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Gabrielle Cadotte, doctorante en sciences de l’activité physique, remporte le premier prix du concours «Ma thèse en 180 secondes».
Sous la conduite de la maîtresse de cérémonie Isabelle Craig, animatrice et réalisatrice à Radio-Canada, 19 candidates et candidats ont pris part aux finales institutionnelles des concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes et Three Minute Thesis le 12 mars afin de représenter peut-être l’Université de Montréal aux finales nationales des deux concours.
Le jury était constitué d’Andrée-Ann Baril, professeure sous octroi adjointe au Département de médecine, d’Anne-Noël Samaha, professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie, de Daniel Lévesque, professeur à la Faculté de pharmacie et vice-recteur associé aux études supérieures et postdoctorales, d’Antoine Zboralski, professeur au Département de sciences biologiques, et de Luc Arsenault, metteur en scène et anciennement formateur aux Études supérieures et postdoctorales.
Durant cet exercice de vulgarisation scientifique, les étudiantes et étudiants avaient trois minutes seulement et une seule diapositive pour présenter leur projet de recherche à un public non spécialiste.
Gabrielle Cadotte, lauréate de «Ma thèse en 180 secondes»
En analysant 25 000 commentaires sous des vidéos TikTok sur le trouble de la personnalité limite, des chercheurs québécois veulent mieux comprendre et mieux accompagner les personnes qui en souffrent.
Marie-Ève* ne sait plus quoi penser. Après des années à chercher des réponses à ses crises émotionnelles intenses, elle a tapé le mot-clic #borderline dans la barre de recherche de TikTok. En visionnant quelques vidéos, elle s’est reconnue dans les dizaines de témoignages qui les accompagnaient. Mais est-elle vraiment atteinte d’un trouble de la personnalité limite (TPL)? Ou s’agit-il d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), d’un trouble bipolaire ou encore d’un trouble du spectre de l’autisme?
Familier à de nombreux internautes, ce type de trajectoire est au cœur d’une étude publiée récemment dans le Canadian Journal of Psychiatry par Camille Thériault, Alexandre Hudon, professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie, et leurs collègues de l’Université de Montréal et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.
Ensemble, ils ont analysé des milliers de commentaires publiés sous des vidéos TikTok consacrées au trouble de la personnalité limite pour brosser un tableau de la façon dont ce trouble est vécu, compris – et parfois mal compris – dans l’espace numérique.
Sur TikTok, le trouble de la personnalité limite se raconte en commentaires
Anne-Catherine Chouinard et Ali Gharbienne reçoivent des bourses Tomàs-Reader pour leurs travaux novateurs visant à améliorer la récupération motrice après une lésion de la moelle épinière.
La doctorante en neurosciences Anne-Catherine Chouinard obtient une bourse de prestige Tomàs-Reader (15 000 $), et le doctorant Ali Gharbienne, une bourse d’excellence (5000 $), pour leurs travaux menés au Laboratoire Marina Martinez sur le développement de stratégies de neurostimulation.
Une approche prometteuse pour restaurer le mouvement
Les lésions de la moelle épinière constituent la deuxième cause de paralysie après l’accident vasculaire cérébral. Malgré les avancées, leur réhabilitation demeure un défi majeur.
Au sein du laboratoire de Marina Martinez, professeure sous octroi agrégée au Département de neurosciences, une approche innovante consiste à stimuler électriquement le cortex moteur en synchronie avec le mouvement. Testée chez l’animal, cette méthode permet de réduire rapidement et durablement les déficits locomoteurs. Anne-Catherine Chouinard et Ali Gharbienne contribuent à en repousser les limites.
Deux projets complémentaires
Anne-Catherine Chouinard cherche à déterminer le degré de précision nécessaire de la stimulation corticale pour optimiser la récupération. Elle explore également une stratégie moins invasive : la stimulation d’un nerf de la jambe, le nerf péronier superficiel, qui active un réflexe facilitant la marche.
De son côté, Ali Gharbienne mise sur la combinaison de ces deux approches. Son objectif : créer une synergie entre stimulation corticale et périphérique afin de maximiser l’assistance au mouvement.
Leurs travaux apportent des preuves de concept précliniques solides et ouvrent la voie à des approches de neurostimulation plus précises et personnalisées, adaptées aux besoins des patients.
Un fonds pour soutenir la relève en neurosciences
Créé en 2002, le Fonds Tomàs-Alfred-Reader vise à promouvoir la recherche sur la moelle épinière en soutenant financièrement les étudiantes, étudiants et stagiaires postdoctoraux en neurosciences à l’Université de Montréal.
Rendu possible grâce à un important legs du Dr Tomàs A. Reader, ce fonds a déjà permis de soutenir 16 personnes pour un total de plus de 140 000 $.
L’héritage du Dr Tomàs A. Reader
Médecin et chercheur, le Dr Tomàs A. Reader a consacré sa carrière à l’étude du système nerveux. Formé en Argentine, il a poursuivi ses travaux à l’Université de Montréal, où il s’est établi comme professeur et chercheur.
Auteur d’environ 130 articles scientifiques, il a contribué de manière marquante à l’avancement des connaissances en neurosciences. Son engagement envers la recherche et la formation de la relève se perpétue aujourd’hui à travers le fonds qui porte son nom.
Des bourses Tomàs-Reader pour faire avancer la recherche sur la moelle épinière
Daniel Borsuk a «quatre jobs à temps plein»: chef du département de chirurgie plastique au CHU Sainte-Justine, chirurgien plasticien à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, propriétaire d’une clinique privée d’esthétique à Westmount et professeur agrégé de clinique au Département de chirurgie de la Faculté de médecine. En plus de tout ça, ce diplômé de l’UdeM a à cœur de faire connaître son métier et de défendre l’expertise québécoise.
Daniel Borsuk l’annonce d’emblée : il n’a pas beaucoup de temps pour l’entrevue, en cette fin d’année occupée. C’est donc sans perdre une minute qu’on revient sur les débuts de son impressionnant parcours. Et le voilà qui plonge avec plaisir dans le récit de ses souvenirs d’études de médecine… C’est un peu le hasard qui l’a conduit vers la chirurgie plastique, en le jumelant avec un chirurgien plasticien lors de ses cours de médecine à l’Université McGill.
Un jour, dans le cadre d’une recherche sur les patients amputés, le chirurgien propose au jeune étudiant de venir assister à la réimplantation d’un membre sur une jeune fille de 14 ans, amputée par une tondeuse. «C’était la première fois que je mettais les pieds dans une salle d’opération, se souvient Daniel Borsuk avec émotion. Ça a duré 12 heures. J’ai été témoin d’une chirurgie incroyable.»
Pendant sa première année de médecine, la première greffe faciale au monde a lieu en France. Fasciné et déjà ambitieux, l’étudiant se donne pour objectif de faire des greffes faciales au Canada. «C’est devenu ma cible.» Après avoir reçu son diplôme de McGill en 2006, il s’inscrit donc à l’Université de Montréal pour se spécialiser en chirurgie plastique et reconstructive.
Daniel Borsuk : «La greffe faciale donne une identité à une personne qui n’en a plus»
Daniel Sinnett a consacré sa carrière à vouloir sauver la vie d’enfants et d’adolescents atteints de cancer tout en cherchant à prévenir les effets à long terme des traitements chez les survivants.
Au milieu des années 1980, lorsque Daniel Sinnett, professeur titulaire au Département de pédiatrie, amorce sa carrière comme jeune biochimiste à la maîtrise à l’Université de Montréal, le séquençage du génome humain n’est encore qu’un rêve. Étudiant diplômé en formation au CHU Sainte-Justine – hôpital pour enfants affilié à l’UdeM –, il commence à étudier des maladies génétiques pédiatriques telles que la maladie de Lesch-Nyhan, l’incontinentia pigmenti et la maladie de Duchenne (une forme de la dystrophie musculaire).
Dans le cas de cette dernière, l’équipe dont il faisait partie entre dans l’histoire en devenant la première au monde à détecter la maladie avant la naissance chez des jumeaux.
«Je m’intéressais à la génétique humaine et, à l’époque, le seul laboratoire à Montréal qui travaillait dans ce domaine se trouvait à Sainte-Justine, sous la direction du professeur Damian Labuda. Je me suis donc retrouvé dans la recherche sur les maladies infantiles un peu par hasard», raconte Daniel Sinnett, aujourd’hui professeur de pédiatrie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. «J’ai poursuivi dans cette voie pendant mon doctorat à l’UdeM, puis durant mes études postdoctorales à la Harvard Medical School, à l’hôpital pour enfants de Boston», ajoute-t-il.
Changer la trajectoire du cancer pédiatrique
Deux projets menés à la Faculté de médecine reçoivent plus de 5,7 M$ de la Fondation canadienne pour l’innovation afin de soutenir des infrastructures scientifiques de pointe.
L’Université de Montréal et ses équipes de recherche bénéficieront d’un important soutien financier pour moderniser et agrandir leurs installations de recherche grâce au Fonds d’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI).
Au total, six projets dirigés par des chercheuses et chercheurs de l’UdeM reçoivent un financement combiné de 31,3 M$, dont deux issus de la Faculté de médecine.
Voici les deux projets pilotés par des équipes de la Faculté :
1- Projet INNOVILAB : Centre d’excellence pédiatrique en innovation technologique et réadaptation de précision
Instigatrices : Danielle Levac et Marie Laberge, respectivement professeure agrégée et professeure titulaire à l’École de réadaptation
Montant accordé : 2 084 890 $
Le projet InnoviLab vise à transformer la réadaptation pédiatrique en misant sur les technologies numériques, la robotique et l’intelligence artificielle. Développé au Technopôle en réadaptation pédiatrique du CHU Sainte-Justine, ce laboratoire hybride réunira infrastructures physiques et numériques pour concevoir et tester des solutions adaptées aux jeunes vivant avec une incapacité.
Dans des environnements simulés ‒ appartement, salle de classe ou parcours de mobilité ‒, des capteurs, caméras et dispositifs immersifs permettront d’observer les capacités fonctionnelles des jeunes et de mieux comprendre leurs défis quotidiens. Les technologies développées, comme les aides techniques intelligentes, la robotique d’assistance ou la réalité virtuelle, seront ensuite évaluées en conditions réelles.
Les données recueillies alimenteront une plateforme numérique et des modèles d’intelligence artificielle afin de personnaliser les interventions. L’objectif est d’identifier, pour chaque jeune, la solution la plus efficace au moment opportun et ainsi favoriser son autonomie et sa participation sociale.
2- Projet OPTICS : Ophthalmology Platform Towards Innovation in Clinical Solutions
Instigateurs : Mike Przemyslaw Sapieha et Benjamin Haley, tous deux professeurs titulaires au Département d’ophtalmologie
Montant accordé : 3 688 610 $
Le projet OPTICS vise à accélérer la découverte et le développement de nouveaux traitements contre les maladies oculaires responsables de la perte de vision. Cette plateforme de recherche, basée au Centre de recherche de l’Hôpital Maisonneuve‑Rosemont et à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, réunira des infrastructures de pointe en génomique, imagerie biomédicale et thérapie génique.
L’objectif est triple : améliorer le diagnostic précoce des maladies de la rétine, identifier leurs mécanismes moléculaires et développer des thérapies innovantes, notamment grâce à l’édition génétique et aux technologies ARN. La plateforme permettra d’étudier des maladies comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge, le glaucome ou certaines dystrophies rétiniennes héréditaires.
Pour connaître les autres projets pilotés par l’Université de Montréal
La Faculté obtient un important financement de la FCI pour ses installations de recherche
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