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Marie-Ève Bouthillier se penche sur le rôle méconnu des éthiciens cliniques auprès des professionnels de la santé et des familles de ceux et celles qui demandent l’aide médicale à mourir.

Une femme en phase terminale d’un cancer demande l’aide médicale à mourir, mais l’équipe soignante hésite: la patiente semble déprimée, mais cette dépression justifie-t-elle ou disqualifie-t-elle sa demande? Un éthicien clinique intervient alors pour poser les questions difficiles: a-t-on passé en revue toutes les sources de sa souffrance? Son consentement est-il libre ou influencé par un sentiment de fardeau pour ses proches?

Marie-Ève Bouthillier, professeure sous octroi agrégé au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheuse au Centre de recherche du CHUM, vient d’analyser ce rôle méconnu dans une étude menée au Québec et en Suisse. Ancienne responsable du Centre d’éthique du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, où elle a traité des milliers de demandes d’aide médicale à mourir pendant près d’une décennie, elle connaît intimement les dilemmes éthiques liés à cet acte médical.

 

Quand l’éthique accompagne les décisions de fin de vie

Des étudiantes en médecine de l’UdeM nous parlent avec enthousiasme des stages qu’elles effectuent dans des hôpitaux des Laurentides.

En attendant l’arrivée, à l’automne prochain, de la première cohorte en médecine au nouveau campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides, nous avons demandé à des externes déjà en stage dans les hôpitaux de la région de nous raconter leur expérience. Visiblement, elles apprécient!

Rendez-vous sur UdeMnouvelles pour lire les témoignages de :

  • Rebecca Del Pinto, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
  • Juliette Pietramala, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
  • Mathilde Gil, externe à l’Hôpital de Saint-Jérôme
  • Cynthia Bele-Binda, externe junior à l’Hôpital de Mont-Laurier
  • Nouha Elmkinssi, externe à l’Hôpital de Saint-Eustache

 

 

LIRE : L’emplacement du futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides est dévoilé

LIRE : L’entrevue avec la Dre Jessica Perreault Bishop, directrice du nouveau campus des Laurentides de l’UdeM pour la formation médicale

 

Les Laurentides: un milieu formateur, ancré dans la communauté, qui donne envie d’y rester

La Dre Jessica Perreault Bishop ne connaissait rien de Saint-Jérôme avant d’y faire sa résidence. La voici maintenant directrice du nouveau campus des Laurentides de l’UdeM pour la formation médicale.

Il y a déjà un moment que la Dre Jessica Perreault Bishop, directrice de l’enseignement médical au Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides et chargée d’enseignement clinique à l’Université de Montréal, souhaitait augmenter l’offre de stages d’externat dans sa région. Le futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides, qui accueillera sa première cohorte étudiante en médecine dès l’automne prochain – puis en pharmacie en 2027 –, lui en donne désormais les moyens.

Entrevue avec une clinicienne engagée et profondément attachée à son milieu.

 

De la résidence à la direction: formée en région, former la relève

Le campus des Laurentides de l’UdeM verra le jour dans la troisième phase du Complexe médical des Laurentides. La Dre Jessica Perreault Bishop en assurera la direction pour la formation en médecine.

L’Université de Montréal a dévoilé l’emplacement de son futur campus des Laurentides, un projet rendu possible grâce à l’étroite collaboration des équipes de l’UdeM et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Les travaux en vue d’accueillir les programmes de médecine et de pharmacie ont débuté au 325, rue du Docteur-Charles-Léonard, à Saint-Jérôme. Situé à proximité de deux installations du CISSS des Laurentides, l’Hôpital de Saint-Jérôme et le groupe de médecine de famille universitaire (GMF-U) Dre Andrée-Gagnon, le campus verra le jour dans la troisième phase du Complexe médical des Laurentides. Il accueillera sa première cohorte étudiante en médecine dès l’automne prochain.

D’une superficie d’environ 930 m2, les locaux comprendront des salles de cours où pourront prendre place jusqu’à 50 personnes dans chacune d’elles, cinq salles réservées à l’apprentissage par problèmes en médecine, une salle d’étude, un pôle administratif, une salle de repos et, éventuellement, un laboratoire d’encadrement pour le programme de pharmacie.

Ce campus sera le deuxième campus délocalisé de la Faculté de médecine. Il y a 21 ans, l’UdeM faisait figure de pionnière en devenant la première université à inaugurer un campus de ce type en Mauricie. Depuis, le modèle a essaimé: les quatre facultés de médecine québécoises disposent désormais de campus délocalisés à travers la province, contribuant à former des médecins partout au Québec et à mieux répondre aux besoins des populations situées en dehors des grands centres. Forte de son succès et de l’expérience acquise en Mauricie, l’UdeM amorce aujourd’hui une nouvelle étape de son développement avec la création du campus des Laurentides et l’ajout de la formation en pharmacie, une première au Canada.

«Ce nouveau lieu de formation délocalisée à Saint-Jérôme, inspiré du campus de la Mauricie, incarne pleinement notre mission de responsabilité sociale: attirer et retenir la relève dans une région durement touchée par la pénurie de médecins. Avec l’ajout de ce nouveau campus, près de 20 % des étudiantes et étudiants en médecine seront formés dans les campus décentralisés au Québec. On n’a jamais autant formé en région!» se réjouit le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Patrick Cossette.

 

 

LIRE : L’entrevue avec la Dre Jessica Perreault Bishop, directrice du nouveau campus des Laurentides de l’UdeM pour la formation médicale

LIRE : Témoignages d’étudiantes en médecine de l’UdeM qui effectuent leur stage dans des hôpitaux des Laurentides

 

L’emplacement du futur campus de l’Université de Montréal dans les Laurentides est dévoilé

Déjà février! Je suis très heureux de vous retrouver en 2026, après un automne particulièrement chargé. Le retour à la stabilité nous permet de reprendre nos activités et de nous recentrer sur nos priorités.

La dernière année n’a pas été de tout repos, c’est le moins qu’on puisse dire : suspension de l’enseignement médical, projet de loi inquiétant, représentations auprès des instances ministérielles afin que notre mission d’enseignement et de recherche demeure pleinement reconnue. Les discussions entre les fédérations médicales et le gouvernement se poursuivent, et nous continuons à suivre de près la situation.

Maintenant, place à nos grands chantiers. Parmi eux, la mise à jour de notre planification stratégique 2026–2031. Les travaux avancent bien et nous serons en mesure de partager les grandes orientations de cette réflexion collective d’ici l’été. Je vous invite d’ailleurs à y prendre part, notamment par l’entremise de votre direction de département ou d’école. Votre voix compte!

Chantal Bémeur, vice-doyenne aux sciences de la santé, Ekat Kritikou, vice-doyenne à la recherche et au développement, Hélène Girouard, vice-doyenne aux sciences fondamentales et Marie-Ève Gervais, conseillère en gestion académique

Sur le plan international, la Faculté demeure très active. À la mi-janvier, nous avons participé aux Rencontres UdeM à Paris, une opération de séduction auprès d’universités françaises visant à faire rayonner nos programmes de cycles supérieurs. Plusieurs membres de notre équipe y ont présenté nos programmes de maîtrise et de doctorat, tout en mettant en valeur la richesse de nos partenariats et les nombreuses occasions de mobilité et de recherche offertes aux étudiantes et étudiants.

Dans la même veine, j’ai été invité fin novembre à prendre part aux 19e Assises nationales hospitalo-universitaires, à Nantes, dans le cadre d’une table ronde sur le thème La Francophonie, levier de souveraineté ? J’y ai rappelé que la souveraineté ne se limite pas aux frontières: elle concerne aussi les connaissances scientifiques, les données, les algorithmes et le financement de la recherche. Dans un contexte marqué par la désinformation et les tensions géopolitiques, je suis convaincu que notre meilleur rempart réside dans la souveraineté de nos valeurs et le renforcement des collaborations entre les institutions universitaires.

Enfin, l’actualité facultaire est particulièrement riche ce mois-ci : implantation du campus des Laurentides, avec la nomination de la Dre Jessica Perreault-Bishop à sa direction ; portrait de Nicolas Cermakian, nouveau directeur du Département de pharmacologie et physiologie ; balado sur la neurodivergence en contexte de stage clinique ; sans oublier nos événements, projets étudiants, distinctions et financement. Autant de réalisations qui témoignent de la vitalité de notre communauté!

Bonne session d’hiver,

 

Patrick Cossette, doyen

Notre Faculté en mouvement, ici et ailleurs

La découverte de fragments de protéines anormales dans les cancers pédiatriques pourrait permettre de créer des traitements ciblés sans effets secondaires.

Cibler directement les cellules cancéreuses et les détruire sans endommager les cellules saines: telle est la promesse des nouvelles immunothérapies ultraprécises. Un défi majeur, alors que les traitements habituels de chimiothérapie s’accompagnent encore trop souvent d’importants effets secondaires à long terme surtout chez les enfants.

Au cœur de cette promesse thérapeutique se trouve l’immunopeptidomique, une approche permettant de mettre au jour les petits fragments de protéines présentés au système immunitaire à la surface des cellules.

Au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, les équipes d’Isabelle Sirois, responsable de la Plateforme de protéomique et d’immunopeptidomique, et de la Dre Sonia Cellot, professeure agrégée au Département de pédiatrie de la Faculté de médecine de l’UdeM et hémato-oncologue pédiatrique au CHU Sainte-Justine, ont réalisé une avancée déterminante.

 

Cancer chez l’enfant: vers des thérapies qui épargnent les cellules saines