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Une équipe de l’UdeM révèle que cet antidiabétique cible une sous-unité de l’enzyme responsable de la production de la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
Des scientifiques de l’Université de Montréal ont découvert comment fonctionne réellement la metformine, un médicament couramment utilisé pour traiter le diabète de type 2 et susceptible de réduire le risque de cancer, voire d’aider les humains et d’autres mammifères à vivre plus longtemps.
Les travaux de l’équipe de recherche ont montré que la metformine cible directement l’ATP5I, une petite sous-unité de l’enzyme qui produit l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule porteuse d’énergie présente dans les cellules de tous les êtres vivants.
L’étude, dont les résultats ont été publiés fin avril, révèle le rôle crucial joué par l’ATP5I et ouvre ainsi la voie à de nouvelles recherches scientifiques, selon l’équipe.
«Comme c’est souvent le cas en recherche, cette découverte soulève plus de questions qu’elle apporte de réponses, a déclaré Gerardo Ferbeyre, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et chercheur principal au Centre de recherche du CHUM. Nous avons ouvert la boîte de Pandore et nous allons avoir fort à faire pour découvrir où cela nous mène.»
Comprendre le mécanisme d’action de la metformine
Dès cet été, un nouveau programme orienté sur la médecine de famille en région sera offert aux personnes qui souhaitent entreprendre des études médicales à la Faculté de médecine de l’UdeM.
Alors que plusieurs régions du Québec font face à une pénurie de médecins de famille, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal est à mettre sur pied un nouveau programme axé sur la pratique de la médecine familiale en dehors des grands centres, en collaboration avec des groupes de médecine de famille universitaires (GMF-U) de son réseau. Les personnes intéressées et admissibles pourront poser leur candidature dès cet été à ce programme qui sera offert à la rentrée 2027.
Ce nouveau programme s’inspire de modèles récemment implantés dans les facultés de médecine des universités Queen’s et Dalhousie. L’Université de Montréal deviendra ainsi la première université québécoise, et la troisième au pays, à offrir un tel parcours. Ce programme se distingue par une exigence particulière: dès leur demande d’admission, les candidates et candidats devront s’engager à effectuer leur résidence en médecine familiale dans un GMF-U en région affilié à l’UdeM.
«Au Québec, attirer et retenir des médecins de famille sont des enjeux prioritaires, particulièrement dans certaines régions de notre réseau, comme les Hautes-Laurentides, la Haute-Mauricie et l’Abitibi-Témiscamingue. Ce programme incarne notre mission de responsabilité sociale en renforçant l’attractivité de la médecine familiale dans les zones éloignées du Québec. Ses retombées se feront sentir dès les prochaines années, puisqu’il sera offert à compter de la rentrée 2027», souligne le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette.
Un nouveau programme axé sur la médecine familiale en région sera offert à l’UdeM
Le Département de psychiatrie et d’addictologie bénéficie de deux nouveaux fonds philanthropiques destinés à soutenir la relève, l’innovation et la mise en œuvre de projets porteurs en santé mentale.
Deux nouveaux fonds philanthropiques ont été constitués au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal. Annoncés à l’assemblée générale du département, le 21 mai, ces fonds ont vu le jour grâce à la générosité de la Dre Hélène Boisjoly, professeure émérite et ancienne doyenne de la Faculté de médecine, du Dr Hugues Cormier, professeur honoraire, et du Dr Pierre Lalonde, professeur émérite.
Leur contribution permettra d’appuyer des initiatives qui favorisent l’avancement des connaissances, l’amélioration des soins et l’élaboration d’approches novatrices en phase avec les défis actuels en santé mentale.
«Les besoins en santé mentale sont en croissance, les trajectoires des patients sont de plus en plus complexes et les équipes font face à une pression importante. Dans ce contexte, la philanthropie joue un rôle clé pour explorer de nouvelles avenues et soutenir des projets porteurs au bénéfice des patients», a souligné le doyen de la Faculté de médecine, Patrick Cossette.
Deux nouveaux fonds philanthropiques pour soutenir l’innovation en psychiatrie
Près de 120 participantes et participants ont pris part, le 15 mai, à la 20e Journée de la recherche de la Fondation Cole, un record d’assistance pour cet événement au cours des dix dernières années.
Cette édition anniversaire a également été marquée par une année exceptionnelle en matière de soutien à la relève scientifique, avec l’attribution de 17 bourses, dont 12 à des étudiantes et étudiants de l’Université de Montréal.
La journée s’est ouverte sur une exposition d’affiches scientifiques mettant en valeur les projets novateurs des boursières et boursiers. Elle s’est poursuivie avec des présentations de chercheuses et chercheurs, récipiendaires d’une bourse de transition de la Fondation Cole :
Dr Benjamin Martin, Lady Davis Research Institute, Université McGill
Dre Marissa Rashkovan, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine et Département de pathologie et biologie cellulaire, Université de Montréal
Dr Thomas Pincez, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine et Département de pédiatrie, Université de Montréal
Intronisé au temple de la renommée médicale canadienne et membre de l’Académie nationale des sciences, le Dr John Dick, professeur à l’Université de Toronto et chercheur au Princess Margaret Cancer Centre, a marqué l’événement par une conférence éclairante sur la nature des cellules souches et leur transformation. Ses travaux ont révolutionné la recherche sur les cancers du sang, notamment grâce à la découverte des cellules souches leucémiques.
Depuis sa création, la Fondation Cole a investi plus de 10 M$ dans la recherche et la formation de la relève scientifique à l’Université de Montréal. Pour la cohorte 2026-2028, une somme de plus de 500 000 $ a été accordée aux fellows de la Faculté de médecine, au bénéfice des équipes du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) et de l’Institut Courtois d’innovation biomédicale.
Depuis deux décennies, la Fondation Cole joue un rôle structurant dans le développement d’un écosystème de recherche interuniversitaire dynamique et collaboratif à Montréal. Son appui a permis d’offrir plus de 13 M$ de bourses et d’accompagner près de 300 chercheurs et chercheuses au sein des universités et centres hospitaliers du Grand Montréal, en étroite collaboration avec l’Université de Montréal, l’Université McGill et le Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’INRS.
La Fondation Cole célèbre 20 ans d’engagement envers la recherche
Une équipe de l’IRIC a découvert un réseau d’actine reliant plusieurs cellules de la peau capable de transmettre des forces mécaniques sur de longues distances.
L’équipe de Gregory Emery, professeur titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et directeur de l’Unité de recherche en transport vésiculaire et signalisation cellulaire de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), a mis en lumière une structure dynamique qui forme un réseau à la surface des cellules épithéliales. Ces travaux, menés par les doctorantes Claire Baudouin et Léa Marpeaux, font l’objet d’une publication dans le Journal of Cell Science.
L’étude montre que, dans certaines cellules de la peau, les fibres d’actine de cellules voisines peuvent s’assembler pour former un réseau commun à la surface du tissu. Ce réseau agirait comme une charpente collective qui peut se réorganiser lorsque les cellules se déplacent et transmettre des forces mécaniques d’une cellule à plusieurs autres.
Cette découverte contribue à mieux comprendre comment les tissus épithéliaux, telle la peau, parviennent à demeurer à la fois résistants, souples et capables de s’adapter aux mouvements.
Un «exosquelette» qui transmet les forces mécaniques à la surface des cellules
Offrir des soins palliatifs aux personnes en situation de grande précarité sociale: c’est la mission que s’est donnée la Dre Marie-Hélène Marchand en créant le projet Maison mobile.
Quand l’équipe de la Maison mobile l’a rencontré pour la première fois dans un refuge montréalais, Dieudonné, 57 ans, était incapable de se lever. Sans papiers, atteint d’un cancer avancé, il vivait avec des douleurs constantes, allongé sur un matelas sans drap ni oreiller. Arrivé au Québec après avoir tout perdu ‒ sa terre, sa maison, ses racines ‒, il n’avait plus accès aux soins et se rapprochait chaque jour un peu plus de la mort.
À force de patience, de débrouillardise et d’écoute, l’équipe a réussi à l’accompagner vers des soins empreints d’humanité. Aujourd’hui, il souffre moins. Il a repris contact avec sa famille et retrouve peu à peu le goût de vivre.
Son histoire illustre la raison d’être de cette initiative novatrice inspirée d’un projet semblable mis sur pied à Toronto. La Maison mobile intervient auprès de personnes en situation d’itinérance visible ou invisible qui risquent de mourir dans la prochaine année. Certaines vivent dans la rue ou dans le métro, d’autres dans des refuges ou dans leur voiture. Beaucoup ont rompu avec le système de santé ou n’y ont jamais réellement eu accès.
«Le défi, ce n’est pas seulement d’offrir des soins. C’est d’abord de recréer un lien de confiance», résume la Dre Marie-Hélène Marchand, professeure adjointe de clinique au Département de médecine d’urgence et de médecine de famille à l’UdeM, médecin en soins palliatifs au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et cofondatrice de la Maison mobile.
La Maison mobile pour offrir des soins palliatifs dans la rue
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