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Shady Rahayel et Sami Obaid obtiennent chacun 100 000$ de Brain Canada pour mener des travaux sur le cerveau et les maladies neurologiques.
Deux professeurs en début de carrière de la Faculté de médecine de l’UdeM figurent parmi les 26 scientifiques sélectionnés cette année par Brain Canada dans le cadre du programme Futurs leaders canadiens de la recherche sur le cerveau. Shady Rahayel et Sami Obaid recevront chacun 100 000 $ pour mener des projets sur les maladies neurodégénératives et les connexions cérébrales.
Lancé en 2019, le programme soutient des projets exploratoires en recherche sur le cerveau et la santé mentale. Il est soutenu notamment par la Fondation Azrieli et Brain Canada, par l’entremise du Fonds canadien de recherche sur le cerveau.
Repérer les signes précoces de maladies neurodégénératives
Professeur sous octroi adjoint au Département de médecine de l’UdeM et chercheur à Santé Québec Nord-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire, Shady Rahayel travaille sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé.
Cette affection, qui peut amener les personnes à bouger quand elles rêvent ou à reproduire des gestes associés à leurs rêves, est considérée comme l’un des signes précurseurs les plus importants de certaines maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy.
Shady Rahayel étudiera plus particulièrement le rôle du fer dans le cerveau au cours de cette phase précoce des atteintes neurodégénératives. Son équipe utilisera une technique d’imagerie par résonance magnétique qui peut fournir des indices sur la présence de fer dans les tissus cérébraux.
Cartographier les fonctions de la matière blanche
Sami Obaid, professeur adjoint de clinique au Département de chirurgie et neurochirurgien à Santé Québec – CHUM, s’intéresse à la matière blanche du cerveau, formée en grande partie de faisceaux de fibres nerveuses qui relient différentes régions cérébrales.
Le chercheur utilisera la stéréoélectroencéphalographie, employée chez certaines personnes atteintes d’épilepsie résistante aux médicaments. Des électrodes implantées temporairement dans le cerveau permettent alors de localiser l’origine des crises, mais aussi de stimuler certaines voies de la matière blanche et d’en observer les effets.
En combinant ces données avec des techniques d’imagerie avancée, Sami Obaid souhaite créer un atlas fonctionnel détaillé de ces connexions. Cette cartographie pourrait notamment aider les neurochirurgiens à mieux repérer et préserver certaines voies essentielles lors d’interventions.
Deux professeurs de la Faculté parmi les futurs leaders de Brain Canada
L’étudiant en médecine Zakaria Youcef Bouguerra reçoit le prix S’investir pour l’avenir pour avoir contribué à faire une place au français en santé mondiale et en action humanitaire.
Étudiant de deuxième année au doctorat en médecine à l’Université de Montréal, Zakaria Youcef Bouguerra figure parmi les quatre lauréats des Prix de la langue française de Montréal 2026. Il reçoit le prix S’investir pour l’avenir, qui souligne son leadership dans la mise sur pied de la première section francophone des Amis de Médecins sans frontières Canada et sa contribution au rayonnement du français dans le domaine de l’action humanitaire.
Président des Amis de Médecins sans frontières de l’UdeM, Zakaria Youcef Bouguerra a notamment contribué à l’organisation du symposium «La médecine humanitaire autour du globe», tenu en mai dernier au campus MIL. L’évènement a réuni plus d’une centaine d’étudiantes et étudiants en médecine de l’UdeM, de l’Université McGill et de l’Université Laval qui ont exploré différentes réalités de la médecine humanitaire, comme la médecine d’urgence en zone de conflit, la chirurgie dans un contexte de ressources limitées et l’intervention lors d’un code orange (grand nombre de personnes sinistrées ou blessées).
Zakaria Youcef Bouguerra remporte un Prix de la langue française de Montréal
La doctorante en biologie moléculaire Emma Darbinian remporte un Prix de la meilleure thèse 2026 des Études supérieures et postdoctorales.
Les Études supérieures et postdoctorales (ESP) de l’Université de Montréal ont dévoilé les noms des lauréats 2026 de leurs prix de la meilleure thèse, remis notamment à Emma Darbinian.
Le Prix souligne l’excellence de travaux doctoraux réalisés à l’UdeM. Décerné depuis 20 ans, il est assorti d’une bourse de 2000 $.
«Derrière chaque thèse, il y a plusieurs années de travail, de réflexion et de persévérance. Ce prix souligne bien sûr l’excellence des travaux, mais aussi la contribution remarquable de jeunes chercheuses et chercheurs à l’avancement des connaissances», a déclaré Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.
Des pistes contre l’inflammation intestinale
Doctorante en biologie moléculaire, Emma Darbinian reçoit un prix dans le secteur des sciences de la santé pour sa thèse «Interactions hôte-microbiote à la barrière intestinale dans les déficits du complexe NADPH oxydase 2: identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans le contexte de l’inflammation intestinale».
Ses travaux portent sur la maladie granulomateuse chronique, une maladie héréditaire qui perturbe certaines fonctions du système immunitaire et qui peut entraîner des complications inflammatoires importantes.
Environ la moitié des personnes qui en sont atteintes développent notamment une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. La thèse d’Emma Darbinian cherche à mieux comprendre le rôle joué par le microbiote, la barrière intestinale et la réponse immunitaire dans ces complications.
Ses travaux montrent que les mécanismes en cause peuvent varier selon le profil génétique. Ils examinent aussi le potentiel du bêta-hydroxybutyrate, un corps cétonique, pour réduire l’inflammation. Dans les modèles étudiés, cette approche a atténué l’inflammation intestinale et modifié certaines réponses immunitaires, ouvrant la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.
Pour connaître les autres récipiendaires
Emma Darbinian récompensée par les ESP pour sa thèse
Quatre projets menés avec des organismes communautaires répondront à des besoins liés notamment à la santé, à l’alimentation, à l’éducation et aux savoirs autochtones.
Grâce au volet Collaboration avec les organismes communautaires du programme Soutien aux initiatives avec les collectivités et les entreprises du ministère de l’Enseignement supérieur, l’Université de Montréal appuiera cette année 15 équipes, donc 4 issues de la Faculté de médecine, formées de membres des communautés étudiante, enseignante et de la recherche qui travaillent sur des enjeux aussi variés que l’accès aux soins et aux services, la sécurité alimentaire, la transmission des savoirs autochtones, la réussite éducative et l’accompagnement des jeunes. L’ensemble de ces initiatives répondent à des besoins exprimés par les communautés.
Voici les 4 projets de la Faculté qui ont reçu du financement :
FabAccès : Cocréer des aides techniques à faible coût avec les jeunes en situation de polyhandicap et leurs proches aidants
Ce projet vise à cocréer, avec les jeunes et les intervenants du Centre Philou, un modèle reproductible de création d’aides techniques personnalisées et à faible coût pour faciliter le fonctionnement autonome de jeunes vivant avec un polyhandicap, inspiré du modèle ‘maker fab-lab’. Le Club RéadapTechno, déjà ayant impliqué Centre Philou comme milieu partenaire, constitue le mécanisme de déploiement; un atout car les modalités de collaboration sont déjà établies.
Porté par: Danielle Levac, Professeure agrégée, Faculté de médecine
Partenaire: Centre Philou
Se sentir humain: Évaluer la perception de l’activité physique auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir
(cofinancé par UdeM citoyenne)
L’association canadienne de soccer de rue offre des séances de sport afin d’aider les personnes en situation d’itinérance ou à risque de pouvoir rester ancré à la société, et ce dans plusieurs villes du Québec. L’objectif du projet est d’évaluer la perception de l’activité physique auprès de personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir sur leur santé mentale, leur bien-être psychologique et leur santé physique.
Porté par: Ahmed Jerome ROMAIN, Professeur agrégé, Faculté de médecine
Partenaire: Association canadienne de soccer de rue
Améliorer l’accès aux soins pour les personnes en situation ou à risque d’itinérance: co-construction et évaluation d’une clinique-école délocalisée de physiothérapie en partenariat avec la Mission Old Brewery
(cofinancé par UdeM citoyenne)
Ce projet vise à coconstruire, implanter et évaluer une offre de services de physiothérapie adaptée aux personnes en situation d’itinérance. Par la mise en place d’une clinique-école délocalisée, il permettra d’offrir des services accessibles tout en formant une relève engagée et socialement responsable. Son évaluation mènera à l’amélioration et la pérennisation d’un modèle innovant, durable et transférable.
Porté par: Véronique Lowry, Professeure adjointe, Faculté de médecine
Partenaire: Mission Old Brewery (MOB)
Programme de mentorat pour les étudiants du secondaire et du CÉGEP intéressés à la médecine, aux sciences de la santé et sciences fondamentales
Ce projet vise à consolider et élargir la portée d’un programme de mentorat accompagnant des élèves du secondaire et du cégep vers les professions de la santé et les sciences fondamentales. Jumelés à des mentors à travers des rencontres individuelles et des activités de groupe, ces jeunes sont guidés jusqu’à leur admission universitaire. Le programme inclut les stages d’un jour, le recrutement par le biais des tournées scolaires et communautaires, ainsi que diverses activités de sensibilisation, offrant ainsi un continuum d’accompagnement.
Porté par: Ahmed Maherzi, Directeur du bureau de la responsabilité sociale, Faculté de médecine
Partenaire: Association médicale des Noirs du Québec (AMNQ)
Pour connaître les autres projets retenus
Quatre projets pour renforcer les collaborations de la Faculté avec les communautés
Les travaux d’une équipe de recherche de l’IRCM ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre et potentiellement traiter certains cancers du sang.
Une équipe de scientifiques de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par Javier Di Noia, directeur de l’Unité de recherche en biologie moléculaire des cellules B et professeur titulaire au Département de médecine de l’UdeM, vient de percer un mystère fondamental de l’immunologie: comment les cellules du système immunitaire parviennent-elles à concentrer une enzyme mutagène puissante sur des régions très précises de l’ADN tout en évitant à une grande partie du reste du génome des dommages potentiellement graves?
Publiés dans la revue Nature, ces travaux révèlent le rôle crucial de deux protéines, MLLT1 et MLLT3, qui agissent comme de véritables «gardiennes» de l’activité de l’enzyme AID (activation-induced deaminase). Cette découverte pourrait contribuer à mieux comprendre l’apparition de certains lymphomes et leucémies et peut-être ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Comment le système immunitaire cible-t-il les mutations produisant des anticorps?
Un modèle informatique donne un nouvel aperçu des mécanismes de récupération d’un cerveau qui a subi une lésion.
Comment une personne peut-elle retrouver un état de conscience après une grave atteinte cérébrale? Pourquoi certains traitements produisent-ils des effets remarquables chez certaines personnes, mais pas chez d’autres?
Une nouvelle étude dirigée par Guillaume Dumas, chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine – un établissement de Santé Québec – et professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, apporte un éclairage inédit sur ces questions grâce à un modèle informatique capable de simuler le fonctionnement de réseaux cérébraux lésés.
Développé en collaboration avec le psychiatre italien Francesco Achilli de l’Université de Ferrare, dont le stage de perfectionnement en neuro-informatique au laboratoire de Guillaume Dumas a inspiré cette étude, ainsi qu’avec le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux de l’Institut Pasteur à Paris, ce modèle reproduit différentes atteintes cérébrales associées aux troubles de la conscience. Il permet d’observer comment les circuits neuronaux réagissent à diverses perturbations de leur activité et d’examiner des mécanismes cérébraux dont l’observation directe chez l’humain demeure autrement impossible.
Le mystère des troubles de la conscience
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