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29 projets de membres de la Faculté de médecine décrochent un financement des Instituts de recherche en santé du Canada à l’issue de leur concours Projet du printemps 2026.

Ces octrois totalisent plus de 26,6 M$, et 15 subventions franchissent le cap du million. Ils soutiennent des projets prometteurs dans des domaines clés de la santé et témoignent de la vitalité de la recherche à la Faculté ainsi que de l’excellence des travaux menés dans ses centres et instituts affiliés.

Voici les professeurs et professeures de la Faculté qui bénéficieront du soutien des IRSC :

 

Mentionnons aussi que Laurence Roy, professeure agrégée à l’École de réadaptation et chercheuse à Santé Québec – Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, obtient un financement de 100 000 $ sur 1 an pour son projet Health equity for women with disabilities experiencing intimate partner violence : A policy analysis and comparative institutional ethnography, dans le cadre l’annonce de priorité du concours — Recherche en santé sexe/genre : promouvoir l’intersectionnalité.

La Faculté obtient près de 27 M$ de la part des IRSC  

Grâce à un don de la Fondation Trottier et à l’engagement de Gareth Lim, la Faculté de médecine offre à des jeunes de la communauté mohawk de Kahnawake une immersion dans le monde de la recherche.

Gareth Lim en est convaincu: il suffit parfois d’une rencontre avec la science pour provoquer un déclic et changer une trajectoire. «On me demande souvent ce qui m’a donné la piqûre de la recherche. Pour moi, tout a commencé par une branche de céleri. Je regardais, fasciné, de l’eau colorée remonter le long de la tige jusqu’aux feuilles. Cette expérience toute simple a éveillé chez moi une curiosité qui ne m’a jamais quitté», raconte-t-il.

Trente-cinq ans plus tard, le professeur du Département de médecine de l’Université de Montréal et chercheur au CRCHUM, le Centre de recherche du CHUM, un établissement de Santé Québec, souhaite provoquer ce même déclic chez d’autres jeunes en leur ouvrant les portes du monde de la recherche.

C’est dans cet esprit qu’est né le programme ASPIRE. Rendu possible grâce à un don de la Fondation Trottier, avec l’appui du CRCHUM et de la Faculté de médecine de l’UdeM, il permet à des élèves du secondaire et du collégial de Kahnawake d’effectuer un stage rémunéré dans les laboratoires du CRCHUM pendant l’été.

 

Programme ASPIRE: une étincelle pour faire naître des vocations

Jusqu’où le mercure à l’intérieur d’un logement peut-il monter avant que des risques pour la santé surviennent? Une équipe de recherche se déplace directement à domicile pour le savoir.

Ces dernières années, les épisodes de chaleur extrême se sont multipliés. Un phénomène qui peut engendrer une augmentation des hospitalisations et de la mortalité. Pour prévenir ces risques, les instances de santé publique recommandent alors de limiter les efforts physiques trop intenses, de boire beaucoup d’eau, de fréquenter des lieux climatisés et de fermer les rideaux le jour.

Mais à partir de quand la température à l’intérieur d’un logement devient-elle réellement problématique pour la santé?

Traditionnellement, les effets de la chaleur sur le corps humain sont étudiés en laboratoire, dans une chambre climatique permettant de contrôler la température. Mais voilà qu’un projet de recherche lancé cet été mesure les conséquences de la chaleur en conditions réelles, soit directement dans les logements des participants.

L’objectif principal est d’établir un seuil critique de température intérieure. Autrement dit, de déterminer à partir de quel moment la chaleur entraîne une hausse dangereuse de certains indicateurs, qu’ils soient physiologiques (comme la fréquence cardiaque) ou perceptuels (tel le sentiment d’inconfort).

«Ce point de bascule thermique fait actuellement débat. Certains experts avancent 26 °C, d’autres 28 °C. L’étude vise à fournir des données concrètes pour trancher et, à terme, guider des normes ou des règlementations, notamment pour les milieux vulnérables comme les logements sociaux, les CHSLD ou même les écoles», explique Daniel Gagnon, chercheur derrière l’étude et professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine. Daniel Gagnon travaille de pair avec Luc Souilla, chercheur postdoctoral.

 

Un laboratoire sur la chaleur dans le salon

Le 5 juin, l’Université de Montréal a accueilli le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté à l’occasion du tournoi national 2026 de l’Association canadienne de soccer de rue.

Pour sa deuxième édition, le tournoi national de l’Association canadienne de soccer de rue (ACSR) s’est tenu à Montréal et a rassemblé des joueurs, intervenants communautaires, partenaires, leaders du milieu et membres de la communauté de partout au pays.

Le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté le 5 juin au campus MIL de l’Université de Montréal à l’initiative d’Ahmed Jérôme Romain, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’UdeM, a lancé l’évènement: il s’agissait d’une journée d’échanges consacrée aux questions liées à l’itinérance et à l’exclusion sociale. À titre de membre du conseil d’administration de l’ACSR, il s’occupe du développement de la recherche pour montrer ce que les avancées réalisées permettent de faire au bénéfice des participants.

Le chroniqueur sportif et animateur à RDS Meeker Guerrier a animé les discussions auxquelles ont pris part plusieurs acteurs concernés par ces questions, dont le commissaire à l’itinérance de la Ville de Montréal, Julien David-Pelletier, et le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher.

 

L’UdeM accueille le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité de l’ACSR

Une équipe de recherche a examiné les réponses neuronales au traitement des récompenses et des punitions chez certaines personnes atteintes de schizophrénie ayant eu des comportements violents.

Stéphane Potvin, professeur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, s’intéresse depuis un bon nombre d’années aux signatures cérébrales des comportements violents dans la schizophrénie.

L’objectif n’est pas de réduire la violence à ce qui se passe dans le cerveau, mais de comprendre certains mécanismes biologiques qui pourraient éventuellement mener à de nouveaux outils thérapeutiques.

Lorsqu’il en parle, il apporte d’entrée de jeu une nuance importante: la grande majorité des personnes qui vivent avec un trouble psychotique ne commettent pas de gestes violents. En réalité, elles sont même plus souvent victimes qu’auteures d’actes violents.

Les gens atteints de schizophrénie ou d’un trouble schizoaffectif qui ont un historique de violence physique grave – ayant causé des blessures physiques importantes, parfois avec des objets susceptibles d’entraîner une hospitalisation – constituent ainsi une sous-population particulière. Une frange qui présente fréquemment d’autres facteurs de risque, comme des antécédents de comportements antisociaux dès l’enfance ou des problèmes de toxicomanie.

Pour le professeur, il est essentiel d’éviter tout amalgame entre psychose et violence. «La vaste majorité des gestes violents commis dans la société ne sont pas le fait de personnes qui ont un trouble psychotique», rappelle celui qui est également chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche Eli Lilly sur la schizophrénie.

 

Schizophrénie et violence: ce que pourrait révéler le cerveau

Ces deux professeurs de la Faculté voient leurs contributions remarquables reconnues par l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du Canada.

La gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, a dévoilé le 26 juin les plus récentes nominations à l’Ordre du Canada. Parmi les récipiendaires figurent les professeurs Michel Bouvier et Caroline Quach-Thanh. Créé en 1967, l’Ordre du Canada est l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du pays. Il reconnaît des réalisations exceptionnelles, un engagement remarquable envers la communauté ou une contribution marquante au Canada.

 

Michel Bouvier, officier de l’Ordre du Canada

Michel Bouvier, professeur titulaire au Département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine et chercheur principal à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, a été reçu officier de l’Ordre du Canada. Chercheur et bâtisseur reconnu, il a rapproché recherche fondamentale, science translationnelle et industrie biopharmaceutique grâce à des innovations méthodologiques majeures en signalisation cellulaire. Il a ainsi révolutionné l’étude des récepteurs couplés aux protéines G. Auteur prolifique et mentor d’envergure internationale, il a formé des centaines de scientifiques et contribué à des technologies brevetées qui ont stimulé l’innovation thérapeutique.

 

Caroline Quach-Thanh, membre de l’Ordre du Canada

Figure de proue de la santé au Canada, la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach-Thanh a été nommée membre de l’Ordre du Canada. Professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie à la Faculté de médecine, clinicienne à Santé Québec – CHU Sainte-Justine et présentement directrice nationale de santé publique, elle a mené des travaux qui ont renforcé la prévention et le contrôle des infections en milieu hospitalier et dans la collectivité. Communicatrice hors pair, elle a également mis son expertise au service de la population pour expliquer, notamment, les questions liées à la pandémie de COVID-19.

 

Pour connaître les autres récipiendaires de l’UdeM

Michel Bouvier et Caroline Quach-Thanh sont décorées de l’Ordre du Canada