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Une conférence a exploré la conscience de l’IA à travers la philosophie, les neurosciences et le droit, soulevant des questions éthiques, scientifiques et sociétales majeures.

Une centaine de personnes se sont réunies le 19 mars au campus MIL pour assister à la conférence «Intelligence artificielle: où commence la notion de conscience?» Cette toute première conférence organisée par MONIC (Montreal Initiative for Consciousness), un regroupement étudiant en neurosciences, psychologie et psychiatrie de l’Université de Montréal, proposait d’«explorer les frontières de la conscience entre biologie, philosophie et intelligence artificielle».

Pour éclairer ce débat, trois experts ont apporté leur contribution: Guillaume Dumas, professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheur au CHU Sainte-Justine et à Mila – l’Institut québécois d’intelligence artificielle –, Jonathan Simon, professeur au Département de philosophie de l’UdeM, et Heather Alexander, experte en droit international et en identité juridique des systèmes d’intelligence artificielle (IA).

Les échanges ont été précédés d’interventions d’Hicham Maazouz, Evaelle-Maryse Alcimé, Anne Calvel et Coralie Periard-Mailloux, qui ont remporté le concours de vulgarisation scientifique de MONIC. Ces étudiants en psychologie ont présenté en quelques minutes les résultats de leurs travaux sur la conscience.

 

Intelligence artificielle: où commence la notion de conscience?

À la 4e édition de ses Distinctions, le Collège des médecins du Québec a salué celles et ceux qui font avancer la recherche, transforment la pratique ou contribuent à bâtir une société plus juste.

Parmi les lauréates et lauréats des Distinctions 2025 du Collège des médecins du Québec (CMQ), cinq sont issus de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

 

Distinction Excellence: Dre Marie-Josée Hébert

La catégorie Excellence souligne les réalisations remarquables d’une ou d’un médecin en clinique, en recherche ou en enseignement, ainsi que son apport exceptionnel à la communauté médicale et à l’évolution de la profession.

Professeure au Département de médecine et néphrologue spécialisée en transplantation, la Dre Marie-Josée Hébert a contribué à la mise au point d’outils diagnostiques pour prévenir le rejet de greffe et la dysfonction rénale. Elle a fondé la Biobanque en transplantation rénale de Montréal et cocréé le Programme de recherche en don et transplantation du Canada, qui réunit plus de 300 chercheurs, cliniciens et patients partenaires. Vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal pendant 10 ans, elle a soutenu des projets majeurs en intelligence artificielle et instauré la table paritaire Place aux Premiers Peuples.

 

Distinction Rayonnement: Dre Judy Morris

La catégorie Rayonnement met en lumière une ou un médecin engagé qui fait rayonner la profession et ses valeurs auprès du milieu médical, de la relève et du grand public.

Professeure titulaire de clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, la Dre Judy Morris travaille à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, au sein de l’équipe responsable des polytraumatisés. De 2020 à 2024, elle a assumé la présidence de l’Association des médecins d’urgence du Québec, assurant une représentation forte du Québec dans divers forums nationaux et internationaux.

 

Distinction Coup de cœur – Médecine de spécialité: Dr Alain Desjardins

Professeur agrégé de clinique au Département de médecine, le Dr Alain Desjardins est aussi pneumologue à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal. Sensible aux effets du tabac sur la santé pulmonaire, il a effectué dès 2000 des formations en cessation tabagique à Montréal, à Paris et à la Clinique Mayo à Rochester (Minnesota).

 

Distinction de la présidence – Médecine d’une autre spécialité: Dr Georges L’Espérance

Fort d’une trentaine d’années en évaluation médicale indépendante, le Dr Georges L’Espérance, chargé d’enseignement de clinique au Département de chirurgie, a réfléchi sur la finalité de la médecine et sur les questions éthiques liées à la surmédicalisation, aux soins de fin de vie et à l’aide médicale à mourir.

 

Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec: Dr André Luyet

Un hommage particulier a été rendu au psychiatre André Luyet, professeur adjoint de clinique et ancien directeur général du Collège des médecins du Québec (2019-2022), à qui a été remis le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec. Ce prix souligne sa contribution exceptionnelle à la profession ainsi que son engagement soutenu au sein de l’ordre.

 

Source: Conseil des médecins du Québec

Cinq membres de la Faculté de médecine sont honorés par le CMQ

Le Dr Javier Di Noia est lauréat de l’Investigator Award 2026, décerné par la Société canadienne d’immunologie, une distinction qui souligne l’excellence de ses travaux en immunologie moléculaire.

Professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal et directeur de l’Unité de recherche en biologie moléculaire du lymphocyte B à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, le Dr Javier Di Noia est reconnu à l’échelle internationale pour ses travaux sur la diversification des anticorps, un mécanisme central de la réponse immunitaire. La Société canadienne d’immunologie vient de lui décerner l’Investigator Award 2026.

Ses recherches ont permis de mieux comprendre le rôle de l’enzyme AID (déaminase induite par l’activation), au cœur des mutations programmées qui augmentent l’efficacité des anticorps et modulent leur fonction. Il a notamment contribué à élucider les mécanismes moléculaires qui régulent la mutagénèse ciblée des gènes d’anticorps, la survie des lymphocytes B dans le centre germinatif ainsi que l’équilibre entre diversification bénéfique et risque oncogénique.

 

Javier Di Noia reçoit le Prix du chercheur de la Société canadienne d’immunologie

Le 14 avril, la Faculté de médecine de l’Université de Montréal a tenu son traditionnel Cocktail d’excellence des boursières et des boursiers, dans une ambiance à la fois chaleureuse et empreinte de fierté. 

Animé par Nicolas Cermakian, professeur titulaire et directeur du Département de pharmacologie et physiologie, l’événement a réuni plus de 100 personnes à l’Agora Morris et Rosalind Goodman du pavillon Jean-Coutu. Étudiantes et étudiants, leurs proches, donatrices et donateurs, membres du corps professoral, ainsi que directions de recherche et de départements ont célébré ensemble l’excellence des boursières et des boursiers de tous les cycles et de l’ensemble des secteurs de la Faculté de médecine. 

En 2025, plus de 1100 étudiantes et étudiants ont reçu une bourse de la Faculté, de l’Université ou encore d’organismes externes, en reconnaissance de leur engagement, de leur leadership, de leur persévérance et de leurs accomplissements dans le cadre de leur formation ou de leurs projets de recherche. 

Le doyen Patrick Cossette a tenu à saluer le parcours des étudiantes et étudiants et à souligner l’importance des bourses dans leur cheminement.

J’ai moi-même été à votre place avant de faire carrière en recherche. On se souvient tous de notre première bourse, de notre première expérience en laboratoire, de notre premier article. Ce sont des moments marquants, et pour ma part, j’en ai retiré beaucoup de plaisir et de satisfaction. Ces bourses vous donnent plus d’autonomie et vous ouvrent de nouvelles perspectives.

Tiff-Annie Kenny, professeure adjointe au Département de nutrition et invitée d’honneura insisté sur l’importance de ce soutien pour permettre à la recherche de se déployer pleinement. 

Cette aide assure une sécurité financière à nos étudiantes et étudiants et leur permet de se consacrer pleinement à leurs études. Sans elle, il serait difficile, voire impossible, pour nos chercheuses et chercheurs de mener des travaux de recherche et d’accompagner la relève. Elle transforme aussi la manière dont la recherche se fait, en créant les conditions nécessaires pour aller plus loin.

La soirée a aussi permis de découvrir les projets de recherche de six lauréates et lauréats, présentés en 180 secondes. 

Voyez les meilleurs moments 

 Les bourses en chiffres 

  • Plus de 4,23 M$ versés en bourses par la Faculté de médecine et ses donatrices et donateurs 
  • 543 bourses de formation facultaires ou départementales 
  • 387 bourses offertes par les Études supérieures et postdoctorales 
  • 136 bourses versées par les grands organismes subventionnaires fédéraux et provinciaux 
  • 43 % des montants offerts par la Faculté de médecine proviennent de la philanthropie 
  • Plus de 3 bourses sur 10 offertes par la Faculté sont financées par la philanthropie 

 

Répartition par cycle 

  • 793 000 $ en bourses versées aux étudiants et étudiantes de 1er cycle 
  • 976 000 $ en bourses versées aux étudiants et étudiantes de 2e cycle 
  • 2,1 M$ en bourses versées aux étudiants et étudiantes de 3e cycle 
  • 408 000 $ en bourses versées aux résidents et résidentes en médecine 

 

Bourses distinctives 

  • 77 bourses de mérite, dont 50 nouveaux lauréats en 2025  
  • 13 bourses de la Relève 
  • 5 bourses de la Montagne, dont 3 nouveaux lauréats en 2025 
  • 17 Bourses de Rayonnement 
  • 123 bourses PREMIER 

Les boursières et boursiers à l’honneur

À l’issue du Concours de bourses d’engagement des Services à la vie étudiante, 67 bourses totalisant 80 000 $ ont été remises grâce à la générosité de donateurs et donatrices. De ce nombre, 29 ont été attribuées à des étudiantes et étudiants de la Faculté de médecine, pour un montant total de 32 000 $.

L’Université de Montréal reconnaît l’engagement social comme un levier essentiel d’enrichissement personnel, scolaire et collectif. 

Avec 228 candidatures reçues et analysées par l’équipe des Ressources socioéconomiques des Services à la vie étudiante, cette édition 2026 du Concours de bourses d’engagement témoigne de la vitalité et de la diversité de l’engagement étudiant sur le campus de la montagne comme à l’extérieur de celui-ci. 

Les lauréats seront célébrés au Gala de l’engagement étudiant de l’UdeM le 7 mai à la salle Claude-Champagne de la Faculté de musique. 


Des parcours étudiants inspirants

Voici trois profils récompensés par ce concours, qui illustrent bien l’effet positif de l’engagement étudiant et l’ampleur des retombées positives des actions entreprises.

Nada Barakat

  • Doctorat de 1er cycle en médecine
  • Bourse d’engagement des Services à la vie étudiante

Cofondatrice du projet La Madone, un projet né de l’absence d'endroits sécurisants et adaptés pour les enfants hébergés en centre jeunesse, Nada Barakat a pris l’initiative de transformer un local vide en un lieu de jeu et de bien-être pensé pour répondre à leurs besoins émotionnels, relationnels et développementaux. Elle a assumé la vision globale du projet, de sa planification à sa mise en œuvre.

Joaquim Streicher

  • Doctorat en neurosciences
  • Bourse du Fonds d’amélioration de la vie étudiante 

Fondateur et président de l’Initiative montréalaise pour l’étude de la conscience, Joaquim Streicher conçoit et met sur pied des activités de recherche et de vulgarisation, obtient des financements majeurs et fédère une communauté interuniversitaire. Son leadership a permis le lancement rapide de l’Initiative, la mobilisation de plusieurs personnes et l’établissement de collaborations durables favorisant le dialogue entre science et société. 

Carolyn Xiao

  • Doctorat de 1er cycle en médecine
  • Bourse d’engagement communautaire et humanitaire Dr Bachar Elsolh

Cofondatrice des Mélodies d'Espoir, une branche de l’orchestre I Medici di McGill, elle a contribué à créer le programme de musicothérapie réunissant des étudiantes et étudiants et des membres du personnel de la santé. L’orchestre organise des concerts-bénéfice au profit de causes humanitaires et invite chaque année une centaine de patients atteints de cancer et leurs proches à y assister gratuitement. Carolyn Xiao a élargi la mission des Mélodies d’Espoir en apportant la musique directement aux patients dans divers milieux de soins, des maisons de soins palliatifs aux unités pédiatriques. ​

Des ressources pour financer ses études

Le Concours de bourses d’engagement des Services à la vie étudiante se tient chaque année et permet de verser des bourses allant de 500 à 2500 $. 

Le Répertoire institutionnel des bourses est l’outil de recherche par excellence pour découvrir l’ensemble des bourses offertes à la communauté étudiante de l’UdeM.

Les Services à la vie étudiante offrent également un accompagnement personnalisé en matière de bourses et aide financière.

L’Université de Montréal met en place divers dispositifs de reconnaissance de l’engagement étudiant. En plus des bourses et du Gala, cette reconnaissance peut prendre la forme de crédits, d’attestations, de prix et de subventions.

 

Découvrez les 29 récipiendaires de bourses d’engagement des SVÉ issus de la Faculté

Christy Abi Chahine
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Elie Abi-Khalil
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Nada Barakat
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Cerine Beldjoudi
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine
Léa Belhumeur
Étudiante au microprogramme en pharmacologie clinique | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Zakaria Youcef Bouguerra
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Melissa Bouhraoua
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Clara Maria Bridi
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Geneviève Dessureault
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Adriana Di Arcangelo
Étudiante au baccalauréat en microbiologie et immunologie | Bourse d’engagement des SVÉ
Nicolas Dostie
Étudiant au matrîse en sciences cliniques | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Ayman Driouich
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Béatrice Ferri
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Nahlah Haddouch
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Fares Jabnouni
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse de l’AÉÉMUM (Association des étudiantes et étudiants en médecine de l'Université de Montréal)
Juliette Labbé
Étudiante au baccalauréat en neurosciences | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Sabrina Le
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Alexandre Maglione
Étudiant au matrîse en physiothérapie | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Adéle Magnan Robart
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Saad Menggad
Étudiant au doctorat en biochimie | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Ahmed Essam Osman
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Nathan Riel
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Clara Roca
Étudiante au doctorat en neurosciences | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Joaquim Streicher
Étudiante au doctorat en neurosciences | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Alex Tchung
Étudiant au doctorat en pharmacologie | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Marie-Ève Truchon
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Claude-Alie Wagnac
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d’engagement des SVÉ
Si Yu Wang
Étudiante au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement du Fonds d'amélioration à la vie étudiante (FAVE)
Carolyn Xiao
Étudiant au doctorat de premier cycle en médecine | Bourse d'engagement communautaire et humanitaire Dr. Bachar Elsolh

29 bourses pour souligner l’engagement étudiant à la Faculté

Le réseau AntiMicrobio Résistance Québec propose de mieux structurer la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, en misant sur la coordination, la surveillance et l’innovation. 

La résistance aux antimicrobiens (RAM) progresse à bas bruit, mais ses effets sont bien réels. Infections plus difficiles à traiter, traitements moins efficaces, coûts en hausse : les impacts touchent à la fois la santé, l’économie et l’environnement. 

Pour la première fois, le réseau AntiMicrobio Résistance Québec (AMRQ) a tenu une journée de concertation réunissant chercheurs académiques, partenaires industriels, acteurs du secteur public et décideurs. L’objectif : structurer un réseau provincial plus intégré pour faire face à cet enjeu.

Deux membres de l’Université de Montréal ont aidé à façonner les objectifs du réseau AMRQ et le programme de la journée de concertation: Isabelle Lacroix, directrice, opérations et stratégie du consortium PandemicStop-AI, une initiative soutenue par la Faculté de Médecine, et Hélène Lardé, professeure adjointe à la Faculté de médecine vétérinaire.

 

Un écosystème riche, mais fragmenté 

Isabelle Lacroix | Photo : LinkedIn

Le constat dressé dans le rapport de l’événement est clair : le Québec dispose d’une expertise solide et de nombreuses initiatives pour lutter contre la RAM. Toutefois, ces efforts demeurent dispersés. Les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale évoluent encore trop souvent en parallèle, ce qui limite la portée des actions. Le rapport plaide ainsi pour l’approche intégrée «Une seule santé ».

 

Une expertise bien ancrée à l’UdeM 

À l’Université de Montréal, la RAM constitue un axe clé de cette approche. Plusieurs équipes y contribuent activement, notamment celle d’Yves Brun, professeur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine et chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale (CI2B), qui développe de nouvelles approches pour découvrir des antibiotiques. Son équipe a récemment obtenu une subvention de 5,3 M$ de la Fondation Gates pour concevoir, à l’aide de l’intelligence artificielle, des antibiotiques ciblant des bactéries particulièrement résistantes.

Ce soutien vient complémenter la subvention de 24 M$ obtenue du Fonds de recherche médicale du Canada pour la création du consortium PandemicStop-AI. Le consortium développe un pipeline de découverte de nouveaux antibiotiques accélérée par l’IA. Ces investissements majeurs illustrent l’établissement d’un écosystème de collaborations structurantes, avec des partenaires comme Mila, l’Institut Pasteur et des acteurs industriels, au croisement de plusieurs initiatives stratégiques en recherche et en préparation aux pandémies. 

 

Une mobilisation déjà en marche 

Hélène Lardé

Isabelle Lacroix et Hélène Lardé, qui siègent sur le comité scientifique de l’AMRQ, ont piloté des sessions en groupe portant respectivement sur le potentiel de l’intelligence artificielle et l’antibiogouvernance, deux dimensions particulièrement pertinentes dans le contexte québécois. Le comité scientifique de l’AMRQ travaille à convertir les recommandations émises lors des discussions en actions concrètes pour un meilleur arrimage des joueurs clés de la RAM au Québec. Ces actions seront à l’ordre de la deuxième édition de la journée de concertation, en cours de préparation.

En parallèle, le réseau a soumis un mémoire au sous-comité de la Chambre des communes sur la RAM. Des échanges ont aussi eu lieu récemment avec le député fédéral Maxime Blanchette-Joncas sur le campus, signe d’un intérêt croissant des instances politiques pour cet enjeu. 

Résistance aux antimicrobiens: agir avant qu’il ne soit trop tard