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L’étudiante au DEPA de physiothérapie avancée Amilie Langlois est la première Canadienne à recevoir le Craig H. Neilsen Foundation Allied Health Professional Research Award.

Amilie Langlois, physiothérapeute et étudiante au diplôme d’études professionnelles approfondies (DEPA) de physiothérapie avancée en neuromusculosquelettique de l’Université de Montréal, s’est vu remettre le Craig H. Neilsen Foundation Allied Health Professional Research Award 2026, décerné par l’American Spinal Cord Injury Association. C’est la première fois que cette récompense est décernée dans la communauté étudiante d’une université canadienne. Hautement compétitif, le prix reconnaît les projets de recherche novateurs en réadaptation pour les lésions de la moelle épinière. «Cette marque de reconnaissance illustre notamment l’excellence de la formation offerte à l’UdeM», croit la Dre Andréane Richard-Denis, professeure de clinique au Département de médecine et cosuperviseuse de l’étudiante.

Ce prix de recherche a pour but d’encourager la transition entre la clinique et la recherche grâce à une bourse de 30 000 $ remise à des cliniciens et cliniciennes qui amorcent leur carrière en recherche. «Il m’aurait été impossible d’implanter ce projet pilote sans cette bourse», confie la physiothérapeute qui exerce à l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal. Le projet pilote porte sur le «développement d’un protocole de physiothérapie périnéale périopératoire pour la prévention des complications sphinctériennes neurogènes en chirurgie de la colonne vertébrale». Le projet était sous la supervision d’Andréane Richard-Denis de même que des professeurs Dany Gagnon (École de réadaptation) et Jean-Marc Mac-Thiong (Département de chirurgie).

 

Un prix pour favoriser la recherche

Du jargon, la médecine? Pas quand elle est bien expliquée! Avec le projet étudiant «La médecine réexpliquée», le savoir médical devient plus clair, plus humain et plus accessible.

Accompagner les étudiantes et étudiants en médecine dans leur formation. Outiller le grand public en matière de santé. Telle est la double mission de «La médecine réexpliquée» (LMR), une initiative mise sur pied par Fares Jabnouni, étudiant de deuxième année en médecine à l’Université de Montréal.

Créé il y a un peu plus d’un an, le projet est né d’un constat partagé par ses pairs: trop souvent, les notions médicales se perdent dans des contenus denses et peu visuels, tandis que la dimension humaine de la pratique passe à l’arrière-plan. En parallèle, la population se heurte à une désinformation croissante en matière de santé. De cette réalité a émergé une idée simple devenue une initiative portée par une équipe engagée.

 

Expliquer la médecine autrement, avec clarté et rigueur

Le professeur Nabil G. Seidah remporte le Great Arab Minds Award 2025 en médecine, qui reconnaît sa découverte de la protéine PCSK9 à l’origine de médicaments qui réduisent le cholestérol LDL.

Nabil G. Seidah, directeur de l’Unité de recherche en neuroendocrinologie biochimique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal et professeur titulaire au Département de médecine de l’Université de Montréal, a remporté le Great Arab Minds Award 2025 dans la catégorie Médecine. Cette distinction, décernée par les Émirats arabes unis, récompense des contributions scientifiques majeures à l’échelle internationale.

Le prix souligne ainsi la portée exceptionnelle des travaux du professeur Seidah sur la santé cardiovasculaire et le métabolisme lipidique. En découvrant la protéine PCSK9, il a ouvert la voie à une nouvelle génération de médicaments, les inhibiteurs de PCSK9, aujourd’hui largement utilisés pour réduire le cholestérol LDL et prévenir les maladies cardiovasculaires.

 

 

Nabil G. Seidah est lauréat du prix Great Arab Minds

Une recherche sur la biologie du cancer figure parmi les 10 découvertes scientifiques les plus remarquables de l’année 2025. La communauté de l’UdeM est invitée à voter pour cette découverte.

Une équipe de recherche dirigée par Marc Therrien, chercheur principal à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal et professeur au Département de pathologie et biologie cellulaire de l’UdeM, a percé un mystère fondamental de la biologie du cancer: elle a levé le voile sur la façon dont une protéine déréglée permet au cancer de proliférer dans le corps humain.

Cette percée scientifique, publiée dans la revue Science, fait partie des 10 découvertes scientifiques les plus remarquables de l’année 2025 sélectionnées par le jury du magazine Québec Science et présentées dans son numéro de janvier. Le public est appelé à voter pour la découverte qu’il juge la plus marquante.

 

 


 

Pourquoi et comment voter pour la découverte de l’année?

Prendre le temps de voter pour la découverte de l’année, c’est une façon de reconnaître l’excellence de la recherche menée à l’UdeM, de soutenir la recherche fondamentale et d’inspirer la relève scientifique du Québec.

Le vote se déroule du 8 janvier jusqu’à la mi-février sur le site de Québec Science.

Lien pour voter: www.quebecscience.qc.ca

Pour en savoir plus sur cette découverte: «Une nouvelle approche pour bloquer la propagation des cellules cancéreuses»

Une percée de l’IRIC parmi les 10 découvertes de l’année de «Québec Science»

La professeure Anne-Marie Mes-Masson a été nommée officière de l’Ordre du Canada en reconnaissance de sa contribution majeure à la recherche en oncologie moléculaire.

La professeure titulaire du Département de médecine de l’Université de Montréal Anne-Marie Mes-Masson est l’une des 80 nouvelles personnes décorées de l’Ordre du Canada cette année. Créée en 1967, cette distinction honorifique parmi les plus prestigieuses au pays reconnaît le dévouement et les réalisations exceptionnelles de gens ayant contribué durablement à la société canadienne.

Chercheuse en cancérologie au Centre de recherche du CHUM, Anne-Marie Mes-Masson a joué, depuis son arrivée à l’UdeM en 1989, un rôle structurant dans le développement de la recherche en oncologie. Elle a participé à la mise en place d’installations majeures, notamment des biobanques de cancers reconnues mondialement, et à la constitution d’une masse critique de chercheuses et chercheurs appelés à marquer le domaine.

 

Anne-Marie Mes-Masson est reçue officière de l’Ordre du Canada

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenions le décès de la Professeure Audrey Claing, ce 31 décembre 2025, à l’âge de 57 ans.

Détentrice d’un doctorat en pharmacologie obtenu sous la direction du Professeur Pedro D’Orléans-Juste de l’Université de Sherbrooke, Audrey Claing effectue par la suite une formation postdoctorale dans le laboratoire du Dr Robert Lefkowitz, prix Nobel de chimie, à l’Université Duke en Caroline du Nord, où elle se spécialise en pharmacologie moléculaire des récepteurs couplés aux protéines G. Elle est recrutée au Département de pharmacologie de l’Université de Montréal en 2001, à titre de chercheuse adjointe, puis promue chercheuse agrégée en 2007. Elle a été intégrée comme professeure agrégée au Département de pharmacologie en 2009 et sa progression exceptionnelle lui a valu la titularisation en 2013. Professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie depuis sa création en 2016, elle jouera un rôle de premier plan dans nos efforts collectifs pour que notre nouveau département acquière en 2018 la gestion du programme de baccalauréat en sciences biomédicales.

En accord avec ses intérêts de recherche, elle devint membre du Groupe d’études sur les protéines membranaires (GÉPROM) au sein duquel elle a joué un rôle déterminant dans le développement d’axes de recherche innovateurs et la programmation de symposiums internationaux prestigieux dont le symposium de juin 2013 qui a accueilli le prix Nobel de Chimie Brian Kobilka. Chercheuse très active dans les domaines de la pharmacologie du système cardiovasculaire et du cancer, elle s’intéressait plus particulièrement aux rôles des petites protéines G de la famille ARF, comme protéine de signalisation clé dans le contrôle des processus cellulaires tels que la migration, l’invasion et la prolifération, souvent dérégulés lors du développement et la progression des maladies. Elle a formé plus de 25 stagiaires de 1er cycle, 10 candidats à la maîtrise, neuf (9) au doctorat et deux (2) stagiaires postdoctoraux qui ont publié collectivement près de 70 articles. Fait remarquable, ses recherches ont été financées sans interruption par les Instituts de recherche en santé du Canada par la Fondation des maladies du cœur et par la Société de recherche sur le cancer.

Professeure profondément engagée envers le bien-être et la réussite des étudiants, elle a été membre active et dévouée du comité des études supérieures en pharmacologie, directrice à la vie étudiante et à la réussite de l’année préparatoire du programme de médecine, et responsable du programme de baccalauréat en sciences biomédicales. Dans cette dernière fonction, elle a piloté en 2021, avec détermination et enthousiasme, une refonte majeure de ce programme qui lui tenait particulièrement à cœur. Mentore exceptionnelle auprès des personnes étudiantes aux cycles supérieurs de son laboratoire, elle leur inculquait la passion de la recherche réalisée avec humanité et détermination. Son mentorat se distinguait par une philosophie humaniste qui consistait à considérer ses étudiants de cycles supérieurs comme des partenaires experts dans leur domaine, favorisant ainsi des échanges et apprentissages bidirectionnels. Un échange avec la professeure Claing fait en 2023 dans le contexte de la collation des grades de troisième cycle de l’Université de Montréal, peut être consulté ici.

Au-delà de ses nombreux accomplissements professionnels, Audrey laisse le souvenir impérissable d’une collègue et une amie attachante qui travaillait avec une force tranquille, une générosité constante et une détermination respectueuse de tous et de toutes. Ses actions inspirantes lui ont mérité en retour le plus profond respect de la communauté facultaire et scientifique. Son départ laisse un vide immense mais son legs scientifique et humain lui survivra toujours dans le cœur de ceux et celles qui ont eu le bonheur de la connaître.

 

 

Par ses collègues professeurs et amis
Département de pharmacologie et physiologie, Faculté de médecine

Hommage posthume à Madame Audrey Claing (1968 – 2025)