Daniel Borsuk a «quatre jobs à temps plein»: chef du département de chirurgie plastique au CHU Sainte-Justine, chirurgien plasticien à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, propriétaire d’une clinique privée d’esthétique à Westmount et professeur agrégé de clinique au Département de chirurgie de la Faculté de médecine. En plus de tout ça, ce diplômé de l’UdeM a à cœur de faire connaître son métier et de défendre l’expertise québécoise.
Daniel Borsuk l’annonce d’emblée : il n’a pas beaucoup de temps pour l’entrevue, en cette fin d’année occupée. C’est donc sans perdre une minute qu’on revient sur les débuts de son impressionnant parcours. Et le voilà qui plonge avec plaisir dans le récit de ses souvenirs d’études de médecine… C’est un peu le hasard qui l’a conduit vers la chirurgie plastique, en le jumelant avec un chirurgien plasticien lors de ses cours de médecine à l’Université McGill.
Un jour, dans le cadre d’une recherche sur les patients amputés, le chirurgien propose au jeune étudiant de venir assister à la réimplantation d’un membre sur une jeune fille de 14 ans, amputée par une tondeuse. «C’était la première fois que je mettais les pieds dans une salle d’opération, se souvient Daniel Borsuk avec émotion. Ça a duré 12 heures. J’ai été témoin d’une chirurgie incroyable.»
Pendant sa première année de médecine, la première greffe faciale au monde a lieu en France. Fasciné et déjà ambitieux, l’étudiant se donne pour objectif de faire des greffes faciales au Canada. «C’est devenu ma cible.» Après avoir reçu son diplôme de McGill en 2006, il s’inscrit donc à l’Université de Montréal pour se spécialiser en chirurgie plastique et reconstructive.



