologie. La distinction lui a été remise le 8 octobre, à Bordeaux, au cours du 42e congrès annuel de la Société.

Le prix reconnaît notamment les travaux du Dr Lacroix sur les mécanismes à l’origine de certaines maladies des glandes surrénales. Ces recherches ont permis de mettre au jour et de caractériser des récepteurs hormonaux anormaux qui entraînent une production excessive de cortisol ou d’aldostérone à l’origine de tumeurs surrénaliennes pouvant causer le syndrome de Cushing ou l’hyperaldostéronisme primaire.

 

 

André Lacroix, premier lauréat du prix Étienne-Émile Baulieu

Un groupe de recherche pancanadien propose un cadre pratique pour aider les professionnels de la santé mentale à évaluer systématiquement le recours à l’IA de leurs patients.

«Comment allez-vous? Dormez-vous bien? Consommez-vous de l’alcool?» Autant de questions qui rythment une visite chez un professionnel de la santé mentale.

Bientôt, une autre question pourrait trouver sa place dans cette entrevue clinique: «Comment utilisez-vous l’intelligence artificielle [IA]?»

Depuis l’arrivée des agents conversationnels comme ChatGPT, l’IA générative s’est rapidement installée dans la vie de tous les jours. On l’utilise pour chercher de l’information, organiser son travail, prendre des décisions ou encore se divertir. Mais certaines personnes lui confient aussi leurs inquiétudes, leurs émotions et leurs problèmes. Pour les professionnels de la santé mentale, cette nouvelle relation humain-machine devient donc une dimension de plus à explorer.

C’est précisément l’objectif du cadre AWARE, présenté par une équipe de recherche pancanadienne que dirige le Dr Alexandre Hudon, professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM. L’outil propose une façon structurée d’aborder l’utilisation de l’IA avec les patients, sans partir du principe qu’elle est bénéfique ou néfaste.

«On voulait rapidement pouvoir intégrer le questionnement sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans nos pratiques cliniques, un peu comme on questionne nos patients sur la cigarette, la prise de drogue, etc. Dans certains cas, il y a vraiment une interaction entre l’humain et le robot, on veut donc être en mesure de déterminer si quelqu’un est à risque d’être exposé aux effets indésirables de l’IA», explique le médecin psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

 

Quel rôle jouent les robots conversationnels dans votre santé mentale?

Un projet de recherche évalue l’intégration d’ergothérapeutes dans des GMF pour améliorer les services offerts aux personnes qui sont en arrêt de travail en raison d’un trouble mental.

Les troubles anxieux et dépressif peuvent rendre difficiles l’ensemble des activités de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de se lever le matin, faire l’épicerie, préparer les repas ou accomplir les tâches liées à son emploi.

Or, lorsque les obligations professionnelles deviennent trop lourdes ou qu’un arrêt de travail devient nécessaire, les médecins de famille et les infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés (IPS) se retrouvent souvent en première ligne pour accompagner leurs patients. Avec des ressources limitées et des cas de plus en plus complexes, ces professionnels ne disposent toutefois pas toujours des outils pour soutenir adéquatement une personne en arrêt de travail.

C’est dans ce contexte qu’un projet de recherche financé par les Instituts de recherche en santé du Canada explore une avenue différente: intégrer des ergothérapeutes directement dans les groupes de médecine de famille (GMF) pour améliorer l’accès public à des services de réadaptation au travail.

 

Une double mission

L’initiative est portée par Brigitte Vachon et Quan Nha Hong, professeures à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’UdeM, et leur étudiante de doctorat Justine Labourot. Commencé en 2025, le projet se déroule dans trois GMF situés dans les régions de Montréal, de Québec et des Laurentides. Les milieux sont différents afin d’observer comment l’intégration de l’ergothérapie se déroule dans des contextes variés.

 

Des ergothérapeutes en première ligne

De plus en plus de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein tôt dans leur vie. Une tendance qui préoccupe la Dre Saima Hassan, qui rencontre aujourd’hui des patientes de 20 à 40 ans.  

Par Bruno Geoffroy

Professeure agrégée au Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chirurgienne-oncologue au CHUM, un établissement de Santé Québec, la Dre Hassan entend les inquiétudes des personnes qu’elle soigne. 

Pour elle, la recherche ne se limite pas au laboratoire. Ce que vivent ses patientes soulève des questions qui peuvent orienter ses recherches et contribuer à améliorer les soins.  

 

Des cancers qui changent 

Ce qu’elle observe en clinique rejoint une tendance relevée dans des données canadiennes publiées en 2024 : les cas diagnostiqués dans la vingtaine ont augmenté de 45 %, et ceux dans la trentaine et la quarantaine de 10 à 15 % au cours des 30 dernières années. 

Pourquoi cette hausse? Des facteurs génétiques et hormonaux, les habitudes de vie et certains facteurs environnementaux pourraient être en cause.  

«Cependant, la communauté scientifique ignore encore si ces cancers ont une biologie spécifique», précise la Dre Hassan, chercheuse au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) et titulaire de la Chaire Banque Scotia en diagnostic et traitement du cancer du sein de l’Université de Montréal. 

«Les outils actuels ne sont pas conçus pour cette nouvelle réalité : le dépistage systématique au Québec ne commence qu’à 50 ans. Et chez les femmes plus jeunes, la mammographie perd en précision : leurs tissus mammaires, souvent plus denses, rendent les tumeurs plus difficiles à repérer à l’image.» 

Un écart existe aussi entre groupes ethniques. Dès 42 ans, les femmes noires font face au même risque de décès par cancer du sein que la population générale à 50 ans. Un écart de huit ans, révélé par une étude publiée dans JAMA Network Open 

«On a besoin d’un système de dépistage plus personnalisé, selon l’âge, selon les groupes ethniques et selon la densité mammaire, afin de ne pas laisser des femmes de côté.» 

Plusieurs de ses projets de recherche s’inscrivent précisément dans les angles morts du dépistage. 

 

Une prise de sang pour mieux cibler 

Pour mieux repérer les cancers qui échappent aux outils actuels, son équipe étudie la possibilité de détecter plus tôt certains cancers du sein grâce à une analyse sanguine. Elle vise aussi à caractériser les tumeurs avec plus d’efficacité. 

L’objectif est d’identifier les patientes qui auraient besoin rapidement d’une imagerie complémentaire à la mammographie ou d’une biopsie. 

L’équipe de la Dre Hassan s’intéresse notamment à l’ADN tumoral circulant, libéré dans le sang par les cellules cancéreuses. Cette approche présente encore des limites, notamment son coût élevé et le temps requis pour obtenir les résultats. L’équipe cherche donc d’autres signaux biologiques. 

«Avec l’aide du chercheur et ingénieur Frédéric Leblond, nous utilisons la spectroscopie Raman, qui capte en quelques minutes l’empreinte biochimique d’une tumeur. Nous collaborons aussi avec Réjean Lapointe, un autre chercheur du CRCHUM [et professeur titulaire au Département de médecine de l’UdeM], pour analyser le profil des protéines immunitaires et mieux comprendre l’impact de la tumeur sur l’organisme», explique la Dre Hassan. 

 

Prédire la réponse au traitement 

Détecter une tumeur n’est que le début. Encore faut-il comprendre son comportement et anticiper sa réponse aux traitements. 

Dans certains de ses projets de recherche, l’intelligence artificielle entre en jeu. Avec le chercheur Samuel Kadoury, professeur associé au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire de l’UdeM, l’équipe du CRCHUM développe des outils pour mieux prédire la réponse aux traitements, en croisant des données biologiques et cliniques. Leur matière première : la biobanque du CHUM, qui regroupe les données et les échantillons de plus de 4 000 patientes atteintes d’un cancer du sein.  

Un des projets à l’étude vise à entraîner des modèles capables de repérer des profils à risque et de prédire qui répondra le mieux à des traitements ciblés. Parmi ces traitements figurent les inhibiteurs de PARP, des médicaments qui empêchent les cellules cancéreuses de réparer leur propre ADN. 

«Dans un monde idéal, on pourrait prédire spécifiquement pourquoi il y a une résistance au traitement, et cibler cette résistance avec la molécule appropriée.» 

Pour y parvenir, Saima Hassan combine les caractéristiques génétiques de la tumeur avec celles de son micro-environnement, notamment les signaux du système immunitaire. 

 

Le bon traitement au bon moment 

Une autre question se pose alors : dans quel ordre thérapeutique traiter chaque patiente ?  

Son équipe examine l’enchaînement de certains traitements et les combinaisons susceptibles d’empêcher ou de contourner les résistances. Le but est de limiter les effets secondaires et d’augmenter l’espérance de vie des patientes.  

Le défi ne se limite donc plus à la sélection du bon médicament. Il faut aussi déterminer quels traitements administrer, quand et dans quelle séquence, pour chaque patiente. 

«J’aime avoir ces deux chapeaux de chercheuse et clinicienne. Avec mon équipe, ce double regard nous aide à ajuster nos projets de recherche à la réalité des patientes. Cela nous amène aussi à nous demander ce que nous pouvons faire de mieux pour elles», souligne enfin la Dre Hassan. 

Recherche sur le cancer du sein : comment mieux répondre aux besoins des patientes