Faculté de médecine

Revue de presse

Récents

Les maladies infectieuses posent de grands défis aux équipes de recherche. Un don combiné d’Intact et des familles Brindamour et Gagnon de cinq millions de dollars aidera à les relever.

Causées par des microorganismes pathogènes – virus, bactéries, parasites, champignons –, les maladies infectieuses affectent des milliards de personnes chaque année dans le monde. Leur prévention et la recherche de traitements sont primordiales, car elles réduisent l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé, en plus de comporter des risques de complications et de malformations pour le foetus. Et il n’y a aucun répit en vue alors que les changements climatiques favorisent la montée d’autres maladies infectieuses comme la maladie de Lyme et le virus du Nil occidental.

«On les voit, les effets des changements climatiques et, en tant qu’assureur, on les prend en compte. On veut aider celles et ceux qui seront les plus touchés», affirme Louis Gagnon, chef de la direction d’Intact au Canada.

Concrètement, le don de cinq millions de dollars a permis d’appuyer la création du Centre d’excellence pour les maladies infectieuses. Cette unité unique au Canada rassemble des chercheurs et chercheuses de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal qui travaillent à l’Institut Courtois en innovation biomédicale ou au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, qui contribue à la lutte contre les maladies infectieuses et à la préparation en vue des prochaines pandémies.

 

Stimuler la recherche sur les maladies infectieuses pour protéger les plus vulnérables

Il a 30 ans, deux diplômes de l’UdeM, une conscience aigüe des inégalités des chances et le désir de redonner à la société québécoise. Le résident en psychiatrie poursuit sa quête d’excellence.

Pour Wolf Thyma, l’heure de vérité a sonné. Ces jours-ci, il doit passer l’examen de psychiatrie du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. «C’est l’examen le plus important de ma vie!» s’exclame-t-il, visiblement fébrile. Le résident de quatrième année en psychiatrie est à peine assis que déjà il remonte le fil de sa trajectoire, conscient que chaque minute compte dans son emploi du temps surchargé. S’il réussit cette épreuve, il obtiendra le titre de spécialiste et le permis d’exercer de façon autonome. «J’ai dû faire des choix pour me concentrer sur mes études», reconnaît celui qui jongle depuis toujours avec ses innombrables passions et engagements.

En parallèle, il effectue un stage auprès de patients aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale à l’Hôpital Notre-Dame. Et comme si ce n’était pas assez, ce bûcheur infatigable s’est inscrit au programme de maîtrise en droit et politiques de la santé à l’Université de Sherbrooke.

«J’ai toujours aimé cette intersection du droit et de la médecine. Je m’intéresse particulièrement à l’influence des politiques publiques sur les populations vulnérables, surtout en matière de santé. Cette formation complémentaire me donnera les connaissances et les outils nécessaires pour enseigner et faire de la recherche sur des questions qui touchent directement ces communautés», espère-t-il. Le futur psychiatre songe ainsi à rester dans le milieu universitaire comme professeur et chercheur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

 

Wolf Thyma: réussir envers et pour tous

En marge de la 6e Journée scientifique du Groupe de recherche sur la maladie de Parkinson et des syndromes apparentés de l’Université de Montréal, une conférence grand public s’est tenue grâce au soutien de la Fondation Spinelli. 

La Journée scientifique du GRePSUM, organisée le 10 avril, soit la veille de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, a réuni plus de 65 personnes ‒ chercheuses et chercheurs, cliniciennes et cliniciens, étudiantes et étudiants ‒ autour des avancées menées à la Faculté de médecine et dans ses centres affiliés. 

Louis-Éric Trudeau

Le matin même, Louis-Éric Trudeau, professeur titulaire au Département de pharmacologie et physiologie et au Département de neurosciences, était invité à l’émission Tout un matin, sur ICI PREMIÈRE, pour faire le point sur cette maladie qui touche près de 25 000 personnes au Québec. 

La conférence grand public s’est déroulée quant à elle les 14 et 15 avril. La première journée s’est tenue en présence du donateur Pierre Spinelli et de ses proches. 

 

Des approches thérapeutiques en pleine évolution 

Animée par le professeur Louis-Éric Trudeau, la conférence a proposé deux présentations accessibles et éclairantes. 

  • Marie-Pierre Fournier-Gosselin

    La Dre Marie-Pierre Fournier-Gosselin, professeure agrégée de clinique au Département de chirurgie et chercheuse au Centre de recherche du CHUM, a d’abord présenté les principes et les développements récents de la stimulation cérébrale profonde. Cette approche bien établie continue d’évoluer : elle permet désormais non seulement de stimuler certaines régions du cerveau, mais aussi d’enregistrer leur activité, ouvrant la voie à des ajustements plus précis et personnalisés des traitements.

  • La professeure Janelle Drouin-Ouellet, de la Faculté de pharmacie, a ensuite abordé une avenue en plein essor : la thérapie par remplacement cellulaire. Cette stratégie vise à remplacer les neurones perdus à l’aide de cellules dérivées de cellules souches. Elle fait actuellement l’objet de nombreux essais cliniques à travers le monde, dont certains au CHUM. 

 

Ces travaux témoignent d’un progrès soutenu, à la fois dans le développement de nouvelles approches thérapeutiques et dans la compréhension des mécanismes de la maladie. Ils laissent entrevoir des avancées concrètes pour les personnes atteintes dans les années à venir. 

Maladie de Parkinson : lumière sur des avancées thérapeutiques prometteuses

Une conférence a exploré la conscience de l’IA à travers la philosophie, les neurosciences et le droit, soulevant des questions éthiques, scientifiques et sociétales majeures.

Une centaine de personnes se sont réunies le 19 mars au campus MIL pour assister à la conférence «Intelligence artificielle: où commence la notion de conscience?» Cette toute première conférence organisée par MONIC (Montreal Initiative for Consciousness), un regroupement étudiant en neurosciences, psychologie et psychiatrie de l’Université de Montréal, proposait d’«explorer les frontières de la conscience entre biologie, philosophie et intelligence artificielle».

Pour éclairer ce débat, trois experts ont apporté leur contribution: Guillaume Dumas, professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur au CHU Sainte-Justine et à Mila – l’Institut québécois d’intelligence artificielle –, Jonathan Simon, professeur au Département de philosophie de l’UdeM, et Heather Alexander, experte en droit international et en identité juridique des systèmes d’intelligence artificielle (IA).

Les échanges ont été précédés d’interventions d’Hicham Maazouz, Evaelle-Maryse Alcimé, Anne Calvel et Coralie Periard-Mailloux, qui ont remporté le concours de vulgarisation scientifique de MONIC. Ces étudiants en psychologie ont présenté en quelques minutes les résultats de leurs travaux sur la conscience.

 

Intelligence artificielle: où commence la notion de conscience?

À la 4e édition de ses Distinctions, le Collège des médecins du Québec a salué celles et ceux qui font avancer la recherche, transforment la pratique ou contribuent à bâtir une société plus juste.

Parmi les lauréates et lauréats des Distinctions 2025 du Collège des médecins du Québec (CMQ), cinq sont issus de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

 

Distinction Excellence: Dre Marie-Josée Hébert

La catégorie Excellence souligne les réalisations remarquables d’une ou d’un médecin en clinique, en recherche ou en enseignement, ainsi que son apport exceptionnel à la communauté médicale et à l’évolution de la profession.

Professeure au Département de médecine et néphrologue spécialisée en transplantation, la Dre Marie-Josée Hébert a contribué à la mise au point d’outils diagnostiques pour prévenir le rejet de greffe et la dysfonction rénale. Elle a fondé la Biobanque en transplantation rénale de Montréal et cocréé le Programme de recherche en don et transplantation du Canada, qui réunit plus de 300 chercheurs, cliniciens et patients partenaires. Vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal pendant 10 ans, elle a soutenu des projets majeurs en intelligence artificielle et instauré la table paritaire Place aux Premiers Peuples.

 

Distinction Rayonnement: Dre Judy Morris

La catégorie Rayonnement met en lumière une ou un médecin engagé qui fait rayonner la profession et ses valeurs auprès du milieu médical, de la relève et du grand public.

Professeure titulaire de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, la Dre Judy Morris travaille à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, au sein de l’équipe responsable des polytraumatisés. De 2020 à 2024, elle a assumé la présidence de l’Association des médecins d’urgence du Québec, assurant une représentation forte du Québec dans divers forums nationaux et internationaux.

 

Distinction Coup de cœur – Médecine de spécialité: Dr Alain Desjardins

Professeur agrégé de clinique au Département de médecine, le Dr Alain Desjardins est aussi pneumologue à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal. Sensible aux effets du tabac sur la santé pulmonaire, il a effectué dès 2000 des formations en cessation tabagique à Montréal, à Paris et à la Clinique Mayo à Rochester (Minnesota).

 

Distinction de la présidence – Médecine d’une autre spécialité: Dr Georges L’Espérance

Fort d’une trentaine d’années en évaluation médicale indépendante, le Dr Georges L’Espérance, chargé d’enseignement de clinique au Département de chirurgie, a réfléchi sur la finalité de la médecine et sur les questions éthiques liées à la surmédicalisation, aux soins de fin de vie et à l’aide médicale à mourir.

 

Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec: Dr André Luyet

Un hommage particulier a été rendu au psychiatre André Luyet, professeur adjoint de clinique et ancien directeur général du Collège des médecins du Québec (2019-2022), à qui a été remis le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec. Ce prix souligne sa contribution exceptionnelle à la profession ainsi que son engagement soutenu au sein de l’ordre.

 

Source: Conseil des médecins du Québec

Cinq membres de la Faculté de médecine sont honorés par le CMQ

Le Dr Javier Di Noia est lauréat de l’Investigator Award 2026, décerné par la Société canadienne d’immunologie, une distinction qui souligne l’excellence de ses travaux en immunologie moléculaire.

Professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal et directeur de l’Unité de recherche en biologie moléculaire du lymphocyte B à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, le Dr Javier Di Noia est reconnu à l’échelle internationale pour ses travaux sur la diversification des anticorps, un mécanisme central de la réponse immunitaire. La Société canadienne d’immunologie vient de lui décerner l’Investigator Award 2026.

Ses recherches ont permis de mieux comprendre le rôle de l’enzyme AID (déaminase induite par l’activation), au cœur des mutations programmées qui augmentent l’efficacité des anticorps et modulent leur fonction. Il a notamment contribué à élucider les mécanismes moléculaires qui régulent la mutagénèse ciblée des gènes d’anticorps, la survie des lymphocytes B dans le centre germinatif ainsi que l’équilibre entre diversification bénéfique et risque oncogénique.

 

Javier Di Noia reçoit le Prix du chercheur de la Société canadienne d’immunologie