Faculté de médecine

Revue de presse

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Une équipe de recherche a découvert un frein interne du système immunitaire, SLAMF6, et mis au point des anticorps pour le neutraliser. Des résultats prometteurs ont été obtenus chez la souris.

Une équipe de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), dirigée par le chercheur André Veillette, professeur titulaire au Département de médecine de l’UdeM et directeur de l’Unité de recherche en oncologie moléculaire de l’IRCM, a franchi une étape déterminante dans la quête de nouvelles immunothérapies contre le cancer. Les travaux réalisés, publiés dans Nature, montrent qu’une molécule présente à la surface des cellules immunitaires chez la souris, SLAMF6, agit comme un puissant frein interne empêchant les lymphocytes T de combattre efficacement les tumeurs.

Les immunothérapies actuellement utilisées, comme les inhibiteurs de PD1 ou PDL1, ont permis des avancées majeures en oncologie en «levant les freins» exercés par les tumeurs sur le système immunitaire. Cependant, un nombre important de patients n’y répondent pas ou finissent par cesser d’en bénéficier, ce qui souligne la nécessité de nouvelles approches.

 

Cancer: une étude perce le mystère des traitements qui cessent de fonctionner

Parmi les lauréats des prix 2026 de l’Association canadienne pour l’enseignement médical figurent six membres de la Faculté de médecine de l’UdeM.

L’Association canadienne pour l’enseignement médical (ACEM) a décerné ses prix pour l’année 2026. Six membres de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal sont parmi les personnes récompensées.

Le certificat d’excellence Étoile montante de l’ACEM souligne l’engagement et la passion d’apprenantes et apprenants à l’égard de l’éducation médicale.

Les lauréats de l’UdeM sont Othmane Zekraoui, étudiant en médecine, Jad Awad, résident, et Laure Billa, étudiante aux cycles supérieurs.

Le Certificat de mérite de l’ACEM vise quant à lui à reconnaître l’apport exceptionnel de membres du corps enseignant qui se consacrent à l’éducation médicale dans les facultés de médecine canadiennes.

Les lauréats de l’UdeM sont la Dre Hidayat Ghomari-Tani, chargée d’enseignement clinique au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, le Dr Antoine Payot, professeur titulaire au Département de pédiatrie, et le Dr Paul Lespérance, professeur titulaire au Département de psychiatrie et d’addictologie.

 

Six membres de la Faculté de médecine récompensés par l’ACEM

Grâce à la générosité de donatrices et donateurs, 180 bourses totalisant 1 165 700 $ ont été remises cette année aux étudiantes et étudiants des cycles supérieurs de l’UdeM, dont 45 sont issues de la Faculté de médecine.

«Le financement n’est pas un privilège, c’est une condition de réussite aux cycles supérieurs. Malgré l’engagement de l’Université de Montréal, de ses facultés, de son corps professoral et des organismes subventionnaires, les besoins dépassent encore largement les ressources disponibles. L’appui des donateurs et des donatrices est donc essentiel», explique Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.

Cette contribution philanthropique destinée à la communauté étudiante permet à de jeunes talents de continuer leurs études et participe par la même occasion à leur succès.

 

Voici la liste des 45 boursières et boursiers de la Faculté de médecine :

Bourses Association des diplômés de l’UdeM

  • Gilberto Duran Bishop, Doctorat – Biochimie
  • Ève Mallet Gauthier, Doctorat – Microbiologie et immunologie
  • Maya Nehme, Maîtrise – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale
  • Zakaria Tamani, Maîtrise – Sciences cliniques, option Recherche clinique appliquée

 

Bourses Catherine Fradette en sciences biologiques et en neurologie

  • Catherine Brassard, Maîtrise – Sciences cliniques, option Recherche clinique appliquée
  • Carolane Charest, Maîtrise – Bio-informatique
  • Ilaria Monti, Doctorat – Sciences de l’activité physique
  • Willy Nguyen, Doctorat – Neurosciences

 

Bourses Club St-Denis

  • Geneviève Ferland, Maîtrise – Sciences de la réadaptation

 

Bourse d’été Jacqueline Avard

  • Olivier Chenette-Stewart, Doctorat – Sciences de l’activité physique

 

Bourses de la Réussite étudiante aux cycles supérieurs

  • Capucine Bourel, Doctorat – Microbiologie et immunologie
  • Assan Mary Cédras, Doctorat – Sciences de l’orthophonie et de l’audiologie
  • Hamza Mechchate, Doctorat – Neurosciences
  • Duy Anh Pham, Doctorat – Génie biomédical
  • Mostafa Roudbaraki, Doctorat – Génie biomédical

 

Bourses des ESP – Bourses Alma Mater

  • Georgina Ahmarani, Maîtrise – Sciences biomédicales, option Sciences cardiovasculaires
  • Emy Beaumont, Doctorat – Neurosciences
  • Anthony Caron, Maîtrise – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale
  • Nina Klioueva, Maîtrise – Nutrition
  • Carlos Michel Mourra Diaz, Maîtrise – Bio-informatique
  • Farzaneh Vakili, Doctorat – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale
  • Joe Zako, Maîtrise – Sciences cliniques, option Recherche clinique appliquée

 

Bourses Famille Thérèse et Daniel Cosma pour la recherche en santé mentale

  • Rachel Deulceux, Maîtrise – Sciences psychiatriques et addictologie
  • Pascale Dion, Maîtrise – Sciences psychiatriques et addictologie
  • Clémence Lafon, Maîtrise – Nutrition
  • Ange-Kéren Noëllia N’dri, Maîtrise – Sciences psychiatriques et addictologie
  • Clara Vincent, Maîtrise – Sciences psychiatriques et addictologie

 

Bourses Hydro-Québec

  • David Hamelin, Doctorat – Bio-informatique

 

Bourses J.A. DeSève

  • Claire Baudouin, Doctorat – Biologie moléculaire, option Biologie des systèmes
  • Stanislas Corbiere, Doctorat – Biologie moléculaire, option Biologie des systèmes
  • Marie-Pier Lalonde, Maîtrise – Biologie moléculaire
  • Ariane Léonard, Doctorat – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale
  • Annie Liv, Doctorat – Sciences biomédicales, option Éthique clinique
  • Amanda McCue, Maîtrise – Sciences de l’activité physique
  • Mahdis Moayed, Maîtrise – Génie biomédical
  • Fatimata Ouédraogo, Doctorat – Sciences de la réadaptation
  • Guillaume Serwe, Doctorat – Biologie moléculaire, option Biologie des systèmes
  • Karine Thai, Doctorat – Neurosciences
  • Wenxia Yang, Doctorat – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale

 

Bourses Lise Bachand et Lionel St-Jean

  • Arman Sarshoghi, Maîtrise – Sciences biomédicales, option Médecine expérimentale

 

Bourse Mille et un métiers aux études supérieures

  • Kira Haefner, Doctorat – Biologie moléculaire
  • Maxime Landry-Lurette, Doctorat – Sciences de l’activité physique

 

Bourses Rey-Gaboury

  • Carl Munoz, Doctorat – Bio-informatique

 

Bourses Rosdev

  • Caleb Veilleux-Gravel, Maîtrise – Biochimie, option Génétique moléculaire

 

Bourse Stavros Niarchos Foundation scholarships

  • Elpida Bokou Gianneli, Doctorat – Biologie moléculaire

 

Consultez le microsite des bourses d’excellence afin de connaître la liste complète des boursières et boursiers 2025.

Bourses d’excellence 2025 : un appui essentiel à la relève

Cofondatrice de l’IRIC, la professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie Trang Hoang a marqué la recherche en cancérologie par une science collaborative, des avancées cliniques concrètes et un engagement durable dans la formation de la relève.

Professeure à l’Université de Montréal depuis la fin des années 1980, Trang Hoang a joué un rôle structurant dans le développement de la recherche en cancérologie au Québec. Cofondatrice de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), elle a contribué à façonner un modèle de recherche misant sur la collaboration, la formation de la relève et des retombées concrètes pour les patients.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, nous vous racontons son parcours, qui illustre l’influence durable que peut avoir une scientifique lorsqu’elle place l’humain au cœur de ses priorités.

 

Trang Hoang, celle qui place l’humain au centre de la recherche scientifique

Une culture de la perfection pousserait les athlètes de sports artistiques à cacher leurs symptômes de commotions cérébrales. Ce faisant, leurs blessures sont souvent minimisées.

Lorsqu’il est question de commotions cérébrales liées au sport, on pense souvent à des sports de contact tels que le hockey et le football. On pense beaucoup moins aux sports artistiques, où les athlètes doivent réaliser des acrobaties complexes sans aucune protection et qui subissent de nombreuses commotions cérébrales. Mais pourquoi?

C’est ce qu’a voulu comprendre Gabrielle Cadotte, étudiante de doctorat en kinésiologie sous la direction de Jeffrey G. Caron, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM. Pour ce faire, elle a mené une série d’entrevues semi-structurées avec 29 athlètes féminines canadiennes pratiquant six sports artistiques: la natation artistique, le cheerleading, le colorguard (lancer de drapeaux et de bâtons entre autres), le plongeon, le patinage artistique et la gymnastique.

Elle démontre ainsi que ces athlètes sont dans une culture de la perfection, de la grâce et de la ténacité qui les contraint à masquer leurs blessures, compliquant ainsi leur récupération.

 

Les athlètes de sports artistiques contraintes de masquer leurs commotions cérébrales

Expert des rythmes circadiens, Nicolas Cermakian prend la tête du Département de pharmacologie et physiologie. Son but: transmettre sa passion pour ces petites horloges qui régulent notre physiologie.

«Tout ce qui se passe dans notre corps varie selon l’heure du jour et de la nuit. Un dérèglement des rythmes circadiens peut entraîner des troubles du sommeil, mais aussi accroître le risque de cancer, de maladies métaboliques, cardiovasculaires et psychiatriques.»

À écouter le chronobiologiste Nicolas Cermakian, on comprend à quel point notre état de santé est tributaire d’un cycle de 24 heures. Et il n’y a pas que le cerveau qui mesure le temps: chaque organe, chaque cellule ‒ cœur, muscles, foie, système immunitaire ‒ possède sa propre horloge. Il suffit que l’une d’elles se dérègle pour que la santé vacille. Travailler de nuit, enchaîner les nuits blanches, s’exposer à la lumière des écrans tard le soir, manger en dehors des heures habituelles: autant de comportements à contretemps qui peuvent brouiller les gènes de nos horloges biologiques et favoriser l’apparition de maladies ou de troubles de santé mentale.

«La recherche dans ce domaine touche à la fois le cerveau ‒ en neurosciences ‒, la réponse immunitaire ‒ en microbiologie, infectiologie et immunologie ‒ et la santé mentale, en psychiatrie. Mon laboratoire explore plusieurs de ces axes. J’y vois d’innombrables possibilités de collaboration», s’enthousiasme celui qui revient à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal après plus de 20 ans passés à l’Université McGill et à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en biochimie de l’UdeM, il renoue ainsi avec son alma mater à titre de directeur du Département de pharmacologie et physiologie et de chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale (CI2B). Ce retour s’accompagne de sa nomination comme titulaire de la Chaire Merck Canada en pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.

 

Décoder nos horloges internes pour mieux comprendre les ressorts du corps humain