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Avec le nouveau livre qu’elle cosigne, la nutritionniste Anne-Julie Tessier souhaite rendre la science nutritionnelle plus accessible au grand public.
«Les gens sont submergés par des informations contradictoires en ligne. Je voulais offrir au grand public de la vraie information en nutrition, basée sur les dernières recherches», raconte Anne-Julie Tessier, professeure adjointe au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’UdeM et chercheuse à l’Institut de Cardiologie de Montréal depuis 2024.
Durant son postdoctorat à l’École de santé publique de Harvard, elle s’est intéressée au lien entre différents modèles alimentaires et le vieillissement, des résultats qui ont été publiés dans la revue Nature Medicine. «Les données étaient frappantes: il y a clairement un lien entre saine alimentation et vieillissement en santé», relate-t-elle.
Mais au-delà des publications scientifiques, la jeune chercheuse souhaitait faire une différence dans l’assiette des gens. C’est ainsi qu’elle a contacté l’actrice Catherine St-Laurent, qui publiait de nombreux contenus culinaires sur les réseaux sociaux, pour lui faire part de l’idée d’un livre de recettes s’appuyant sur la science de la nutrition. «Je pense qu’elle m’a répondu dans la minute!», se souvient-elle.
La santé dans l’assiette
Cinq membres du corps professoral de la Faculté ont été récompensés pour leur rôle déterminant dans l’attraction de grands congrès scientifiques internationaux dans la métropole.
Chaque année, le Gala des ambassadeurs et ambassadrices du Palais des congrès de Montréal célèbre des personnalités qui contribuent activement au rayonnement de Montréal sur la scène internationale. Organisé en partenariat avec Événements d’affaires Montréal, l’événement met en lumière l’engagement de spécialistes de divers domaines qui mobilisent leurs réseaux pour accueillir dans la métropole des rendez-vous scientifiques d’envergure.
Parmi les 25 récipiendaires de l’édition 2026 figurent six membres du corps professoral de l’Université de Montréal, dont cinq de la Faculté de médecine, qui ont joué un rôle clé dans la venue de congrès majeurs.
Gilbert Bernier, professeur agrégé au Département de neurosciences, a contribué à convaincre la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (International Society for Stem Cell Research [ISSCR]) de tenir à Montréal son congrès annuel 2026. Cet événement phare de la recherche sur les cellules souches réunit environ 4000 spécialistes de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée et des essais cliniques.
Hélène Girouard, vice-doyenne et professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie, et Ravi Rungta, professeur agrégé au Département de neurosciences et au Département de stomatologie, ont contribué à l’obtention du congrès international Brain & Brain PET 2029, consacré au débit sanguin cérébral, au métabolisme cérébral et à la neuro-imagerie métabolique. Coprésidents de l’événement avec Bojana Stefanovic (Université de Toronto, Institut de recherche Sunnybrook), ils ont préparé la candidature qui a permis à Montréal d’être choisie pour accueillir ce rassemblement scientifique d’environ 1000 participants.
François Carrier, professeur agrégé de clinique au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur, s’est distingué en pilotant la candidature montréalaise pour le 31e congrès annuel de la Société internationale de transplantation hépatique (International Liver Transplantation Society [ILTS]). Il a réuni une équipe d’experts locaux et collaboré étroitement avec le Palais des congrès pour préparer et défendre le dossier de Montréal, démarche qui a également permis d’obtenir une subvention de 300 000 $ pour soutenir l’événement.
Diane Francoeur, professeure de clinique au Département d’obstétrique-gynécologie, est reconnue pour son rôle dans l’organisation du Congrès mondial de gynécologie et d’obstétrique de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO), un congrès mondial de premier plan dans son domaine.
Cinq professeurs de la Faculté nommés ambassadeurs du Palais des congrès de Montréal
Alors que le Mois de la nutrition tire à sa fin, lumière sur un projet novateur qui mise sur l’alimentation, le microbiome et le métabolome fécaux pour mieux comprendre la fibrose kystique.
Et si les selles des tout-petits vivant avec la fibrose kystique pouvaient révéler des informations cruciales sur leur maladie? C’est l’hypothèse qu’entend explorer Geneviève Mailhot, professeure titulaire au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l’UdeM. Avec son étudiante à la maîtrise, Rosalie Boisvert, et en étroite collaboration avec la clinique de fibrose kystique du CHU Sainte-Justine, elle s’intéresse de près aux complications gastro-intestinales liées à cette maladie génétique encore souvent associée uniquement aux poumons.
Fibrose kystique: nutrition et santé intestinale sous la loupe
En ce 24 mars, Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le professeur Simon Grandjean Lapierre nous parle du programme de recherche qu’il dirige.
La tuberculose, une maladie du passé? Si les souvenirs des nombreux sanatoriums dans le Québec du 19e siècle nous paraissent lointains, la maladie est loin d’être éradiquée. Depuis la pandémie, même, elle fait son «grand retour». «On voit une augmentation importante des cas dans l’île de Montréal depuis 2023», souligne Simon Grandjean Lapierre, professeur agrégé de clinique au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine.
Le chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) dirige un programme de recherche translationnel axé sur le contrôle de la tuberculose au Canada et à l’étranger, notamment à Madagascar. L’objectif? Aligner la recherche clinique sur les besoins du terrain des cliniciens et des experts en santé publique. Le programme de recherche met au point des outils diagnostiques leur permettant d’être plus rapides et efficaces dans l’implantation des traitements et des interventions de santé publique.
Tuberculose: à la recherche de nouveaux outils moléculaires adaptés au terrain
Face à la pression, aux réformes et à la complexité croissante des soins, la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose de réfléchir à la détresse morale et de transformer l’épreuve en possibilité d’agir.
Pression accrue sur le réseau, réformes qui se succèdent, et situations cliniques de plus en plus complexes: la 8ᵉ Journée d’éthique clinique propose un temps d’arrêt pour réfléchir à la détresse morale vécue dans les milieux de soins et dégager des pistes d’action.
Organisée par le Bureau de l’éthique clinique de l’Université de Montréal (BEC), cette rencontre réunira étudiantes et étudiants, professionnelles et professionnels de la santé ainsi que chercheuses et chercheurs. L’objectif: réfléchir collectivement aux enjeux éthiques qui traversent la pratique clinique.
La Dre Nathalie Gaucher, professeure agrégée de clinique au Département de pédiatrie de la faculté de médecine de l’UdeM, urgentiste pédiatre au CHU Sainte-Justine et membre du BEC, fait partie de l’équipe organisatrice. Elle rappelle que l’éthique clinique s’ancre d’abord dans la réalité du terrain.
Selon elle, cette approche prend appui sur des situations bien concrètes: décisions en fin de vie, tensions familiales ou arbitrages lorsque les ressources sont limitées. Elle offre aux équipes des outils de délibération et un espace pour réfléchir avant que les situations ne dégénèrent en crise. Depuis près de dix ans, les Journées d’éthique clinique permettent ainsi d’aborder ces situations complexes dans un cadre sécuritaire et constructif. Elle souligne que l’événement constitue aussi une occasion précieuse de rencontres et d’échanges entre des personnes qui se côtoient rarement dans leur pratique.
Stress et détresse en milieu de soins: réfléchir ensemble pour mieux agir
Gabrielle Cadotte, doctorante en sciences de l’activité physique, remporte le premier prix du concours «Ma thèse en 180 secondes».
Sous la conduite de la maîtresse de cérémonie Isabelle Craig, animatrice et réalisatrice à Radio-Canada, 19 candidates et candidats ont pris part aux finales institutionnelles des concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes et Three Minute Thesis le 12 mars afin de représenter peut-être l’Université de Montréal aux finales nationales des deux concours.
Le jury était constitué d’Andrée-Ann Baril, professeure sous octroi adjointe au Département de médecine, d’Anne-Noël Samaha, professeure titulaire au Département de pharmacologie et physiologie, de Daniel Lévesque, professeur à la Faculté de pharmacie et vice-recteur associé aux études supérieures et postdoctorales, d’Antoine Zboralski, professeur au Département de sciences biologiques, et de Luc Arsenault, metteur en scène et anciennement formateur aux Études supérieures et postdoctorales.
Durant cet exercice de vulgarisation scientifique, les étudiantes et étudiants avaient trois minutes seulement et une seule diapositive pour présenter leur projet de recherche à un public non spécialiste.
Gabrielle Cadotte, lauréate de «Ma thèse en 180 secondes»
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