Quand le cerveau s’active, le sang ne suit pas toujours

Antoine Malescot et Ravi Rungta | Photo : Amélie Philibert, Université de Montréal

Deux activités cérébrales presque identiques. Deux signaux sanguins radicalement différents. Cette découverte d’une équipe de l’UdeM pourrait améliorer l’interprétation de l’imagerie cérébrale.

Lorsque notre cerveau est stimulé, le flux sanguin augmente. Depuis 30 ans, cette relation est au cœur de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’une des principales techniques utilisées pour visualiser l’activité cérébrale chez l’être humain.

L’IRMf ne mesure pas directement l’activité des neurones, elle détecte plutôt les variations d’oxygénation du sang qui coïncident avec cette activité.

Dans une étude publiée dans Science, une équipe dirigée par Ravi Rungta, chercheur à l’Institut Courtois d’innovation biomédicale et professeur agrégé au Département de neurosciences de la Faculté de médecine et au Département de stomatologie la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal, révèle que cette relation n’est pas aussi évidente qu’on le croyait.

Le cerveau ment-il?

Le cerveau ne ment pas, mais il rend complexe la lecture des images obtenues. Ravi Rungta est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les interactions neurovasculaires. Avec son doctorant Antoine Malescot, premier auteur de l’étude, il a comparé chez la souris l’activité cérébrale déclenchée par le toucher avec celle déclenchée par la douleur.