Faculté de médecine
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La Faculté a le plaisir d’annoncer la nomination de la Dre Céline Huot à titre de directrice intérimaire du Département de pédiatrie de la Faculté de médecine, à compter du 7 avril 2026. Elle occupera également les fonctions de cheffe intérimaire du Département de pédiatrie du CHU Sainte-Justine, à compter du 30 mars 2026.
Pédiatre reconnue et professeure titulaire de clinique à la Faculté de médecine, la Dre Huot possède une vaste expérience clinique et universitaire. Au fil de sa carrière, elle s’est distinguée par son engagement envers l’excellence des soins, la formation de la relève et le développement de la recherche en pédiatrie.
Ses travaux portent notamment sur la nutrition pédiatrique et les troubles métaboliques chez l’enfant, avec un intérêt particulier pour la prévention et la prise en charge de l’obésité infantile.
Dans ses nouvelles fonctions, elle aura pour mandat de veiller à la qualité et à la sécurité des soins offerts aux jeunes patients, de soutenir le recrutement et le développement de carrière des médecins et professeurs du département, ainsi que de favoriser l’intégration harmonieuse des missions de soins, d’enseignement et de recherche.
La Dre Huot exercera ce rôle en étroite collaboration avec la direction de la Faculté de médecine ainsi qu’avec les directions cliniques et administratives du CHU Sainte-Justine. Elle contribuera ainsi à assurer la continuité et le dynamisme des activités du département, dans un esprit d’entraide et d’excellence.
La Faculté de médecine de l’Université de Montréal et le CHU Sainte-Justine se réjouissent de pouvoir compter sur l’expertise, la rigueur et le leadership de la Dre Huot pour assurer cet intérim.
La direction de la Faculté tient à exprimer sa vive reconnaissance à la Dre Anne Monique Nuyt pour son engagement soutenu et sa contribution marquante au développement du Département de pédiatrie. Cette dernière entrera en fonction à titre de vice-doyenne aux affaires professorales et au développement académique à compter du 7 avril 2026.
Céline Huot nommée directrice intérimaire du Département de pédiatrie de la Faculté
Une nouvelle classification 3D de la scoliose idiopathique adolescente permet de mieux saisir la déformation de la colonne vertébrale et d’améliorer la planification des traitements chirurgicaux.
Depuis plus de 20 ans, la classification de Lenke, fondée sur des radiographies en deux dimensions (2D), constitue l’étalon-or pour déterminer l’étendue de la chirurgie correctrice de la colonne vertébrale dans les cas de scolioses idiopathiques adolescentes. Bien qu’indispensable et largement adoptée, cette approche ne permet toutefois de saisir qu’une partie de la réalité clinique, puisque la scoliose est une déformation tridimensionnelle. L’analyser uniquement en 2D revient à n’en observer qu’une projection partielle, sans en capturer toute la complexité.
Mieux comprendre et traiter la scoliose idiopathique adolescente grâce à la 3D
Une étude montre que les enfants à risque de trouble développemental du langage seraient plus dépendants des adultes pour interagir.
Quand on pense aux défis vécus par les enfants ayant un trouble développemental du langage, on imagine spontanément des difficultés à parler, comprendre ou raconter. On pense beaucoup moins à leurs effets sur la vie sociale. Pourtant, dès le préscolaire, certains enfants ont besoin de plus de soutien pour trouver leur place parmi les autres parce qu’ils présentent des problèmes liés au développement du langage.
C’est ce constat qui a motivé une étude réalisée par Marylène Dionne et Stefano Rezzonico, respectivement professeure adjointe de clinique et professeur agrégé à l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de médecine de l’UdeM. Menée auprès de 63 enfants âgés de trois à cinq ans qui avaient le français comme langue dominante et qui fréquentaient des garderies montréalaises, l’étude comprenait 12 enfants désignés comme étant à risque de présenter un trouble développemental du langage. Ce trouble, qui concerne environ sept pour cent des enfants à leur entrée à l’école, touche principalement le développement du langage, sans être expliqué par une autre condition biomédicale comme une surdité ou une déficience intellectuelle. «C’est un trouble qui touche la prononciation, le vocabulaire, la structure des phrases, la compréhension, mais aussi l’utilisation sociale du langage», précise l’orthophoniste Marylène Dionne.
Quand les difficultés de langage freinent l’autonomie sociale chez les tout-petits
L’étude SARABI vise à mieux prédire les risques liés à la prééclampsie afin d’améliorer les décisions cliniques et de recentrer les soins sur la santé cardiovasculaire des femmes.
La prééclampsie demeure aujourd’hui l’une des principales complications de la grossesse, avec des conséquences immédiates et durables sur la santé des femmes et de leurs enfants. Malgré les avancées en obstétrique, cette maladie continue de causer une morbidité et une mortalité maternelles importantes, en particulier au cours de la période aigüe, qui va de la fin de la grossesse aux premières semaines du postpartum.
L’étude SARABI – portée par la Dre Isabelle Malhamé, professeure agrégée de clinique au Département d’obstétrique-gynécologie de la Faculté de médecine de l’UdeM, et une vaste équipe interdisciplinaire – se concentre précisément sur ce moment critique: l’équipe travaille à mettre au point un outil d’analyse du risque fondé sur l’imagerie cardiaque et des biomarqueurs. L’objectif: permettre une médecine de précision relative à la prééclampsie et améliorer la prise de décision en santé cardiovasculaire.
Au-delà de sa portée scientifique, l’étude SARABI est aussi – comme l’explique sa chercheuse principale – une étude qui replace la santé des femmes enceintes au cœur des questions cliniques en matière de prééclampsie. Elle propose un changement de paradigme: plutôt que de permettre des avancées seulement en fonction du moment idéal pour accoucher, elle invite à envisager la trajectoire de santé cardiovasculaire de la femme sur un continuum, pendant et après la grossesse, en reconnaissant des marqueurs de risque spécifiques et les déterminants structurels qui les aggravent.
Prééclampsie: prédire, prévenir et recentrer les soins sur les femmes enceintes
La professeure titulaire au Département de médecine de l’UdeM Marie-Pierre Dubé veut comprendre pourquoi les traitements médicamenteux n’agissent pas de la même façon chez tous – en particulier chez les femmes.
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en analyse des données pour la médecine de précision, la professeure de médecine de l’Université de Montréal Marie-Pierre Dubé cherche depuis plus de 20 ans à comprendre pourquoi certaines personnes répondent bien aux médicaments tandis que d’autres en retirent peu de bienfaits – ou en subissent davantage les effets indésirables.
Spécialiste reconnue en épidémiologie génétique, en biostatistique, en pharmacogénomique et en cardiologie, la chercheuse a publié près de 300 articles scientifiques au cours de sa carrière. Elle détient 13 brevets, a obtenu 75 subventions de recherche, présenté ses travaux dans plus de 70 conférences et fait un exposé TEDx.
Son parcours de formation illustre cette trajectoire remarquable. Après un baccalauréat en génétique humaine à l’Université McGill, elle a accédé directement au doctorat en biologie. Un passage dans l’industrie pharmaceutique a suivi avant qu’elle rejoigne les rangs de l’Université de Montréal en 2005 comme professeure adjointe.
Aujourd’hui, en plus de sa chaire de recherche, elle dirige le Centre de pharmacogénomique de l’Institut de cardiologie de Montréal, affilié à l’UdeM.
«On me dit souvent que je fais trop de choses, mais j’ai toujours l’impression que ce n’est jamais assez», confie-t-elle.
Quand la génétique éclaire l’efficacité des traitements
Le neuroscientifique Guillaume Dumas s’affaire à mieux comprendre la conscience, la cognition et l’activité cérébrale dans une perspective interpersonnelle et relationnelle.
Et si la cognition ne se révélait pas seulement dans un cerveau isolé, mais bien dans la relation entre plusieurs esprits?
C’est la question au cœur de deux articles récents de Guillaume Dumas, professeur agrégé au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et chercheur principal au Laboratoire de psychiatrie de précision et physiologie sociale du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.
Titulaire de la Chaire en neuro-IA sociale et psychiatrie interpersonnalisée et membre de Mila – l’Institut québécois d’intelligence artificielle –, l’expert reconnu à l’échelle internationale s’illustre par ses travaux à l’avant-garde des neurosciences sociales et de l’intelligence artificielle (IA).
Sa lunette: déplacer le regard de l’individu seul vers l’interaction et montrer que certaines différences cognitives ne se comprennent pleinement qu’à deux ou à plusieurs.
«Personne n’est une île» : la cognition naît dans la relation
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