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Des chercheurs du CRCHUM montrent que les neurones stockent et utilisent des graisses pour réguler l’équilibre énergétique du corps, remettant en question le rôle exclusif du glucose.
Une étude publiée dans Nature Metabolism met en lumière un rôle insoupçonné des graisses dans le cerveau. Des équipes du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) montrent que les neurones disposent de leurs propres réserves lipidiques, essentielles à la régulation de l’énergie dans l’organisme.
Dirigés par les chercheurs Thierry Alquier, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’UdeM, et Elizabeth Rideout, professeure agrégée à la faculté de médecine de la UBC, les travaux révèlent que ces réserves, appelées gouttelettes lipidiques, jouent un rôle clé à la fois dans la fonction neuronale et dans l’équilibre énergétique de l’organisme.
Des neurones qui stockent… et brûlent des graisses
Une équipe de recherche chapeautée par Shady Rahayel, de la Faculté de médecine de l’UdeM, obtient une subvention d’accélération de 300 000 $ de Brain Canada et de la Fondation Krembil.
Une équipe de recherche menée par Shady Rahayel, professeur sous octroi adjoint au Département de médecine de l’Université de Montréal, a reçu une subvention de 300 000 $ sur deux ans de Brain Canada et de la Fondation Krembil. Le programme d’accélération Neurodégénérescence x Immunologie vise à soutenir des projets audacieux et originaux mis sur pied pour comprendre le rôle du système immunitaire dans la neurodégénérescence, notamment la maladie de Parkinson.
Ce financement permettra au professeur de poursuivre ses recherches sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé, un important signe précurseur de la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy. Ces nouvelles données pourront être recueillies auprès de la plus grosse cohorte clinique de patients au monde, qui est suivie depuis près de deux décennies à Montréal.
«Nous aimerions voir si l’inflammation dans le sang est liée aux changements dans le cerveau qui se produisent chez les personnes atteintes du trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé», résume Shady Rahayel, dont le laboratoire est spécialisé dans l’analyse d’images obtenues par résonance magnétique (IRM). Ce trouble du sommeil, qui se manifeste vers l’âge de 50 ans, rend les personnes très agitées dans la phase de sommeil paradoxal, où l’on est normalement paralysé.
Une subvention pour mieux comprendre la neurodégénérescence
Un colloque étudiant interdisciplinaire a réuni la relève en santé et des leaders du réseau pour réfléchir aux défis de la première ligne, de la fragmentation des soins à la redéfinition des rôles.
Le 28 mars 2026, un premier colloque interdisciplinaire sur la première ligne en santé a été organisé à l’initiative de quatre personnes étudiantes en médecine de l’Université de Montréal : Arian Hossain et Fares Jabnouni, représentants du comité étudiant de l’Association médicale canadienne (CéAMC-QC), ainsi que Karen Boshra et Zainah Moukahhel, représentantes du Comité de leadership et d’innovation en gestion de la santé (CLIG Santé UdeM). L’événement a rassemblé près de 75 participantes et participants, majoritairement issus de divers programmes en santé et en médecine de l’UdeM.
Sous le thème « Prévenir, soigner, alléger : réinventer la première ligne », la journée a mis en lumière un enjeu central, encore peu abordé dans les cursus : la fragmentation des soins. Elle a permis de questionner les limites du travail en silos et de réfléchir aux rôles de chaque profession dans une prise en charge interdisciplinaire.
Une rencontre unique entre la relève et les décideurs
Plusieurs présidentes et présidents d’ordres professionnels du Québec – médecins, pharmaciens, dentistes, ergothérapeutes, physiothérapeutes, infirmières praticiennes spécialisées – étaient assis à la même table que la relève. Une convergence rare, qui a permis de croiser les perspectives et de dégager des pistes concrètes, dans un système de santé en pleine transformation.
Accessibilité des soins, épuisement professionnel, évolution des rôles, intégration des technologies : autant d’enjeux ancrés dans la pratique, mais encore trop peu discutés entre professions et générations.
Colloque étudiant : Réinventer la première ligne, dès la formation
La cohabitation intergénérationnelle, vous connaissez? Elle consiste à vivre chez une personne aînée en échange de services. Une solution de logement accessible, qui favorise les apprentissages humains.
La cohabitation intergénérationnelle permet à des étudiantes et étudiants de s’installer chez une personne aînée ou en résidence privée pour aînés, moyennant un loyer réduit, voire gratuit, en échange de présence, d’entraide ou de bénévolat.
Au-delà de l’aspect pratique, l’expérience agit comme un véritable terrain d’apprentissage. Elle développe des compétences clés en sciences de la santé : communication, écoute active, empathie, adaptation à des milieux de vie variés et travail relationnel auprès de personnes aînées. Autant d’acquis directement transférables à la pratique professionnelle.
«J’ai été super bien accueillie. Les liens se créent naturellement et ça devient une vraie communauté. C’est une expérience très enrichissante. J’ai découvert différentes histoires, différentes perspectives, et j’en ai appris beaucoup sur moi.»
‒ Céline, étudiante vivant en cohabitation intergénérationnelle en RPA
Envie de tenter l’expérience ?
Cohabitation intergénérationnelle : une solution de logement gagnant-gagnant
La recherche de l’équipe de Marc Therrien sur une protéine clé du cancer sort gagnante parmi 10 découvertes finalistes et remporte le prix du public 2025 de «Québec Science».
L’équipe du chercheur Marc Therrien, professeur titulaire au Département de pathologie et biologie cellulaire et directeur général de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, a remporté le prix de la découverte de l’année 2025 du magazine Québec Science pour ses travaux sur la protéine BRAF et son rôle dans la propagation des cellules cancéreuses. C’est le public qui a désigné le lauréat, plus de 2000 personnes ayant participé au vote.
Prix Découverte de l’année 2025: «Québec Science» couronne l’équipe de Marc Therrien
Derrière les tremblements du parkinson, il y a un ensemble de mécanismes cellulaires. Louis-Éric Trudeau fait la lumière sur la vulnérabilité des neurones et l’espoir de traitements plus précoces.
La maladie de Parkinson est souvent associée à ses symptômes les plus visibles: tremblements, rigidité musculaire, lenteur des mouvements. Derrière ces manifestations se cachent des mécanismes biologiques complexes, encore loin d’avoir livré tous leurs secrets.
Au cœur de cette maladie se trouve un neurotransmetteur essentiel, la dopamine. Ce messager chimique joue un rôle clé dans le contrôle des mouvements. Lorsqu’il vient à manquer, les circuits moteurs du cerveau fonctionnent moins efficacement.
«La dopamine agit un peu comme de l’huile dans un moteur. Même si toutes les pièces sont présentes, sans lubrification, le système ne fonctionne pas bien. Ainsi, les mouvements deviennent difficiles à amorcer, moins fluides, saccadés», explique Louis-Éric Trudeau, professeur titulaire au Département de neurosciences et au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur spécialiste de la maladie de Parkinson.
Cette carence est causée par la dégénérescence progressive de neurones spécialisés, appelés neurones dopaminergiques. Mais un mystère persiste: pourquoi ces neurones-là et pas d’autres?
Maladie de Parkinson: un avenir encourageant
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