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La nutritionniste Marie Marquis et le gestionnaire Frédérick Lozeau Laplante publient le premier ouvrage consacré à l’alimentation de près de 150 000 Québécois vivant en résidence privée pour aînés.

Au Québec, près de 150 000 personnes vivent dans une résidence privée pour aînés (RPA). Que mangent-elles et dans quelles conditions?

La question est au cœur d’un livre que cosignent Marie Marquis et Frédérick Lozeau Laplante: L’alimentation en RPA: défis, perspectives et avenir, publié aux Presses de l’Université du Québec.

Le duo met l’accent sur un angle mort du Règlement sur la certification des résidences privées pour aînés: «Orienté sur la santé et la sécurité des résidents, il ne comporte qu’un seul article encadrant l’alimentation et celui-ci ne prescrit que des menus conformes au Guide alimentaire canadien, sans égard à la réalité opérationnelle», relève Frédérick Lozeau Laplante, directeur général d’une RPA et ancien directeur commercial des services alimentaires d’un ancien gros joueur de l’industrie.

Pour la professeure honoraire du Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’UdeM Marie Marquis, il importait d’aller «au-delà des seules prescriptions nutritionnelles et d’intégrer la composante sociale de l’alimentation», explique-t-elle.

Le livre s’adresse à plusieurs publics: futurs résidents et leurs proches, résidents actuels, gestionnaires de RPA, professionnels de la santé et décideurs publics.

 

Alimentation en RPA: quand l’assiette devient un enjeu de santé, de dignité et de plaisir

L’Université de Montréal souligne le parcours exceptionnel de Françoise Barré-Sinoussi, pionnière de la recherche sur le VIH et figure centrale de la lutte contre le sida.

L’Université de Montréal a décerné un doctorat honoris causa à Françoise Barré-Sinoussi, figure majeure de la virologie et de la lutte contre le VIH. En 1983, à l’Institut Pasteur, elle découvre avec Luc Montagnier l’agent causal du sida, une avancée déterminante qui leur vaudra le prix Nobel de médecine en 2008.

Née à Paris en 1947, elle intègre en 1971 le laboratoire de Jean-Claude Chermann dans le service d’immunochimie de l’Institut Pasteur. Elle obtient un doctorat d’État en virologie en 1974, puis effectue un stage postdoctoral au National Cancer Institute, aux États-Unis. Elle est par la suite recrutée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en France.

Elle mène toute sa carrière à l’Institut Pasteur. De 1974 à 1988, elle est membre du laboratoire du Dr Chermann dans l’unité d’oncologie virale dirigée par Luc Montagnier. En 1988, elle dirige son propre laboratoire, contribuant aux travaux pour mettre au point un vaccin et pour comprendre la pathogenèse du VIH. Elle dirigera successivement l’unité de biologie des rétrovirus (1992-2004), puis l’unité de régulation des infections rétrovirales (2005-2016).

Ses travaux ont donné lieu à quelque 270 publications originales dans des journaux scientifiques internationaux, à plus de 120 revues dans des livres et plus de 250 communications dans des congrès internationaux.

« C’est un immense honneur pour notre Faculté de compter désormais la professeure Françoise Barré-Sinoussi parmi les docteures honoris causa de l’Université de Montréal, a pour sa part souligné le doyen de la Faculté de médecine, Patrick Cossette. En identifiant l’agent causal du VIH, elle a transformé la recherche et amélioré la vie de millions de personnes, en particulier des populations les plus vulnérables. Elle incarne les valeurs qui nous sont chères : l’excellence, la rigueur et l’humanisme. Nous sommes très heureux qu’elle ait accepté de rejoindre notre communauté. » ‒ Patrick Cossette, doyen de la Faculté de médecine

« Françoise Barré-Sinoussi est l’exemple même d’une scientifique accomplie qui, par son engagement envers la cause du sida, a veillé à ce que la science soit au service de l’humanité, en particulier des personnes les plus vulnérables. » ‒ Éric Cohen, vice-doyen, affaires professorales et développement académique, Faculté de médecine

 

L’UdeM honore Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du VIH

Génome Québec finance quatre projets de la Faculté en génomique pour faire avancer le diagnostic et les traitements du cancer, des maladies rares et des maladies inflammatoires.

Quatre équipes de l’Université de Montréal obtiennent un appui financier de Génome Québec dans le cadre du cinquième cycle du Programme d’intégration de la génomique – Santé humaine. Au total, 12 projets québécois sont soutenus, pour un investissement global – incluant la contribution de partenaires publics et privés – de plus de 4,3 M$.

Ces projets visent à accélérer l’intégration de la génomique dans les milieux cliniques et opérationnels. En misant notamment sur des approches de médecine de précision et sur des technologies fondées sur l’ARN, les projets retenus visent à mettre au point des solutions innovantes en matière de prévention, de diagnostic et de traitement, entre autres pour le cancer et les maladies rares.

 

Des expertises mobilisées autour de défis prioritaires

À l’UdeM, les projets financés réunissent des chercheuses et chercheurs et des partenaires issus des secteurs hospitalier, philanthropique et industriel.

 

Génome Québec finance quatre projets de la Faculté de médecine

L’imagerie haute résolution et la génétique révèlent l’architecture et le rôle du réseau coronaire du cœur des poissons zèbres et permettent de mieux comprendre les cardiopathies congénitales.

En ce mois du cœur, le laboratoire du chercheur Rubén Marín Juez, professeur sous octroi adjoint au Département de pathologie et biologie cellulaire, dévoile le premier atlas complet du développement des vaisseaux coronaires chez le poisson zèbre. Porté par l’étudiant Muhammad Abdul Rouf, ce travail d’envergure retrace, avec une résolution cellulaire inédite, la manière dont les vaisseaux se forment et interagissent avec le muscle cardiaque – couronnant plusieurs années d’analyses minutieuses.

Une architecture révélée
L’étude, dont les résultats sont publiés dans la revue Development, combine l’imagerie 3D et des lignées génétiques de poissons zèbres afin de déterminer où, quand et comment les vaisseaux coronaires se forment et guident la maturation des cellules du muscle cardiaque.
«Pendant longtemps, les vaisseaux ont été vus comme de simples conduits qui transportent le sang. Aujourd’hui, nous démontrons qu’ils orchestrent la croissance du muscle cardiaque dès les premières étapes de la formation du cœur», souligne Rubén Marín Juez, chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte‑Justine.

 

Cartographier un cœur de poisson pour comprendre la malformation cardiaque d’un nouveau-né

Offert en ligne dans une formule repensée, le microprogramme de 2e cycle d’expertise en sciences de la santé forme des expertes et experts reconnus pour la rigueur et l’indépendance de leurs avis.

Agir comme expert en sciences de la santé exige de maîtriser les règles de droit, de comprendre les attentes des tribunaux et de produire des avis indépendants et étayés. Actualisé pour répondre à ces exigences, le microprogramme de 2e cycle d’expertise en sciences de la santé de l’Université de Montréal s’adresse aux médecins ainsi qu’aux professionnelles et professionnels de la santé qui souhaitent mettre leur expertise au service des tribunaux, d’organismes ou d’entreprises.

Son directeur, le Dr Georges L’Espérance, chargé d’enseignement clinique au Département de chirurgie de l’UdeM, et l’un de ses diplômés, le Dr Eric Renaud, professeur adjoint de clinique aussi au Département de chirurgie et maintenant enseignant au sein du programme, reviennent sur les fondements, les objectifs et les débouchés de cette formation unique en Amérique du Nord.

 

Expertise en sciences de la santé: une formation à la croisée de la santé et du droit

Durant trois ans, Marie-Pascale Pomey et une équipe internationale testeront un modèle intégré de soins pour mieux soutenir les femmes de 65 ans et plus après un cancer du sein.

Marie-Pascale Pomey, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine, a obtenu, avec six chercheurs basés en Europe, en Suisse et au Canada, un financement international majeur de 1 957 993 € du programme européen Transforming Health and Care Systems (THCS) pour le projet PRIME-OncoTBC (Post-treatment Preventive Medication for the Transition for Breast Cancer in Oncology), qui vise à renforcer la coordination des soins pour les femmes de 65 ans et plus après un cancer du sein. La composante canadienne bénéficiera d’un financement de 600 000 $ sur trois ans accordé par les Instituts de recherche en santé du Canada.

Le projet a été sélectionné à l’issue de l’appel transnational conjoint 2025 Better Care Closer to Home: Enhancing Primary and Community Care, intégré au programme THCS. Cette initiative stratégique européenne, créée dans le cadre du programme Horizon Europe (2021-2027) et cofinancée par l’Union européenne, vise à promouvoir la transformation des systèmes de santé et de soins en Europe.

 

Améliorer la transition des soins après un cancer du sein