Faculté de médecine

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Encore une année bien remplie, où les défis n’ont pas manqué. Mais la Faculté n’est jamais à court de solutions innovantes! La plus récente illustration : un nouveau programme conçu pour répondre à la pénurie de médecins de famille en région.

Vous avez peut-être vu passer la nouvelle, mais elle mérite qu’on s’y attarde. Il s’agit d’une avancée importante pour améliorer le recrutement et la rétention des médecins de famille dans les régions éloignées du Québec et, ultimement, offrir à ces populations un meilleur accès à des soins de qualité.

Dès cet été, la Faculté lancera le recrutement pour ce nouveau programme axé sur la pratique de la médecine familiale en région, qui accueillera sa première cohorte à l’automne 2027. Développé en collaboration avec des groupes de médecine de famille universitaires (GMF-U) de notre réseau, il s’adresse aux personnes qui souhaitent entreprendre des études médicales à l’UdeM et exercer la médecine familiale en région. Les candidates et candidats retenus s’engageront dès leur admission à effectuer leur résidence dans un GMF-U affilié à l’UdeM. L’Université de Montréal devient ainsi la première université québécoise à offrir un tel parcours.

Ce nouveau programme s’inscrit pleinement dans notre mission de responsabilité sociale et dans la continuité des actions que nous déployons hors des grands centres, qu’il s’agisse de la délocalisation de la formation en médecine au campus de la Mauricie, à Trois-Rivières, et au campus des Laurentides, à Saint-Jérôme, ou encore du développement de stages en milieu communautaire.

La générosité de nos donatrices et donateurs a également marqué l’année. Grâce à leur soutien, plus de 44 M$ ont été recueillis pour la recherche. Parmi les réalisations rendues possibles, mentionnons la création de la Chaire BMO – L.-Jacques-Ménard de chirurgie thoracique, perfusion d’organes pour la transplantation et médecine régénératrice, un nouveau professorat de recherche sur les maladies inflammatoires de l’intestin soutenu par Celltrion HealthCare Canada, ainsi que deux fonds en psychiatrie destinés à appuyer le développement de projets en santé mentale.

Et comme chaque mois, nos étudiantes et étudiants se sont mobilisés pour faire une différence, que ce soit en organisant un symposium sur la médecine humanitaire ou un défilé de mode au profit des familles en situation de vulnérabilité.

Maintenant, place à l’été et à une pause bien méritée ! Je vous souhaite de profiter pleinement de la belle saison. On se retrouve en grande forme à l’automne.

 

Patrick Cossette, doyen

Une nouvelle voie pour la médecine familiale en région

Une première: un simple capteur sur le front d’un bébé prématuré pour mesurer le métabolisme de son cerveau peut aider les équipes à savoir quels enfants auront besoin d’un suivi particulier.

Une équipe de recherche de Santé Québec – CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal a démontré pour la première fois qu’une technique de surveillance non invasive du cerveau pourrait prédire le développement futur des bébés nés prématurément. Dans ces travaux, parmi les 241 bébés participants nés entre 29 et 36 semaines de grossesse, un sur trois présentait un retard de développement à l’âge de deux ans.

Contrairement aux grands prématurés (moins de 29 semaines), qui font déjà l’objet d’un suivi systématique, cette population – bien que représentant la majorité des naissances prématurées – est moins surveillée.

«Les grands prématurés ont été très étudiés par les scientifiques – et sont suivis systématiquement par un pédiatre – tandis que ceux nés entre 29 et 36 semaines l’ont moins été. La science sait donc moins de choses au sujet des conséquences de leur prématurité sur leur développement. La majorité de ces bébés quittent l’hôpital sans suivi ultérieur comme s’ils étaient nés à terme», explique la Dre Marie-Noëlle Simard, professeure titulaire à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’UdeM et ergothérapeute à Santé Québec – CHU Sainte-Justine.

 

Bébés prématurés: un test cérébral pour prédire le développement neurocognitif

L’étudiant en médecine Othmane Zekraoui remporte un Prix Stars du Réseau de la santé 2026 pour son initiative Cœurs en visite, qui vise à briser l’isolement des personnes hospitalisées.

Les Prix Stars du Réseau de la santé, remis par la Caisse Desjardins du Réseau de la santé, récompensent des initiatives qui contribuent à améliorer les soins et les services à la population et mettent en valeur l’engagement de leurs instigatrices et instigateurs au sein du réseau.

Cette année, le projet Cœurs en visite a obtenu la deuxième place dans la catégorie Humain. Fondée à l’Université de Montréal par Othmane Zekraoui, l’initiative a pour but d’améliorer la qualité de vie des personnes hospitalisées et de réduire la solitude souvent associée aux séjours à l’hôpital ou à l’hébergement de longue durée.

 

Le projet étudiant Cœurs en visite reçoit un Prix SRS 2026

Des personnes vivant avec la maladie cœliaque ont contribué à définir les priorités d’un plan d’action élaboré en collaboration avec la Faculté de médecine et le CHU Sainte-Justine.

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune chronique déclenchée par l’ingestion de gluten, une protéine présente notamment dans le blé, l’orge et le seigle. Son seul traitement reconnu consiste à adopter une alimentation strictement sans gluten à vie.

Bien plus qu’une simple contrainte alimentaire, cette réalité a des répercussions importantes sur la vie au quotidien. Coût élevé des aliments sans gluten, difficulté à trouver des options sécuritaires dans les lieux publics, délais de diagnostic, sentiment d’exclusion sociale: tels sont les principaux défis rapportés par les personnes atteintes.

Afin de répondre à ces enjeux, le Bureau de la responsabilité sociale de la Faculté de médecine et le Département de nutrition de l’Université de Montréal, le Département de pédiatrie du CHU Sainte-Justine ainsi que Cœliaque Québec ont uni leurs forces pour élaborer le Plan d’action sur la maladie cœliaque 2026-2030. Son objectif: mieux accompagner les personnes atteintes et leur famille tout au long de leur parcours et, ultimement, contribuer à améliorer leur qualité de vie.

 

Maladie cœliaque: améliorer le parcours de soins et l’inclusion sociale

Grâce à un don majeur de 10 M$, la Faculté de médecine crée la Chaire BMO – L.-Jacques-Ménard de chirurgie thoracique, perfusion d’organes pour la transplantation et médecine régénératrice.

La Chaire BMO – L.-Jacques-Ménard de chirurgie thoracique, perfusion d’organes pour la transplantation et médecine régénératrice, la mieux dotée de l’histoire de l’Université de Montréal, contribuera à accélérer l’élaboration d’approches novatrices en vue d’améliorer la qualité des organes disponibles pour la greffe et les résultats pour les patients.

Rendue possible grâce à un don de 10 M$ de la Fondation pour la recherche en chirurgie thoracique de Montréal, avec l’appui de BMO Groupe financier, de la famille Ménard et de grands donateurs, la nouvelle chaire permettra de consolider à l’UdeM un pôle d’expertise de calibre international en perfusion d’organes, transplantation et médecine régénérative.

«Chaque fois qu’on crée une chaire de recherche, on ouvre un espace pour la découverte. On offre à nos meilleurs talents le temps et les ressources nécessaires pour repousser les limites du savoir et innover. Lorsqu’on touche au domaine de la santé, la recherche prend une autre dimension. On pense aux vies qu’on va sauver. On parle de familles à qui l’on redonne un père, une mère, un enfant. On fait naître un espoir concret là où régnait la maladie. Le potentiel de cette nouvelle chaire est énorme», a expliqué le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras.

Pour le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette, «cette chaire montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque la philanthropie, la recherche et les soins avancent dans une même direction. Elle donnera à nos équipes les moyens d’accélérer l’innovation, de former la relève et, ultimement, d’améliorer la vie des patients».

 

Un don exceptionnel de 10 M$ fera avancer la transplantation et la médecine régénérative

Grâce à un don de Celltrion Healthcare Canada, un professorat de recherche consacré aux maladies inflammatoires de l’intestin sera créé à la Faculté de médecine.

Les maladies inflammatoires de l’intestin, qui comprennent notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, entraînent souvent des douleurs importantes, de la fatigue, des hospitalisations répétées ainsi que des répercussions majeures sur la qualité de vie des personnes atteintes.

Malgré les avancées thérapeutiques des dernières années, plusieurs mécanismes à l’origine de ces maladies demeurent mal compris. La recherche reste donc essentielle pour mieux comprendre leur développement, améliorer leur prise en charge et faire émerger de nouvelles options thérapeutiques.

C’est dans cette optique que la Faculté de médecine créera le Professorat de recherche Celltrion sur les maladies inflammatoires de l’intestin grâce à un don de cette entreprise biopharmaceutique spécialisée dans les médicaments biologiques et biosimilaires.

Financée sur cinq ans, cette initiative soutiendra des projets de recherche novateurs, la formation de la relève ainsi que le développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques. Elle permettra entre autres d’appuyer les travaux en génomique, d’identifier des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques, et d’améliorer les soins offerts aux patients.

«À la Faculté de médecine, nous avons la volonté de faire une réelle différence dans la vie des patients. Et ça passe d’abord par la recherche. C’est grâce à elle que nous pouvons mieux comprendre les maladies, faire émerger de nouvelles solutions et améliorer les soins offerts à la population», souligne le doyen Patrick Cossette.

 

 

Un nouveau professorat pour la recherche sur les maladies inflammatoires de l’intestin