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Soren Gantt devient directeur du Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, et Issam Tanoubi, directeur intérimaire du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur.

La nomination de Soren Gantt au sein de l’équipe de direction élargie de la Faculté de médecine sera effective à compter du 1er juin. Issam Tanoubi entamera son mandat le 1er juillet.

Soren Gantt, directeur du Département de microbiologie, infectiologie et immunologie

Le Dr Soren Gantt est professeur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie depuis 2020 et directeur de la recherche clinique au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine. Pédiatre-infectiologue et chercheur spécialisé en virologie et en vaccinologie, il possède un profil hybride alliant sciences cliniques, recherche fondamentale et recherche translationnelle.

Diplômé de l’Université Brown et de l’Université de New York, il a complété sa formation en pédiatrie, en maladies infectieuses et en santé publique à l’Université de Washington. Après un début de carrière à Seattle, il a poursuivi son parcours à l’Université de la Colombie-Britannique comme professeur agrégé et chef du service des maladies infectieuses.

Reconnu pour son leadership rassembleur et pragmatique, il souhaite renforcer les liens entre les secteurs cliniques et fondamentaux du Département, soutenir le mentorat et accompagner le renouvellement professoral. Parmi ses priorités figurent le recrutement de nouveaux talents en virologie, bactériologie et immunologie, le développement de collaborations stratégiques ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle en recherche et en enseignement.

La direction de la Faculté tient à exprimer sa vive reconnaissance au Dr Hugo Soudeyns pour son engagement soutenu et sa contribution marquante au développement du Département.

 

Issam Tanoubi, directeur intérimaire du Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur

Le Dr Issam Tanoubi est professeur agrégé de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur et clinicien chercheur au Centre de recherche en pédagogie de la santé. Anesthésiologiste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, il est reconnu pour son expertise en simulation médicale, en pédagogie des sciences de la santé et en développement des compétences cliniques.

Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’éducation médicale de l’Université de Montréal, il a complété une formation spécialisée en simulation médicale à l’Université McGill et à

l’Université Harvard. Depuis plus de 10 ans, il joue un rôle clé dans le développement de la simulation clinique à la Faculté de médecine, notamment comme directeur de recherche en éducation médicale basée sur la simulation au CAAHC et directeur adjoint du programme de fellowship en simulation.

Reconnu pour son leadership mobilisateur et son engagement envers l’enseignement, le Dr Tanoubi souhaite poursuivre le développement d’un environnement de formation innovant, collaboratif et centré sur l’excellence clinique. Ses priorités incluent le soutien à la relève professorale, le rayonnement du Département en pédagogie et en simulation, ainsi que le renforcement des collaborations en recherche et en formation continue.

La direction de la Faculté tient à exprimer sa vive reconnaissance à Jean-Sébastien Lebon pour son engagement soutenu et sa contribution marquante au développement du Département.

Pour rappel

La Dre Céline Huot est entrée en poste à titre de directrice intérimaire du Département de pédiatrie de la Faculté de médecine, le 7 avril 2026. Elle occupe également les fonctions de cheffe intérimaire du Département de pédiatrie du CHU Sainte-Justine.

Raynald Bergeron occupera le poste de directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique à compter du 1er juin 2026.

Directions de départements : deux nouvelles nominations

Entraîner sa mémoire améliore d’autres fonctions cognitives chez les aînés, à condition de varier les exercices, selon une étude réalisée à l’Université de Montréal.

Les applications et programmes d’entraînement cognitif promettent d’améliorer la mémoire, d’aiguiser l’attention et de prévenir le déclin des facultés mentales. Or, une question reste entière: les bienfaits concernent-ils le seul exercice répété ou se transfèrent-ils à d’autres capacités, comme celles qu’on mobilise pour conduire, gérer son agenda ou suivre une conversation?

C’est à cette question qu’a voulu répondre Caroll-Ann Blanchette, doctorante en sciences biomédicales et chercheuse au Centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal, en mesurant ce qu’on appelle l’effet de transfert.

Sous la direction Louis Bherer, professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal, elle a conduit une étude comparant deux programmes d’entraînement cognitif suivis sur quatre semaines par 84 participants jeunes et moins jeunes. Ses résultats, publiés dans le Journal of Cognitive Enhancement, montrent que ce transfert existe, mais qu’il prend des formes très différentes selon l’âge.

 

Entraîner le cerveau: des bienfaits inattendus pour les aînés

Conduite par le recteur Daniel Jutras et l’animatrice Sophie Fouron, la cérémonie des Prix du recteur 2026, tenue le 26 mai et diffusée en ligne, a rendu hommage à des membres du personnel dont l’engagement et les réalisations contribuent au rayonnement et à la vitalité de l’Université de Montréal.

Découvrez les membres de la Faculté qui comptent parmi les lauréates et lauréats des Prix du recteur 2026.

 

Catégorie Innovation – prix Coup de coeur

Danielle Levac, professeure agrégée à l’École de réadaptation

Depuis 2021, elle a obtenu des subventions de plus de 13 M$ afin de soutenir différentes initiatives dans son champ d’activité.

Son principal projet, la Technothèque, hébergée au CHU Sainte-Justine, constitue une première au Canada. Ce laboratoire clinique et de recherche est consacré aux technologies de réalité virtuelle en réadaptation pédiatrique.

 

Catégorie Engagement communautaire – Prix du recteur

Chia Tien Jessi Lee, adjointe au directeur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique (EKSAP)

Parallèlement à ses fonctions, Chia Tien Jessi Lee est engagée dans le programme Bien dans mes baskets, qui utilise le basketball comme outil d’intervention auprès des jeunes de l’école secondaire Jeanne-Mance, située en milieu défavorisé.

Avec l’aide de collègues, elle a lancé une campagne de financement qui a permis à des élèves de bénéficier d’évaluations physiques à la Clinique de kinésiologie de l’UdeM, puis de recevoir des programmes d’entraînement personnalisés élaborés par des stagiaires de l’EKSAP.

 

Catégorie Diversité – Prix du recteur

Theara Yim, chargé de cours à l’École d’orthophonie et d’audiologie

Spécialiste reconnu de la langue des signes québécoise (LSQ), Theara Yim s’est distingué par une approche pédagogique inclusive et novatrice. Il a notamment conçu du matériel d’enseignement adapté à la LSQ, encore peu présente dans les universités.

Par ses cours et ses capsules vidéos, il contribue également à mieux faire connaître les dimensions culturelles et sociales de la communauté sourde et à sensibiliser le grand public à ses réalités.

 

Catégorie Collaboration – prix Coup de coeur

L’équipe des Jardins des Premiers Peuples

Mis en œuvre sur plusieurs campus, ce projet de sensibilisation aux cultures autochtones a mobilisé des collègues de plusieurs facultés (dont la Faculté de médecine) et services, des établissements de santé, des conseils de bande et plus de 75 personnes issues des 11 nations autochtones.

 

Découvrez les autres lauréates et lauréats de l’UdeM

Trois leaders et une équipe de la Faculté salués aux Prix du recteur 2026

Une étude met en lumière les parcours de vie de personnes en situation d’itinérance ayant subi des lésions au cerveau dans le but de mieux prévenir et de réduire l’itinérance.

Plus de la moitié des personnes en situation d’itinérance subissent une lésion cérébrale durant leur vie: traumatisme crânien (coup à la tête, commotion cérébrale), accident vasculaire cérébral (AVC), tumeur au cerveau, lésion secondaire à la consommation d’alcool… Bien qu’on puisse croire que les difficiles conditions de vie dans la rue en sont responsables, la recherche révèle plutôt que la grande majorité de ces altérations sont survenues avant même la situation d’itinérance.

Pour mieux comprendre le phénomène, le ministère de la Santé et des Services sociaux et le Fonds de recherche du Québec ont lancé un appel de propositions en 2023 auquel ont répondu Laurence Roy, professeure agrégée, et Carolina Bottari, professeure titulaire à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’UdeM.

 

Lésions cérébrales et itinérance: comprendre les parcours de vie pour mieux prévenir

La chercheuse Sylvie Hébert fait le point sur l’évolution de la recherche et l’accroissement de la sensibilisation à ce trouble de l’audition.

Pendant longtemps, les troubles de la tolérance sonore – les acouphènes, l’hyperacousie ou encore la misophonie – sont restés dans l’ombre. Aujourd’hui, on ne les considère plus comme de simples curiosités médicales, mais comme des réalités complexes qui méritent d’être comprises et prises en charge.

Les recherches récentes ont grandement aidé à lever le voile sur ces réalités invisibles, mais bel et bien incapacitantes. Sylvie Hébert, professeure titulaire à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, y consacre sa carrière scientifique.

À titre de directrice du Laboratoire de recherche sur les acouphènes et l’hyperacousie, elle s’intéresse aux caractéristiques psychoacoustiques et aux comorbidités des acouphènes afin d’améliorer le diagnostic et le suivi des patients qui en souffrent.

 

Acouphènes: de la lumière sur un trouble invisible

Pour une 4e année, le hall d’honneur du pavillon Roger-Gaudry a vibré au rythme de la découverte, de l’expérimentation et de l’innovation. Présenté dans le cadre des Grandes Retrouvailles, le Forum de l’innovation en santé de la Faculté de médecine a attiré plus de 350 personnes de tous horizons. 

Le 9 mai, le temps d’un après-midi, des familles, des étudiantes et étudiants, des diplômées et diplômés et des passionnés de science de tout acabit ont plongé dans la programmation immersive d’une vingtaine de kiosques et d’ateliers présentés par les départements, écoles, unités et partenaires de la Faculté. 

Au menu : exploration microscopique, décodage de l’ADN, initiation aux gestes cliniques, biomécanique musicale, intelligence artificielle appliquée à la médecine, tests interactifs issus de la réadaptation, échocardiographie en réalité augmentée, clinique-laboratoire en nutrition, et plus encore!

« Le Forum de l’innovation en santé, c’est l’occasion de montrer notre savoir-faire et de planifier la relève. »

Et la relève était bel et bien au rendez-vous! « Je veux devenir docteur », lance avec enthousiasme une jeune participante après avoir découvert plusieurs ateliers scientifiques. 

Un espace de dialogue

Ouvert à toutes et à tous, le Forum a permis de créer un lieu d’échange entre les différentes disciplines de la santé et le grand public. «Je savais que la Faculté de médecine, c’était beaucoup plus que la nutrition, mais aujourd’hui j’ai vraiment découvert toute la diversité des secteurs et des expertises», raconte une étudiante en nutrition.  

Plusieurs participantes et participants ont aussi souligné l’importance d’échanger en direct avec les membres de la communauté facultaire, qu’ils soient chercheurs et chercheuses, cliniciens et cliniciennes ou étudiants et étudiantes.

« Le fait de pouvoir discuter avec le public et de montrer qu’on est passionné et curieux comme n’importe qui, je trouve ça très important. »

« J’ai eu la chance de montrer la science à des enfants d’une façon que je n’ai pas pu vivre. Les applications sont infinies. »

Expérimenter la santé autrement

En outre, les visiteuses et visiteurs ont pu tester leur force musculaire sur vélo, analyser des mouvements liés à la pratique musicale, explorer des outils de réadaptation ou encore s’initier à certains gestes cliniques. 

« On peut mesurer la puissance que les gens développent avec leurs jambes sur un vélo. Ça stimule les participants, tout le monde veut essayer de battre les records! »

« Les arts ont un côté rassembleur et engageant. On utilise notamment le piano pour réentraîner les bras et les mains chez des personnes vivant avec la sclérose en plaques. »

Porté par le plaisir de transmettre les connaissances, le Forum de l’innovation en santé confirme une fois de plus le rôle clé de la Faculté de médecine pour rapprocher la science, l’innovation et la société.

4e Forum de l’innovation en santé : découvertes, expérimentations et émerveillement