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Les noms des lauréates et lauréats des Prix du recteur 2026 seront dévoilés le 26 mai à l’occasion d’une cérémonie soulignant l’engagement et l’excellence au sein de la communauté universitaire.

L’Université de Montréal dévoile les finalistes de l’édition 2026 des Prix du recteur, qui soulignent chaque année l’engagement, l’innovation, le leadership et l’apport exceptionnel de membres de sa communauté. Ces prix, remis annuellement, mettent en lumière la contribution remarquable d’équipes et de personnes qui, par leur dévouement et leur esprit d’innovation, participent activement au dynamisme et au rayonnement de l’UdeM

Les lauréates et lauréats seront annoncés au cours d’une cérémonie présentée le 26 mai.

Assistez à la cérémonie des Prix du recteur retransmise en direct sur le Web et découvrez les noms de ceux et celles dont le travail est salué cette année.

 

Voici les 9 finalistes de la Faculté de médecine des Prix du recteur 2026 :

Catégorie Leadership
  • Nicolas Stifani, coordonnateur principalau Centre de recherche en innovation biomédicale de la Faculté de médecine

 

Catégorie Innovation
  • Danielle Levac, professeure agrégée à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine
  • Sophie Gauthier-Clerc, adjointe à la vice-doyenne à la recherche et au développement de la Faculté de médecine
  • Tomy Arial, technicien en génie mécanique au Département de physique de la Faculté des arts et des sciences et au Département de neurosciences de la Faculté de médecine

 

Catégorie Engagement communautaire
  • Chia Tien Jessi Lee, adjointe au directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine
  • Meriem Messaoudene, attachée de recherche au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine

 

Catégorie Diversité
  • Comité EDI du Centre de recherche du CHUM (affilié à la Faculté de médecine)
  • Theara Yim, chargé de cours à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine

 

Catégorie Diversité
  • Équipe UdeM du projet Jardins des Premiers Peuples, composée de la Faculté de médecine, de la Faculté de l’apprentissage continu, de l’Unité du développement durable, de la Faculté des arts et des sciences, de l’Institut de recherche en biologie végétale, des Services à la vie étudiante, du CPE de l’Université de Montréal et du Centre étudiant des Premiers Peuples

 

Pour connaître tous les finalistes

Prix du recteur 2026: 9 finalistes de la Faculté

Comment les récits médiatiques relatent-ils les suicides, les hospitalisations ou les crises de personnes ayant consulté l’IA? C’est ce qu’a voulu cartographier une équipe de recherche de l’UdeM.

Depuis le lancement des grands modèles de langage de l’intelligence artificielle (IA), à l’automne 2022, des récits circulent dans les médias: des utilisateurs, souvent jeunes, auraient connu des épisodes psychotiques, auraient eu des idéations suicidaires ou se seraient enlevé la vie après des échanges intenses avec des robots conversationnels d’intelligence artificielle générative.

Ces reportages ont constitué une piste de recherche qu’a explorée Alexandre Hudon, médecin psychiatre et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM.

Plutôt que d’étudier les évènements eux-mêmes – ce que l’état actuel des données ne permet pas –, le Dr Hudon et ses collègues ont choisi d’analyser ce que les journalistes en ont rapporté dans un projet de recherche dont les résultats ont été publiés en mars dans la revue JMIR Mental Health. Ces travaux constituent à ce jour la plus vaste cartographie de la couverture médiatique de ce phénomène: 71 articles de presse représentant 36 cas distincts répertoriés entre novembre 2022 et décembre 2025.

«C’est la porte d’entrée que les médias nous ont ouverte, explique le Dr Hudon. Nous voyions passer des reportages sur des décès d’enfants et d’adolescents, des crises graves et ça nous a mis sur la piste.»

 

Agents conversationnels et santé mentale: quand les médias tirent la sonnette d’alarme

Une équipe de recherche fait le pari qu’une stimulation auditive pourrait amplifier certaines ondes cérébrales chez des patients sous anesthésie afin de stabiliser ou d’approfondir cet état.

Dans le cerveau, certaines ondes électriques sont associées à des états bien précis. Les ondes delta – aussi appelées ondes lentes – sont particulièrement présentes dans les phases de sommeil profond, mais aussi dans des états d’inconscience comme le coma ou l’anesthésie générale. On considère qu’elles constituent ainsi une «signature» de ces états où la conscience est altérée.

Il y a plus de 10 ans, la recherche a montré qu’il était possible d’amplifier ces ondes lentes grâce à une stimulation auditive très précise, une technique d’abord étudiée dans un contexte de sommeil.

Une équipe de recherche a eu l’idée d’appliquer cette technique en contexte médical.

Derrière ce pari se trouve Catherine Duclos, professeure sous octroi adjoint au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et au Département de neurosciences de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre d’études avancées en médecine du sommeil et au Centre intégré de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal.

 

Une question de synchronisation

Ce nouveau protocole de recherche vise à évaluer si une stimulation auditive en boucle fermée peut renforcer la dynamique des ondes delta lors d’une anesthésie et ainsi contribuer à stabiliser cet état sans nécessairement augmenter la dose d’anesthésiques.

Concrètement, il s’agit d’envoyer de courts sons semblables à de légers «clics» à des moments précis du cycle des ondes cérébrales, elles-mêmes surveillées en temps réel par électroencéphalographie.

 

Et si de simples sons pouvaient accroître l’effet de l’anesthésie?

L’éminent chercheur en autisme Laurent Mottron réunit dans un même cadre théorique les atypies de la perception auditive, de la cognition, de la socialisation et du langage.

Laurent Mottron, professeur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et psychiatre à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal, voue sa carrière à la compréhension du fonctionnement cognitif des personnes autistes.

Loin d’une vision centrée sur le déficit, ses travaux proposent plutôt de voir l’autisme comme une manière différente de traiter les informations sensorielles et sociales, notamment par la mise en lumière d’un apprentissage non social du langage.

Dans une étude récente menée en collaboration avec Luodi Yu, de l’Université de Guangzhou en Chine, le chercheur vient renforcer cette perspective: chez certains enfants autistes, le cerveau semble particulièrement apte à détecter de très fines variations sonores tout en éprouvant davantage de difficultés à traiter les séquences temporelles inhérentes au langage oral.

 

L’audition sous la loupe

Chez de nombreux jeunes enfants autistes, les premiers signes annonciateurs du trouble sont souvent liés à la perception sonore, indique Laurent Mottron.

«Les parents remarquent parfois que l’enfant ne se retourne pas lorsqu’on l’appelle, au point de croire d’abord à une surdité. Pourtant, les tests auditifs ne révèlent en général rien d’anormal: l’ouïe est intacte, voire fine pour ce qui est des bruits non sociaux. L’enfant entend ainsi très bien, mais semble perdre de l’intérêt pour les stimulus sonores associés à l’univers social et en particulier à la voix humaine», souligne-t-il.

 

Autisme et audition: des pistes pour éclairer un fonctionnement cérébral différent

Chaque année, l’Université de Montréal rend hommage à ses chercheuses et chercheurs qui se sont distingués par l’obtention de prix, de distinctions, d’une chaire ou d’une subvention majeure. Pour l’édition 2026 de Bravo recherche, 113 chercheuses et chercheurs de l’UdeM ont vu ainsi leurs réalisations mises à l’honneur, dont 57 issus de la Faculté, au cours d’une cérémonie qui s’est tenue le 4 mai.

 

PRIX ET DISTINCTIONS DE LA VALORISATION DE LA RECHERCHE

Département de psychiatrie et d’addictologie, et CHU Sainte-Justine et Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC : prix Étoiles Effervescence, catégorie Innovation sociale, de Montréal InVivo

Département de pathologie et biologie cellulaire, et Institut de recherche en immunologie et en cancérologie : une des 10 découvertes de l’année de Québec Science

SUBVENTIONS MAJEURES
GATES FOUNDATION

Département de microbiologie, infectiologie et immunologie : « ML-driven small molecule design of Klebsiella-specific antibiotics »

Département d’ophtalmologie, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont : « OPTICS: Ophthalmology Platform Towards Innovation in Clinical Solutions »

École de réadaptation, et CHU Sainte-Justine : « INNOVILAB : Centre d’excellence pédiatrique en innovation technologique et réadaptation de précision »

École de réadaptation, et CHU Sainte-Justine : « INNOVILAB : Centre d’excellence pédiatrique en innovation technologique et réadaptation de précision »

Département d’ophtalmologie, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont : « OPTICS : Ophthalmology Platform Towards Innovation in Clinical Solutions »

CHAIRES DE RECHERCHE DU CANADA
NOUVELLES CHAIRES

École de réadaptation, et CHU Sainte-Justine : Chaire de recherche du Canada sur les cellules souches et les maladies neuromusculaires

Département de médecine, et Institut de cardiologie de Montréal : Chaire de recherche du Canada en science des données multiomique responsable

Département de pathologie et biologie cellulaire, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire de recherche du Canada sur la transmission épigénétique des maladies

RENOUVELLEMENTS

Département de psychiatrie et d’addictologie, et CHU Sainte-Justine : Chaire de recherche du Canada en santé mentale préventive et toxicomanie

École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique, et CHU Sainte-Justine : Chaire de recherche du Canada en activité physique et obésité juvénile

Département de médecine, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire de recherche du Canada en génomique fonctionnelle de la reproduction et du développement

Département de neurosciences et Département de pédiatrie, et CHU Sainte-Justine : Chaire de recherche du Canada en neurobiologie de l’épilepsie

Département de neurosciences et Département de stomatologie, Faculté de médecine et Faculté de médecine dentaire : Chaire de recherche du Canada sur les interactions neurovasculaires

CHAIRES PHILANTHROPIQUES
NOUVELLES CHAIRES

Département de chirurgie, et Institut de cardiologie de Montréal : Chaire Fondation Marcelle et Jean Coutu de traitements chirurgicaux novateurs en insuffisance cardiaque de l’Université de Montréal à l’Institut de cardiologie de Montréal

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire Docteur Sadok Besrour en médecine familiale de l’Université de Montréal

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, et Institut universitaire de gériatrie de Montréal : Chaire Docteur Sadok Besrour en médecine familiale de l’Université de Montréal

Département de médecine, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire en arthrose de l’Université de Montréal

Département de chirurgie, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal: Chaire en arthrose de l’Université de Montréal

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire GlaxoSmithKline (GSK) de recherche en gestion optimale des maladies chroniques

Département de médecine, et Institut de cardiologie de Montréal : Chaire Philippa et Marvin Carsley en génétique cardiovasculaire de l’Université de Montréal

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence : Chaire de la Famille Blanchard pour l’enseignement et la recherche en soins palliatifs de l’Université de Montréal

RENOUVELLEMENTS

Département de chirurgie, et CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal : Chaire Medtronic de traumatologie spinale de l’Université de Montréal

Département de chirurgie, et Institut de cardiologie de Montréal : Chaire Fondation Marcelle et Jean Coutu de traitements chirurgicaux novateurs en insuffisance cardiaque de l’Université de Montréal à l’Institut de cardiologie de Montréal

Département de neurosciences, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Chaire Power Corporation du Canada en neurosciences de l’Université de Montréal

Département de médecine, et Institut de cardiologie de Montréal : Chaire Pfizer en athérosclérose de l’Université de Montréal
PRIX ET DISTINCTIONS
PRIX ET DISTINCTIONS QUÉBÉCOIS

Département de médecine et Département de pharmacologie et physiologie, et Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal : chevalier de l’Ordre de Montréal

Département de médecine, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont : commandeure de l’Ordre de Montréal, nomination spéciale

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, et GMF-U Notre-Dame : Prix d’excellence, catégorie Contribution à l’amélioration des pratiques en médecine de famille, du Collège québécois des médecins de famille

Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Prix d’excellence du Collège québécois des médecins de famille

Département de psychiatrie et d’addictologie, et Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies : chevalier de l’Ordre de Montréal

Département de médecine, et Institut de recherches cliniques de Montréal : prix Michel-Sarrazin du Club de recherches cliniques du Québec

Institut Courtois d’innovation biomédicale : 3e prix d’excellence des professionnels et professionnelles de recherche du Fonds de recherche du Québec – secteur Santé

PRIX ET DISTINCTIONS CANADIENS

Département d’obstétrique-gynécologie, et CHU Sainte-Justine : membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada

Département de pédiatrie, et CHU Sainte-Justine : Prix du leadership académique des Directeurs de pédiatrie du Canada

Département de médecine, et Institut de recherches cliniques de Montréal : membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé

Département de psychiatrie et d’addictologie, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Hôpital en santé mentale de Rivière-des-Prairies et Institut universitaire en santé mentale de Montréal : fellow de la Société royale du Canada

Département de médecine, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : chercheuse en début de carrière de la Fondation Gairdner

Département de médecine et Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, et Institut de recherches cliniques de Montréal : chef de file émergente de l’Académie canadienne des sciences de la santé

Département de nutrition, et Institut de cardiologie de Montréal et Institut universitaire de gériatrie de Montréal : fellow de la Société canadienne de nutrition

Département de médecine, et Institut de cardiologie de Montréal : prix du nouveau chercheur principal Maud Menten de l’Institut de génétique des Instituts de recherche en santé du Canada

Département de pédiatrie, et CHU Sainte-Justine : membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé

Département de médecine, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : officière de l’Ordre du Canada

Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : prix Début de carrière de la Société canadienne de la douleur

Département de médecine et Département de nutrition, et Institut de recherches cliniques de Montréal : prix Diabetes Canada Lifetime Achievement de Diabetes Canada

Département de médecine, et Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal : prix Roger-Broughton pour jeunes chercheurs de la Société canadienne du sommeil

Département de médecine, et Centre hospitalier de l’Université de Montréal : Prix de l’œuvre scientifique de Médecins francophones du Canada

Département de médecine, et Institut de cardiologie de Montréal : prix Distinguished Scientist de la Canadian Society for Clinical Investigation

Département de pathologie et biologie cellulaire, et Institut de recherche en immunologie et en cancérologie : membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé

PRIX ET DISTINCTIONS INTERNATIONAUX

Département de pédiatrie, et CHU Sainte-Justine : prix New Investigator de l’Association for Multidisciplinary Education and Research in Substance Use and Addiction (États-Unis)

Département de psychiatrie et d’addictologie, et Institut national de psychiatrie légale Phillippe-Pinel : prix Rüdiger Müller-Isberner de l’International Association of Forensic Mental Health Services

Département d’ophtalmologie, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont : prix Sayer Vision Research de la Foundation for the National Institutes of Health (États-Unis)

Département de médecine, et Institut de recherches cliniques de Montréal : prix Great Arab Minds, catégorie Médecine (Émirats arabes unis)

Département de médecine, et Hôpital Maisonneuve-Rosemont : prix Scholar de l’American Society of Hematology

Département de médecine : prix Lillian Jean Kaplan de l’International Society of Nephrology

École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique, et Institut de recherches cliniques de Montréal : prix International Perugia Diabetes de la Società Italiana di Diabetologia et la Fondazione Diabete Ricerca

La cérémonie Bravo Recherche a été diffusée sur cette page le lundi 4 mai 2026, à 17 h.

Parmi les chercheuses et chercheurs célébrés, 3 ont retenu l’attention de UdeMnouvelles, dont Géraldine Layani, professeure adjointe de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence et au Centre hospitalier de l’Université de Montréal
 
Géraldine Layani est cotitulaire de la Chaire GlaxoSmithKline (GSK) de recherche en gestion optimale des maladies chroniques et a remporté le Prix d’excellence du Collège québécois des médecins de famille.
QUESTIONS – RÉPONSES

Qu’est-ce qui vous a valu l’obtention du Prix d’excellence du Collège québécois des médecins de famille?

C’est un prix d’excellence qui vient souligner ma contribution en recherche à la médecine familiale. Ça me touche beaucoup parce qu’il provient de mon propre milieu clinique et de ma discipline, soit la médecine de famille.
 
La médecine de famille reste au cœur du système de santé et va au-delà de la prise en charge des patients. Elle fait partie du continuum du parcours de vie non seulement des personnes qui vivent avec différents problèmes de santé, mais aussi de leurs familles et des communautés. Ce prix reconnaît et valorise mon engagement et mes travaux en tant que chercheuse et, plus largement, la recherche en médecine familiale, qui permet de réfléchir aux questions d’accès, de continuité des soins, de prévention et d’équité.

Quels travaux souhaitez-vous accomplir dans le contexte de la Chaire GlaxoSmithKline (GSK) de recherche en gestion optimale des maladies chroniques?

Mes travaux visent à contribuer à l’amélioration de l’équité et de la qualité des soins et services de santé pour les personnes diabétiques ou obèses, mais plus largement pour toutes les personnes qui passent par des soins primaires.
 
On m’a nommée à la tête de la Chaire – qui existe depuis plusieurs années déjà – avec Nadia Sourial, professeure au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé de l’École de santé publique [ESPUM]. Cette chaire, qui était auparavant rattachée au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, est maintenant partagée avec l’ESPUM. C’est une occasion unique d’ouverture et de rayonnement qui permettra de se rapprocher du vécu des patients et d’améliorer leurs soins. La Chaire adopte une approche populationnelle dans le but d’améliorer les pratiques pour les patients, les cliniciens, les gestionnaires comme les organisations et les décideurs. Je tiens également à souligner l’importance du travail d’équipe de la Chaire, qui réunit des étudiants, des professionnels de recherche, des patients partenaires et des professionnels de la santé.
Pour connaître tous les récipiendaires
 

Bravo Recherche 2026: 57 membres de la Faculté se distinguent

Leucémies aigües: des ciseaux moléculaires pour modifier les cellules à protéger

Pour la première fois au pays, des cellules souches sanguines ont été modifiées génétiquement avec la technologie CRISPR-Cas9 dans une étude clinique nord-américaine sur les cancers du sang agressifs.

Une étude clinique nord-américaine sur la greffe de cellules souches destinée au traitement des leucémies a été menée par la Dre Léa Bernard à l’Institut universitaire d’hématologie-oncologie et de thérapie cellulaire de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, affilié à l’Université de Montréal. Les résultats de cette étude, rendue possible grâce à l’expertise du Centre C3i, ont été publiés dans la revue Nature Medicine le 12 mai.

La Dre Bernard, qui est aussi professeure adjointe de clinique à la Faculté de médecine de l’UdeM, est l’investigatrice principale de cette étude clinique pour le Canada, qui constitue une source d’inspiration pour de nouvelles façons de traiter d’autres cancers du sang.

 

Le défi actuel des leucémies aigües traitées à l’aide de cellules souches

Dans nombre de leucémies aigües, la greffe de cellules souches est le seul espoir de guérison; toutefois, celle-ci n’est pas garantie, car le taux de rechute à la suite de la greffe demeure élevé. Les nouvelles immunothérapies sont prometteuses, mais elles posent un problème de taille: elles attaquent non seulement les cellules cancéreuses, mais aussi les cellules sanguines normales, entraînant des effets secondaires importants.

 

Leucémies aigües: des ciseaux moléculaires pour modifier les cellules à protéger