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En ce 24 mars, Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le professeur Simon Grandjean Lapierre nous parle du programme de recherche qu’il dirige.

La tuberculose, une maladie du passé? Si les souvenirs des nombreux sanatoriums dans le Québec du 19e siècle nous paraissent lointains, la maladie est loin d’être éradiquée. Depuis la pandémie, même, elle fait son «grand retour». «On voit une augmentation importante des cas dans l’île de Montréal depuis 2023», souligne Simon Grandjean Lapierre, professeur agrégé de clinique au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine.

Le chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) dirige un programme de recherche translationnel axé sur le contrôle de la tuberculose au Canada et à l’étranger, notamment à Madagascar. L’objectif? Aligner la recherche clinique sur les besoins du terrain des cliniciens et des experts en santé publique. Le programme de recherche met au point des outils diagnostiques leur permettant d’être plus rapides et efficaces dans l’implantation des traitements et des interventions de santé publique.

 

 

Tuberculose: à la recherche de nouveaux outils moléculaires adaptés au terrain

Face à la pression, aux réformes et à la complexité croissante des soins, la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose de réfléchir à la détresse morale et de transformer l’épreuve en possibilité d’agir.

Pression accrue sur le réseau, réformes qui se succèdent, et situations cliniques de plus en plus complexes: la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose un temps d’arrêt pour réfléchir à la détresse morale vécue dans les milieux de soins et dégager des pistes d’action.

Organisée par le Bureau de l’éthique clinique de l’Université de Montréal (BEC), cette rencontre réunira étudiantes et étudiants, professionnelles et professionnels de la santé ainsi que chercheuses et chercheurs. L’objectif: réfléchir collectivement aux enjeux éthiques qui traversent la pratique clinique.

La Dre Nathalie Gaucher, professeure agrégée de clinique au Département de pédiatrie de la faculté de médecine de l’UdeM, urgentiste pédiatre au CHU Sainte-Justine et membre du BEC, fait partie de l’équipe organisatrice. Elle rappelle que l’éthique clinique s’ancre d’abord dans la réalité du terrain.

Selon elle, cette approche prend appui sur des situations bien concrètes: décisions en fin de vie, tensions familiales ou arbitrages lorsque les ressources sont limitées. Elle offre aux équipes des outils de délibération et un espace pour réfléchir avant que les situations ne dégénèrent en crise. Depuis près de dix ans, les Journées d’éthique clinique permettent ainsi d’aborder ces situations complexes dans un cadre sécuritaire et constructif. Elle souligne que l’événement constitue aussi une occasion précieuse de rencontres et d’échanges entre des personnes qui se côtoient rarement dans leur pratique.

 

 

Stress et détresse en milieu de soins: réfléchir ensemble pour mieux agir

Gabrielle Cadotte, doctorante en sciences de l’activité physique, remporte le premier prix du concours «Ma thèse en 180 secondes».

Sous la conduite de la maîtresse de cérémonie Isabelle Craig, animatrice et réalisatrice à Radio-Canada, 19 candidates et candidats ont pris part aux finales institutionnelles des concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes et Three Minute Thesis le 12 mars afin de représenter peut-être l’Université de Montréal aux finales nationales des deux concours.

Le jury était constitué d’Andrée-Ann Baril, professeure sous octroi adjointe au Département de médecine, d’Anne-Noël Samaha, professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie, de Daniel Lévesque, professeur à la Faculté de pharmacie et vice-recteur associé aux études supérieures et postdoctorales, d’Antoine Zboralski, professeur au Département de sciences biologiques, et de Luc Arsenault, metteur en scène et anciennement formateur aux Études supérieures et postdoctorales.

Durant cet exercice de vulgarisation scientifique, les étudiantes et étudiants avaient trois minutes seulement et une seule diapositive pour présenter leur projet de recherche à un public non spécialiste.

 

 

Gabrielle Cadotte, lauréate de «Ma thèse en 180 secondes»

En analysant 25 000 commentaires sous des vidéos TikTok sur le trouble de la personnalité limite, des chercheurs québécois veulent mieux comprendre et mieux accompagner les personnes qui en souffrent.

Marie-Ève* ne sait plus quoi penser. Après des années à chercher des réponses à ses crises émotionnelles intenses, elle a tapé le mot-clic #borderline dans la barre de recherche de TikTok. En visionnant quelques vidéos, elle s’est reconnue dans les dizaines de témoignages qui les accompagnaient. Mais est-elle vraiment atteinte d’un trouble de la personnalité limite (TPL)? Ou s’agit-il d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), d’un trouble bipolaire ou encore d’un trouble du spectre de l’autisme?

Familier à de nombreux internautes, ce type de trajectoire est au cœur d’une étude publiée récemment dans le Canadian Journal of Psychiatry par Camille Thériault, Alexandre Hudon, professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie, et leurs collègues de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Ensemble, ils ont analysé des milliers de commentaires publiés sous des vidéos TikTok consacrées au trouble de la personnalité limite pour brosser un tableau de la façon dont ce trouble est vécu, compris – et parfois mal compris – dans l’espace numérique.

 

 

Sur TikTok, le trouble de la personnalité limite se raconte en commentaires

Anne-Catherine Chouinard et Ali Gharbienne reçoivent des bourses Tomàs-Reader pour leurs travaux novateurs visant à améliorer la récupération motrice après une lésion de la moelle épinière.

La doctorante en neurosciences Anne-Catherine Chouinard obtient une bourse de prestige Tomàs-Reader (15 000 $), et le doctorant Ali Gharbienne, une bourse d’excellence (5000 $), pour leurs travaux menés au Laboratoire Marina Martinez sur le développement de stratégies de neurostimulation.

 

Une approche prometteuse pour restaurer le mouvement

Les lésions de la moelle épinière constituent la deuxième cause de paralysie après l’accident vasculaire cérébral. Malgré les avancées, leur réhabilitation demeure un défi majeur.

Au sein du laboratoire de Marina Martinez, professeure sous octroi agrégée au Département de neurosciences, une approche innovante consiste à stimuler électriquement le cortex moteur en synchronie avec le mouvement. Testée chez l’animal, cette méthode permet de réduire rapidement et durablement les déficits locomoteurs. Anne-Catherine Chouinard et Ali Gharbienne contribuent à en repousser les limites.

 

Deux projets complémentaires

Anne-Catherine Chouinard cherche à déterminer le degré de précision nécessaire de la stimulation corticale pour optimiser la récupération. Elle explore également une stratégie moins invasive : la stimulation d’un nerf de la jambe, le nerf péronier superficiel, qui active un réflexe facilitant la marche.

De son côté, Ali Gharbienne mise sur la combinaison de ces deux approches. Son objectif : créer une synergie entre stimulation corticale et périphérique afin de maximiser l’assistance au mouvement.

Leurs travaux apportent des preuves de concept précliniques solides et ouvrent la voie à des approches de neurostimulation plus précises et personnalisées, adaptées aux besoins des patients.

 

Un fonds pour soutenir la relève en neurosciences

Créé en 2002, le Fonds Tomàs-Alfred-Reader vise à promouvoir la recherche sur la moelle épinière en soutenant financièrement les étudiantes, étudiants et stagiaires postdoctoraux en neurosciences à l’Université de Montréal.

Rendu possible grâce à un important legs du Dr Tomàs A. Reader, ce fonds a déjà permis de soutenir 16 personnes pour un total de plus de 140 000 $.

 

L’héritage du Dr Tomàs A. Reader

Médecin et chercheur, le Dr Tomàs A. Reader a consacré sa carrière à l’étude du système nerveux. Formé en Argentine, il a poursuivi ses travaux à l’Université de Montréal, où il s’est établi comme professeur et chercheur.

Auteur d’environ 130 articles scientifiques, il a contribué de manière marquante à l’avancement des connaissances en neurosciences. Son engagement envers la recherche et la formation de la relève se perpétue aujourd’hui à travers le fonds qui porte son nom.

Des bourses Tomàs-Reader pour faire avancer la recherche sur la moelle épinière

Daniel Borsuk a «quatre jobs à temps plein»: chef du département de chirurgie plastique au CHU Sainte-Justine, chirurgien plasticien à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, propriétaire d’une clinique privée d’esthétique à Westmount et professeur agrégé de clinique au Département de chirurgie de la Faculté de médecine. En plus de tout ça, ce diplômé de l’UdeM a à cœur de faire connaître son métier et de défendre l’expertise québécoise.

Daniel Borsuk l’annonce d’emblée : il n’a pas beaucoup de temps pour l’entrevue, en cette fin d’année occupée. C’est donc sans perdre une minute qu’on revient sur les débuts de son impressionnant parcours. Et le voilà qui plonge avec plaisir dans le récit de ses souvenirs d’études de médecine… C’est un peu le hasard qui l’a conduit vers la chirurgie plastique, en le jumelant avec un chirurgien plasticien lors de ses cours de médecine à l’Université McGill.

Un jour, dans le cadre d’une recherche sur les patients amputés, le chirurgien propose au jeune étudiant de venir assister à la réimplantation d’un membre sur une jeune fille de 14 ans, amputée par une tondeuse. «C’était la première fois que je mettais les pieds dans une salle d’opération, se souvient Daniel Borsuk avec émotion. Ça a duré 12 heures. J’ai été témoin d’une chirurgie incroyable.»

Pendant sa première année de médecine, la première greffe faciale au monde a lieu en France. Fasciné et déjà ambitieux, l’étudiant se donne pour objectif de faire des greffes faciales au Canada. «C’est devenu ma cible.» Après avoir reçu son diplôme de McGill en 2006, il s’inscrit donc à l’Université de Montréal pour se spécialiser en chirurgie plastique et reconstructive.

 

 

Daniel Borsuk : «La greffe faciale donne une identité à une personne qui n’en a plus»