Le 23 août, la Faculté de médecine de l’UdeM a réuni ses finissantes et finissants au Palais des congrès de Montréal pour la traditionnelle collation des grades. Sourires et applaudissements ont ponctué la cérémonie, alors que près de 1800 diplômées et diplômés des trois secteurs de la Faculté célébraient l’aboutissement de leur parcours, sous le regard fier de leurs proches et de leurs professeures et professeurs.
À cette occasion, deux figures marquantes de la santé ont reçu un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal : le cardiologue Valentín Fuster Carulla et le pédiatre généticien Arnold Munnich.
Un doctorat honoris causa a également été décerné à Nadia Comăneci, figure légendaire de la gymnastique artistique et icône des Jeux olympiques de Montréal de 1976. De passage à Montréal pour les célébrations du 50e anniversaire des Jeux, elle a reçu cette distinction lors d’une cérémonie au CEPSUM. Par cette distinction, l’Université souligne un parcours exceptionnel qui incarne le dépassement de soi et le potentiel du corps humain. Ce parcours trouve un écho particulier à la Faculté de médecine, où l’enseignement et la recherche contribuent à mieux comprendre, à préserver et à optimiser la santé et les capacités humaines tout au long de la vie.
Des discours inspirants
Tout juste avant la remise des diplômes, le doyen Patrick Cossette a rappelé aux finissantes et finissants que les grandes carrières se construisent d’abord dans les gestes posés au quotidien.
«Une carrière se construit patiemment, un geste à la fois : annoncer un diagnostic avec humanité; accompagner une famille dans un moment difficile; développer une nouvelle approche thérapeutique; découvrir un nouveau mécanisme biologique; former la relève; travailler en interdisciplinarité. Et toujours, en s’appuyant sur les données probantes. Pris isolément, ces gestes peuvent sembler modestes. Mis bout à bout, ils finissent par transformer des vies. Et parfois, ils changent le cours d’une discipline entière.»
Les représentantes et représentants des cohortes en médecine, en sciences de la santé et en sciences fondamentales ont ensuite livré des messages empreints d’espoir, d’engagement et de confiance en l’avenir. En voici quelques extraits :
«Un rappeur américain engagé très connu a déclaré un jour: Je ne dis pas que je vais changer le monde, mais je garantis que j’allumerai l’étincelle dans l’esprit de quelqu’un qui le changera. Et c’est peut-être là notre responsabilité la plus importante : soigner, découvrir, transmettre et, à notre tour, allumer cette étincelle chez les autres. Comme l’ont fait nos professeurs! Peu importe la voie que nous choisirons, chacun de nous fera une différence – et c’est ensemble que nous façonnerons le monde de demain.»
Ryaan Ashfaqullah, maîtrise professionnelle en audiologie, et Thomas Nicodemo Arrieta, baccalauréat en neurosciences
«Nous héritons de défis bien réels ‒ un système sous pression, une pénurie de personnel, des inégalités d’accès qui persistent. Mais nous arrivons aussi avec des convictions fortes, une aisance avec la technologie qui nous permet de repenser l’accès aux soins, et la certitude que le patient est, avant tout, un partenaire à part entière de sa propre guérison.»
Nada Barakat et Claude-Alie Wagnac, médecine, 1er cycle
Reconnaître l’excellence
Au cours de la cérémonie, Mme Sylvie Nadeau, de l’École de réadaptation, a reçu l’insigne de professeure émérite. Physiothérapeute de formation, elle a contribué à l’avancement de la biomécanique clinique et de la réadaptation par ses recherches sur la locomotion, la mobilité et les technologies appliquées à la réadaptation.
Et quelque 80 prix de reconnaissance ont été accordés aux finissantes et finissants des trois secteurs de la Faculté.



