Youssef Baati, athlète pour les Carabins et étudiant en médecine

13 mars 2018

« Je pense que les sports nous apprennent à respecter une structure et c’est quelque chose qui s’applique aussi bien aux études. En plus, je crois qu’exercer un sport donne de l’énergie : pour chaque effort physique, on gagne une meilleure productivité intellectuelle et cela contribue finalement au succès académique. »

Youssef Baati

Programme : médecine, année préparatoire.

Sport : Volleyball

Position : Attaquant

Profil Carabins

Quelle fut ta première passion, la médecine ou le volleyball?

Je pratique le volleyball depuis l’âge de dix ans. Mon intérêt pour cette discipline sportive s’est manifesté bien avant celui pour la médecine. J’ai essayé d’autres sports : le basket-ball, le tennis, le soccer, mais c’est vraiment le volleyball que je préfère. La médecine c’est ma seconde passion. Deux de mes tantes et l’un de mes oncles sont médecins et déjà adolescent, je me rappelle être allé les observer au travail en Tunisie où j’ai vécu pendant 13 ans. C’était fascinant pour moi de voir comment ils pouvaient changer la vie des gens, les aider.

Est-il difficile pour toi de concilier la pratique d’un sport d’élite et tes études?

C’est vrai que les études de médecine sont exigeantes et que c’est un défi de bien performer dans les deux, mais cela reste parfaitement faisable selon moi. Aussi, comme Carabins, on nous aide à concilier les études et le sport. Par exemple on nous permet de reprendre les examens ou de les faire à distance si on est en tournoi à l’extérieur. La camaraderie qui se développe au sein de l’équipe m’aide aussi beaucoup. Ça me permet de faire le plein d’énergie et de bonne humeur et ça m’aide dans les autres aspects de ma vie.

En période d’examen, la priorité va à l’étude et c’est l’étudiant en moi qui prend le dessus, alors qu’à l’approche des séries, c’est l’athlète qui passe à l’avant-plan. C’est un rythme alterné qui s’installe au fil des sessions et des différentes périodes de l’année.

Je pense que les sports nous apprennent à respecter une structure et c’est quelque chose qui s’applique aussi bien aux études. En plus, je crois qu’exercer un sport donne de l’énergie : pour chaque effort physique, on gagne une meilleure productivité intellectuelle et cela contribue finalement au succès académique.

Où puises-tu ta motivation?

En tant qu’athlète, j’ai vraiment le goût de me dépasser et c’est ce qui vient me chercher et me motive. D’un autre côté, les études sont pour moi un défi intellectuel qui me pousse à travailler et à performer. En fin de compte, pour moi, les deux sont complémentaires et parfaitement compatibles. Faire partie d’un programme de sport d’excellence c’était mon rêve. Jouer avec les Carabins fait de moi une sorte d’ambassadeur de l’Université de Montréal et je trouve cela très valorisant et motivant. Tout récemment, l’équipe a remporté le championnat provincial. Cet accomplissement me rend particulièrement fier, car nous représenterons le Québec aux championnats canadiens à McMaster du 16 au 18 mars. C’est une première en 13 ans.

Peux-tu faire une analogie avec la médecine et le volleyball?

Entre la position d’attaquant au volleyball et l’éventuelle pratique de la médecine, il existe une corrélation qui repose sur un principe d’initiative, mais aussi de précision et de capacité d’anticipation. Par exemple, lorsque tu réceptionnes comme attaquant, il n’y a pas de place à l’erreur : il s’agit d’opérer la meilleure réception possible tout en évitant de se blesser ou de blesser les autres. Tu joues avec le risque, et tu dois choisir entre une approche plus agressive ou plus conservatrice. Le défi est de trouver le juste milieu et je pense que ce rapport d’équilibre se retrouve également dans la pratique de la médecine.