Sur l’importance de faire mieux

25 novembre 2020

Le mois dernier, j’exprimais mes plus sincères condoléances à la famille de Joyce Echaquan, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté de Manawan. Des événements qui, encore aujourd’hui, suscitent chez moi une grande indignation et une profonde tristesse.

Pour moi et pour l’ensemble de l’équipe de direction de la faculté, la diversité et l’inclusion dans toutes nos sphères d’activités sont des priorités. Nous croyons fermement que la lutte contre la violence, la discrimination et les préjugés en santé se traduit par une amélioration de la formation des soignants de demain.

D’un point de vue clinique, mais aussi en recherche, les professionnels de la santé doivent eux-mêmes être le reflet de la société plurielle qu’ils desservent, afin de mieux comprendre les défis sociaux et de santé auxquels sont confrontés les diverses communautés.

C’est pourquoi depuis plusieurs années nous nous efforçons de cultiver des liens forts avec nos partenaires issus des communautés autochtones et noires, notamment. Nous souhaitons non seulement faciliter l’intégration des étudiants provenant de ces communautés et leur assurer une formation de qualité, mais également accroître leur représentativité dans les différentes professions de la santé et sensibiliser les acteurs de la formation à leurs réalités et cultures.

Il s’agit d’une question de justice sociale.

Nous nous engageons à renverser la tendance et à accroître nos actions et nos contacts avec les communautés que nous avons la responsabilité de desservir. C’est dans cette optique que se met actuellement en branle le plan d’action réalisé à la suite des forums citoyens sur l’accès des Autochtones aux professions de la santé, et qu’une démarche similaire sera lancée en avril 2021 conjointement avec les communautés noires.

Aussi, j’ai le plaisir de vous annoncer que la docteure Margaret Henri, directrice des études médicales de premier cycle, a été nommée à titre de représentante facultaire au sein du comité équité et diversité de l’Université de Montréal.

Il est toutefois évident qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Les circonstances atroces et consternantes de la mort de madame Echaquan doivent nous inciter à réfléchir davantage aux façons de mieux servir la population québécoise et de combattre les inégalités raciales dans l’accès aux soins de santé.

À titre d’institution d’enseignement, nous avons le pouvoir, mais surtout le devoir, de lutter ensemble contre le racisme systémique et d’abaisser les barrières, qu’elles soient réelles ou perceptuelles.

Nous devons faire mieux.

 

Le doyen,

Patrick Cossette