Un «tatouage intelligent» pour détecter le cancer de la peau à un stade invisible

Une technologie non invasive mise au point par des équipes de l’INRS et de l’Université de Montréal et testée sur des souris pourrait transformer le dépistage précoce des micromélanomes.

Détecter un mélanome avant même qu’il devienne visible représente un défi majeur en dermatologie. Une équipe de recherche dirigée par le professeur Jinyang Liang, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), avec le concours de chercheurs et chercheuses de l’Université de Montréal, propose une solution prometteuse: un système de haute technologie, appelé SMEAR‑ULM, capable de déceler des cancers cutanés à un stade très précoce en mesurant de minuscules variations de température à la surface de la peau. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue Nature Sensors.

Ce projet s’appuie sur une collaboration entre plusieurs équipes, dont celles du professeur Fiorenzo Vetrone, de l’INRS, et de Sylvain Meloche, professeur titulaire au Département de pharmacologie et physiologie de la Faculté de médecine, et Davide Brambilla, de la Faculté de pharmacie, rendue possible grâce à des subventions du Fonds Nouvelles frontières en recherche et de la Société canadienne du cancer.