Une culture de la perfection pousserait les athlètes de sports artistiques à cacher leurs symptômes de commotions cérébrales. Ce faisant, leurs blessures sont souvent minimisées.
Lorsqu’il est question de commotions cérébrales liées au sport, on pense souvent à des sports de contact tels que le hockey et le football. On pense beaucoup moins aux sports artistiques, où les athlètes doivent réaliser des acrobaties complexes sans aucune protection et qui subissent de nombreuses commotions cérébrales. Mais pourquoi?
C’est ce qu’a voulu comprendre Gabrielle Cadotte, étudiante de doctorat en kinésiologie sous la direction de Jeffrey G. Caron, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de la Faculté de médecine de l’UdeM. Pour ce faire, elle a mené une série d’entrevues semi-structurées avec 29 athlètes féminines canadiennes pratiquant six sports artistiques: la natation artistique, le cheerleading, le colorguard (lancer de drapeaux et de bâtons entre autres), le plongeon, le patinage artistique et la gymnastique.
Elle démontre ainsi que ces athlètes sont dans une culture de la perfection, de la grâce et de la ténacité qui les contraint à masquer leurs blessures, compliquant ainsi leur récupération.



