Des chercheuses de l’UdeM et du CRCHUM montrent que l’hépatite C pourrait favoriser la formation de réservoirs où le VIH persiste malgré les traitements prescrits.
Naglaa Shoukry et Petronela Ancuta, chercheuses de l’axe Immunopathologie au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), un établissement de Santé Québec, apportent un nouvel éclairage sur l’un des plus grands défis de la recherche sur le VIH: comprendre pourquoi le virus demeure présent dans l’organisme malgré les traitements administrés.
Leurs travaux, dont les résultats ont été publiés dans The Lancet eBioMedicine, révèlent que l’hépatite C pourrait contribuer à la formation de réservoirs où le VIH parvient à se cacher pendant de longues périodes, ce qui rend impossible son élimination complète.
Un refuge durable pour le VIH
Les travaux réalisés par Naglaa Shoukry, professeure titulaire au Département de médecine, et Petronela Ancuta, professeure titulaire au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, ainsi que leurs équipes démontrent que, chez les personnes infectées par l’hépatite C, certaines cellules immunitaires deviennent plus vulnérables à l’infection par le VIH. Ainsi, ces cellules produisent davantage la protéine CCR5, utilisée par le VIH comme porte d’entrée pour infecter l’organisme. Plus la quantité de virus de l’hépatite C dans le sang est élevée, plus ces cellules semblent facilement accessibles au VIH.



