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Près de 120 participantes et participants ont pris part, le 15 mai, à la 20e Journée de la recherche de la Fondation Cole, un record d’assistance pour cet événement au cours des dix dernières années.
Cette édition anniversaire a également été marquée par une année exceptionnelle en matière de soutien à la relève scientifique, avec l’attribution de 17 bourses, dont 12 à des étudiantes et étudiants de l’Université de Montréal.
La journée s’est ouverte sur une exposition d’affiches scientifiques mettant en valeur les projets novateurs des boursières et boursiers. Elle s’est poursuivie avec des présentations de chercheuses et chercheurs, récipiendaires d’une bourse de transition de la Fondation Cole :
Dr Benjamin Martin, Lady Davis Research Institute, Université McGill
Dre Marissa Rashkovan, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine et Département de pathologie et biologie cellulaire, Université de Montréal
Dr Thomas Pincez, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine et Département de pédiatrie, Université de Montréal
Intronisé au temple de la renommée médicale canadienne et membre de l’Académie nationale des sciences, le Dr John Dick, professeur à l’Université de Toronto et chercheur au Princess Margaret Cancer Centre, a marqué l’événement par une conférence éclairante sur la nature des cellules souches et leur transformation. Ses travaux ont révolutionné la recherche sur les cancers du sang, notamment grâce à la découverte des cellules souches leucémiques.
Depuis sa création, la Fondation Cole a investi plus de 10 M$ dans la recherche et la formation de la relève scientifique à l’Université de Montréal. Pour la cohorte 2026-2028, une somme de plus de 500 000 $ a été accordée aux fellows de la Faculté de médecine, au bénéfice des équipes du Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, du Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) et de l’Institut Courtois d’innovation biomédicale.
Depuis deux décennies, la Fondation Cole joue un rôle structurant dans le développement d’un écosystème de recherche interuniversitaire dynamique et collaboratif à Montréal. Son appui a permis d’offrir plus de 13 M$ de bourses et d’accompagner près de 300 chercheurs et chercheuses au sein des universités et centres hospitaliers du Grand Montréal, en étroite collaboration avec l’Université de Montréal, l’Université McGill et le Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’INRS.
La Fondation Cole célèbre 20 ans d’engagement envers la recherche
Une équipe de l’IRIC a découvert un réseau d’actine reliant plusieurs cellules de la peau capable de transmettre des forces mécaniques sur de longues distances.
L’équipe de Gregory Emery, professeur titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire de la Faculté de médecine de l’UdeM et directeur de l’Unité de recherche en transport vésiculaire et signalisation cellulaire de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), a mis en lumière une structure dynamique qui forme un réseau à la surface des cellules épithéliales. Ces travaux, menés par les doctorantes Claire Baudouin et Léa Marpeaux, font l’objet d’une publication dans le Journal of Cell Science.
L’étude montre que, dans certaines cellules de la peau, les fibres d’actine de cellules voisines peuvent s’assembler pour former un réseau commun à la surface du tissu. Ce réseau agirait comme une charpente collective qui peut se réorganiser lorsque les cellules se déplacent et transmettre des forces mécaniques d’une cellule à plusieurs autres.
Cette découverte contribue à mieux comprendre comment les tissus épithéliaux, telle la peau, parviennent à demeurer à la fois résistants, souples et capables de s’adapter aux mouvements.
Un «exosquelette» qui transmet les forces mécaniques à la surface des cellules
Offrir des soins palliatifs aux personnes en situation de grande précarité sociale: c’est la mission que s’est donnée la Dre Marie-Hélène Marchand en créant le projet Maison mobile.
Quand l’équipe de la Maison mobile l’a rencontré pour la première fois dans un refuge montréalais, Dieudonné, 57 ans, était incapable de se lever. Sans papiers, atteint d’un cancer avancé, il vivait avec des douleurs constantes, allongé sur un matelas sans drap ni oreiller. Arrivé au Québec après avoir tout perdu ‒ sa terre, sa maison, ses racines ‒, il n’avait plus accès aux soins et se rapprochait chaque jour un peu plus de la mort.
À force de patience, de débrouillardise et d’écoute, l’équipe a réussi à l’accompagner vers des soins empreints d’humanité. Aujourd’hui, il souffre moins. Il a repris contact avec sa famille et retrouve peu à peu le goût de vivre.
Son histoire illustre la raison d’être de cette initiative novatrice inspirée d’un projet semblable mis sur pied à Toronto. La Maison mobile intervient auprès de personnes en situation d’itinérance visible ou invisible qui risquent de mourir dans la prochaine année. Certaines vivent dans la rue ou dans le métro, d’autres dans des refuges ou dans leur voiture. Beaucoup ont rompu avec le système de santé ou n’y ont jamais réellement eu accès.
«Le défi, ce n’est pas seulement d’offrir des soins. C’est d’abord de recréer un lien de confiance», résume la Dre Marie-Hélène Marchand, professeure adjointe de clinique au Département de médecine d’urgence et de médecine de famille à l’UdeM, médecin en soins palliatifs au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et cofondatrice de la Maison mobile.
La Maison mobile pour offrir des soins palliatifs dans la rue
Les professeurs Malek Batal et Marie-Ève Bouthillier font partie des personnes nommées à la codirection scientifique de l’Initiative Une seule santé.
Quatre professeurs ont été nommés à la codirection scientifique de l’Initiative Une seule santé de l’Université de Montréal. Parmi eux figurent Malek Batal, professeur titulaire au Département de nutrition, et Marie-Ève Bouthillier, professeure sous octroi agrégée au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence.
«Une seule santé est une approche qui a été soutenue par la base à l’Université de Montréal et, maintenant qu’elle est vraiment établie, elle y retourne à travers la codirection scientifique, qui contribuera, pour un mandat de trois ans, à la faire vivre et à la développer dans tout l’écosystème, du local au mondial», se réjouit Luc Stafford, vice-recteur adjoint à la recherche et à l’innovation.
«Pour relever ce défi, nous avons reçu 14 excellents dossiers de candidature, ce qui témoigne de l’intérêt et de la mobilisation de la communauté à l’égard du projet», remarque Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.
L’un des critères de sélection a été l’excellence et le leadership reconnus en recherche et en formation dans des contextes transdisciplinaires et dans des projets collectifs d’envergure. «Ce sera un réel travail de collaboration avec l’ensemble de notre communauté parce qu’il y a énormément à construire, précise Luc Stafford. Nous avons besoin de l’engagement et des idées de tous ceux et celles qui gravitent autour des thèmes liés à l’approche Une seule santé.»
Deux membres de la Faculté à la codirection scientifique d’Une seule santé
La professeure Marie Kmita a découvert comment certaines protéines agissent à la manière de freins pour permettre la formation des membres au bon moment chez les embryons de souris.
Une équipe de recherche de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par Marie Kmita, professeure titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal, a réalisé une avancée importante dans la compréhension des mécanismes qui permettent aux embryons de former correctement leurs membres.
Cette étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, met en lumière le rôle crucial de certains systèmes moléculaires, qui agissent comme de véritables «freins génétiques» et veillent ainsi à ce que les phases du développement se succèdent normalement.
Au début de la formation des membres, certains gènes doivent s’activer pour amorcer le processus. Mais une fois cette première étape franchie, ces mêmes gènes doivent être rapidement désactivés pour laisser place aux programmes génétiques suivants qui parachèvent ce processus. Les travaux de l’équipe démontrent que deux groupes de protéines, appelés complexes Polycomb (PRC1 et PRC2), coopèrent pour bloquer ces gènes au moment opportun.
Chez la souris, les scientifiques ont montré que l’altération d’un de ces systèmes entraîne déjà des anomalies dans l’expression des gènes. Lorsque les deux systèmes sont perturbés simultanément, les conséquences sont majeures: les gènes précoces restent actifs et le développement normal des membres est gravement compromis.
Comment les embryons forment leurs membres: une découverte clé sur les «freins génétiques»
Soren Gantt devient directeur du Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, et Issam Tanoubi, directeur intérimaire du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur.
La nomination de Soren Gantt au sein de l’équipe de direction élargie de la Faculté de médecine sera effective à compter du 1er juin. Issam Tanoubi entamera son mandat le 1er juillet.
Soren Gantt, directeur du Département de microbiologie, infectiologie et immunologie
Le Dr Soren Gantt est professeur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie depuis 2020 et directeur de la recherche clinique au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine. Pédiatre-infectiologue et chercheur spécialisé en virologie et en vaccinologie, il possède un profil hybride alliant sciences cliniques, recherche fondamentale et recherche translationnelle.
Diplômé de l’Université Brown et de l’Université de New York, il a complété sa formation en pédiatrie, en maladies infectieuses et en santé publique à l’Université de Washington. Après un début de carrière à Seattle, il a poursuivi son parcours à l’Université de la Colombie-Britannique comme professeur agrégé et chef du service des maladies infectieuses.
Reconnu pour son leadership rassembleur et pragmatique, il souhaite renforcer les liens entre les secteurs cliniques et fondamentaux du Département, soutenir le mentorat et accompagner le renouvellement professoral. Parmi ses priorités figurent le recrutement de nouveaux talents en virologie, bactériologie et immunologie, le développement de collaborations stratégiques ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle en recherche et en enseignement.
La direction de la Faculté remercie Hugo Soudeyns pour avoir assuré la direction intérimaire depuis janvier dans un souci de continuité et d’ouverture.
Issam Tanoubi, directeur intérimaire du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur
Le Dr Issam Tanoubi est professeur agrégé de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et clinicien chercheur au Centre de recherche en pédagogie de la santé. Anesthésiologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, il est reconnu pour son expertise en simulation médicale, en pédagogie des sciences de la santé et en développement des compétences cliniques.
Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’éducation médicale de l’Université de Montréal, il a complété une formation spécialisée en simulation médicale à l’Université McGill et à l’Université Harvard. Depuis plus de 10 ans, il joue un rôle clé dans le développement de
la simulation clinique à la Faculté de médecine, notamment comme directeur de recherche en éducation médicale basée sur la simulation au CAAHC et directeur adjoint du programme de fellowship en simulation.
La direction de la Faculté tient à exprimer sa vive reconnaissance au Dr Jean-Sébastien Lebon pour son engagement soutenu et sa contribution marquante au développement du Département au cours des quatre dernières années.
Directions de départements : deux nouvelles nominations
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