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L’étudiant en médecine de l’UdeM Maxence Malo vient de terminer une traversée du Québec à pied – 2100 km de Gatineau au cap Gaspé – au profit de l’organisme Point de Rue, de Trois-Rivières.

Traverser le Québec à pied tout en faisant œuvre utile: voilà ce qu’a accompli Maxence Malo cet été en parcourant quelque 2100 km, de Gatineau au cap Gaspé, au profit de Point de Rue, un centre de jour de Trois-Rivières qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance.

L’étudiant de deuxième année en médecine au campus de l’Université de Montréal en Mauricie a emprunté, du 21 mai au 5 août, le Sentier national reliant Gatineau au parc national Forillon, en Gaspésie.

 

2100 km à pied pour redonner: la traversée du Québec de Maxence Malo

Une nouvelle étude met en lumière le rôle de l’ensemble des expériences liées au fait de manger dans les trajectoires du développement du langage.

Pendant longtemps, les difficultés associées à l’alimentation et les troubles du langage ont été étudiés séparément. Pourtant, en clinique, les spécialistes observent fréquemment la coexistence de ces problèmes chez des patients.

Et si les deux phénomènes étaient liés? Un enfant qui présente des difficultés à manger risque-t-il aussi d’éprouver des difficultés de langage?

Ce sont les questions auxquelles a voulu répondre Simone Poulin, alors étudiante de doctorat et première auteure d’une nouvelle étude longitudinale, sous la supervision de David McFarland, professeur titulaire à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, un établissement de Santé Québec.

 

Les repas façonnent-ils le langage des tout-petits?

Une équipe de l’UdeM montre qu’en ajustant la culture des lymphocytes T, on peut préserver leur efficacité et améliorer le potentiel des immunothérapies contre le cancer.

Et si optimiser la culture des cellules immunitaires permettait de mieux combattre le cancer?

Depuis quelques années, les immunothérapies – en particulier les thérapies CAR-T – transforment la prise en charge de certains cancers. Leur principe est à la fois simple et puissant: mobiliser le système immunitaire pour qu’il s’attaque plus efficacement aux cellules cancéreuses.

De nombreuses études précliniques et cliniques ont toutefois montré que l’efficacité de ces approches dépend largement de l’état de différenciation des cellules utilisées. Les cellules dites «progénitrices», moins différenciées, persistent plus longtemps dans l’organisme et sont associées à un meilleur contrôle de la maladie ainsi qu’à une réduction du risque de rechute.

Or, en pratique, les lymphocytes T utilisés en clinique sont souvent relativement différenciés. Leur expansion en laboratoire repose notamment sur des cytokines comme l’interleukine-2 (IL-2) et l’interleukine-15 (IL-15), qui favorisent leur multiplication, mais aussi leur maturation… au détriment de leur persistance et de leur efficacité à long terme. Bien que cette approche ait déjà donné des résultats remarquables pour certains cancers, une question centrale demeure: comment produire des cellules immunitaires qui soient au stade de maturation optimal pour agir de manière efficace et durable, afin de prévenir les rechutes?

 

Trop stimuler peut nuire

Pour la Dre Hélène Decaluwe, professeure titulaire au Département de pédiatrie et clinicienne-chercheuse au Centre de recherche en immuno-hémato-oncologie Charles-Bruneau de Santé Québec – CRACHUSJ, la réponse se trouve dans les conditions de culture utilisées pour multiplier les lymphocytes T et établir un équilibre entre maturation et prolifération.

 

Vers des immunothérapies plus efficaces

29 projets de membres de la Faculté de médecine décrochent un financement des Instituts de recherche en santé du Canada à l’issue de leur concours Projet du printemps 2026.

Ces octrois totalisent plus de 26,6 M$, et 15 subventions franchissent le cap du million. Ils soutiennent des projets prometteurs dans des domaines clés de la santé et témoignent de la vitalité de la recherche à la Faculté ainsi que de l’excellence des travaux menés dans ses centres et instituts affiliés.

Voici les professeurs et professeures de la Faculté qui bénéficieront du soutien des IRSC :

 

Mentionnons aussi que Laurence Roy, professeure agrégée à l’École de réadaptation et chercheuse à Santé Québec – Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, obtient un financement de 100 000 $ sur 1 an pour son projet Health equity for women with disabilities experiencing intimate partner violence : A policy analysis and comparative institutional ethnography, dans le cadre l’annonce de priorité du concours — Recherche en santé sexe/genre : promouvoir l’intersectionnalité.

La Faculté obtient près de 27 M$ de la part des IRSC  

Grâce à un don de la Fondation Trottier et à l’engagement de Gareth Lim, la Faculté de médecine offre à des jeunes de la communauté mohawk de Kahnawake une immersion dans le monde de la recherche.

Gareth Lim en est convaincu: il suffit parfois d’une rencontre avec la science pour provoquer un déclic et changer une trajectoire. «On me demande souvent ce qui m’a donné la piqûre de la recherche. Pour moi, tout a commencé par une branche de céleri. Je regardais, fasciné, de l’eau colorée remonter le long de la tige jusqu’aux feuilles. Cette expérience toute simple a éveillé chez moi une curiosité qui ne m’a jamais quitté», raconte-t-il.

Trente-cinq ans plus tard, le professeur du Département de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au CRCHUM, le Centre de recherche du CHUM, un établissement de Santé Québec, souhaite provoquer ce même déclic chez d’autres jeunes en leur ouvrant les portes du monde de la recherche.

C’est dans cet esprit qu’est né le programme ASPIRE. Rendu possible grâce à un don de la Fondation Trottier, avec l’appui du CRCHUM et de la Faculté de médecine de l’UdeM, il permet à des élèves du secondaire et du collégial de Kahnawake d’effectuer un stage rémunéré dans les laboratoires du CRCHUM pendant l’été.

 

Programme ASPIRE: une étincelle pour faire naître des vocations

Jusqu’où le mercure à l’intérieur d’un logement peut-il monter avant que des risques pour la santé surviennent? Une équipe de recherche se déplace directement à domicile pour le savoir.

Ces dernières années, les épisodes de chaleur extrême se sont multipliés. Un phénomène qui peut engendrer une augmentation des hospitalisations et de la mortalité. Pour prévenir ces risques, les instances de santé publique recommandent alors de limiter les efforts physiques trop intenses, de boire beaucoup d’eau, de fréquenter des lieux climatisés et de fermer les rideaux le jour.

Mais à partir de quand la température à l’intérieur d’un logement devient-elle réellement problématique pour la santé?

Traditionnellement, les effets de la chaleur sur le corps humain sont étudiés en laboratoire, dans une chambre climatique permettant de contrôler la température. Mais voilà qu’un projet de recherche lancé cet été mesure les conséquences de la chaleur en conditions réelles, soit directement dans les logements des participants.

L’objectif principal est d’établir un seuil critique de température intérieure. Autrement dit, de déterminer à partir de quel moment la chaleur entraîne une hausse dangereuse de certains indicateurs, qu’ils soient physiologiques (comme la fréquence cardiaque) ou perceptuels (tel le sentiment d’inconfort).

«Ce point de bascule thermique fait actuellement débat. Certains experts avancent 26 °C, d’autres 28 °C. L’étude vise à fournir des données concrètes pour trancher et, à terme, guider des normes ou des règlementations, notamment pour les milieux vulnérables comme les logements sociaux, les CHSLD ou même les écoles», explique Daniel Gagnon, chercheur derrière l’étude et professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine. Daniel Gagnon travaille de pair avec Luc Souilla, chercheur postdoctoral.

 

Un laboratoire sur la chaleur dans le salon