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À l’issue du Concours de bourses d’engagement des Services à la vie étudiante, 67 bourses totalisant 80 000 $ ont été remises grâce à la générosité de donateurs et donatrices. De ce nombre, 29 ont été attribuées à des étudiantes et étudiants de la Faculté de médecine, pour un montant total de 32 000 $.
L’Université de Montréal reconnaît l’engagement social comme un levier essentiel d’enrichissement personnel, scolaire et collectif.
Avec 228 candidatures reçues et analysées par l’équipe des Ressources socioéconomiques des Services à la vie étudiante, cette édition 2026 du Concours de bourses d’engagement témoigne de la vitalité et de la diversité de l’engagement étudiant sur le campus de la montagne comme à l’extérieur de celui-ci.
Les lauréats seront célébrés au Gala de l’engagement étudiant de l’UdeM le 7 mai à la salle Claude-Champagne de la Faculté de musique.
Des parcours étudiants inspirants
Voici trois profils récompensés par ce concours, qui illustrent bien l’effet positif de l’engagement étudiant et l’ampleur des retombées positives des actions entreprises.
Nada Barakat
- Doctorat de 1er cycle en médecine
- Bourse d’engagement des Services à la vie étudiante

Cofondatrice du projet La Madone, un projet né de l’absence d'endroits sécurisants et adaptés pour les enfants hébergés en centre jeunesse, Nada Barakat a pris l’initiative de transformer un local vide en un lieu de jeu et de bien-être pensé pour répondre à leurs besoins émotionnels, relationnels et développementaux. Elle a assumé la vision globale du projet, de sa planification à sa mise en œuvre.
Joaquim Streicher
- Doctorat en neurosciences
- Bourse du Fonds d’amélioration de la vie étudiante

Fondateur et président de l’Initiative montréalaise pour l’étude de la conscience, Joaquim Streicher conçoit et met sur pied des activités de recherche et de vulgarisation, obtient des financements majeurs et fédère une communauté interuniversitaire. Son leadership a permis le lancement rapide de l’Initiative, la mobilisation de plusieurs personnes et l’établissement de collaborations durables favorisant le dialogue entre science et société.
Carolyn Xiao
- Doctorat de 1er cycle en médecine
- Bourse d’engagement communautaire et humanitaire Dr Bachar Elsolh

Cofondatrice des Mélodies d'Espoir, une branche de l’orchestre I Medici di McGill, elle a contribué à créer le programme de musicothérapie réunissant des étudiantes et étudiants et des membres du personnel de la santé. L’orchestre organise des concerts-bénéfice au profit de causes humanitaires et invite chaque année une centaine de patients atteints de cancer et leurs proches à y assister gratuitement. Carolyn Xiao a élargi la mission des Mélodies d’Espoir en apportant la musique directement aux patients dans divers milieux de soins, des maisons de soins palliatifs aux unités pédiatriques.
Des ressources pour financer ses études
Le Concours de bourses d’engagement des Services à la vie étudiante se tient chaque année et permet de verser des bourses allant de 500 à 2500 $.
Le Répertoire institutionnel des bourses est l’outil de recherche par excellence pour découvrir l’ensemble des bourses offertes à la communauté étudiante de l’UdeM.
Les Services à la vie étudiante offrent également un accompagnement personnalisé en matière de bourses et aide financière.
L’Université de Montréal met en place divers dispositifs de reconnaissance de l’engagement étudiant. En plus des bourses et du Gala, cette reconnaissance peut prendre la forme de crédits, d’attestations, de prix et de subventions.
Découvrez les 29 récipiendaires de bourses d’engagement des SVÉ issus de la Faculté
29 bourses pour souligner l’engagement étudiant à la Faculté
Le réseau AntiMicrobio Résistance Québec propose de mieux structurer la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, en misant sur la coordination, la surveillance et l’innovation.
La résistance aux antimicrobiens (RAM) progresse à bas bruit, mais ses effets sont bien réels. Infections plus difficiles à traiter, traitements moins efficaces, coûts en hausse : les impacts touchent à la fois la santé, l’économie et l’environnement.
Pour la première fois, le réseau AntiMicrobio Résistance Québec (AMRQ) a tenu une journée de concertation réunissant chercheurs académiques, partenaires industriels, acteurs du secteur public et décideurs. L’objectif : structurer un réseau provincial plus intégré pour faire face à cet enjeu.
Deux membres de l’Université de Montréal ont aidé à façonner les objectifs du réseau AMRQ et le programme de la journée de concertation: Isabelle Lacroix, directrice, opérations et stratégie du consortium PandemicStop-AI, une initiative soutenue par la Faculté de Médecine, et Hélène Lardé, professeure adjointe à la Faculté de médecine vétérinaire.
Un écosystème riche, mais fragmenté

Le constat dressé dans le rapport de l’événement est clair : le Québec dispose d’une expertise solide et de nombreuses initiatives pour lutter contre la RAM. Toutefois, ces efforts demeurent dispersés. Les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale évoluent encore trop souvent en parallèle, ce qui limite la portée des actions. Le rapport plaide ainsi pour l’approche intégrée «Une seule santé ».
Une expertise bien ancrée à l’UdeM
À l’Université de Montréal, la RAM constitue un axe clé de cette approche. Plusieurs équipes y contribuent activement, notamment celle d’Yves Brun, professeur titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine et chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale (CI2B), qui développe de nouvelles approches pour découvrir des antibiotiques. Son équipe a récemment obtenu une subvention de 5,3 M$ de la Fondation Gates pour concevoir, à l’aide de l’intelligence artificielle, des antibiotiques ciblant des bactéries particulièrement résistantes.
Ce soutien vient complémenter la subvention de 24 M$ obtenue du Fonds de recherche médicale du Canada pour la création du consortium PandemicStop-AI. Le consortium développe un pipeline de découverte de nouveaux antibiotiques accélérée par l’IA. Ces investissements majeurs illustrent l’établissement d’un écosystème de collaborations structurantes, avec des partenaires comme Mila, l’Institut Pasteur et des acteurs industriels, au croisement de plusieurs initiatives stratégiques en recherche et en préparation aux pandémies.
Une mobilisation déjà en marche

Isabelle Lacroix et Hélène Lardé, qui siègent sur le comité scientifique de l’AMRQ, ont piloté des sessions en groupe portant respectivement sur le potentiel de l’intelligence artificielle et l’antibiogouvernance, deux dimensions particulièrement pertinentes dans le contexte québécois. Le comité scientifique de l’AMRQ travaille à convertir les recommandations émises lors des discussions en actions concrètes pour un meilleur arrimage des joueurs clés de la RAM au Québec. Ces actions seront à l’ordre de la deuxième édition de la journée de concertation, en cours de préparation.
En parallèle, le réseau a soumis un mémoire au sous-comité de la Chambre des communes sur la RAM. Des échanges ont aussi eu lieu récemment avec le député fédéral Maxime Blanchette-Joncas sur le campus, signe d’un intérêt croissant des instances politiques pour cet enjeu.
Résistance aux antimicrobiens: agir avant qu’il ne soit trop tard
Des chercheurs du CRCHUM montrent que les neurones stockent et utilisent des graisses pour réguler l’équilibre énergétique du corps, remettant en question le rôle exclusif du glucose.
Une étude publiée dans Nature Metabolism met en lumière un rôle insoupçonné des graisses dans le cerveau. Des équipes du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) montrent que les neurones disposent de leurs propres réserves lipidiques, essentielles à la régulation de l’énergie dans l’organisme.
Dirigés par les chercheurs Thierry Alquier, professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’UdeM, et Elizabeth Rideout, professeure agrégée à la faculté de médecine de la UBC, les travaux révèlent que ces réserves, appelées gouttelettes lipidiques, jouent un rôle clé à la fois dans la fonction neuronale et dans l’équilibre énergétique de l’organisme.
Des neurones qui stockent… et brûlent des graisses
Une équipe de recherche chapeautée par Shady Rahayel, de la Faculté de médecine de l’UdeM, obtient une subvention d’accélération de 300 000 $ de Brain Canada et de la Fondation Krembil.
Une équipe de recherche menée par Shady Rahayel, professeur sous octroi adjoint au Département de médecine de l’Université de Montréal, a reçu une subvention de 300 000 $ sur deux ans de Brain Canada et de la Fondation Krembil. Le programme d’accélération Neurodégénérescence x Immunologie vise à soutenir des projets audacieux et originaux mis sur pied pour comprendre le rôle du système immunitaire dans la neurodégénérescence, notamment la maladie de Parkinson.
Ce financement permettra au professeur de poursuivre ses recherches sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé, un important signe précurseur de la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy. Ces nouvelles données pourront être recueillies auprès de la plus grosse cohorte clinique de patients au monde, qui est suivie depuis près de deux décennies à Montréal.
«Nous aimerions voir si l’inflammation dans le sang est liée aux changements dans le cerveau qui se produisent chez les personnes atteintes du trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé», résume Shady Rahayel, dont le laboratoire est spécialisé dans l’analyse d’images obtenues par résonance magnétique (IRM). Ce trouble du sommeil, qui se manifeste vers l’âge de 50 ans, rend les personnes très agitées dans la phase de sommeil paradoxal, où l’on est normalement paralysé.
Une subvention pour mieux comprendre la neurodégénérescence
Un colloque étudiant interdisciplinaire a réuni la relève en santé et des leaders du réseau pour réfléchir aux défis de la première ligne, de la fragmentation des soins à la redéfinition des rôles.
Le 28 mars 2026, un premier colloque interdisciplinaire sur la première ligne en santé a été organisé à l’initiative de quatre personnes étudiantes en médecine de l’Université de Montréal : Arian Hossain et Fares Jabnouni, représentants du comité étudiant de l’Association médicale canadienne (CéAMC-QC), ainsi que Karen Boshra et Zainah Moukahhel, représentantes du Comité de leadership et d’innovation en gestion de la santé (CLIG Santé UdeM). L’événement a rassemblé près de 75 participantes et participants, majoritairement issus de divers programmes en santé et en médecine de l’UdeM.
Sous le thème « Prévenir, soigner, alléger : réinventer la première ligne », la journée a mis en lumière un enjeu central, encore peu abordé dans les cursus : la fragmentation des soins. Elle a permis de questionner les limites du travail en silos et de réfléchir aux rôles de chaque profession dans une prise en charge interdisciplinaire.
Une rencontre unique entre la relève et les décideurs
Plusieurs présidentes et présidents d’ordres professionnels du Québec – médecins, pharmaciens, dentistes, ergothérapeutes, physiothérapeutes, infirmières praticiennes spécialisées – étaient assis à la même table que la relève. Une convergence rare, qui a permis de croiser les perspectives et de dégager des pistes concrètes, dans un système de santé en pleine transformation.
Accessibilité des soins, épuisement professionnel, évolution des rôles, intégration des technologies : autant d’enjeux ancrés dans la pratique, mais encore trop peu discutés entre professions et générations.
Colloque étudiant : Réinventer la première ligne, dès la formation
La cohabitation intergénérationnelle, vous connaissez? Elle consiste à vivre chez une personne aînée en échange de services. Une solution de logement accessible, qui favorise les apprentissages humains.
La cohabitation intergénérationnelle permet à des étudiantes et étudiants de s’installer chez une personne aînée ou en résidence privée pour aînés, moyennant un loyer réduit, voire gratuit, en échange de présence, d’entraide ou de bénévolat.
Au-delà de l’aspect pratique, l’expérience agit comme un véritable terrain d’apprentissage. Elle développe des compétences clés en sciences de la santé : communication, écoute active, empathie, adaptation à des milieux de vie variés et travail relationnel auprès de personnes aînées. Autant d’acquis directement transférables à la pratique professionnelle.
«J’ai été super bien accueillie. Les liens se créent naturellement et ça devient une vraie communauté. C’est une expérience très enrichissante. J’ai découvert différentes histoires, différentes perspectives, et j’en ai appris beaucoup sur moi.»
‒ Céline, étudiante vivant en cohabitation intergénérationnelle en RPA
Envie de tenter l’expérience ?
Cohabitation intergénérationnelle : une solution de logement gagnant-gagnant
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