Une étude éclaire les différences entre les sexes dans le développement du cerveau

Une étude de l’IRCM menée sur des souris a mis au jour une paire de protéines qui maintient la stabilité des neurones. Ce mécanisme varie selon le sexe, éclairant certains troubles, comme l’autisme.

Des scientifiques de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), sous la direction du Dr Hideto Takahashi, aussi professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, ont mis au jour un mécanisme fondamental qui contribue à maintenir la stabilité des connexions entre les cellules nerveuses du cerveau.

Ces travaux, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications, ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre certaines différences biologiques observées entre les hommes et les femmes dans les troubles neurodéveloppementaux et neuropsychiatriques, notamment le trouble du spectre de l’autisme et les troubles anxieux.

Le premier auteur de l’article, Nicolas Chofflet, étudiant de doctorat à l’UdeM dans le laboratoire du Dr Takahashi, a joué un rôle de premier plan dans la réalisation des travaux de recherche.

L’équipe a découvert qu’une paire de protéines, Vstm2b et Nrxn2α, agissent comme une clé et une serrure moléculaires permettant de stabiliser les synapses, ces points de contact essentiels où les neurones communiquent entre eux. Ce mécanisme est particulièrement important dans l’hippocampe ventral, une région du cerveau liée aux émotions, à l’anxiété et aux comportements sociaux.